AID Association initiatives dionysiennes
Conditions de travail, revenu, logement.....

Dégradation des conditions de vie

Mais connaissez-vous les locavores ?

jeudi 6 novembre 2008 par JMT

Le fantasme du "privé rentable" face au public "ringard" continue à frapper : déreglementation du fret ferroviaire, "Orange stressée", exploitation des ouvriers de J-C DECAUX s’occupant des vélos urbains, suppression d’effectifs policiers annonçant une augmentation des cadences et une police à deux vitesses selon la richesse de la commune.

Par ailleurs les difficultés de logement augmentent.

Lueur d’espoir avec les locavores.....

SNCF : grève bien suivie des conducteurs, trafic perturbé

AFP - jeudi 6 novembre 2008, 19h57

Le trafic SNCF a été perturbé jeudi par une grève suivie par environ 43% des conducteurs selon la direction, et plus de 55% selon les syndicats, pour protester contre un assouplissement des conditions de travail dans le fret visant selon la SNCF à "être compétitif" face au privé.

Le taux de grévistes a donné lieu à une querelle de chiffres inhabituelle dans l’entreprise, la direction avançant finalement un taux de conducteurs grévistes de 43%, la CGT l’établissant à 55% et Sud à plus de 57%.

Selon la SNCF, le trafic a été conforme aux prévisions, et même un peu moins perturbé que prévu en Ile de France. En général, au moins un train sur deux a circulé sur l’ensemble des réseaux TGV, TER, Corail et banlieue parisienne. Le préavis de grève allait jusqu’à vendredi 08H00.

Depuis la loi sur le service minimum, qui oblige les grévistes à se déclarer 48 heures à l’avance, la SNCF établit un plan de transports précis pour les jours de grève.

"Avec seulement deux organisations qui appelaient à la grève, celle-ci est réussie", a estimé Sud-Rail, en qualifiant ce mouvement de "dernier avertissement avant le 12 novembre".

Ce jour là, une commission paritaire (SNCF, syndicats, Etat) doit se pencher sur le projet de réforme des conditions de travail des conducteurs du fret. La CGT a demandé le report de cette réunion.

Les modifications souhaitées par la direction concernent notamment le nombre maximal d’heures de conduite consécutives, le nombre de nuits de conduite d’affilée et la durée des repos.

Une négociation à ce sujet a capoté ce printemps, à la suite de quoi la SNCF a lancé un appel à des volontaires parmi les conducteurs, qui seraient 800 à accepter les nouvelles conditions. La SNCF compte plus de 16.000 conducteurs, dont un peu plus de 4.000 sont affectés au fret.

Les syndicats CGT et Sud, mais aussi la Fgaac (2e syndicat chez les conducteurs) et la CFDT qui n’avaient pas appelé à la grève, sont opposés aux changements envisagés, mettant en avant la santé des agents de conduite et la sécurité des circulations.

"La direction veut allonger le temps maximal de conduite de nuit, de 6 heures actuellement à au moins 7 heures trente", a cité à titre d’exemple Bruno Duchemin, secrétaire général de la Fgaac. "Sept heures trente de conduite sans pause nous semble au delà de la limite physiologique des agents et dangereux pour la sécurité", a-t-il commenté.

"On a des droits sociaux qui ne sont pas les mêmes que ceux du privé, il ne s’agit pas de les bazarder et de tout flanquer par dessus bord", a déclaré sur France Inter le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy. "Mais il s’agit de faire en sorte que les cheminots SNCF soient aussi efficaces et compétitifs que les cheminots du privés".

Le marché du fret est ouvert à la concurrence depuis 2003 pour l’international et depuis 2006 pour le trafic national, et le redressement de la branche fret SNCF, déficitaire, est un des objectifs de la SNCF.

Pour Didier Le Reste (CGT), le problème du fret, ce n’est pas les conditions des conducteurs, mais la stratégie de la SNCF. La SNCF "ne résiste pas à la concurrence, elle la favorise" en abandonnant sciemment des parts de marchés, a-t-il estimé.

Du côté politique, Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), a qualifié la grève de "totalement irresponsable, dans un "contexte de récession".

Le Parti communiste a lui estimé que la "politique de déréglementation de Guillaume Pépy" aboutira à "la dégradation des conditions de travail des cheminots et (...) un affaiblissement du service public".

France Télécom : le stress au travail érigé en système, accuse une étude

AFP - jeudi 6 novembre 2008, 17h21

Une étude réalisée par des sociologues, à la demande de trois syndicats, accuse la direction de France Télécom de se servir du stress, du harcèlement ou des mobilités forcées des salariés dans leur "système de gestion des ressources humaines".

