AID Association initiatives dionysiennes

MANIFS A LA REUNION

mardi 10 mars 2009 par JMT

Après la Guadeloupe et la Martinique, l’île-de-la-Réunion est entrée ce mardi dans son premier jour de grève générale. Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ce matin à partir de 9 heures (6 heures à Paris) dans les rues de Saint-Denis et Saint-Pierre. Sur le parcours, les commerçants ont décidé de fermer leurs magasins. Le défilé a commencé dans une ambiance bon enfant mais des incidents ont éclaté à la fin du cortège.

Outre-mer - Appel au calme à la Réunion après des heurts

le 10/03/2009 - 22h09

Le collectif contre la vie chère Cospar demande aux manifestants de mettre fin aux violences après des heurts entre jeunes et forces de l’ordre à Saint-Denis. Dans un visible souci d’apaisement, le préfet de la Réunion avait annoncé lundi soir des baisses des prix de la bouteille de gaz et des carburants qui prendront effet mercredi.

Crédit Photo : TF1/LCI Une rue de l’île de la Réunion après des heurts entre jeunes et forces de l’ordre, le 10 mars 2009

Alors que plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi à Saint-Denis de la Réunion contre la vie chère, jeunes et forces de l’ordre se sont également affrontés dans le quartier populaire du Chaudron. Bilan : 15 membres des forces de l’ordre blessés et 16 personnes interpellées.

Face à ces violences, le collectif contre la vie chère Cospar a donc appelé au calme. "Le Cospar n’appelle pas à l’émeute, il est responsable, il regrette profondément ce qui s’est passé", a déclaré le secrétaire général de la CFDT-Réunion Jean-Pierre Rivière, un des porte-parole du Cospar.

Le collectif a également annoncé aussitôt après la suspension des opérations coups de poing menées contre des grandes surfaces depuis jeudi dernier, alors que des forces de l’ordre ont été déployées mardi dans le quartier du Chaudron pour protéger une grande surface devant laquelle s’étaient rassemblés les groupes de jeunes.

Le préfet de la Réunion, Pierre-Henry Maccioni, a lui appelé à la reprise des négociations pour "aboutir à un accord le plus tôt possible".

Ailleurs sur l’île, la mobilisation, dans le sillage des Antilles, semble déjà marquer le pas. Jeudi dernier, de 15.000 à 30.000 personnes s’étaient mobilisées pour réclamer, entre autres, une augmentation de 200 euros des bas salaires et la baisse des prix de certains produits de consommation courante.

Mardi, selon le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion, les manifestations dans les deux plus grandes villes de l’île, Saint-Denis et Saint-Pierre, ont réuni un total de 10.000 personnes.

La police évoque de son côté 3000 manifestants à Saint-Denis et entre 2000 et 2500 à Saint-Pierre. Dans un visible souci d’apaisement, le préfet de la Réunion avait annoncé lundi soir des baisses des prix de la bouteille de gaz et des carburants qui prendront effet mercredi, ce qui pourrait expliquer une mobilisation en berne. De plus, cette nouvelle journée de mobilisation se déroule après le début des vacances scolaires.

Le patronat "fait traîner les choses"

D’où la crainte exprimée par Ivan Hoareau, porte-parole du Cospar, dans son discours devant les manifestants de Saint-Denis : "Si nous faiblissons, on va se perdre dans des négociations qui n’en finiront pas".

Il a appelé à des opérations coup de poing dans toute l’île contre la grande distribution, le patronat réunionnais et le secteur de l’importation.

"La délégation patronale essaie de faire traîner les choses", a-t-il estimé. "Il faut accroître la mobilisation. On a obligé le patronat à venir à la table des négociations sur les salaires. On va pousser le patronat et l’Etat à céder sur les salaires et les minima sociaux".

Les négociations ont commencé vendredi sur la base de 62 revendications présentées par le Cospar. Lundi, les élus réunionnais ont annoncé qu’ils refusaient, contrairement à leurs homologues antillais, de contribuer à l’augmentation des bas salaires dans le secteur privé.

L’accord signé en Guadeloupe la semaine dernière prévoit en effet une contribution de 50 euros des collectivités locales à l’augmentation des salaires inférieurs à 1,4 Smic, l’Etat apportant 100 euros et les employeurs 50 euros.

Pour sa part, le patronat réunionnais propose une prime mensuelle de 50 euros pour les plus bas salaires. Mais pour Ivan Hoareau, "le Medef avance 50 euros sans charges, c’est-à-dire moins de 25% de l’effort demandé, ce n’est pas assez".

Le RSTA appliqué dès avril

Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, a annoncé mardi au Sénat que le Revenu supplémentaire temporaire d’activité de 100 euros pour les bas salaires serait appliqué "dès le mois d’avril".

Ce dispositif destiné à anticiper la création du RSA, qui ne sera appliqué qu’en 2011, "c’est 100 euros pour tous ceux qui travaillent s’ils ont moins de 1,4 smic", a précisé M. Jégo lors de l’examen du projet de loi de développement de l’outre-mer.

