AID Association initiatives dionysiennes
UMP qui rit, Europe Ecologie qui jubile , PS et MoDem qui font grise mine

ELECTIONS EUROPEENNES 2009 : CE QUI A CHANGE

mais au niveau continental la droite l’emporte largement !

lundi 8 juin 2009 par JMT

Dimanche faste pour les adhérents d’AID : que ce soit Europe Ecologie, le Parti de Gauche ou le NPA n’ont pas à rougir de leurs prestations nationales.

Rien que le plaisir de voir la tête de déterrés des responsables socialistes nationaux qui paient enfin leur oubli du peuple de gauche vaut bien qu’on passe sur les multiples défauts du sire Cohn-Bendit qui a fait là un énorme cadeau à la gauche.

On apprécie également que des femmes de valeur qui ont un réel message à porter comme Eva Joly, Michèle Rivasi, Karima Delli, aient été élues.

Localement, la liste Alliance des Outre-Mers a fort logiquement gardé le siège de député européen de la France de l’Océan Indien avec le camarade Elie Hoarau, qui n’est certes pas un saint, mais nous nous réjouissons qu’il couronne ainsi une carrière de militant bien remplie au service d’une certaine idée de la Réunion qu’on peut ne pas aimer mais qui est digne de respect. Aux citoyens vigilants de faire en sorte qu’il tienne ses promesses.

Cette victoire survient au grand dam évidemment du parti socialiste local, copie en pire de sa maison mère, qui paie ainsi ses incohérences, l’illisibilité de sa politique, la vacuité de ses réalisations, son népotisme et son goût du cumul, même s’il fait plus de voix.

L’UMP, fidèle à elle même, arrive toujours à gruger son habituelle cohorte de naifs et de gogos qui croient éternellement aux fallacieuses promesses de meilleurs lendemains qu’on attend toujours et admirent les chefs, sous-chefs et sous-sous-chefs qui se gobergent sur leur dos.

Quand au MoDem, on ne tirera pas sur une ambulance !

Ah que les prochaines élections régionales vont être comiques dans ce champ de ruines : les gsm chauffent déjà depuis dimanche soir :-)

Découvrez région par région les profils des 72 élus qui représenteront les Français au sein de l’Europarlement.

Après l’échec de son parti lors du scrutin, la numéro 1 du PS affirme qu’elle entendait "accélérer le mouvement" de rénovation du parti.

En innovant, la liste de Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové a fait la meilleure des campagnes sur le Web. Le secret du jackpot d’Europe Ecologie ? "On s’est lancé en janvier et pour construire un espace de rencontre et de débat, nous avons créé un réseau social. C’est parti de là", explique Sandrine Bélier, tête de liste Europe Ecologie dans l’Est.

La liste d’Europe Ecologie obtient 7 points d’avance sur celle d’Harlem Désir (13,57%). L’UMP recueille un bon score avec 29,59% des voix. Le PS est devancé dans les 20 arrondissements de Paris, soit par Europe Ecologie, soit par la droite. L’UMP l’emporte avec 29,9% des voix, devant Europe Ecologie (27,5%).

Des politiques, Le Pen en tête, lient le bon score d’Europe Ecologie et la diffusion deux jours auparavant sur France 2 du documentaire de Yann Arthus-Bertrand.

Comme en 2004, la majorité des électeurs des 27 pays membres de l’UE ont offert la victoire aux partis de droite. Les partis écologistes font une percée dans l’hémicycle. L’abstention a atteint son record : environ 57%.

Le nouveau Parlement européen Infographie - Percée de la droite et des Verts, déroute socialiste : découvrez le nouveau rapport de force après le scrutin.

Europarlement - 72 eurodéputés, les connaissez-vous ?

Mis à jour le 08/06/2009 - 13h17

Découvrez région par région les profils des 72 élus qui représenteront les Français au sein de l’Europarlement.

Crédit Photo : DR/C.Puisney Le Parlement européen à Strasbourg

Nord-Ouest : 10 sièges

Jacky Hénin (PCF) Eurodéputé sortant, cet ancien commerçant de 48 ans, a été maire de Calais de 2000 à 2008.

Gilles Pargneaux (PS) Proche de Martine Aubry, cet avocat de 52 ans est le patron de la fédération socialiste du Nord. Il est maire délégué d’Hellemmes.

Il a dit : "L’Europe est trop lointaine. On n’a pas réussi à convaincre (...) Le PS n’est pas crédible. Il va falloir construire cette crédibilité, être dans l’unité, construire un projet alternatif".

Estelle Grelier (PS) Cette consultante de 35 ans est vice-présidente du conseil régional de Haute-Normandie depuis 2004. Elle est aussi premier adjoint au maire de Fécamp et présidente de la communauté de communes de Fécamp.

Hélène Flautre (Verts) Eurodéputée sortante, cette ex prof de math de 50 ans, est l’assistante de la vice-présidente de l’assemblée régionale Nord-Pas-de-Calais.

Corinne Lepage (MoDem) L’ex ministre de l’environnement, 57 ans, a intégré en 2008 son parti Cap 21 au MoDem, dont elle est vice-présidente. Ancienne candidate à la présidentielle de 2002, cette avocate aux barreaux de Paris et de Bruxelles, a notamment défendu des communes victimes des marées noires de l’Amoco Cadiz et de l’Erika.

Elle a dit : "Les soirs d’élections, la coutume c’est que tout le monde est content. Moi, je ne suis pas contente. On a fait un mauvais score".

Dominique Riquet (UMP) Ce chirurgien-urologue de 62 ans est conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais depuis 1992 et maire de Valenciennes depuis 2002.

Tokia Saïfi (UMP) Eurodéputée sortante, cette juriste de 49 ans est la première femme issue de l’immigration maghrébine à entrer au gouvernement en 2002, comme secrétaire d’Etat au Développement durable.

Jean-Paul Gauzes (UMP) Eurodéputé sortant, cet avocat de 61 ans est maire de Sainte-Agathe-d’Aliermont (Seine-Maritime) et conseiller régional de Haute-Normandie. Elu en 1998 président de région grâce aux voix du FN, il avait immédiatement démissionné.

