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Camions, taxis, RER, même combat

QUI ROULE QUI ?

Les salariés refusent de porter seuls le poids de la "crise"

mardi 8 décembre 2009 par JMT

Les organisations patronales du transport routier ont insisté mardi sur la nécessité d’un engagement de l’Etat pour les aider à éventuellement "faire un pas" lors des négociations qui doivent débuter mercredi avec les syndicats pour éviter une grève.

L’opération escargot entamée mardi matin au départ des aéroports d’Orly et de Roissy par les chauffeurs de taxis à l’appel du Syndicat de Défense des Conducteurs de Taxis parisiens (SDCTP) a pris fin peu après 16H30 au Champ-de-Mars, a constaté un journaliste de l’AFP.

La Fédération nationale des transports routiers (FNTR, patronat) est prête à "des concessions sur les salaires", a déclaré mardi son délégué général, Jean-Paul Deneville

Le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a poursuivi lundi ses efforts pour tenter d’éviter une grève des routiers à partir de dimanche soir en désignant un médiateur et en proposant un calendrier de discussions.

Des chauffeurs de taxi parisiens vont mener une opération-escargot mardi au départ des aéroports de Roissy et d’Orly jusqu’à Paris pour protester contre de nouvelles dispositions, autorisant notamment les motos à charger des clients sur les stations taxis, a-t-on appris de source syndicale.

La RATP a prévu lundi un trafic "très perturbé" pour jeudi sur le RER A (de Nanterre vers Boissy-Saint-Léger ou Marne-La-Vallée) en raison de préavis de grève illimités de six syndicats (CGT, CFDT, FO, Indépendants, Sud et Unsa) concernant les conducteurs.

Routiers : le patronat veut que l’Etat s’engage

PARIS (AFP) - 08/12/09 22h26

Les organisations patronales du transport routier ont insisté mardi sur la nécessité d’un engagement de l’Etat pour les aider à éventuellement "faire un pas" lors des négociations qui doivent débuter mercredi avec les syndicats pour éviter une grève.

Des salariés d’entreprises de transport de marchandises bloquent unee plateforme logistique, le 7 octobre 2009 dans la zone industrielle de Longvic près de Dijon.

Patronat et syndicats doivent se retrouver mercredi matin sous l’égide du secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau, toujours persuadé que "la bonne volonté triomphera".

Les médiateurs nommés lundi par M. Bussereau ont rencontré séparément les organisations patronales dans la journée de mardi. Ils devaient rendre compte de leurs discussions aux syndicats mardi soir.

Divisées sur les éventuelles concessions salariales, les organisations patronales sont tombées d’accord pour dénoncer une nouvelle fois une "pandémie fiscale", avec notamment la taxe poids lourd et la taxe carbone.

"L’Etat assèche complètement toute marge de manoeuvre", a accusé Jean-Paul Deneville, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), principale organisation du secteur. La FNTR demande que l’Etat "arrête de (la) matraquer fiscalement".

"Ce sera donnant-donnant", a averti l’Organisation des Transporteurs routiers européens (OTRE).

Le président de la Fédération des entreprises de Transport et Logistique de France (TLF), Philippe Grillot, a accusé M. Bussereau de faire preuve d’un optimisme "pour le moins un peu rapide". "A partir du moment où les organisations syndicales réclament 4% d’augmentation et que notre ministre de tutelle dit qu’il a bon espoir" d’aboutir à un accord d’ici dimanche, "on est un peu dans l’incantatoire, a-t-il estimé.

TLF "demande un débat tripartite qui intègre l’Etat pour obtenir une égalité de traitement avec les autres professions", a indiqué une porte-parole.

Maxime Dumont, secrétaire Général de l’union fédérale route CFDT, le 7 décembre 2009 lors de la rencontre à Paris avec Dominique Bussereau

Pour l’Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers automobiles (Unostra), "il va falloir que l’Etat s’engage véritablement, ce qu’il n’a pas l’habitude de faire, pour qu’éventuellement on puisse faire un pas". Selon sa présidente, Catherine Pons, "la situation des TPE et PME du transport routier de marchandises ne permet pas aujourd’hui de pouvoir accéder aux revendications des salariés".

