AID Association initiatives dionysiennes
Changements climatiques

Les catastrophes en série annoncent-elles un dérèglement durable du climat ?

Les experts du GIEC pessimistes

vendredi 2 octobre 2009 par JMT

Au moins 18 personnes ont péri, 40 autres ont été blessées et 20 sont portées disparues dans les pluies torrentielles qui se sont abattues vendredi matin sur la Sicile, où elles ont emporté des routes et détruit des habitations dans la région de Messine.

La présidente Gloria Arroyo a décrété vendredi l’état de catastrophe naturelle pour l’ensemble du pays avant le passage attendu de Parma. Le typhon, qui concentre des vents jusqu’à 195 km/h et des rafales de 230 km/h, menace particulièrement 1,8 million de personnes selon l’ONU.

Les autorités indonésiennes demandent un soutien international pour localiser les victimes du séisme encore bloquées sous les décombres, et pour soigner les blessés. Sur place, tout manque, notamment l’eau et les médicaments. Et les chances de survie des personnes ensevelies baissent d’heure en heure.

Les sauveteurs ne cessent de retrouver des cadavres ensevelis dans la boue après la série de tsunamis qui a balayé ces îles du Pacifique-Sud. L’Etat indépendant de Samoa semble la partie de l’archipel la plus sinistrée.

Le réchauffement climatique s’accélère et certains phénomènes sont désormais irréversibles, selon le GIEC

Des pluies torrentielles font au moins 18 morts en Sicile

Par REUTERS, Mise a jour : 02/10/2009 18:51

ROME (Reuters) - Au moins 18 personnes ont péri, 40 autres ont été blessées et 20 sont portées disparues dans les pluies torrentielles qui se sont abattues vendredi matin sur la Sicile, où elles ont emporté des routes et détruit des habitations dans la région de Messine.

Des pluies torrentielles font au moins 18 morts en Sicile

Certaines personnes ont trouvé refuge sur des toits et ont été secourues par hélicoptère.

Le maire de Messine, Giuseppe Buzzanca, a expliqué que sa ville était isolée par le déluge, qui a emporté des routes et des voies de chemin de fer. Les blessés ont dû de ce fait être évacués par la mer.

Le responsable des services de secours, Guido Bertolaso, a déclaré lors d’une conférence de presse que la multiplication des constructions "sauvages", très courantes en Italie, avait aggravé l’impact des intempéries.

"Une maison était construite sur la berge d’un cours d’eau. Que pensez-vous qu’il puisse arriver ?"

Le groupe écologiste Legambiente a déclaré que l’île payait "très cher la destruction des terres avec d’énormes blocs de ciment".

Un immense pont d’un coût de 10 milliards d’euros reliant la péninsule à la Sicile devrait être achevé d’ici 2016, selon le gouvernement.

"Il nous faut un plan sérieux d’investissement pour accroître la sécurité plutôt que des travaux publics pharaoniques dans cette partie du pays, faute de quoi des tragédies comme celle-ci se reproduiront", a réagi le chef de l’Etat, le président Giorgio Napolitano.

Silvia Morteni, version française Eric Faye et Nicole Dupont

Philippines - Ce typhon qui menace 1,8 million de personnes

le 02/10/2009 - 13h52

La présidente Gloria Arroyo a décrété vendredi l’état de catastrophe naturelle pour l’ensemble du pays avant le passage attendu de Parma. Le typhon, qui concentre des vents jusqu’à 195 km/h et des rafales de 230 km/h, menace particulièrement 1,8 million de personnes selon l’ONU.

Crédit Photo : TF1/LCI Après avoir dévasté les Philippines où il y a plus de 200 morts, le cyclone Ketsana s’attaque au Vietnam. Le bilan provisoire est déjà de 22 morts.

Les ferventes Philippines priaient vendredi à l’approche d’une nouvelle calamité naturelle : le "super typhon" Parma susceptible de semer de nouveau la désolation dans l’archipel. Manille et sa région ont été submergées le 26 septembre par une mer d’eau et de boue déversée par la tempête tropicale Ketsana, qui a laissé dans son sillage plus de 400 morts en Asie du Sud-Est, dont au moins 293 aux Philippines.