Pascale Gruny (UMP) Cette directrice administrative et financière a été députée de l’Aisne de 2004 à février 2009 en remplacement de Xavier Bertrand. Elle a exercé plusieurs mandats locaux.

Marine Le Pen (FN) La benjamine de Jean-Marie Le Pen, 40 ans, a été réélue dimanche au Parlement européen en obtenant 10,18%, devançant ainsi le Modem et le PCF. La vice-présidente du FN a par ailleurs réussi le meilleur score dans sa commune d’Hénin-Beaumont : 27,92% des voix, battant le PS de plus de 10 points. Elle doit y participer les 28 juin et 5 juillet à une nouvelle élection municipale due à la révocation du maire ex-PS.

Elle a dit : "Je suis contente de ce résultat, c’est un redémarrage (...) Nous sommes présents. Nous avons fait campagne dans des conditions difficiles, l’ensemble de la classe politico-médiatique a écrit partout que le FN est mort"

Ouest : 9 sièges

Bernadette Vergnaud (PS) Eurodéputée sortante, cette figure de la vie politique de Poitiers a été conseillère régionale de Poitou-Charentes de 1998 à 2004 et maire-adjointe de Poitiers de 2001 à 2008, en charge de l’éducation.

Stéphane Le Foll (PS) L’ancien directeur de cabinet de François Hollande de 1997 à 2008 a été réélu député européen. Il est actuellement premier secrétaire fédéral du PS de la Sarthe.

Yannick Jadot (DVG) Directeur des campagnes de Greenpeace France de 2002 à 2008, Yannick Jadot, 41 ans, a participé activement au Grenelle de l’environnement.

Nicole Kiil-Nielsen (Verts) Membre des Verts depuis 1992, cette conseillère principale d’éducation explique être venue à la politique à la fin des années 60 pour défendre les droits des femmes, après avoir dû se rendre à l’étranger pour subir une IVG.

Sylvie Goulard (MoDem) Chercheuse associée au Centre d’études et de recherches internationales, Sylvie Goulard, 44 ans, est l’ancienne conseillère de Romano Prodi (2001 à 2004). Elle maîtrise une demi-douzaine de langues.

Christophe Béchu (UMP) A 34 ans, Christophe Béchu est le plus jeune des présidents de conseil généraux de France.

Elisabeth Morin-Chartier (UMP) L’ancienne présidente UMP de la région Poitou-Charentes partira pour le Parlement européen où elle siège depuis mai 2007, à la suite de la démission de Roselyne Bachelot devenue ministre de la Santé.

Alain Cadec (UMP) Premier adjoint du maire MoDem de Saint-Brieuc mais concurrent de ce dernier pour les Européennes, Alain Cadec, 55 ans, a été élu député européen UMP de l’Ouest.

Philippe de Villiers (MPF) Le chantre de la souveraineté nationale et croisé anti-européen s’est allié pour ce scrutin à Frédéric Nihous (CPNT) sous la bannière Libertas. Il préside le Conseil général de Vendée depuis 1988.

Il a dit : "Ce soir, je suis triste (...) la percée de Cohn-Bendit, 41ans après Mai-68, le lanceur de pavés qui redevient un héros de la société française, moi ça me gêne profondément".

Est : 9 sièges

Catherine Trautmann (PS) L’ancienne maire de Strasbourg et ministre de la Culture de Jospin a été réélue au Parlement européen.

Elle a dit : "La droite va gouverner (au Parlement européen), il faut qu’elle l’assume. Et nous, nous devrons mener une première bataille sur le programme de travail de la Commission", fait-elle valoir, rejetant l’alliance traditonnelle entre PPE et PSE à Strasbourg.

Liem Hoang-Ngoc (PS) Cet universitaire, spécialiste de l’économie du travail, né en 1964 à Saïgon, est membre du conseil d’administration d’Attac depuis 1998 et du Conseil national du PS en 2003.

Sandrine Bélier (DVG) Cette juriste de l’environnement de 37 ans a mis ses compétences au service du Conseil de l’Europe puis du Grenelle de l’environnement et enseigne à l’université de Strasbourg.

Jean-François Kahn (MoDem) Journaliste et essayiste connu pour son talent de polémiste, le frère du généticien Axel Kahn se présentait pour la première fois, estimant que "quand on est dans le journalisme d’opinion, on est engagé politiquement. Les idées que je défends là, je les ai toujours défendues". Il pourrait renoncer à sièger.

Joseph Daul (UMP) Député européen depuis 1999 et président du groupe conservateur sortant, le PPE, l’adjoint au maire de Pfettisheim (Haut-Rhin) a chapeauté pendant vingt ans la Fédération nationale bovine.

Véronique Mathieu (UMP) Cette ancienne responsable du mouvement Chasse, Pêche, Nature et Tradition est députée européenne depuis 1999. Elle a rejoint l’UMP en 2004.

Arnaud Danjean (UMP) Rival malheureux du socialiste Arnaud Montebourg aux législatives de 2007 en Saône-et-Loire, cet ex conseiller de la DGSE a oeuvré aux côtés des ministres des Affaires étrangères Barnier et Douste-Blazy.

Michèle Striffler (GM) Elue dimanche sous l’étiquette de La Gauche moderne de la liste UMP, cette ancienne déléguée médicale de 51 ans est une fidèle du maire de Mulhouse Jean-Marie Bockel, ex-socialiste devenu secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants.

Bruno Gollnisch (FN) Député européen depuis vingt ans, le vice-président exécutif du Front national et rival de Marine Le Pen est conseiller municipal de Lyon et conseiller régional Rhône-Alpes.

Il a dit : "Beaucoup de gens qui partagent nos idées ont pensé sottement —mais ils y ont été conduits — qu’ils contestaient le système en restant chez eux(...) Pendant ce temps, l’Europe continue de détruire les frontières, d’augmenter le chômage et les délocalisations. Que tous ces gens-là s’en prennent à eux-mêmes".

Sud-Ouest : 10 sièges

Jean-Luc Mélenchon (PG) Le cofondateur du Parti de Gauche quittera son siège de sénateur de l’Essonne pour entrer au Parlement européen. Agé de 57 ans, Jean-Luc Mélenchon avait claqué la porte du PS en 2008, opposé à son orientation vers un "parti de centre-gauche".