Cette enquête, réalisée notamment par une chercheuse au CNRS, Noëlle Burgi, et dont la direction, interrogée par l’AFP, n’avait pas encore eu connaissance, a été présentée jeudi lors des deuxièmes états généraux de "l’observatoire du stress et de la mobilité" à France Télécom, organisés par la CFE-CGC, Sud-PTT et l’Unsa (syndicats autonomes).

Au coeur des critiques syndicales, et de la création en 2007 de l’observatoire, se trouve le plan de restructuration NexT de France Telecom qui prévoit 22.000 "départs volontaires" entre 2005 et 2008 (sur 100.000 salariés actuellement).

Le plan ne prévoit aucun licenciement, 70% des salariés de France Telecom étant des fonctionnaires, mais, selon les syndicats, il s’appuie sur des pressions, des chantages, pour "faire partir, bon gré, mal gré, le maximum d’agents", ce que conteste absolument la direction.

Les départs, totalement volontaires, souligne-t-elle, se font sous trois formes : essaimage (création d’entreprise), projet personnel accompagné ou retour dans la fonction publique.

Le plan prévoit aussi 10.000 reconversions internes sur 3 ans, qui se traduisent pas des changements de métiers pour de nombreux salariés.

Selon la direction, le plan arrive à son terme à la fin de l’année, et sera "en ligne avec ce qui avait été prévu". Elle précise que "le groupe se préoccupe de la question du stress au travail depuis plusieurs années", avec notamment la création d’une Commission stress en 2000, ainsi que de cellules d’écoute et d’accompagnement des salariés.

"Il n’y a pas d’actualité pertinente sur le sujet", ajoute la direction, qui affirme "avoir un dialogue social permanent avec les instance représentatives du personnel".

Dans un ouvrage intitulé "Orange stressée", et qui comprend l’étude sociologique, l’Observatoire du stress fait pourtant "un constat amer" : les salariés du groupe sont aujourd’hui "dans de trop nombreux cas dans une situation de souffrance, voire de détresse".

Pour Noëlle Burgi, qui a réalisé, avec deux autres sociologues du cabinet ACT Consultants, Monique Crinon et Sonia Fayman, une enquête qualitative auprès d’une quarantaine de salariés d’Ile-de-France, "la question du stress, des mobilités forcées, découle d’un véritable système qu’on observe aussi dans d’autres entreprises".

Mais il y a une spécificité à France Télécom. "On se trouve en présence d’une majorité de fonctionnaires, très stigmatisés, car l’entreprise veut s’en débarrasser", "parce qu’ils sont la mémoire de l’entreprise" et "pourraient s’opposer au système", explique la sociologue.

"Ce mode de management se caractérise par une contradiction entre les prescriptions, les ordres" venus d’en haut, et "la réalité des situations de travail", dit-elle.

Le travail est alors "tellement contraint qu’il en devient bâclé et crée de l’insatisfaction pour les agents", et cela "contribue au stress et à la souffrance au travail", ajoute Mme Burgi.

Dans ce "système", basé sur "l’individualisation des rapports sociaux" et "la peur", lorsque quelqu’un fait des objections, "elles sont considérées comme non pertinentes et rejetées dans la sphère du privé, comme étant d’ordre psychologique", regrette Mme Burgi.

"Ceux qui se rebiffent sont les premiers pénalisés et placardisés. C’est un système où il faut être un mouton, ne pas faire de vague", souligne-t-elle.

JCDecaux - Les salariés du Vélib’ en grève

le 06/11/2008 - 16h17

Les salariés de Cyclocity, la société en charge du système de location de vélos à Paris, réclament de meilleures conditions de travail. La moitié des quelque 300 salariés de l’entreprise Cyclocity, en charge de la commercialisation des Vélib’ à Paris, ont débrayé jeudi selon le syndicat Solidaires qui a appelé à la grève avec la CGT. Des salariés de Cyclocity Lyon (Vélo’v) et Toulouse (VélôToulouse) ont rejoint le mouvement.

Crédit Photo : TF1/LCI Une borne Vélib’ à Paris

Ces employés de la filiale de JCDecaux sont chargés de réparer les Vélib et de les déplacer d’une borne à l’autre. "Nous attendons une réunion tripartite avec JCDecaux et la mairie de Paris, soit cet après-midi, soit un autre jour", a dit un représentant de Solidaires Cyclocity.

"Nous risquons de reconduire le mouvement un autre jour mais nous n’avons pas les moyens avec nos salaires de faire grève pendant une semaine", a-t-il ajouté.