La présidente Gloria Arroyo a décrété vendredi l’état de catastrophe naturelle pour l’ensemble du pays avant le passage attendu de Parma qui concentre des vents jusqu’à 195 km/h et des rafales de 230 km/h. Parma menace particulièrement 1,8 million de personnes "qui vivent dans des endroits où les vents risquent d’avoir un impact maximum", a averti vendredi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Au Laos et au Vietnam, les autorités continuaient vendredi de compter leurs morts après le passage de Ketsana qui, en quittant les Philippines, avait gagné en puissance pour se muer en typhon.

Selon un dernier bilan, 16 personnes ont péri au Laos, au moins 99 au Vietnam et 17 au Cambodge. Enfin, les secours n’espéraient plus guère retrouver de survivants aux îles Samoa, dans le Pacifique sud, où un séisme et un tsunami mardi ont fait au moins 155 morts. Des murs d’eau de près de huit mètres se sont abattus sur l’archipel composé de l’Etat indépendant des Samoa et des Samoa américaines.

(D’après agence)

Indonésie - L’appel à l’aide de Sumatra

le 02/10/2009 - 07h02

Les autorités indonésiennes demandent un soutien international pour localiser les victimes du séisme encore bloquées sous les décombres, et pour soigner les blessés. Sur place, tout manque, notamment l’eau et les médicaments. Et les chances de survie des personnes ensevelies baissent d’heure en heure.

Crédit Photo : AFP / Antara / M. Gafur Un habitant de Padang debout près d’un immeuble détruit par un séisme (30 septembre 2009)

Le dernier bilan du séisme qui a frappé mercredi l’île de Sumatra, toujours pas définitif, s’élève à 1100 morts, selon le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, John Holmes.

Les autorités indonésiennes font état de 770 décès confirmés et de plusieurs centaines de blessés. Face à l’ampleur des dégâts et de l’aide à fournir, la ministre de la Santé a appelé vendredi les pays étrangers à envoyer des équipes de sauveteurs pour aider son pays dans la recherche des personnes disparues.

"Nous avons besoin du soutien des pays étrangers pour les opérations d’évacuation. Nous avons besoin d’équipes de sauveteurs confirmés avec leur matériel", a-t-elle déclaré à Padang, la grande ville de l’ouest de Jakarta frappée par le séisme de magnitude 7,6.

"Notre principal problème est qu’il y a encore de nombreuses personnes ensevelies sous les décombres. Nous avons des difficultés" à les localiser et à les extraire. Les recherches sont rendues difficiles par le manque d’engins de chantier pour déblayer les débris, d’équipes de sauveteurs compétents ainsi que par les difficultés de communication. L’Indonésie manque également de médicaments pour soigner les blessés.

Mobilisation internationale

Plusieurs pays ont annoncé l’envoi d’une aide d’urgence. C’est le cas notamment de l’Australie, qui va dépêcher une équipe de recherches composée de 44 personnes et d’un groupe de 10 ingénieurs de l’armée. Le Japon, très expert dans ce domaine, les Etats-Unis ou la Suisse ont également pris des mesures en ce sens.

Le temps presse : les chances de survie des personnes ensevelies sous les décombres baissent d’heure en heure. "En raison de la situation, les chances de retirer des personnes vivantes sont très faibles" deux jours après le tremblement de terre, a estimé le secrétaire général du Croissant rouge indonésien, qui a dépêché sur place une cinquantaine de soignants.

Le gouvernement indonésien a mobilisé plusieurs centaines de militaires, de policiers et de médecins et envoyé, par bateaux et avions, du matériel médical, des tentes et des vivres. Il a également débloqué une aide d’urgence de 26 millions de dollars.

Mais à Padang et ses environs, les médecins se plaignent du manque de ressources pour soigner les centaines de victimes souffrant notamment de blessures aux membres ou à la tête.

D’après agence

Pacifique - Le paradis samoan après l’enfer du tsunami

le 01/10/2009 - 07h55

Les sauveteurs ne cessent de retrouver des cadavres ensevelis dans la boue après la série de tsunamis qui a balayé ces îles du Pacifique-Sud. L’Etat indépendant de Samoa semble la partie de l’archipel la plus sinistrée.