Kader Arif (PS) Premier secrétaire de la fédération PS de Haute-Garonne depuis 2000, ce proche de François Hollande conserve son siège européen, obtenu en 2004.

Il a dit : "C’est une défaite politique, électorale collective qu’il faut assumer. Ce qu’il faut, c’est éviter les règlements de compte, éviter de chercher des bouc-émissaires".

Françoise Castex (PS) Conseillère pédagogique de formation, cette Gersoise de 53 ans n’avait occupé pour seul mandat politique qu’un poste de conseillère municipale de 1995 à 2001 dans la petite ville de Lavardens (Gers).

Elle a dit : Je suis "inquiète des cinq ans qui viennent ; ça va être un mandat très dur, avec une offensive très virulente des politiques libérales au niveau européen".

José Bové (DVG) Tête de liste Europe-Ecologie, l’ex-syndicaliste paysan est une figure emblématique du mouvement altermondialiste et de l’opposition aux OGM. Â quelques jours de son 56e anniversaire, José Bové fait son entrée au Parlement européen.

Il a dit : "On ne peut pas simplement avec ce score en rester là (...) On a aujourd’hui une véritable obligation de continuer, de construire au niveau national, mais aussi européen"

Catherine Grèze (Verts) Membre des Verts Midi-Pyrénées depuis 1985, cette Toulousaine de 49 ans n’a jamais détenu de mandat électif mais siège à la Coordination des Verts mondiaux.

Robert Rochefort (MoDem) Premier mandat électif pour cet universitaire de 53 ans qui a œuvré au sein de plusieurs organismes publics. Il dirige depuis 1998 le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.

Dominique Baudis (UMP) L’ex-maire de Toulouse et actuel président de l’Institut du monde arabe était tête de liste UMP dans la circonscription Sud-Ouest. Bien qu’ayant déjà siégé aux parlements français et européen, ce journaliste de formation, âgé de 62 ans, n’avait plus été candidat à une élection depuis 1997.

Christine de Veyrac (UMP) Agée de 49 ans, cette ancienne collaboratrice de Valéry Giscard d’Estaing est députée européenne depuis 1999. Maire-adjoint de Toulouse de 2001 à 2008, elle occupe depuis cette date les fonctions de présidente départementale de l’UMP.

Alain Lamassoure (UMP) Député européen sortant, cet énarque de 65 ans a régulièrement siégé au Parlement européen depuis 1989 et a occupé plusieurs mandats électifs (député, maire d’Anglet). Il a également été deux fois ministre entre 1993 et 1997.

Marie-Thérèse Sanchez-Schmidt (UMP) Cette femme de 51 ans est adjointe, depuis 1993, au maire de Perpignan jusqu’à la récente annulation du scrutin municipal.

Sud-Est : 13 sièges

Marie-Christine Vergiat (DVG) Conseillère de Martine Aubry au ministère de l’Emploi, cette ancienne militante de l’Unef a été élue sur la liste Front de Gauche.

Vincent Peillon (PS) Celui qui fut l’un des porte-parole de Ségolène Royal durant la présidentielle de 2007 a été réélu. Agrégé et docteur en philosophie, il a d’abord enseigné, avant de devenir en 1992 collaborateur d’Henri Emmanuelli, alors président de l’Assemblée nationale.

Sylvie Guillaume (PS) A 47 ans, l’adjointe au maire de Lyon et conseillère générale du Rhône, a été élue au parlement européen.

Michèle Rivasi (Verts) Adjointe au maire de Valence chargée de l’environnement, conseillère générale Verts de la Drôme, et fondatrice du CriiRad, Michèle Rivasi mène de longue date un combat en faveur de la sécurité nucléaire.

François Alfonsi (Verts) Maire d’Osani en Corse-du-Sud, il se bat pour la préservation du littoral insulaire et contre la pollution maritime.

Malika Benarab-Attou (Verts) Franco-algérienne de 46 ans, cette cadre de la Sécurité sociale à Chambéry est entrée dans la vie politique sur la liste des Verts aux élections cantonales en 2002 à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne).

Jean-Luc Bennahmias (Modem) Cofondateur du Modem en 2007, ce journaliste de 54 ans est entré au Parlement européen en 2004 sous la bannière des Verts dont il fut le secrétaire national.

Françoise Grossetête (UMP) Elue municipale à Saint-Etienne, cette diplômée de droit et de sciences politique a été désignée meilleure eurodéputée de l’année 2006 dans le domaine de la santé.

Damien Abad (UMP) Président des jeunes centristes et conseiller municipal de Vauvert, le benjamin des eurodéputés français (29 ans) est atteint d’arthrogrypose, un syndrome qui déforme ses articulations. "Mon handicap, j’en ai fait une force mais je n’en ai pas fait la raison d’être de mon engagement", raconte t-il

Dominique Vlasto (UMP) L’adjointe au maire de Marseille depuis 1995 a été réélue députée européenne. En janvier 2000, elle avait remplacé au Parlement européen Roger Karoutchi démissionnaire.

Gaston Franco (UMP) Maire de Saint-Martin-de-Vésubie dans les Alpes-Maritimes, il est le monsieur développement durable au cabinet du maire UMP de Nice, Christian Estrosi.

Nora Berra (UMP) Cette spécialiste de l’immunologie est cofondatrice du club Convergences, popularisant les réussites de personnes issues de l’immigration. Depuis 2008, elle est conseillère municipale d’opposition à Lyon après avoir été élue de Neuville-sur-Saône en 2001.

Jean-Marie Le Pen (FN) A 80 ans, le président du Front National a été réélu. Le Parlement a récemment adopté une réforme de son règlement intérieur afin de l’empêcher de présider, en tant que doyen, sa session inaugurale au lendemain des européennes.

Il a dit : Le FN a été victime d’un boycott médiatique et la campagne électorale pour les européennes a été manipulée par les sondeurs".