Les syndicats des quelque 500.000 salariés du transport routier de marchandises réclament le passage à un salaire de 10 euros brut de l’heure pour les coefficients les plus élevés, 4% d’augmentation pour les cadres et 4% pour l’augmentation des frais de déplacement, ainsi qu’un 13e mois pour tous, une grille d’ancienneté identique pour tous et l’ouverture d’un calendrier social comportant notamment la mise en place d’une mutuelle pour la branche.

En cas d’échec des négociations, ils envisagent de bloquer des entrepôts de marchandises à partir de dimanche à 21H30, notamment des entrepôts de la grande distribution.

Fin de l’opération des chauffeurs de taxis en colère

PARIS (AFP) - 08/12/09 20h41

L’opération escargot entamée mardi matin au départ des aéroports d’Orly et de Roissy par les chauffeurs de taxis à l’appel du Syndicat de Défense des Conducteurs de Taxis parisiens (SDCTP) a pris fin peu après 16H30 au Champ-de-Mars, a constaté un journaliste de l’AFP.

Plusieurs centaines de taxis manifestent, le 8 décembre 2009 à Orly, lors d’une opération escargot sur les autoroutes.

Auparavant, une délégation de leurs représentants avait été reçue au ministère de l’Intérieur.

Partis en fin de matinée des aéroports d’Orly et de Roissy, plusieurs centaines de taxis ont mené une opération escargot sur les autoroutes A1, A106 et A6, provoquant de forts ralentissements de circulation au nord et au sud de la capitale.

Opération escargot des chauffeurs de taxis en colère

Les deux cortèges, forts d’environ 200 véhicules, se sont retrouvés au Champ-de-Mars au pied de la Tour Eiffel où ils se sont ensuite dispersé sans incidents.

Les chauffeurs de taxi s’opposent à de nouvelles dispositions qui devraient être adoptées le 11 décembre par la commission professionnelle. Parmi elles, l’autorisation pour les motos et shuttles de charger des clients sur les stations taxis, l’attribution de licences gratuites aux loueurs et le retrait de la carte professionnelle en cas de perte de 6 points sur le permis de conduire.

Routiers : la FNTR (patronat) se dit prête à "des concessions sur les salaires"

PARIS (AFP) - 08/12/09 12h25

La Fédération nationale des transports routiers (FNTR, patronat) est prête à "des concessions sur les salaires", a déclaré mardi son délégué général, Jean-Paul Deneville

Routiers : le gouvernement tente de désamorcer le conflit

Le gouvernement vient de nommer un médiateur pour tenter d’éviter une grève des routiers à partir de dimanche.

"Nous sommes prêts également à des concessions sur les salaires", a répondu M. Deneville interrogé sur Radio Classique au sujet de la position de TLF, organisation patronale qui s’est dite prête à des concessions notamment sur les salaires.

"Nos homologues de TLF vont un peu plus loin pour les bas coefficients (3%), nous sommes à 2. Nous considérons que dans la période actuelle, 2% en période d’inflation de 0,4%, ce n’est pas quelque chose qui manque d’intérêt", a-t-il ajouté. "Aucun secteur d’activité aujourd’hui ne peut dépasser, hors ancienneté naturellement et hors promotion, cette moyenne de 2% et 1,5%", selon les coefficients horaires, a-t-il dit.

Evoquant la nomination lundi d’un médiateur par le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau, M. Deneville a déclaré : "nous n’avons pas véritablement besoin de l’Etat pour avoir un dialogue avec nos partenaires sociaux mais le ministère des Transports a pris l’initiative, pourquoi pas ?" Cette nomination "peut être sur la forme une bonne solution, il n’en reste pas moins que les problèmes de fond subsistent", a-t-il poursuivi.

La FNTR, première fédération du transport routier de marchandise, participera "bien sûr" aux négociations qui doivent commencer mercredi matin sous l’égide de M. Bussereau, a dit M. Deneville.

Les discussions avec les syndicats "étaient bloquées parce qu’effectivement, nous avons un niveau d’incompréhension marqué avec nos partenaires qui réclament environ une augmentation de 10%", a affirmé le délégué général de la FNTR.

