AID Association initiatives dionysiennes
Nuit Debout, nouveau phénomène pour déstabiliser un "établissement" sclérosé

63 MARS 2016 : TAFTA NOUS (RE)VOILA !

La nuit de Saint Denis de la Réunion du 2 mai 2016

mardi 3 mai 2016 par JMT

Après le 31 mars ? le 32 Mars ! Vous ne vous y attendiez pas ? Ils l’ont fait ! Et vous vous faites quoi pour dire enfin que vous en avez ras-le-bol de ce gouvernement de merde, des multinationales, des paradis fiscaux, de toutes ces sangsues qui vivent de notre travail et pour qui la crise n’existe pas puisqu’ils ont la lourde tâche de nous "diriger", avec une incompétence rare depuis 30 ans aux USA et en Europe où malgré la croissance le mode de vie de la grande majorité de la population ne s’est plus amélioré, toute la "marge de croissance" étant confisquée par les "1%". Que disaient les "Occupy Wall Street" ? ils sont les 1% nous sommes les 99% !

Pourquoi le 54 mars ? parce que la nuit à Paris après la manif contre la Loi scélérate El Khomry, loi qui est la dernière connerie en date de ce gouvernement traître à ses électeurs, qui fut peut-être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, a commencé le 31 Mars 2016 au soir

Certains ont pensé que ce mois de mars pouvait être le "Printemps français" (clin d’oeil aux "printemps arabes" en espérant que le français finira mieux !) et qu’après le 31 mars, il ne pouvait y avoir que le 32 mars (et tant mieux si ça emmerde tous les coincés !)

Bien évidemment ce gouvernement servile et affolé a les mêmes réponses qu’un pouvoir gaulliste aux abois il y a près de cinquante ans :

* prolonger un état d’urgence inutile sauf pour maintenir une psychose de guerre, de suspicion, de haine

* envoyer les CRS,

* monter en épingle les "violences" (vaste farce alors que ce gouvernement est la principale source de violence, y compris maintenant physique)

* stigmatiser les "casseurs" dont la plupart sont parfaitement connus par les forces de l’ordre et qu’on laisse faire pour que le petit bourgeois apeuré derrière sa télé qui sommeille dans chaque français moyen bascule automatiquement du côté de "l’ordre" ("ripoublicain") dès qu’on perturbe son petit confort et son train-train quotidien égoïste et irresponsable,

* utiliser la violence du monde avec des aventures militaires pour faire remonter les sondages (que c’est épique un capitaine de pédalo qui s’inspire d’une épicière britannique !)

* continuer une politique économique et sociale dont tout le monde peut constater qu’elle accumule les échecs depuis 40 ans, en tentant de prolonger un vieux monde basé sur l’énergie et les matières premières abondantes et pas chères et sur l’exploitation effrénée de l’environnement, qu’il soit physique ou humain (tiers monde et lumpenprolétariat des pays riches et des pays émergents)

* enfumer en permanence en prétendant (vive la novlangue hollandienne !) qu’on travaille pour les gens alors que chacun voit la dégradation continue dans tous les domaines, sauf pour la fortune des plus riches et de leurs laquais (le salaire de Carlos Ghosn !)

* accepter sans rien faire que la misère, la pauvreté et la précarité augmentent et puissent devenir le quotidien de plus de 9 millions de français

Le Tafta en voie d’implosion

Le Tafta, « transatlantic free trade agreement » (Traité de libre-échange transatlantique) a du plomb dans l’aile.

Parmi les joyeusetés promises par ce programme commercial, la création d’un tribunal arbitral privé où les entreprises transnationales pourront, au nom du sacro-saint commerce, attaquer les états et leurs lois si elles ne sont pas assez favorables à leurs intérêts.

On y trouve aussi la suppression des barrières douanières (les dernières concernent essentiellement l’agriculture et les normes alimentaires). Et les barrières non douanières (les « normes ») pourraient bien faire l’objet de compromissions de part et d’autre de l’Atlantique, et pas en faveur de l’Europe, où ces normes sont les plus exigeantes..

Comparaison USA-UE "Le TAFTA dans notre assiette"

De fait certains états européens commencent à ruer dans les brancards. C’est le cas des Pays-Bas, où circule une pétition déjà signée par 120.000 personnes. Il suffit de 300.000 signatures pour contraindre l’état néerlandais à organiser un référendum national. Les Pays-Bas sont l’un des quatre pays, avec la Tchéquie, l’Autriche et l’Allemagne, où les opposants à ce traité sont majoritaires.

Et l’Initiative Citoyenne Européenne menée par le collectif anti-Tafta (collectifstoptafta.org) a déjà été signée par plus de 3.5 millions de citoyens européens. Assez pour que la Commission doive en tenir compte.

Contre toute attente, après ses déclarations précédentes, François Hollande pourrait annoncer unilatéralement la fin des négociations (encore trop secrètes). Pour gagner des voix parmi les altermondialistes ? Que nenni. Pour marquer le coup vis-à-vis de nos entreprises transnationales de gestion de l’eau (Veolia, Suez).