Massif-Central-Centre : 5 sièges

Henri Weber (PS) Eurodéputé sortant, ce proche de Laurent Fabius est membre du conseil national du PS. A 65 ans, sociologue de formation, il a commencé sa carrière politique à la Jeunesse communiste qu’il a fondée en 1965 avec Alain Krivine

Jean-Paul Besset (DVG) Journaliste, il a collaboré à de nombreux organes de presse notamment le Monde et Politis dont il a été rédacteur en chef. Proche de Nicolas Hulot, il a été porte-parole de la Fondation Hulot et initiateur d’Europe Ecologie.

Jean-Pierre Audy (UMP) Eurodéputé sortant (en 2005, il prend le siège de Brice Hortefeux démissionnaire pour un mandat ministériel), cet expert-comptable de formation a été conseiller général UMP de la Corrèze.

Sophie Briard Auconie (NC) A 46 ans, cette directrice commerciale et conseillère municipale d’opposition à Tours (Indre-et-Loire), a adhéré en 2008 au Nouveau Centre. Mariée et mère de deux garçons, elle a été de tous les comités de soutien de Chirac et de Sarkozy. Elle parle l’anglais, l’espagnol et l’arabe.

Brice Hortefeux (UMP) Fidèle et ami de Nicolas Sarkozy, le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, quittera-t-il le gouvernement pour Strasbourg ?

Ile-De-France : 13 sièges

Patrick Le Hyaric (PCF) Directeur du quotidien communiste L’Humanité, Patrick Le Hyaric, 52 ans, a exercé plusieurs mandats locaux. Membre du Conseil national du PCF depuis 2000, il est depuis 2000 vice-président du Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN).

Harlem Désir (PS) Président et cofondateur avec Julien Dray de SOS Racisme de 1984 à 1992, ce proche de Bertrand Delanoë fait actuellement partie de l’équipe de Martine Aubry.

Pervenche Bérès (PS) Eurodéputée depuis 1994, cette déléguée nationale du PS est très active au Parlement européen, dont elle préside depuis 2004 la commission des affaires économiques et monétaires.

Daniel Cohn-Bendit (Verts) L’ancien leader de la révolte étudiante de Mai-1968 est élu à l’Europarlement en 1994 et préside depuis 2001 le groupe Verts.

Il a dit : "Il y a une majorité de Français qui se sont exprimés, par les partis qui l’ont dit, contre M. Barroso. Je demande donc à la France, au Conseil Européen, de voter contre M. Barroso (...) Au niveau national, nous allons essayer de continuer cette aventure extraordinaire qu’a été le rassemblement".

Eva Joly (DVG) L’ex magistrate, conseiller spécial du gouvernement norvégien, est connue en France pour avoir longtemps traqué la corruption dans les milieux d’affaires. Son nom est inévitablement associé à l’affaire Elf.

Elle a dit : "Moi, je ne peux pas porter tout le discours écologique, mais j’ai porté le discours sur plus de justice et plus de transparence. José a porté le discours sur une agriculture plus biologique qui détruit moins la nature et empoisonne moins. Les trois (en référence à Daniel Cohn-Bendit) ont créé une dynamique".

Pascal Canfin (DVG) Ce journaliste de 36 ans à Alternatives Economiques est responsable de la commission économie et sociale des Verts et l’auteur de plusieurs livres sur l’économie verte.

Karima Delli (DVG) Cette militante verte et associative de 28 ans est assistante parlementaire de la sénatrice verte du Nord, Marie-Christine Blandin. Elle est également co-fondatrice du collectif Sauvons les riches et membre du collectif Jeudi noir"dénonçant la crise du logement.

Marielle de Sarnez (MoDem) Eurodéputée sortante, la chef de file du Mouvement démocrate à Paris, est depuis 1991 le bras droit de François Bayrou. Vice-présidente de l’UDF, elle sort de l’ombre lorsqu’elle est élue députée européenne en 1999, puis conseillère de Paris en 2001.

Elle a dit : "On a plutôt échoué, c’est plutôt un échec, c’est la vérité. Un échec, cela peut faire grandir si on sait le prendre, le comprendre et construire pour l’avenir. C’est un échec collectif."

Michel Barnier (UMP) Homme politique chevronné, ministre à plusieurs reprises, cet ancien commissaire européen occupe depuis 2007 le poste de ministre de l’Agriculture et de la Pêche qu’il va quitter pour siéger à Strasbourg.

Il a dit : "Qu’est-ce qu’on constate du côté de la gauche ? C’est une absence de projet. On ne va pas devant les électeurs sans projet. La différence, elle était là. La majorité présidentielle a fait campagne sur l’Europe a partir d’un projet qui va être notre feuille de route pour les cinq ans qui viennent".

Rachida Dati (UMP) L’ambitieuse ministre de la Justice est apparue au grand jour en janvier 2007 comme porte-parole du candidat Sarkozy, à qui elle doit une part de sa rapide ascension. La Garde des Sceaux mène des réformes importantes, assumant les critiques. Le goût qu’on lui prête pour le people la met sur la touche dans le gouvernement qu’elle devrait quitter pour Strasbourg.

Jean-Marie Cavada (NC) Fort de 40 ans d’expérience dans l’audiovisuel, cet enfant de la Ddass confirme son siège au Parlement européen où il a été élu une première fois en 2004 sur une liste UDF.

Marielle Gallo (GM) Epouse de l’écrivain Max Gallo, cette avocate en droit du travail est membre du conseil national de la Gauche moderne alliée à l’UMP, fondée en 2008. Tour à tour derrière Mitterrand en 1981 puis Chevènement en 1992, elle s’est ralliée à Nicolas Sarkozy en 2007.

Philippe Juvin (UMP)

Outre-Mer : 3 sièges

Elie Hoarau (DVG) A 70 ans, cet ancien journaliste est l’une des grandes figures historiques du Parti communiste réunionnais. Il a été élu maire de Saint-Pierre (de 1983 à 2001) et député (1986, en 1988 et en 1997).

Patrice Tirolien (PS) A 63 ans, cet ancien professeur de lycée est maire de Grand-Bourg de l’île de Marie-Galante (sud de la Guadeloupe) et vice-président du conseil régional de Guadeloupe depuis 2004. Il a également été député.

Maurice Ponga (UMP) Cet ancien instituteur anti-indépendantiste a été membre de quasi tous les gouvernements de la Nouvelle-Calédonie depuis 1999.