Crédit Photo : AFP / J. Newton Les dégâts à Pago Pago (Samoa) après un tsunami (29 septembre 2009)

Une couche de sable et de boue recouvre la plupart des constructions réduites en miettes sur la côte des Samoa frappée par un raz-de-marée. Les rescapés, eux, ramassent les poissons morts pour nourrir leurs familles. "On a vu des camions pick-up pleins de cadavres revenir en ville", témoigne un touriste néo-zélandais. "On a été choqué quand on a vu le premier puis au bout de trois heures, on s’est habitué". Le dernier bilan fait état de 220 morts.

Quatre vagues géantes déclenchées par un puissant séisme ont dévasté les Samoa et les Samoa américaines voisines mercredi, détruisant en quelques minutes un archipel aux allures paradisiaques. "Cinq minutes après le séisme, tout ce qu’on entendait, c’était des cris", a déclaré un vacancier australien.

Alors que les sauveteurs s’activent pour venir en aide aux survivants, il semble que l’Etat indépendant de Samoa soit la partie de l’archipel la plus sinistrée. "Il y a jusqu’alors 110 morts à Samoa, mais on est encore en train de compter", a déclaré un responsable du gouvernement, qui a souhaité garder l’anonymat.

Le secteur du port : une zone de guerre

Les vagues atteignant de six à neuf mètres de haut ont rasé des immeubles et emporté dans l’océan des gens dans leur sommeil, racontent les survivants. Le bilan devrait encore s’alourdir, soulignent les autorités, car il y a des centaines de disparus. Une vingtaine de villages polynésiens aux Samoa ont été anéantis et d’autres ont été détruits aux Samoa américaines.

Un habitant de la capitale de ce territoire des Etats-Unis a décrit le secteur du port comme une zone de guerre : "Je ne parle pas d’immeubles endommagés, mais d’immeubles qui n’existent plus". Sur la côte sud d’Upolu, la principale île des Samoa, les palmiers qui avaient résisté à de puissants cyclones ont été brisés comme des brindilles par la force de l’océan.

D’après agence

Changements climatiques - Le pire est en train de se produire

Louis-Gilles Francoeur Édition du vendredi 25 septembre 2009

Le réchauffement climatique s’accélère et certains phénomènes sont désormais irréversibles, selon le GIEC

Zones polaires

Plusieurs études publiées depuis deux ans pointaient dans la direction d’une accélération du réchauffement climatique. Mais la prudence du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) l’avait incité à exclure ces éléments de son rapport quinquennal de 2007. Le rapport d’étape publié hier en plein sommet du G20 à Pittsburgh change radicalement la donne.

« La rapidité et l’ampleur des changements climatiques semblent en voie de dépasser les prévisions les plus alarmantes du dernier rapport du GIEC », résumait hier la déclaration publiée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Telles sont en effet les conclusions auxquelles en arrivent 400 des principaux météorologistes et chercheurs de haut niveau mobilisés par le GIEC pour produire ce nouveau rapport d’étape à un peu plus de deux mois de la conférence de Copenhague, dont l’issue semble déjà problématique. (On peut le télécharger sur le site Internet du Devoir.) Le dernier rapport quinquennal a été publié en 2007 après avoir été contre-expertisé par plus de 1200 chercheurs de partout dans le monde.

Non seulement plusieurs scénarios parmi les plus pessimistes sont déjà en train de se matérialiser, mais aussi plusieurs des scénarios de long terme sont à nos portes, sinon déjà en marche, précise le rapport.

Ainsi, la hausse du niveau des océans, qui devait se situer entre 18 et 59 cm d’ici 2100 (par rapport à 1990), devrait maintenant atteindre entre 0,8 et 2 mètres, ce que refusaient d’envisager en 2007 plusieurs chercheurs plus conservateurs du GIEC. Le rapport précise que des indices importants incitent à penser que les niveaux des océans pourraient s’élever « de cinq à dix fois plus dans les siècles suivants » si les glaciers qui couvrent le Groenland, l’Antarctique et l’Himalaya fondent plus vite que prévu.

Or les derniers relevés faits au Groenland indiquent qu’à l’été 2007, la fonte des glaciers a été 60 % plus abondante qu’en 1998. Des taux de fonte similaires ont aussi été mesurés dans l’Antarctique.