"Conditions d’hygiène indignes"

Les grévistes avancent surtout des revendications sur les conditions de travail, explique-t-on au groupe communiste de la mairie de Paris. "Ils travaillent dans des dépôts que l’entreprise JCDecaux a trouvé elle-même car la mairie de Paris n’en a pas fournis.

Les conditions matérielles et d’hygiène sont indignes. Ils demandent aussi des hausses de salaires car ils ont du mal à arriver à 1000 euros par mois en temps partiel et voudraient être placés dans la convention collective des salariés de Decaux et non sur celle des commerces de sport", explique un porte-parole du groupe communiste.

Une cinquantaine de grévistes se sont rassemblés sur le parvis de l’hôtel de Ville et ont été reçus par la député PS Annick Lepetit, adjointe aux transports à la mairie de Paris.

Les salariés de Cyclocity Paris s’étaient déjà mis en grève le 19 avril dernier. Ceux de Marseille avaient observé un mouvement de grève les 14 et 15 octobre.

(D’après agence)

Police - Suppression d’effectifs, pouvoir d’achat... la grogne monte

Propos recueillis par Alexandra GUILLET - le 06/11/2008 - 15h52

Interview - Deux syndicats de police, le SGP-FO et l’UNSA-police organisent ce jeudi la distribution d’un tract pour protester contre la suppression de 10 000 postes dans ses rangs d’ici 2012.

Le Syndicat général de la police (SGP-FO) et l’UNSA-police, qui représentent 60% des 105 000 gradés et gardiens de la paix, organisent jeudi dans une centaine de départements la distribution d’une "lettre ouverte à la population" pour dénoncer une "diminution" des effectifs de policiers "d’ici 2012". Eclairage sur une profession où la colère gronde de plus en plus fort.

Crédit Photo : AFP Manifestation UNSA-Police et SGP-FO du 23 octobre 2008 à Paris

LCI.fr : Des policiers qui distribuent des tracts dans la rue, c’est peu habituel. Qu’est-ce qui vaut cette action ?

Nicolas Comte, secrétaire général SGP-FO : C’est même très inhabituel. Nous voulons dénoncer la diminution des effectifs que nous subissons au sein de notre administration et que nous chiffrons à 10 000, si on inclut les 2000 effectifs d’officiers et commissaires de police déjà supprimés.

En 2004, nous avions signé un accord avec le ministère de l’Intérieur qui prévoyait qu’on allait passer de 105 000 à 108 000 gradés et gardiens de la paix d’ici 2012, or on nous a annoncé que nous allions finalement être 100 000 en 2011. Et je ne parle pas des bruits que l’on entend concernant des fermetures de brigades de gendarmerie. Je parle juste de la police nationale.

Pourtant, ces dernières années, si nous avons eu de bons résultats en matière de lutte contre la délinquance, c’est grâce au travail des fonctionnaires de police. Il sera impossible de maintenir ces résultats si on diminue nos effectifs. D’autre part, il y a le risque de mettre en place une sécurité à deux vitesses. Car si on peut penser que les communes les plus riches pourront palier cela avec leurs polices municipales, ce ne sera pas le cas partout. Loin de là.

LCI.fr : Si la grogne concerne tous les grades de la police, pourquoi seuls vos syndicats sont dans la rue ?

N.C. : Les officiers et les commissaires ont déjà eu leur diminution d’effectifs et ont obtenu les contreparties qu’ils voulaient. Aujourd’hui, ceux qui sont directement touchés, ce sont les gradés et les gardiens de la paix.

L’Intérieur a récemment signé un accord avec le syndicat Alliance, minoritaire, qui échange la diminution des effectifs de la police contre une hausse modérée des primes. Mais, surtout, dans cet accord, l’Intérieur fait passer la suppression d’une semaine de congés pour nos collègues car comme ils seront moins nombreux leur remplacement sera plus compliqué.

Cet accord est aujourd’hui rejeté par le plus grand nombre. C’est pourquoi, avec nos deux organisations, l’Unsa et la SGP, qui représentent 60% des effectifs, nous demandons une nouvelle table ronde pour rediscuter de tout cela.

LCI.fr : En même temps, la dernière fois qu’il y a eu une table ronde, vous êtes parti...

N.C : Nous ne sommes pas partis, on nous en a exclu ! Parce qu’on n’a pas voulu accepter, avant la fin même des négociations le principe des contreparties. Ce n’était pas acceptable.