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Européennes - Aubry : "Ce n’est pas un nouveau 21 avril"

Mis à jour le 08/06/2009 - 10h52

Après l’échec de son parti lors du scrutin, la numéro 1 du PS affirme qu’elle entendait "accélérer le mouvement" de rénovation du parti.

Crédit Photo : TF1/LCI Martine Aubry.

Aubry veut accélérer le mouvement

Un "PS qui déprime" pour Libération, une Aubry qui "plonge" pour Le Parisien... Au lendemain de la cuisante défaite du PS aux européennes -16,48%- loin derrière l’UMP (28,87%) et à couteaux serrés avec Europe Ecologie (16,28%), la patronne du PS fait amende honorable.

"Notre échec" aux élections européennes, "c’est l’image que nous donnons, de ce que nous sommes", a déclaré la première secrétaire du PS au micro de France Inter.

"Les Français nous ont renvoyé l’image qui est la nôtre : divisés, recroquevillés sur nous-mêmes, cela me donne encore plus de responsabilité à porter cette refondation du Parti socialiste", a-t-elle ajouté indiquant qu’elle allait "accélérer encore le mouvement" de rénovation du parti.

"Les européennes ont toujours été pour les électeurs un moyen d’aller ailleurs que sur les grands partis, surtout quand ils ont déçu et c’est notre cas", a-t-elle aussi affirmé.

"Je prends la responsabilité collective qui est la nôtre"

L’échec de dimanche soir n’est pas, selon elle, un nouveau 21 avril (la défaite en 2002 de Lionel Jospin à la présidentielle).

"Je ne crois pas du tout cela, parce que le 21 avril c’était un vote national où nous avons été taclés pour ne pas avoir compris ce qu’était devenue la société".

"Je prends la responsabilité collective qui est la nôtre", a-t-elle dit jugeant tout de même que les socialistes ont vocation à rester le centre de gravité de la gauche.

"Nous avons toujours ce rôle central parce que nous traitons le problème de la société dans sa cohérence globale", a-t-elle expliqué.

Concernant une éventuelle remise en cause de sa place à la tête du PS, elle a déclaré : "Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de candidats, en revanche je pense que chacun doit se poser des questions sur ses propres comportements et se demander ce qu’il peut apporter, pas seulement au PS mais à la gauche et aux Français".

"Il faut aller vers un grand ensemble de la gauche", a-t-elle dit, sans plus de précisions : "je ne parle pas avant d’avoir discuté avec les autres".

Elle a jugé que les socialistes avaient avec Daniel Cohn-Bendit "de grandes choses à faire ensemble".

Buzz - La victoire très Net des e-colos

Olivier LEVARD - Mis à jour le 08/06/2009 - 10h32

En innovant, la liste de Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové a fait la meilleure des campagnes sur le Web. Le secret du jackpot d’Europe Ecologie ? "On s’est lancé en janvier et pour construire un espace de rencontre et de débat, nous avons créé un réseau social. C’est parti de là", explique Sandrine Bélier, tête de liste Europe Ecologie dans l’Est.

Crédit Photo : DR Eva Joly se prend au jeu du Lip Dub

Quelques zestes de Twitter, une bonne louche de Facebook, de la vidéo virale en-veux-tu-en-voila, le tout agrémenté de graphisme simples et 2.0. Voici la recette goûteuse qui a permis le succès d’Europe Ecologie sur le Web. Avec les résultats que l’on connait dans les urnes.

Si Europe Ecologie fait presque aussi bien que le PS au niveau national avec un décoiffant 16,2%, elle peut remercier ses e-militants qui pendant la campagne ont largement occupé le terrain sur la toile.

Vendredi dernier, "Le Buzz", l’émission sur les phénomènes sur Internet recevait la jeune garde d’Europe Ecologie qui a orchestré cette net-campagne.

"On s’est lancé et janvier et pour construire une espace de rencontre et de débat, nous avons créé un réseau social. Après s’être inscrits, les gens pouvaient créer un comité local.

C’est parti de là", lui expliquait . Sandrine Bélier, tête de liste Europe Ecologie dans l’Est, à notre confrère Benoît Gallerey tandis que Fréderic Neau, le grand manitou de cette campagne pour Europe Ecologie reconnaissait l’influence de la très réussie e-campagne de Barrack Obama.

Si la sauce a pris, c’est peut être aussi que, au-delà des jeunes militants, les têtes de listes se sont prêtées aux jeu du Web.

Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové et Alain Lipietz, qui dépassent tous les 50 ans, n’ont pas hésité à donner du leur en participant à un "Lip Dub" préparé par les jeunes du parti, une chanson-programme bien fichue qui a cartonné sur la toile.

Cette vidéo - qui a dépassé le million d’exemplaires - a servi de produit d’appel pour les 260 autres vidéos du sites (meetings, campagnes...) jouant le rôle de rabatteur vers l’argumentaire de campagne : une sorte de tract en ligne sur un marché 2.0.

Un autre clip qui s’appuie sur leur comité de soutien a fait parler de lui : celui où Lambert Wilson, avec Eva Joly en guest star, joue le rôle de l’abruti anti-écolo primaire, pour inciter les gens à voter. Drôle et bien conçu, il a lui aussi fait un malheur.

1000 événements

La campagne s’est-elle jouée sur Internet ? "Cela fait cinq mois que l’on est en campagne tant sur le terrain que sur le Web, cela s’intègre dans une campagne générale : il faut utiliser tous les médias et tous les moyens pour mobiliser la population", tempère Sandrine Bélier.

"Nous avons aussi 500 comités locaux qui ont travaillé avec nous", abonde Fréderic Neau. Ils ont pu organiser 1.000 évènements "notamment grâce au réseau social en ligne".

Un tour sur le site de mouvement d"Europe Ecologie suffit pour comprendre cette proximité entre le terrain et la stratégie Web. Très clair, il donne accès en un clic au kit du militant, ou des outils sont fournis pour imprimer tracts et affiches ou organiser des évènements...

