AID Association initiatives dionysiennes
Vivement la trêve des confiseurs !

Bisbilles dans chaque camp !

mardi 9 décembre 2008 par JMT

Un chef de groupe parlementaire qui a des choix différents des souhaits présidentiels, un parti allié qui renacle à voter un texte, une candidate qui reconnait difficilement la victoire de sa rivale, un parti qui doit démentir des purges quand des membres éminents s’en vont.....la vie politique française est tout sauf un long fleuve tranquille

Heureusement qu’il reste quelques bouffons pour nous divertir, comme l’ancien ministre socialiste Claude Allègre, le "dégraisseur de mammouths", qui nie le réchauffement climatique et qui a une échine très souple et une langue bien baveuse : pendant la campagne présidentielle, il avait également confié son admiration pour Nicolas Sarkozy, affirmant que "personne", à gauche, n’a son "calibre intellectuel et politique".

Comment un scientifique et un politique peut-il tomber si bas ?

UMP : Les députés chez Sarkozy

le 09/12/2008 - 20h58

Face à l’encombrement législatif, la majorité et l’Elysée vont devoir accorder aujourd’hui leurs violons pour définir la priorité des textes à venir en discussion.

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas Sarkozy à la conférence des ambassadeurs (27 août 2008)

Les députés UMP sont invités à déjeuner mercredi à l’Elysée pour trancher la question alors que la guérilla menée par l’opposition socialiste contre la réforme de l’audiovisuel public retarde les travaux, au grand dam du gouvernement.

La pluie d’amendements déposés par l’opposition pour empêcher l’adoption d’une loi qui prévoit la fin de la publicité sur les chaînes publiques et la nomination des présidents des chaînes par l’exécutif bouscule en effet l’agenda.

L’Assemblée nationale reprendra jeudi soir l’examen de cette réforme, qui devait initialement s’achever jeudi dernier avant un vote solennel le mardi 9 décembre. Afin d’examiner les 37 articles restants sur les 55, les députés siègeront vendredi et samedi. Si nécessaire, ils continueront la semaine prochaine.

Le groupe Nouveau centre, membre de la majorité, a encore compliqué la donne mardi en menaçant de ne pas voter cette réforme s’il n’était pas entendu par le gouvernement.

"Nous soutenons l’esprit de la réforme", a déclaré François Sauvadet, le président du groupe. "Mais nous sommes en désaccord profond avec le gouvernement sur la création de nouvelles taxes" pour compenser la chute des recettes de l’audiovisuel public. "Nous avons dit au gouvernement qu’il fallait qu’il revoit ce mode de financement de l’audiovisuel public", a-t-il dit.

Un sujet qui suscite "un débat légitime"

En raison de ce retard, la proposition UMP sur le travail dominical, qui devait être débattue le 11 décembre puis le 15, ne figure plus à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée. Elle devrait y être réinscrite dès la fin de l’examen du projet sur l’audiovisuel, à moins que le gouvernement ne décide d’inscrire un autre texte, celui de la ministre du Logement Christine Boutin sur le logement social, le travail le dimanche ne faisant pas l’unanimité au sein de la majorité.

Le groupe du Nouveau centre a en effet demandé le report de l’examen de ce texte à la rentrée de janvier. "Avec le blocage sur le texte audiovisuel, on voit bien qu’il sera difficile d’aborder un sujet qui suscite un débat légitime dans les groupes parlementaires avant la fin de la session", a déclaré François Sauvadet.

Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, s’est déclaré mardi favorable à ce que le projet de loi sur le logement soit examiné la semaine prochaine, ce qui contredirait les souhaits de Nicolas Sarkozy.

"Je l’ai dit très clairement. J’ai pensé, je pense toujours que, dans le contexte qui est le nôtre, il vaut mieux débattre - adopter si on en a le temps - le texte sur le logement. C’est mon avis de président de groupe", a-t-il dit.

"Comme tenu du temps imparti et de la hiérarchisation des priorités qu’ont les Français, je considère, c’est ma responsabilité de président du groupe majoritaire que de le dire, que ça a beaucoup plus de sens d’évoquer le logement par rapport au contexte actuel", a-t-il ajouté.

Mais même si ce dernier texte est plus consensuel que les réformes de l’audiovisuel et du travail le dimanche, Jean-François Copé a admis que ce ne serait pas aisé.

Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, a annoncé que rien n’était encore décidé. "Le gouvernement se réserve le droit de voir quelle est l’attitude des groupes d’opposition, à partir de vendredi, pour savoir quel texte il inscrit" la semaine prochaine, a-t-il dit.

Nouvel hommage appuyé de Nicolas Sarkozy à Claude Allègre

AFP - mardi 9 décembre 2008, 19h59

Nicolas Sarkozy a rendu mardi un nouvel hommage appuyé à Claude Allègre, fréquemment cité pour entrer au gouvernement, en avouant son "admiration" pour l’ex-ministre socialiste, à qui il a confié l’organisation des Assises européennes de l’innovation.

"J’ai demandé à Claude Allègre, un homme pour qui j’ai de l’admiration, un homme en qui j’ai confiance, de travailler dans le cadre de la présidence française au renouvellement de la politique européenne de l’innovation", a déclaré M. Sarkozy en clôturant à Paris ces premières Assises.

