AID Association initiatives dionysiennes
Qui s’interroge sur la ruralité et ses éléments constitutifs ?

SOMBRES FUTURS

Une part d’identité nationale ?

vendredi 15 janvier 2010 par JMT

Entre bar à thème et café-tabac-épicerie multiservices, les bistrots, désertés par les consommateurs, cherchent leur voie pour ne pas disparaître.

Une expérience impliquant l’enfouissement de 29 cochons vivants sous des masses de neige pour améliorer l’efficacité des secours aux victimes d’avalanches a été interrompue à cause de menaces à l’ordre public, a indiqué vendredi la police autrichienne.

Poulaillers et hangars effondrés, milliers de litres de lait jetés faute de collecte : les agriculteurs du centre-Bretagne, aux revenus malmenés depuis plusieurs années, sont particulièrement éprouvés par les intempéries de ces dernières semaines.

Bistrots du coin et cafés du village se cherchent un avenir

PARIS (AFP) - 15/01/10 22h54

Entre bar à thème et café-tabac-épicerie multiservices, les bistrots, désertés par les consommateurs, cherchent leur voie pour ne pas disparaître.

Un bar de Nimes sous la neige, le 7 janvier 2010.

"Des bistros, il y en avait 200.000 en 1960. Aujourd’hui, ils sont moins de 30.000", déplore Bernard Quartier, ex-président de la fédération des cafés à l’Umih, le principal syndicat du secteur.

Et ce ne sont pas seulement des commerces ou des lieux pour se désaltérer qui ferment, ce sont des "lieux un peu mythiques, constitutifs de notre identité nationale" qui disparaissent, a souligné Michel Mercier, ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire, vendredi lors d’un colloque au Sénat sur l’avenir du café du village et du bistrot du coin.

Un colloque surnommé "Grenelle des limonadiers" par certains participants, pour mieux dire l’urgence de la situation.

Ces cafés doivent-ils se spécialiser ? Ou au contraire se diversifier ? La question n’a pas été tranchée, mais tous les intervenants se sont accordés sur la nécessité de changer, de réinventer ces lieux de convivialité.

"Les cafés ont encore perdu 12% de leur chiffre d’affaires en 2009", a souligné Jean-François Girault, président de la CPIH, autre syndicat hôtelier, interrogé par l’AFP. "Les copains qui remettent 3 ou 4 tournées les uns après les autres, ça n’existe plus". La faute au pouvoir d’achat, à la lutte contre l’alcoolémie au volant et à l’interdiction de fumer, selon les professionnels.

"Les cafetiers ne se sont pas renouvelés", a-t-il relevé.

"Avec les machines à pression ou les machines à expresso, c’est devenu facile de boire une bonne bière ou un bon café à domicile. Il faut donc que les cafés proposent autre chose pour faire revenir les clients", pour Franck Camus, vice-président de la fédération des cafés à l’Umih.

Michel Mercier, qui a rappelé que le gouvernement n’était pas là pour inciter les consommateurs à boire ou à fumer, propose de faire revenir les clients dans les cafés-tabac en se diversifiant : proposer des journaux, des ordinateurs reliés à internet, des bornes de visioconférence, des produits de La Poste, des billets de train. "Le café doit devenir multiservices", a-t-il résumé. "Et ce qui est vrai pour les territoires ruraux l’est aussi pour certains quartiers urbains", a-t-il souligné.

Attention au multiservice, a modéré Philippe Gajewski, ingénieur d’études en géographie rurale et sociale, car cela attire des clients très différents et peut générer une mauvaise image des bars : ceux qui viennent seulement pour acheter un timbre peuvent voir le bar comme un lieu d’alcoolisme.

Attention aussi aux "bars à thème qui fonctionnent comme un club et pas un lieu de mixité", a-t-il noté.

"Il faut remettre les cafés dans le dispositif social", a expliqué Patrick Villemin, secrétaire général de Heineken France, par exemple en organisant des animations l’après-midi —le moment le plus creux de la journée pour un café— pour accueillir des personnes seules.

Il n’est pas toujours facile d’innover, a regretté dans la salle un patron de café-musique en Bretagne, quand la règlementation "limite à 70 dB le niveau sonore de la musique", alors qu’"un repas de famille c’est 90 dB, un aspirateur 72dB".

Président de la fédération nationale des bistrots de pays, Bernard Reynal a rappelé que les mairies des villages devaient "surveiller" la santé économique des cafés, pour être prêt à agir avant une fermeture.

Autriche : une simulation d’avalanches avec des cochons interrompue

VIENNE (AFP) - 15/01/10 20h42

Une expérience impliquant l’enfouissement de 29 cochons vivants sous des masses de neige pour améliorer l’efficacité des secours aux victimes d’avalanches a été interrompue à cause de menaces à l’ordre public, a indiqué vendredi la police autrichienne.

Des cochons

De nombreuses associations de défense des animaux avaient vigoureusement protesté jeudi et des militants avaient commencé à se déployer dans la vallée de l’Ötz, au Tyrol, où se déroulaient ces recherches menées par la faculté de médecine d’Innsbruck (ouest) et le centre pour la médecine d’urgence de Bolzano (Italie).

"Le tollé est compréhensible mais aussi naïf : des expériences avec des animaux ont lieu tous les jours dans différents endroits", a déclaré à l’agence APA Peter Paal un des responsables de l’équipe de recherche, qui s’est déclaré certain que cette histoire n’aurait suscité aucune réaction si l’expérience avait été conduite en laboratoire.