LCI.fr : Michèle Alliot-Marie a estimé ce matin sur BFM TV que vos calculs étaient "faux". Elle parle de la suppression de 4000 postes d’ici 2012 qui seront en partie compensés par la création de 1600 autres, notamment dans l’administration.

N.C. : Nous n’avons visiblement pas la même façon de faire nos calculs. Qaunt au discours consistant à dire, "il y a des policiers plein les bureaux, on va les remettre sur la voie publique", cela fait 30 ans qu’on l’entend ! Ils ne sont pas dans les bureaux, mais déjà affectés à des missions de police.

LCI.fr : Le pouvoir d’achat semble également être un sujet de préoccupation important dans la police...

N.C. : Les policiers, comme beaucoup de nos concitoyens, ont vu une dégradation très nette de leur pouvoir d’achat. Si ce n’est, qu’en plus, le métier de policier est de plus en plus difficile car on a à faire à des franges toujours plus violentes de la population. Nous avons de plus en plus de blessés en intervention.

Mais c’est cela qui a permis une diminution de la délinquance. Si on met cela en parallèle avec une diminution du pouvoir d’achat, ce n’est pas supportable. On ne peut pas demander à nos policiers de travailler toujours plus, de prendre toujours plus de risques et de coups et en même temps les laisser dans des situations personnelles extrêmement difficiles.

D’autre part, on nous annonce l’arrivée de la gendarmerie nationale au sein du ministère de l’Intérieur. C’est une bonne idée en terme d’efficacité, mais il faudra qu’il y ait une parité entre les deux corps car, d’une manière générale la parité est actuellement en notre défaveur aussi bien pour les salaires que pour les grades.

Après la manifestation du 23 octobre dernier à Paris, qui a rassemblé 7000 policiers, nous manifesteront à Lyon le 18 novembre prochain pour plus de pouvoir d’achat. Si rien ne se passe du côté du ministère, on augmentera la puissance de notre action et, s’il le faut, nous organiserons une manifestation nationale, comme en 2001, où 30 000 policiers étaient descendus dans la rue.

Etude - Les locataires ont du mal à joindre les deux bouts

le 05/11/2008 - 12h40

Selon l’Insee, le nombre de ménages ayant des difficultés à payer leur loyer a augmenté de 30% entre 2002 et 2006.

Baisse du pouvoir d’achat, chômage, de plus en plus de couples ont du mal à joindre les deux bouts à la fin du mois.

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 1,789 million de ménages ont affirmé avoir des difficultés à régler leurs loyers ou leurs charges en 2006 contre 1,372 million quatre ans plus tôt.

Un chiffre en augmentation de 30%. L’Insee précise en revanche ne disposer d’aucun chiffre du nombre de loyers impayés sur cette période.

La semaine dernière, la Fondation Abbé Pierre avait indiqué que plus de 500.000 ménages présentaient des impayés de loyer de plus de 2 mois, soit une augmentation de plus de 96% entre 2002 et 2006 dans le parc privé et de plus de 58% dans le parc public, en affirmant s’appuyer sur des chiffres Insee.

Selon l’Insee, "l’accroissement du nombre d’impayés constaté entre les enquêtes logement 2002 et 2006 n’est pas interprétable, le protocole de questionnement ayant été modifié d’une enquête à l’autre".

Vidéo

En région, en moyenne un train sur deux circule

06 novembre 2008 - 13h00

Des perturbations dans les gares mais peut-être moins que lors des précédentes grèves. A Toulouse, les usagers ont pu, malgré l’attente sur les quais, se rendre au travail.

Transports : Grève SNCF, la galère des Parisiens

06 novembre 2008 - 13h00

Une journée de grève des transports, c’est toujours un moment difficile pour les usagers. Un exemple en région parisienne.

Les difficultés rencontrées par les PME

06 novembre 2008 - 13h00

Les commandes en baisse et il devient difficile de continuer à faire tourner les affaires des entreprises. Un exemple à Bordeaux.

Minimum vieillesse : les couples oubliés ?

06 novembre 2008 - 13h00

Le Sénat a confirmé la hausse du minimum vieillesse réservées aux personnes seules. Les couples se sentent lésés.

Enquête sur le surendettement en France

06 novembre 2008 - 13h00

Plus d’un million de personnes ont eu recours aux procédures de surendettement depuis leur création. Comment se retrouve-t-on dans une telle situation et comment s’en sortir ?

Tendance : L’invasion des locavores

01 novembre 2008 - 20h00

Les locavores sont des consommateurs qui mangent des produits exclusivement venus de marchés locaux. Pour cela, ils sont prêts à se rendre directement chez les producteurs.


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