Et pour attirer plus de monde vers son réseau social, Europe écologie s’est rendu compatible avec le plus grand d’entre eux. La fonctionnalité Facebook Connect, la même qu’utilise TF1 pour permettre aux internautes de commenter les matches de foot sur le Web, permet aux militants d’attirer leurs amis sur le site via Facebook.

C’est peut-être grâce à cela qu’il comptait au soir de l’élection 500 groupes et 13.000 membres.

Facebook, Deezer, et LCI.fr...

Et aucun réseau ou site n’a été laissé pour compte. Outre Facebook, Europe Ecologie est présent sur MySpace, Skyblog, Netvibes, Second Life ainsi que d’autres obscures ecolo-plateformes...

Dernier message sur Twitter dans la nuit : "Un grand merci à vous toutes et tous ! C’est énorme !".

Europe Ecologie a poussé le vice jusqu’à créer sur le Web la BO de sa campagne, "l’écolozik", via des playlists sur Deezer, Dogmazic ou Jabendo...

"Retrouvez les chansons de Camille, Anis, Philippe Katerine, Tiken Jah Fakoly, Wax Tailor, L’Homme Parle, Tryo, Agnès Bhil, As de trèfle, Monsieur Untel, Karpatt, Nicolas Bacchus, Gullivan, Danakil... mais aussi des artistes de la musique Libre...", clame le mouvement.

Et ce penchant pour le Net s’est également décliné dans la stratégie médiatique d’Europe Ecologie. Son leader Daniel Cohn-Bendit a choisi Rendez-vous, l’émission politique de Renaud Pila sur LCI.fr pour une de ses dernières grandes interviews de fin de campagne. Apparemment, le choix a été payant.

Européennes - Cohn-Bendit écrase le PS en Ile-de-France

Mis à jour le 08/06/2009 - 06h40

La liste d’Europe Ecologie obtient 7 points d’avance sur celle d’Harlem Désir (13,57%). L’UMP recueille un bon score avec 29,59% des voix. Le PS est devancé dans les 20 arrondissements de Paris, soit par Europe Ecologie, soit par la droite. L’UMP l’emporte avec 29,9% des voix, devant Europe Ecologie (27,5%).

Crédit Photo : ABACA Harlem Désir Image d’archives

Désastre électoral pour le PS en région parisienne et surtout à Paris... La liste Europe Ecologie (20,87%) devance de 7 points le PS (13,57%, contre 25,02% en 2004) aux européennes en Ile-de-France, l’UMP-Nouveau centre arrivant en tête avec 29,6%, contre 17,79% en 2004.

Pire : le PS est écrasé dans les 20 arrondissements de Paris, ville du maire socialiste Bertrand Delanoë, passant presque partout en troisième position (lire ci-dessous). Quant au MoDem, il n’est que quatrième avec 8,53%, une défaite personnelle pour Marielle de Sarnez alors que le centre récoltait 12,61% et envoyait deux élus au Parlement.

Benoît Hamon a annoncé lui-même sur LCI Radio qu’il ne sera pas réélu au Parlement européen. "Ma plus grande tristesse de ce soir est celle-là", a déclaré Martine Aubry, à quelques journalistes.

"Je souhaite qu’il reste porte-parole. Il est l’une des rares images positives du Parti", a-t-elle poursuivi, ajoutant : "en aucun cas, c’est un échec personnel".

Le PS paie en effet en Ile-de-France le raz-de-marée écologiste combiné à une mauvaise campagne de sa tête de liste Harlem Désir, trop lisse, comparé au bouillonnant Benoît Hamon qui, selon certains, aurait peut-être pu sauver les meubles.

A Paris, la bérézina socialiste

Dans la ville du maire PS Bertrand Delanoë, les listes UMP-NC l’ont emporté, en réunissant 29,9% des voix, devant Europe Ecologie (27,5%).

Un score largement au-dessus du score national, les socialistes étant relégués très loin à la troisième place (14,7%), selon les chiffres de la mairie.

La liste conduite par Harlem Désir, un des proches du maire, qui avait conduit sa campagne malheureuse pour les primaires internes au PS avant le congrès de Reims, est battue à plates coutures dans les vingt arrondissements.

Dans 19 d’entre eux, elle n’est que troisième, selon ces résultats électoraux.

Seule exception : le XXe arrondissement, traditionnellement très à gauche, où le PS est laissé sur place par Daniel Cohn-Bendit (32,1%) mais, à 17,3%, parvient tout de même à devancer de 0,3% le ministre UMP de l’Agriculture (17%).

Ce revers sans précédent intervient alors qu’il y a à peine plus d’un an, en mars 2008, Bertrand Delanoë avait été réélu avec une très confortable majorité à la mairie de la capitale.

Les résultats en IDF : 13 sièges

UMP-NC : 29,59% (5 sièges)

Europe Ecologie : 27,46% (4 sièges)

Parti socialiste : 13,57% (2 sièges)

MoDem : 8,53% (1 siège)

Front de gauche (PCF et Parti de gauche) : 6,32% (1 siège)

Front national : 4,40% (0 siège)

Européennes - "Home", l’invité surprise du scrutin ?

Amélie GAUTIER (avec agences) Mis à jour le 08/06/2009 - 00h16

Des politiques, Le Pen en tête, lient le bon score d’Europe Ecologie et la diffusion deux jours auparavant sur France 2 du documentaire de Yann Arthus-Bertrand.

Crédit Photo : DR Une scène de "Home" de Yann Arthus-Bertrand

Europe-Ecologie a remporté une victoire éclatante aux européennes de dimanche. Un score d’environ 15%, qui fait parler mais aussi jaser. insi, plusieurs responsables politiques, ont lié le bon score du parti de Cohn-Bendit à la diffusion deux jours auparavant du documentaire "Home" de Yann-Arthus-Bertrand.

Programmée vendredi soir sur France 2, cette ode à l’environnement a été vue par 8 à 9 millions de téléspectateurs. Le débat qui a suivi sur le thème "Comment sauver la planète ?", avec notamment la participation du réalisateur, a été vu par 3,16 millions de personnes.

"Home" était par ailleurs diffusé sur écran géant sur le Champ-de-Mars à Paris, toujours vendredi soir. Sa version français a été vue par plus de 1,5 millions de personnes sur les sites de partage.