De plus, les candidats aux primaires américaines, républicains ou démocrates, ne sont pas plus enthousiastes que cela. Que ce soit Trump ou Clinton. Ce qui explique que les lobbies américains pressent Obama de signer avant janvier 2017, avant son départ.

Il reste un dernier rempart : l’approbation des 28 parlements de l’Union Européenne. Il est temps pour les politiques européens de tous bords de se prononcer clairement sur ce traité. Notre député européen, Younous Omarjee, s’est prononcé contre. Bravo. Faites tâche d’huile, et le Tafta pourrait bien péter. Et pas dans la soie.

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

www.aid97400.re collectifstoptafta.org #NuitDebout

Médias

* Tribune libre du docteur Bruno Bourgeon : Le Tafta en voie d’implosion

Posté par IPR le Lundi 02 Mai à 09H36

Vache qu'est naze ?

Le TAFTA, "TransAtlantic Free Trade Agreement " (Traité de libre-échange transatlantique) a du plomb dans l’aile. Parmi les joyeusetés promises par ce programme commercial, la création d’un tribunal arbitral privé où les entreprises transnationales pourront, au nom du sacro-saint commerce, attaquer les états et leurs lois si elles ne sont pas assez favorables à leurs intérêts (Photo d’illustration - Vaches clonées aux Etats-Unis)

* Publication dans le Courrier des lecteurs du Quotidien du 5 Mai 2016

Courrier des lecteurs du Quotidien du 5 Mai 2016

#TTIPleaks : le droit de savoir… à quelle sauce on veut nous manger

Greenpeace France

Greenpeace Pays-Bas dévoile aujourd’hui environ les deux tiers du texte confidentiel [EN] des négociations du traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis, confirmant les pires craintes sur ce qu’il recèle en termes de menace pour l’environnement et la santé et révélant la pression exercée par les négociateurs américains.

Projection des documents secrets sur le Reichstag, en Allemagne © Daniel Müller / Greenpeace Projection des documents secrets sur le Reichstag, en Allemagne © Daniel Müller / Greenpeace

Le TTIP, c’est quoi ?

Depuis presque trois ans est négocié dans le plus grand secret le traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne, plus connu sous le nom de traité transatlantique ou encore TTIP ou TAFTA (Transatlantique Free Trade Agreement).

Ce traité est le plus grand accord commercial de tous les temps car ensemble, l’Union européenne et les États-Unis représentent près de 50 % du commerce mondial et près d’un tiers des échanges commerciaux mondiaux.

Ce traité aurait des conséquences sur quasiment tous les secteurs de l’économie, de l’agriculture à l’industrie textile, en passant par les services (seul le secteur de la musique et du cinéma est exclu à la demande de la France).

L’objectif est de supprimer tous les derniers obstacles aux échanges commerciaux entre l’Union européenne et les États-Unis (en nivelant par le bas les normes sanitaires et professionnelles, les réglementations environnementales, etc.) et de protéger les investissements étrangers en instaurant des tribunaux d’arbitrage indépendants des États, où ne pourra plus prévaloir l’intérêt général en cas de contentieux avec des grands groupes. Le TTIP est censé générer de la croissance économique et créer de l’emploi. Mais à quel prix ?

Les organisations de la société civile d’un côté et de l’autre de l’Atlantique ne cessent d’alerter l’opinion publique sur les dangers que peuvent constituer ces négociations pour la protection des citoyens et pour notre environnement, au nom d’un hypothétique regain de croissance économique dont beaucoup d’experts doutent déjà.

Nos collègues de Greenpeace Pays-Bas ont réussi à se procurer une partie du texte négocié dans le plus grand secret, en dehors de tout débat démocratique. Ces documents, complexes et denses, représentent environ les deux tiers du texte du traité à l’ouverture en avril dernier du 13e cycle de négociation entre les États-Unis et l’Union européenne à New York. Ils recouvrent treize chapitres sur des questions allant des télécommunications aux pesticides, de l’alimentation à l’agriculture en passant par les barrières commerciales.

Quels risques sont d’ores et déjà identifiés ?

Ces documents confirment ce que les organisations de la société civile disent depuis longtemps : ce traité mettrait les intérêts des grandes entreprises au centre des processus de décision politiques et législatifs, au détriment des enjeux environnementaux ou de santé publique (vous trouverez nos premières analyses ici).

Quelques exemples :

– L’ancienne règle de la protection environnementale supprimée

La règle de l’« exception générale », vieille de 70 ans et consacrée par l’accord du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce signé en 1947) et par l’OMC, est absente du document. Ce principe permet aux nations de « réguler le commerce » pour « protéger la vie, la santé des humains, des animaux et des plantes ». Cette absence suggère la création d’un régime qui place les profits avant l’intérêt des citoyens.

– La lutte contre les changements climatiques mise à mal

Alors que l’accord de Paris sur le climat impose de ne pas dépasser 1,5 °C d’augmentation des températures pour protéger le climat, dans les documents révélés, les intérêts commerciaux ne semblent être soumis à aucune règle ni objectif de réduction des émissions de CO2. Pire, les mesures de réduction semble être entravées dans les chapitres sur la « coopération règlementaire » et sur « l’accès aux marchés » des biens industriels. Par exemple, la régulation des importations de carburants forts émetteurs de CO2, comme ceux issus des sables bitumineux, serait proscrite.