"Si au nom de cette présidence française, on était pas capable de travailler avec des femmes ou des hommes venant d’autres sensibilités politiques au service de l’Europe, de l’avenir et de l’innovation, quand le ferait-on ?", s’est-il interrogé.

"Claude Allègre a appartenu à un gouvernement, je crois me souvenir qu’il était socialiste, enfin le gouvernement... On ne peut quand même pas réduire Claude Allègre à la seule appartenance à un gouvernement", a insisté Nicolas Sarkozy, confiant qu’il se réjouissait "tous les jours de compter (l’ex-socialiste secrétaire d’Etat) Eric Besson parmi nous".

Avant ces Assises de l’innovation, l’ancien ministre de Lionel Jospin a été invité en novembre à s’exprimer devant le conseil des ministres franco-allemand organisé à l’Elysée puis a accompagné M. Sarkozy lundi à Londres.

Lors d’un entretien avec des lecteurs du Parisien en février, le chef de l’Etat avait confié sa volonté de poursuivre sa politique "d’ouverture" et de faire appel à lui.

Dans un livre publié après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle en mai 2007, Claude Allègre avait sévèrement critiqué le Parti socialiste, et notamment sa candidate Ségolène Royal et son Premier secrétaire et ex-compagnon, François Hollande.

Il y avait également confié son admiration pour Nicolas Sarkozy, affirmant que "personne", à gauche, n’a son "calibre intellectuel et politique".

Le porte-parole du PCF dément les accusations de purge

REUTERS - mardi 9 décembre 2008, 17h55

© REUTERS2008

PARIS (Reuters) - Malgré la dispersion de la gauche et ses maigres résultats électoraux, le Parti communiste doit poursuivre sur une voie autonome et se transformer pour "répondre à l’urgence de la crise", plaide Olivier Dartigolles.

Le porte-parole du PCF répond, à deux jours de l’ouverture du 34e congrès du parti à La Défense, aux opposants à la direction qui dénoncent un simple "replâtrage" et une purge visant les partisans de la création d’une nouvelle force à gauche.

Le débat se cristallise sur la composition du futur conseil national, le parlement du parti, qui devrait passer de 254 à 160 membres. Réformateurs et communistes "unitaires" affirment que ce changement se traduira par leur exclusion.

"Le conseil national ne peut pas être un endroit où l’on va chercher un bâton de maréchal. On ne peut pas en être membre simplement parce qu’on représente une sensibilité, il faut des qualités", dit-il dans un entretien à Reuters.

Pour Olivier Dartigolles, il est vrai que tout le monde ne pourra pas être réélu mais "toutes les sensibilités resteront représentées" dans les instances du PCF, "y compris ceux qui veulent une nouvelle force."

"Il faut savoir raison garder, les congressistes attendent du congrès des propositions, de l’action et une direction efficace", ajoute-t-il en appelant les opposants à plus de responsabilité.

Il rappelle que le débat sur la stratégie du PCF a été tranché à 61% par un vote des militants fin octobre, même si la moitié des adhérents se sont abstenus.

De même, Olivier Dartigolles justifie la décision - également critiquée - de Marie-Georges Buffet de solliciter un nouveau mandat à la tête d’une direction collégiale, par "les périls" liés à la politique de Nicolas Sarkozy.

"LA GAUCHE A BESOIN D’IDÉES"

"La gauche a surtout besoin d’idées. Il y a besoin de Marie-George Buffet dans cette période là, de son expérience, de sa hauteur de vue", explique-t-il.

Présenté comme un fidèle de la secrétaire nationale, Olivier Dartigolles, 37 ans, avait exprimé des états d’âme sur l’avenir du parti après l’échec de la numéro 1 du parti à la présidentielle de 2007 (1,9%).

Cet enseignant en histoire se veut aujourd’hui combatif et fustige le goût de la "peopolisation" qui a gagné jusqu’à la gauche et ne peut profiter, selon lui, qu’à la droite.

"Face à la crise, Nicolas Sarkozy sera tenté par une réponse libérale-populiste, une forme de berlusconisation. Il a tout intérêt à ce que le débat à gauche soit la Star Academy", dit-il.

"Sarkozy a davantage besoin d’une gauche qui soit dans le casting que dans le projet", ajoute-t-il en visant sans les nommer l’ex-candidate PS Ségolène Royal ou le leader d’extrême gauche Olivier Besancenot.

Pour Olivier Dartigolles, la gauche a surtout besoin d’une "dynamique de rassemblement" à l’image de "l’arc qui avait permis la victoire du ’non’ au référendum de 2005" sur la Constitution européenne.

Le PCF a ainsi constitué un "front progressiste européen" avec le nouveau parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon en vue des élections européennes.

"Nous faisons la proposition de fronts sur des questions centrales avec l’ambition d’un rapport de force majoritaire, comme en 2005. Ca peut créer un espoir", dit le porte-parole.

Il ajoute que si les communistes ont le choix "très majoritairement de poursuivre le PCF, personne ne dit ’on veut le statu quo’". "La gauche a besoin d’un PCF plus fort et pour ce faire, nous sommes prêts à de grandes transformations", affirme-t-il.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

VIDEO

PS : Royal somme Aubry de faire "le rassemblement" sinon..."

09 décembre 2008 - 09h18

Il est temps maintenant d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire (...) aujourd’hui la réconciliation est absolument nécessaire", a-t-elle déclaré sur RTL, estimant qu’elle avait elle-même tenté de la faire.


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