Le Pen : "Je ne suis pas dupe de la manipulation"

Alors, parmi les ténors un peu "verts", il y a notamment Jean-Marie Le Pen. Sur France 2 dimanche soir, le leader du FN a souligné "le caractère extravagant, scandaleux de l’émission du film ’Home’, film climatiste fait pour soutenir la candidature de M. Bové et de M. Cohn-Bendit".

"Je tiens à dire que je ne suis pas dupe de la manipulation qui a consisté il y a deux jours à faire passer à une très grande échelle le film de M. Arthus Bertrand. Je pense que tout cela était réfléchi, précisément prévu pour pousser Europe Ecologie", a renchéri sa fille Marine, vice-présidente du parti d’extrême-droite.

Plus mesurée, l’ex-ministre de l’Environnement Corinne Lepage (MoDem), présidente de la formation écologiste Cap21 a évoqué une possible "arrière pensée" dans la programmation. "Mais je ne pense pas que cela soit uniquement pour cela que les électeurs se sont prononcés".

Sur France 2, la journaliste Elise Lucet a rappelé que Home a été diffusé en même temps dans 134 pays à l’occasion de la journée internationale de l’environnement. Une date fixée avant celle des européennes.

"C’est un film de prise de conscience", a déclaré pour sa part le ministre du Budget Eric Woerth, qui a rendu hommage au "très bon" score Europe Ecologie et à son leader : "Marier le mot Europe et Ecologie, c’est deux espoirs fondamentaux. Les convictions européennes de M. Cohn-Bendit ne sont pas à remettre en cause. Il suffit de voir comment il a fonctionné au Parlement européen".

Et de rappeler que c’est l’UMP qui avait lancé le Grenelle de l’Environnement.

Hamon : "Il ne faut pas chercher de mauvaises excuses"

Reconnaissant qu’elle avait diffusé le documentaire lors de son dernier meeting à Monthléry, Nathalie Kosciusko-Morizet a rejeté les accusations de manipulation ce sujet.

"J’ai beaucoup d’amis dans les partis Verts. Je ne crois pas que ce soit dans les partis spécialisés que l’on peut changer les choses.

Je pense que c’est plutôt en écologisant les grands partis qu’on peut porter des politiques plus fortes, comme on l’a fait avec le Grenelle de l’environnement", a déclaré la secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique.

"Ce n’est pas ça qui a fait perdre le MoDem". Sur LCI Radio, Benoît Hamon a lui aussi réfuté la polémique : "il ne faut pas chercher de mauvaises excuses", a dit le porte-parole du PS.

Du côté des Verts, si on reconnait un "vrai coup de pouce" avec la diffusion de Home mais on souligne le rôle crucial joué par Daniel Cohn-Bendit.

"Dany a été une super locomotive. Sans lui, le résultat aurait été incontestablement inférieur", assure l’ex-Greenpeace Yannick Jadot, candidat dans l’Ouest.

Dès l’automne, "on était déjà sur la transformation écologique de l’économie, on n’a jamais dérogé à ça, ça paye !", juge-t-il.

Pour les Français, "les écologistes ont toujours été perçus comme des Européens, Cohn-Bendit en est l’incarnation et avec Eva Joly, ça a été un couple porteur", affirme Stéphane Rozès (société de conseil CAP) pour qui l’altercation entre MM. Cohn-Bendit et Bayrou jeudi a profité à l’ex-leader de Mai 68.

Européennes - La droite largement gagnante au niveau européen

F.A. - le 07/06/2009 - 20h24 Mis à jour le 08/06/2009 - 06h29

Comme en 2004, la majorité des électeurs des 27 pays membres de l’UE ont offert la victoire aux partis de droite. Les partis écologistes font une percée dans l’hémicycle. L’abstention a atteint son record : environ 57%.

Crédit Photo : Reuters Angela Merkel

La droite, déjà majoritaire dans le Parlement européen sortant, a confirmé ses positions lors des élections qui se sont déroulées entre jeudi et dimanche.

En règle générale, les différents partis la représentant dans les 27 pays membres de l’Union européenne ont en effet remporté le scrutin, parfois avec une large avance en voix face aux socialistes et aux sociaux-démocrates.

Selon des estimations publiées par le Parlement européen un peu après 1h du matin GMT, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE) devraient remporter 267 sièges sur un total de 736, contre 288 élus sur 785 dans l’hémicycle sortant. Ce qui représente une très légère baisse en pourcentage (36,28% contre 36,69%).

Sans compter les conservateurs britanniques et tchèques qui ont annoncé qu’ils faisaient sécession, le PPE arrive malgré tout loin devant les socialistes (159).

Ces derniers pourraient cependant regagner un peu de terrain grâce à la vingtaine d’élus du Parti démocrate italien qui devraient rejoindre le groupe. Derrière conservateurs et socialistes viennent les libéraux, quasi stables avec 81 élus, et les Verts qui font une percée avec 51 élus, contre 43 dans l’hémicycle sortant.

Autre phénomène marquant, le nouveau record pour l’abstention : elle atteint 56,45%, contre 54,6% en 2004, selon un chiffre provisoire annoncé par le Parlement vers 23h30 GMT.

Allemagne : la CDU en force mais... en recul

En Allemagne, pays qui envoie le plus gros contingent au Parlement, soit 99 eurodéputés sur 736, les conservateurs (CDU) de la chancelière allemande Angela Merkel et leurs alliés sont largement en tête avec 37,9% des suffrages, devant les sociaux-démocrates qui essuient une défaite historique (20,8%).

Néanmoins, par rapport à 2004, la CDU est en recul de six points et devrait donc envoyer moins de députés dans le nouveau Parlement européen. Paradoxalement, les troupes du Parti populaire européen seront donc moins "germaniques" que dans la précédente législature.

En Italie, Silvio Berlusconi, un an après sa victoire aux législatives, reste en tête. Mais les critiques et ses affaires de moeurs lui ont coûté plusieurs points. Son parti, le Peuple de la Liberté, obtient 35,6%, très loin de l’objectif fixé à 40% par le Premier ministre lui-même.