Il a indiqué qu’il serait appliqué dans les quatre départements d’outre-mer et concernera "185.000 salariés qui vont dès cette année toucher ce RSTA pendant les 3 prochaines années".

(D’après agence

LA MANIF DU 10 MARS 2009 A SAINT DENIS

Affluence importante au Square Labourdonnais et dans les pelouses devant l’entrée latérale de la Préfecture.

LA MANIF DU 10 MARS 2009 A SAINT PIERRE

Un correspondant téléphonique nous annoncait à 10H45 environ 1300 personnes

Incidents en marge des manifestations sur l’île de La Réunion

10.03.2009,11h51

Après la Guadeloupe et la Martinique, l’île-de-la-Réunion est entrée ce mardi dans son premier jour de grève générale. Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ce matin à partir de 9 heures (6 heures à Paris) dans les rues de Saint-Denis et Saint-Pierre. Sur le parcours, les commerçants ont décidé de fermer leurs magasins. Le défilé a commencé dans une ambiance bon enfant mais des incidents ont éclaté à la fin du cortège.

Des groupes de jeunes ont commencé à lancer des pierres en direction de la préfecture mardi à Saint-Denis de La Réunion entraînant des tirs de grenades lacrymogènes des forces de l’ordre. Les incidents ont commencé vers 13 heures (10 heures à Paris) environ une heure après les interventions des responsables du Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion (Cospar) sur la place de la préfecture.

Les incidents se poursuivaient à 14 heures (11 heures à Paris) entre des groupes de quelques dizaines de jeunes et des gendarmes mobiles, sur le front de mer de Saint-Denis, ainsi que dans certaines rues de la ville.

Des voitures et des habitations ont également été la cible des jets de pierres et de bouteilles.

8000 à 10 000 personnes selon les organisateurs

Entre 8000 et 10000 personnes, selon les organisateurs, 3000 selon la préfecture, avaient défilé dans la matinée à Saint-Denis à l’initiative du collectif, qui a appelé pour la journée de mardi à une grève reconductible.

A Saint-Pierre (Sud), de 3000 à 5000 personnes, selon les organisateurs, 2000 selon la police, ont défilé sans incidents.

A l’issue de la manifestation, plusieurs centaines de participants se sont dirigés vers une grande surface pour protester contre des licenciements, a constaté un correspondant de l’AFP. Des manifestants ont bloqué une route à proximité du magasin où une délégation du collectif devait être reçue par la direction.

La mobilisation marque le pas sur l’île de la Réunion

10.03.09

SAINT-DENIS DE LA REUNION (Reuters) - Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi à la Réunion contre la vie chère, mais la mobilisation, dans le sillage des Antilles, semble déjà marquer le pas.

Jeudi dernier, de 15.000 à 30.000 personnes s’étaient mobilisées pour réclamer, entre autres, une augmentation de 200 euros des bas salaires et la baisse des prix de certains produits de consommation courante.

Selon le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion (Cospar), les manifestations dans les deux plus grandes villes de l’île, Saint-Denis et Saint-Pierre, ont réuni mardi un total de 10.000 personnes.

La police évoque de son côté 3.000 manifestants à Saint-Denis et entre 2.000 et 2.500 à Saint-Pierre.

Sur les banderoles, on pouvait lire : "Le Medef doit payer", "Réunionnais, soyez solidaires !" ou encore "Ti kréol kont gro profitèr" ("Petits créoles contre gros profiteurs").

Dans un visible souci d’apaisement, le préfet de la Réunion avait annoncé lundi soir des baisses des prix de la bouteille de gaz et des carburants qui prendront effet mercredi, ce qui pourrait expliquer une mobilisation en berne.

De plus, cette nouvelle journée de mobilisation se déroule après le début des vacances scolaires.

"Si nous faiblissons, on va se perdre dans des négociations qui n’en finiront pas", a déclaré Ivan Hoareau, porte-parole du Cospar, dans son discours devant les manifestants de Saint-Denis.

LE PATRONAT "FAIT TRAÎNER LES CHOSES"

Il a appelé à des opérations coup de poing dans toute l’île contre la grande distribution, le patronat réunionnais et le secteur de l’importation.

"La délégation patronale essaie de faire traîner les choses", a-t-il estimé. "Il faut accroître la mobilisation. On a obligé le patronat a venir à la table des négociations sur les salaires. On va pousser le patronat et l’Etat à céder sur les salaires et les minima sociaux".

Les négociations ont commencé vendredi sur la base de 62 revendications présentées par le Cospar.

Lundi, les élus réunionnais ont annoncé qu’ils refusaient, contrairement à leurs homologues antillais, de contribuer à l’augmentation des bas salaires dans le secteur privé.

