AID Association initiatives dionysiennes
Les banques traînent les pieds à financer l’économie

Menace de nationalisation des banques non prêteuses !

La conjoncture nécessite des cigales, non des fourmis ?

mardi 4 novembre 2008 par JMT

Hausse du brut US, hausse des bourses (NewYork, Paris), croissance quasi-nulle de l’UE en 2008 et menaces de nationalisation des banques

Le brut américain repasse au-dessus des 70 dollars

REUTERS - mardi 4 novembre 2008, 17h34

NEW YORK/LONDRES (Reuters) - Le baril de brut est en forte hausse mardi alors que les pays de l’Opep semblent réduire effectivement leur production après l’annonce officielle du mois dernier.

Vers 17h20 GMT, l’échéance décembre sur le brut US gagnait plus de 10% ou 6,8 dollars, à 70,74 dollars le baril. Le Brent de la mer du Nord progressait de 10,7% à 67 dollars.

© REUTERS2008

Selon des sources du secteur, l’Arabie saoudite a déjà réduit sensiblement ses livraisons. Selon l’une des sources, elle a réduit ses exportations de quelque 900.000 barils par jour (bpj) par rapport à un pic atteint en août.

Le marché était auparavant en baisse dans la matinée, anticipant de la part des raffineurs une baisse de la production pour s’adapter à une demande en recul pour cause de crise économique et financière.

D’autres pays de l’Opep mettent également un coup de frein à leur production. Les Emirats arabes unis (EAU) ont ramené la leur de 2,5 à 2,3 millions bpj environ, a déclaré un responsable de la compagnie publique Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC).

L’Algérie réduit sa production de 71.000 bpj, a fait savoir l’agence APS, citant le ministère des Mines et de l’Energie.

Le Qatar réduit ses exportations vers l’Asie de quelque 40.000 bpj à compter de ce mois, a dit à Reuters le ministre de l’Energie Abdallah al Attiyah.

Wilfrid Exbrayat

Crise financière - La zone euro renonce à l’équilibre budgétaire en 2010

le 04/11/2008 - 08h20

Les ministres des Finances de la zone euro ont admis que l’objectif, fixé en avril 2007 à un moment de conjoncture favorable, devait "être revu". Jean-Claude Juncker a par ailleurs rejeté l’idée française de réunions régulières des chefs d’Etat des pays membres de l’Eurogroupe.

Crédit Photo : TF1/LCI Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe

Crise financière oblige, les ministres des Finances de la zone euro renoncent à l’objectif qu’ils s’étaient fixés d’un retour à l’équilibre de leurs comptes publics en 2010 au plus tard, a annoncé lundi soir leur chef de file Jean-Claude Juncker.

Au cours d’une réunion à Bruxelles, ils sont tombés d’accord pour dire que l’objectif en ce sens qui avait été fixé en avril 2007, à un moment où la conjoncture était favorable, devait "être revu", a-t-il déclaré dans une conférence de presse. "Il doit à présent être atteint au cas par cas par les Etats membres à des dates que nous devons repousser dans le temps", a ajouté M. Juncker, sans plus de précisions.

L’ambition d’éliminer les déficits à cette date n’était de toute façon plus jugée crédible depuis plusieurs mois. La France avait déjà obtenu un report de 2010 à 2012, et même cette nouvelle date-butoir paraissait difficile à atteindre compte tenu de la dégradation de l’économie.

Par ailleurs, les ministres des Finances de la zone euro ont rejeté l’idée d’un plan de relance généralisé face au risque de récession, mais sont prêts à prendre des mesures "ciblées" et "conséquentes" de soutien à l’activité. "Nous ne pensons pas qu’il nous faudrait un plan de relance généralisé, classique", car "l’heure n’est pas à laisser filer les déficits", a annoncé Jean-Claude Juncker. Mais "il s’agit dans les différents Etats membres de prendre des mesures ciblées, temporaires et conséquentes qui porteront sur le court terme" pour soutenir la croissance, a-t-il ajouté.