Selon lui, "l’Etat assèche complètement toute la marge de manoeuvre" en soumettant le secteur du transport routier à "une pandémie fiscale avec la taxe poids lourd (un milliard 100 millions d’euros), la taxe carbone (400 millions d’euros), bientôt la procédure dite de certificat d’économies d’énergie étendue au carburant (300 millions d’euros)". "On demande que l’Etat arrête de nous matraquer fiscalement", a ajouté M. Deneville.

Routiers : Bussereau tente d’éviter une grève que 3/4 des Français estiment justifiée

PARIS (AFP) - 08/12/09 11h03

Le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a poursuivi lundi ses efforts pour tenter d’éviter une grève des routiers à partir de dimanche soir en désignant un médiateur et en proposant un calendrier de discussions.

Le secrétaire d’Etat chargé des Transports Dominique Bussereau avant une rencontre avec les syndicats de transport routier, le 7 décembre 2009 à Paris

Près des trois quarts des Français (73%) jugent justifié le futur mouvement de grève des routiers pour une hausse de leur salaire horaire de 9,16 à 10 euros, selon un sondage BVA-Absoluce rendu public mardi par Les Echos et France Info.

A la question "l’intersyndicale des routiers appelle à un mouvement de grève illimité à partir du 13 décembre ; les syndicats réclament notamment un taux horaire revalorisé de 9,16 euros à 10 euros ; vous, personnellement, trouvez-vous ce mouvement justifié ?", 22% répondent "tout à fait", 51% "plutôt", 13% "plutôt pas" et 10% "pas du tout" (4% sans opinion). Le soutien au mouvement est nettement plus fort parmi les sympathisants de gauche (84%) que parmi ceux de droite (56%).

"Il peut y avoir un accord" d’ici à la fin de la semaine, "c’est la tâche que je m’assigne", a affirmé M. Bussereau à l’issue d’un entretien avec les syndicats des quelque 500.000 salariés du transport routier de marchandises qui, mécontents des propositions patronales sur les salaires, ont appelé à une grève à partir de dimanche à 21H30.

Trois membres d’un cabinet spécialisé ont été chargés de rapprocher les points de vue entre le patronat et les syndicats que M. Bussereau juge "éloignés aujourd’hui mais rapprochables". Les médiateurs ont commencé dès lundi soir à discuter avec les représentants de l’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) dans la salle même où venait se s’achever l’entretien des syndicalistes avec M. Bussereau.

Le secrétaire d’Etat espère réunir patronat et syndicats autour d’une table au ministère des Transports mercredi, avant le conseil des ministres, pour discuter "à partir des premières conclusions du médiateur".

Selon lui, "il y aura deux types de discussions" : la première, portant sur le court terme, devrait aborder les problèmes salariaux et aboutir à "un accord de bonne volonté réciproque" d’ici à la fin de la semaine, permettant d’éviter la grève ; la deuxième série de discussions se tiendrait à la rentrée de janvier et porterait sur les problèmes de fond de la profession. M. Bussereau a assuré que le gouvernement serait "l’honnête garant du respect" de ce calendrier portant sur le long terme.

Maxime Dumont (CFDT), Richard Jaubert (CGT) le 7 décembre 2009 avant une rencontre à Paris avec Dominique Bussereau

C’est "un ministre qui clairement prend les choses en main", s’est réjoui Maxime Dumont, secrétaire général de la CFDT Transports, premier syndicat du secteur. "Il a mis en place une méthode qu’on a validée ensemble".

M. Bussereau "nous a rassurés : on n’est pas des gros débiles demandant des choses inatteignables. Il nous a dit que nos revendications étaient tout à fait légitimes", a ajouté M. Dumont.

Les syndicats, qui dénoncent une paupérisation des routiers, mettent en avant une série de revendications salariales : passage à un salaire de 10 euros brut de l’heure pour les coefficients les plus élevés, 4% d’augmentation pour les cadres, 4% pour l’augmentation des frais de déplacement, un 13e mois pour tous, une grille d’ancienneté identique pour tous. Ils demandent aussi une mutuelle de branche.

M. Bussereau "a bien écouté nos demandes" et "je pense qu’il y a des choses qui vont se développer", a déclaré Richard Jaubert pour la CGT-Transports en se félicitant du maintien de l’unité syndicale. Pour M. Dumont aussi, la situation "est mieux qu’il y a deux semaines".