L’accord signé en Guadeloupe la semaine dernière prévoit une contribution de 50 euros des collectivités locales à l’augmentation des salaires inférieurs à 1,4 Smic, l’Etat apportant 100 euros et les employeurs 50 euros.

Le patronat réunionnais propose une prime mensuelle de 50 euros pour les plus bas salaires.

"Le Medef avance 50 euros sans charges, c’est-à-dire moins de 25% de l’effort demandé, ce n’est pas assez", a estimé Ivan Hoareau.

Bernard Grollier, édité par Yves Clarisse

Journée du 9 mars du COSPAR

Collectif des Organisations Syndicales, Politiques et des Associations Réunionnaises

Le groupe de travail sur les prix a continué à travailler, notamment en faisant une contreproposition de liste de produits de première nécessité à celle fournie le 8 mars par les représentants des commerces.

La liste des représentants des commerces comportait une liste de 127 produits avec pour chaque produit un maximum de 2 références avec des baisses variant de 5 à 20%.

La liste du COSPAR comporte 100 familles de produits avec pour chaque famille 5 références ; pour ces 500 produits la baisse demandée est de 20%. La négo continue…

Concernant le gel des loyers sociaux la proposition des bailleurs est de « geler les loyers des logements sociaux et de les ramener à leur niveau du 31 décembre 2008, jusqu’à l’application de l’augmentation du forfait charges DOM de l’allocation logement et ce, au plus tard jusqu’au 31 décembre 2009.

Le Rectorat a été occupé par les étudiants et une délégation du COSPAR est venue sur place pour appuyer les revendications énoncées dans la plateforme du COSPAR, notamment en matière :

- d’augmentation des bourses étudiantes

- d’augmentation de 200 € des salaires des CDD, CAV … (inférieurs à 1,4 SMIC)

- de gel des suppressions de postes dans les services publics et notamment dans l’Education Nationale

- de mise en place d’un plan de résorption de la précarité

Sur toutes ces questions, le représentant du Recteur n’a apporté aucune réponse satisfaisante.

Le Recteur sera de nouveau interpellé dès son retour de Paris où il est censé faire part des doléances des étudiants aux Ministres de l’Education Nationale et de l’Enseignement supérieur.

Un réunion a eu lieu en fin d’après-midi à la Préfecture sur la question de notre revendication d’augmentation de 200 € mensuels nets des bas salaires (jusqu’à 1,4 SMIC), des basses retraites, des minimas sociaux, des bourses étudiantes.

Le Préfet a conduit cette réunion. Etaient présents le Président du Conseil Régional, la Présidente du Conseil Général, les représentants du MEDEF et de la CGPME.

Le MEDEF a fait une proposition d’augmentation de 50 € mensuels nets sous forme de prime ; la CGPME que les entreprises membres de la confédération pouvaient aller jusqu’à 50 € dans le cadre de négociations sociales à venir et ce dans le cadre d’un contrat d’intéressement.

Les deux collectivités ont refusé de s’engager en raison notamment du fait que leur participation éventuellement à la hausse des salaires obèrerait leur capacité à remplir leurs missions sociales auprès des plus défavorisés. Le Président du Conseil Régional a également fait valoir le risque d’inégalité de traitement de la mesure préconisée entre ceux qui en bénéficieraient et les autres, juste au-dessus du plafond de 1,4 SMIC, ainsi que le devenir du dispositif d’ici un an. Aucun engagement n’a été pris sur les basses retraites ni sur les minima sociaux.

Le Préfet a proposé une autre réunion mercredi 11 mars. Mercredi est également prévue une réunion avec l’Association des Maires.

Concernant le prix de la bouteille de gaz et le prix des carburants le Préfet a annoncé les décisions suivantes :

A compter du 11 mars

- baisse de 6 cts du litre de gazole (0,93 € au lieu de 0,99 €)

- baisse de 4 cts du litre de sans-plomb (1,20 € au lieu de 1,24 €)

- baisse de 3 € sur le prix de la bouteille de gaz (17 € au lieu de 20 €)

Il s’agit donc d’une première petite avancée.

Communiqué de presse du COSPAR

Baisse du prix de la bouteille de gaz et des carburants

Les demandes du COSPAR en matière d’urgence sociale portaient en particulier sur la baisse du prix de la bouteille de gaz de 5 € et de 10 cts sur les carburants.

Le succès de la mobilisation du 5 mars, la pression continuelle exercée par le COSPAR a permis d’obtenir une première avancée.

Plus que jamais, la mobilisation doit se poursuivre pour obtenir plus, pour obtenir mieux, pour obtenir la satisfaction des revendications du COSPAR.

VIDEO

Outre-mer : Violences en marge des manifestations à la Réunion

10 mars 2009 - 20h00

Sur l’île de la Réunion, de nouvelles manifestations étaient organisées mardi pour protester contre la vie chère. En marge des cortèges, des heurts ont opposé jeunes et forces de l’ordre. Le point. La Redaction



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