Idée française fermement rejetée

Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro a ensuite fermement rejeté lundi soir l’idée française de réunions régulières des chefs d’Etat des pays utilisant la monnaie unique, pour créer un véritable gouvernement économique européen.

"Il n’y aura pas de structure permanente" de ce type, a-t-il sèchement déclaré. "Je pense qu’il serait peu utile d’institutionnaliser un Eurogroupe au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement", a-t-il ajouté.

Pour l’heure, seuls les ministres des Finances de la zone se réunissent de manière régulière, chaque mois, au sein de l’Eurogroupe. Un forum au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement le relèguerait au second plan.

Mais la France a créé un précédent en organisant le 12 octobre, à la faveur de la crise financière, un sommet des dirigeants de la seule zone euro à Paris pour mettre au point un plan coordonné de sauvetage des banques de près de 2.000 milliards d’euros.

Le président français Nicolas Sarkozy a suscité ensuite la polémique en souhaitant renouveler l’expérience sur une base régulière, peut-être même chaque année, et en dotant cette nouvelle structure d’un président. "On ne pourra pas passer les huit prochaines années sans se réunir à nouveau" au plus haut niveau, a-t-il dit.

(D’après agence

Matignon - Fillon menace les banques de nationalisation

L.D. (Avec agence) - le 03/11/2008 - 11h24

Le Premier ministre n’exclut pas une entrée de l’Etat au capital des banques françaises si elles n’accordent pas les crédits nécessaires à l’économie.

Crédit Photo : Abacapress Fillon à Lyon en janvier 2008

Interviewé dans le cadre d’une émission de France 2, qui doit être diffusée lundi soir, le Premier ministre François Fillon n’exclut pas une entrée de l’Etat au capital des banques françaises si elles n’accordent pas les crédits nécessaires à l’économie.

La déclaration du Premier ministre, enregistrée vendredi dernier et rapportée par le Figaro dans son édition de lundi, est claire : "Maintenant il faut que les banques ouvrent les crédits aux entreprises. Elles ont les moyens de le faire.

"Si nous avons le sentiment que les banques ne font pas le travail qui est nécessaire, alors il y a deux possibilités : on retitre les crédits qu’on a apportés. C’est le contrat que l’Etat a passé avec les banques.

Si l’on retire cet argent, les banques se retrouveront en difficulté, alors à ce moment là, la question se posera de rentrer dans leur capital, éventuellement de changer leurs dirigeants, de contrôler leur stratégie", dit-il. L’avertissement est sans nuance, il s’agit simplement d’une possible nationalisation des établissements bancaires.

Croissance entre 0,3 et 0,5%

Autre thème abordé dans l’émission de ce soir, la question des déficits publics. François Fillon admet finalement que la France ne pourra pas respecter les critères de Maastricht et qu’elle devrait dépasser les 3% de déficit. Une annonce d’ores et déjà confirmée par les prévisions de la Commission européenne qui évoque, lundi matin, un déficit à 3% en 2008, à 3,5% en 2009 et 3,8% en 2010.

La Commission européenne prévoit en outre une récession technique dans la zone euro en 2008, avec un recul du Produit intérieur brut sur les trois derniers trimestres, et table sur une croissance quasi-nulle, de 0,1%, sur l’ensemble de 2009.

Côté français, on s’échine toujours à baser le projet de budget 2009 sur une prévision de croissance à 1%. Mais, toujhours dans l’émission, François Fillon évoque in fine une possible révision à la baisse de ce chiffre, allant jusqu’à tabler sur une fourchette oscillant entre 0,3 et 0,5%.

VIDEO

Crise financière : Sarkozy pour un renforcement des moyens du FMI

28 octobre 2008 - 19h33

Lors de sa rencontre avec le Premier ministre britannique mardi, il a également plaidé pour un renforcement des moyens d’intervention financière de l’UE.


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