Le mouvement des routiers ne devrait pas comporter d’opérations escargot sur les routes ou aux péages mais des blocages d’entrepôts, menaçant ainsi les approvisionnements alimentaires juste avant les fêtes de fin d’année.

Opération-escargot de taxis mardi au départ de Roissy et Orly jusqu’à Paris

PARIS (AFP) - 07/12/09 22h22

Des chauffeurs de taxi parisiens vont mener une opération-escargot mardi au départ des aéroports de Roissy et d’Orly jusqu’à Paris pour protester contre de nouvelles dispositions, autorisant notamment les motos à charger des clients sur les stations taxis, a-t-on appris de source syndicale.

Des taxis parisiens à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle près de Paris, le 30 septembre 2003

"Nous attendons entre 1.000 et 1.500 voitures", a affirmé à l’AFP Djillali Ouanfouf, secrétaire du Syndicat de défense des conducteurs du taxi parisien (SDCTP).

Les manifestants se sont donné rendez-vous à 10H00 au terminal 2F et à la base arrière des taxis de Roissy, à Orly-ouest et Orly-sud, pour se retrouver aux alentours de 13H00 au Champ de mars à Paris. Une délégation doit être reçue à 14H00 au ministère de l’Intérieur, a-t-on précisé de même source.

Des perturbations sont à craindre notamment sur les autoroutes A1, A6 et A106 ainsi que sur le boulevard périphérique.

Les conducteurs de taxi s’opposent à de nouvelles dispositions qui devraient être adoptées le 11 décembre par la commission professionnelle, selon le SDCTP.

Parmi elles : "l’autorisation pour les motos et shuttles de charger (des clients, ndlr) sur les stations taxis", "l’attribution de licences gratuites aux loueurs" et "le retrait de la carte professionnelle en cas de perte de six points sur le permis de conduire".

La Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat, majoritaire) et sa branche parisienne, la Chambre syndicale des artisans du taxi (CSAT), ne sont pas "parties prenantes" de cette initiative, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la fédération.

RATP : trafic très perturbé jeudi sur le RER A, préavis de grève illimité de six syndicats

PARIS (AFP) - 07/12/09 19h25

La RATP a prévu lundi un trafic "très perturbé" pour jeudi sur le RER A (de Nanterre vers Boissy-Saint-Léger ou Marne-La-Vallée) en raison de préavis de grève illimités de six syndicats (CGT, CFDT, FO, Indépendants, Sud et Unsa) concernant les conducteurs.

Des usagers à la station Châtelet-Les-Halles lors d’un mouvement de grève, le 9 novembre 2009 à Paris

"Un affichage en gare et sur internet informera dès mercredi matin les voyageurs des horaires prévus de passage des trains", a précisé la RATP dans un communiqué.

A la suite d’un préavis de sept syndicats (CFTC comprise) le 9 novembre dernier sur la même question des salaires, le trafic avait été réduit quasiment à néant sur cette ligne d’Ile-de-France, l’une des plus chargées au monde avec plus d’un million de passagers par jour.

Les six syndicats réclament une prime pérenne de 120 euros mensuels et une prime variable de 30 euros.

"A la suite de la mobilisation du 9 novembre, nous avons obtenu une négociation le 30 novembre et la direction nous a fait des propositions sur l’intégration de points de primes dans notre salaire", a expliqué Eric Nabet (CGT).

"C’est insuffisant et nous refusons sous couvert de la crise de rabaisser nos revendications. Le PDG préfère aussi aller au conflit", a-t-il estimé.

VIDEOS

Opération escargot des chauffeurs de taxis en colère

LE BOURGET (AFP) - 08/12/09 18h06

Plusieurs centaines de taxis ont entamé mardi 8 décembre une opération escargot sur les autoroutes A1, A106 et A6 aux départs des aéroports d’Orly et de Roissy, provoquant un fort ralentissement de la circulation, pour protester contre de nouvelles dispositions.

Durée : 0mn56

Routiers : le gouvernement tente de désamorcer le conflit

PARIS (AFP) - 07/12/09 23h58

Le secrétaire d’Etat chargé des Transports Dominique Bussereau a annoncé lundi la mise en place d’un "médiateur" et proposé un calendrier de négociations pour tenter d’éviter la grève des routiers prévue à partir de dimanche soir.

Durée : 1mn01.


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