– Le principe de précaution oublié

Le principe de précaution tel qu’inscrit dans l’article 191 de la Constitution européenne, n’est mentionné dans aucun des treize chapitres révélés. En revanche, les États-Unis réussissent à insérer dans plusieurs chapitres leur approche du risque environnemental ou sanitaire qui consiste à « gérer » les substances dangereuses plutôt que de les éviter. Ceci saperait la capacité du régulateur à prendre des mesures préventives contre de telles substances, comme les perturbateurs endocriniens par exemple.

– Une mainmise des entreprises sur les grandes décisions

Tandis que la protection de l’environnement et de la santé est mise à mal, les grandes entreprises ont des possibilités d’accéder aux premiers stades des prises de décision. L’Union européenne s’est bien cachée dans son dernier rapport rendu public (The Twelfth Round of Negotiations for the Transatlantic Trade and Investment Partnership) de mentionner la forte influence des industriels, alors que dans les documents “fuités” il est fait mention explicitement du besoin de les consulter. La mobilisation de la société civile et de l’opinion publique

En avril, ils étaient des dizaines de milliers à Hanovre, à l’occasion du nouveau round de négociations et de la visite en Europe de Barack Obama, à scander : « Yes, We Can… Stop TTIP ! ». Ils représentent une petite frange des 3,5 millions de citoyens européens qui ont déjà signé la pétition contre le TTIP. Une dernière étude en la matière montre que moins de 20 % des citoyens allemands (17 %) et américains (18 %) voient encore le TTIP comme une bonne chose pour leur pays.

Mobilisation contre le TTIP à Hanovre © Michael Loewa / GreenpeaceTTIP à Hanovre © Michael Loewa / Greenpeace

En France le collectif Stop Tafta est mobilisé sur ce sujet depuis le début. Nul doute que les dernières révélations de Greenpeace vont amplifier le mécontentement contre ce texte et bloquer les négociations.

Et maintenant ?

Les textes dévoilés par Greenpeace Pays-Bas doivent servir à montrer que l’intérêt général n’a jamais été aussi menacé et que les négociations en cours auront des impacts catastrophiques sur nous tous. Il faut mettre un terme à la privatisation de l’exercice du pouvoir par des intérêts privés qui cherchent uniquement leur profit, au détriment de l’intérêt général.

En publiant ces documents, Greenpeace appelle tous les responsables politiques européens, les parlementaires et les organisations de la société civile à les lire et à s’en saisir, tant les conditions de consultation étaient jusqu’alors restreintes.

Nous n’avons pu analyser que les parties qui couvrent nos domaines d’expertise et grâce aux décryptages à venir des autres acteurs, cette publication permettra enfin à des millions de citoyens de mieux comprendre ce qui se négocie en leur nom.

En l’état actuel, ce texte graverait dans le marbre un gigantesque transfert de pouvoir démocratique vers les multinationales. Il est temps d’ouvrir le débat et de mettre un terme à ces négociations.

S’informer pour mieux s’opposer

Ce traité nous concerne toutes et tous. En tant que citoyen-ne, vous pouvez prendre connaissance des documents, soutenir les mobilisations en cours, diffuser l’information autour de vous et demander aussi une réglementation pour mieux protéger les lanceurs d’alerte, courageux et nécessaires pour défendre nos libertés et nos droits.

Pétitions soutenues par Greenpeace et AID

* pétition "protégeons nos lanceurs d’alerte" pour protéger celles et ceux qui prennent des risques pour notre démocratie ! 24.870 signataires /50.000 attendus

* Pétition "Nouveaux OGM, non merci !" 66.589 signataires /100.000 attendus

Nouveaux Liens

* Le 62 mars 2016 : LE PREMIER MAI DE NUIT DEBOUT

* Greenpeace France

* Expédition Thon 2016 : Cap sur les Seychelles

Un représentant de Greenpeace Réunion avait présenté cette action à la Nuit Debout du 52 Mars 2016 (jeudi 21 Avril ancien calendrier)

Autres Liens

* site Nuit Debout Saint Denis

* page d’information sur les Nuits Debout à la Réunion

* Site Convergence des luttes très bien renseigné avec notamment les Compte-rendus des AG parisiennes quotidiennes et de nombreux liens.

* FSU-Réunion : Nuit Debout Courrier des lecteurs sur Zinfos974 du Mercredi 20 Avril 2016 - 10:00

* Avant projet de loi-Travail et souffrance au travail Courrier des lecteurs sur Zinfos974 du Vendredi 15 Avril 2016 - 13:48

Pages AID à voir pour notamment les liens externes :

* Connaissez-vous le 39 mars ?

* Le 40 mars 2016

* Le 42 mars 2016

* Le 45 mars 2016

* Le 50 mars 2016

* Le 54 mars 2016


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