Il a ajouté qu’un tiers des recherches, autorisées par les autorités selon lui, avait été mené à bien, soulignant que les animaux sacrifiés étaient sous sédatifs à la différence de ceux conduits à l’abattoir.

Les scientifiques voulaient évaluer l’impact des poches d’air sur les chances de survie des victimes d’avalanches et développer ainsi de nouvelles techniques de secours.

Sinistrés, des agriculteurs du centre-Bretagne s’interrogent sur leur avenir

KERPERT (Côtes d’Armor) (AFP) - 15/01/10 12h43

Poulaillers et hangars effondrés, milliers de litres de lait jetés faute de collecte : les agriculteurs du centre-Bretagne, aux revenus malmenés depuis plusieurs années, sont particulièrement éprouvés par les intempéries de ces dernières semaines.

Vue, prise le 14 janvier 2010 à Kerpert (Côtes d’Armor), d’un hangar consacré à l’élevage de dindes qui s’est effondré sous le poids de la neige.

Après plusieurs kilomètres d’une route encore parfois enneigée, entre Corlay et Guingamp, la ferme de Jean-Yves Derrien apparaît au détour du chemin, à Kerpert.

Derrière la maison d’habitation, le toit du bâtiment d’élevage de 1.000 m2 s’est effondré. En groupe, de grosses dindes errent le long des murs à ciel ouvert où traînent, ça et là dans la neige, des cadavres de volaille. A l’intérieur, d’autres animaux se faufilent entre les gravats.

"J’avais 3.700 dindes. J’en ai près de la moitié qui sont sous les gravats", explique, la casquette vissée sur la tête, cet agriculteur de 57 ans. "Une partie s’est effondrée samedi soir et le reste dimanche après-midi. J’aurais tout aussi bien pu être dessous moi aussi à ce moment-là", relève-t-il.

A Magoar, à quelques kilomètres de là dans une campagne immaculée, Arnaud Bouillennec, la trentaine, fait observer le toit de l’étable où étaient abritées "12 génisses prêtes à vêler".

"Quand je suis sorti dimanche matin, le toit était tombé et elles s’étaient toutes serrées dans un coin". "On se demande comment tient le reste du bâtiment. A mon avis, il ne va pas tarder à tomber aussi", observe un élu du canton.

"Plusieurs centaines de sinistres, essentiellement dans l’élevage hors sol, ont été déclarés depuis le week-end et il en arrive tous les jours", constate Jean-Yves Le Diouron, administrateur d’une compagnie qui assure les 2/3 des agriculteurs de la région.

"Il y a les dégâts, mais il y a aussi les pertes d’exploitation". Les expertises sont en cours, mais certains sinistres "pourraient avoisiner le million d’euros", estime-t-il.

"Les Côtes d’Armor concentrent 90% des cas, le Finistère et le Morbihan, 5% chacun", précise-t-il. Les dégâts "suivent la ligne de crête des monts d’Arrée", dans le sud-ouest du département, là où la neige est tombée en très grande quantité.

"Le cap des 600 sinistres est franchi mais ce n’est qu’une première évaluation, en dessous de la réalité", assure un autre élu du secteur, le sénateur (PS) Yannick Botrel, qui demande à l’Etat de reconnaître l’état de catastrophe naturelle.

"De mémoire d’homme, personne ne se souvient avoir vu quelque chose comme ça", dit-il.

Vue d’un hangar pour l’élevage de dindes à Kerpert (Côtes-d’Armor) qui s’est effondré sous le poids de la neige

De l’avis de tous, le poids de la neige, particulièrement lourde, est la cause de ces effondrements, y compris pour des bâtiments récents. Le poids de la neige était de l’ordre de 50 kg/m2, soit 50 tonnes pour 1.000 m2 de toiture, estime M. Le Diouron.

Dans cette campagne très accidentée, l’élevage hors sol est considéré comme le seul moyen permettant la survie de l’agriculture, unique activité économique.

Mais cette nouvelle fragilisation des exploitations, venant après plusieurs crises successives, inquiète. "Si on met tout ça bout à bout, c’est une vraie catastrophe économique", assure M. Bouillennec. "Refaire des bâtiments ? Avec quel argent ? Il n’y a pas un tiers des poulaillers qui sera repris", prédit-il.

Jean-Yves Derrien se pose la question : "J’ai 57 ans. J’en aurai 58 quand ce sera refait. J’arrête ou je continue encore un peu ? Mais si je continue, je ne suis pas sûr qu’il y aura grand monde pour racheter ma ferme !".

VIDEOS

Débat sur France 2 : Martine Aubry "soutient pleinement" Peillon

LILLE (France/Nord) (AFP) - 15/01/10 21h59

La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a déclaré vendredi qu’elle soutenait "pleinement" la décision de Vincent Peillon de ne pas participer au débat sur l’identité nationale sur France 2 jeudi soir, reconnaissant qu’elle en avait été informée.

Durée : 1mn06

Des agriculteurs du centre-Bretagne sinistrés

KERPERT (AFP) - 15/01/10 20h12

Le village de Kerpert a été frappé par les intempéries récemment. Poulaillers et hangars effondrés, du lait jeté faute de collecte : les agriculteurs de ce village du centre Bretagne s’interrogent sur leur avenir.

Durée : 0mn42


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