Quant aux trente glaciers témoins des neuf grandes chaînes de montagnes qui servent au suivi du réchauffement planétaire, la vitesse de leur fonte depuis l’an 2000 a doublé par rapport aux deux dernières décennies. À ce rythme, les chercheurs prédisent la disparition des glaciers des Pyrénées d’ici 2050 et d’Afrique tropicale d’ici 20 ans, provoquant d’importantes pénuries d’eau pour les humains et les autres espèces vivantes.

Le rapport indique que l’accélération maintenant confirmée par le GIEC du réchauffement de la planète est déjà en train de faire franchir à plusieurs grands écosystèmes le « seuil d’irréversibilité » qui mène à leur disparition.

Le GIEC nomme deux de ces seuils en train d’être franchis. Le premier et sans doute un des plus alarmants est la fonte accélérée des glaciers tropicaux et des régions tempérées, qui fournissent de l’eau potable, l’irrigation agricole et de l’électricité à pas moins de 20 à 25 % des humains.

De plus, les changements en cours dans les cycles hydrologiques sont déjà en train de chambarder, sinon de faire totalement disparaître les régions climatiques dont dépendent d’immenses écosystèmes et milieux de vie humains en asséchant davantage et de façon permanente plusieurs régions semi-arides de la planète en Asie, en Afrique, en Australie et en Amérique, dans le sud-ouest des États-Unis, déjà aux prises avec des sécheresses et des incendies pratiquement incontrôlables.

Pour le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui signe l’avant-propos de ce rapport, « le monde doit réaliser une fois pour toutes qu’il faut agir maintenant et que nous devons travailler ensemble pour faire face à ce défi colossal, un défi moral qui est celui de notre génération ».

Pour le GIEC, il est « encore possible » d’éviter les pires impacts du réchauffement en cours à condition d’enclencher « une action immédiate, globale et décisive » qui passe par une protection des puits de GES, comme les grandes forêts, et l’adoption de modes de production et de consommation différents.

Malgré tous les signaux des chercheurs, le rapport établit que les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine ont augmenté de 38 % depuis 1990, la moyenne annuelle étant passée de 0,9 % par année entre 1990 et 1999 à 3,5 % par année en moyenne depuis l’an 2000. Le GIEC avait pour sa part basé ses dernières prévisions sur une augmentation d’environ 1 % par année.

C’est aussi ce qui explique que le GIEC est beaucoup plus affirmatif quand il prévoit un ralentissement, sinon un arrêt de la circulation thermohaline des océans et la possibilité que la libération dans l’atmosphère du CO2 et du méthane emprisonné dans le pergélisol puisse rendre le climat incontrôlable.

Cette fois, le GIEC s’alarme pour de bon du problème de mieux en mieux documenté de l’acidification des océans, lesquels sont en train de se gorger de CO2, ce qui stérilise les coraux de régions entières, comme la côte californienne, et qui compromet la survie des cheptels aquatiques et des millions de personnes qui en dépendent pour se nourrir souvent dans les pays les plus pauvres.

DOCUMENT

Télécharger le nouveau rapport d’étape du GIEC en anglais

VIDEOS

Indonésie : Sumatra appelle à l’aide internationale

Le 02 octobre 2009 - 20h17

L’Indonésie a appelé vendredi à l’aide la communauté internationale pour retrouver au plus vite d’éventuels survivants du séisme sur l’île de Sumatra..

Par TF1

Sicile : Inondations meurtrières en Sicile

Le 02 octobre 2009 - 20h17

Dix-sept personnes sont mortes dans la région de Messine en Sicile suite aux inondations et glissements de terrain provoqués par des pluies diluviennes..

Par TF1

Italie : Pluies diluviennes meurtrières en Sicile

Le 02 octobre 2009 - 17h18

Dix sept personnes ont été tuées et au moins une soixantaine de blessés dans les pluies diluviennes qui ont frappé la région de Messine, en Sicile, jeudi..

Par Véronique BUONOMANO

Pacifique : Tsunami aux Samoa : les images

Le 30 septembre 2009 - 07h41

Une série de tsunamis déclenchés par un violent séisme sous-marin a balayé mardi l’archipel des Samoa, où le bilan dépasserait les 100 morts..

Par TF1


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1917724

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site ECOLOGIE   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License