Brown et le Labour étrillés au Royaume-Uni

Dans plusieurs pays, l’opposition de droite donne une leçon à la gauche au pouvoir. La plus éclatante est au Royaume-Uni. Impopulaire, plombé par le scandale des notes de frais, Gordon Brown, le Premier ministre, a été laminé par les Tories (29%). Le Labour, sa formation, est à son plus bas historique (15%) et n’arrive même qu’en 3e position, derrière l’UKIP, le parti europhobe (17%) !

En Espagne, le Parti populaire, obtiendrait le score de 43%, contre 40,5% au Parti socialiste du Premier ministre José Luis Zapatero.

En Hongrie, le Fidesz, la grande formation de de droite, réalise le score le plus impressionnant : 67%, contre à peine 19% aux socialistes du MSZP, au pouvoir.

Même résultat en Slovénie : le SDS recueille 26,4%, contre 18,2% au parti social-démocrate SD du Premier ministre Borut Pahor.

En Bulgarie, le parti de droite GERB du maire de Sofia Boïko Borissov devance les socialistes du Premier ministre Serguei Stanichev : 26% contre 20%.

Au Portugal, défaite également du Premier ministre José Socrates.

A Chypre, même situation : l’opposition de droite l’emporte.

Aux Pays-Bas, qui a voté jeudi, les résultats étaient déjà connus depuis vendredi : le parti chrétien-démocrate (CDA) du Premier ministre Jan-Peter Balkenende s’est imposé avec 19,9%. L’extrême-droite, emmenée par le PVV de Geert Wilders, a relégué les socialistes en 3e position (17% contre 12,1%).

En Finlande, les populistes "Vrais Finlandais" enregistrent aussi une percée, tandis que les deux formations de droite cumulent plus de 40%.

Boulevard pour Barroso ?

Quelques consolations pour la gauche : en Grèce, l’opposition socialiste du Pasok y devance largement le parti conservateur de la Nouvelle Démocratie (ND) du Premier ministre Costas Caramanlis.

Même situation au Danemark : les sociaux-démocrates, dans l’opposition, sont en tête.

En Roumanie, la gauche sociale-démocrate (PSD) et la droite démocrate-libérale (PDL), qui forment la coalition au pouvoir, sont quant à elle à égalité, avec entre 30% et 31% des voix.

Les résultats des autres pays étaient attendus sous peu. S’ils confirment la victoire des partis de droite, José Manuel Barroso devrait être reconduit sans problème à la tête de la Commission européenne.

Extrême-droite en hausse

Plusieurs formations extrêmes ont progressé lors de ce scrutin.

Pour la première fois, le Royaume-Uni a élu deux eurodéputés issus d’un parti d’extrême droite, le BNP.

En Hongrie, le parti d’extrême droite Jobbik peut prétendre à un ou deux sièges.

En Slovaquie, les ultranationalistes du SNS devraient obtenir leur premier siège.

En Roumanie, le Parti de la Grande Roumanie (PRM, extrême-droite) obtiendrait deux sièges.

Le parti islamophobe de Geert Wilders aux Pays-Bas avait aussi remporté dès jeudi 17% des voix et quatre sièges.

Même si cela ne devrait pas chambouler l’équilibre politique de l’hémicyle strasbourgeois, selon les analystes, ces petits partis pourront désormais donner plus facilement de la voix dans l’hémicycle strasbourgeois.

Les autres pays

Autriche : victoire de la droite

Belgique : victoire des chrétiens-démocrates flamands

Estonie : victoire des libéraux

Irlande : victoire de la droite

Lettonie : victoire de la droite

Lituanie : victoire de la droite

Luxembourg : victoire de la droite

Malte : victoire de la gauche

Pologne : victoire des libéraux

République tchèque : victoire de la droite

Slovaquie : victoire de la gauche

Suède : victoire de la gauche

INFOGRAPHIE

Le 08 juin 2009

Le nouveau Parlement européen Infographie - Percée de la droite et des Verts, déroute socialiste : découvrez le nouveau rapport de force après le scrutin.

VIDEOS

Européennes : Cohn-Bendit : "maintenir notre autonomie"

Le 08 juin 2009 - 15h18

Le grand vainqueur des européennes avec Europe-Ecologie a déclaré lundi qu’il fallait "construire une majorité" pour barrer Nicolas Sarkozy en 2012, mais pas une "UMP de gauche"..

Par TF1

LCI Radio : Arthus-Bertrand : "Mon film a influencé le vote, c’est évident"

08 juin 2009 - 14h50

Interview- Le réalisateur du documentaire écologiste "Home", revient sur la diffusion de son film à la télé vendredi... deux jours avant les Européennes.

LCI.fr

Européennes : Débâcle de la gauche un peu partout en Europe

Le 08 juin 2009 - 13h15

Les partis conservateurs sont les grands gagnants des élections européennes. Tour d’horizon des résultats en Europe..

Par TF1

Européennes : Un dimanche d’élection à Barsac

Le 08 juin 2009 - 13h15

Fête des mères et vide-grenier n’ont pas aidé les électeurs de Barsac à se rendre aux urnes pour les européennes..

Par TF1

Européennes : Les résultats en France

Le 08 juin 2009 - 13h15

Retrouvez les résultats du scrutin des élections européennes en France. L’UMP est arrivée en tête avec 27,8% des votes, suivi du PS avec 16,4% et Europe écologie avec 16,2%..

Par TF1

Européennes : Déception du PS et claque pour le Modem

Le 08 juin 2009 - 13h15

Avec près de 10 points de moins que l’UMP, le PS est très déçu des résultats. Pour le Modem, arrivé en quatrième position, c’est une claque..

Par TF1

Européennes : UMP et Europe Ecologie, les grands gagnants du scrutin

Le 08 juin 2009 - 13h15

La liste de Daniel Cohn-Bendit a créé la surprise en arrivant 3e aux élections européennes. L’UMP se félicite également des très bons résultats..

Par TF1

Européennes : Aubry veut "accélérer le mouvement" de rénovation du PS

Le 08 juin 2009 - 09h43

Martine Aubry (PS) a estimé lundi qu’aux européennes les Français ont renvoyé aux socialistes "l’image qui est la nôtre, divisés, recroquevillés sur nous-mêmes"..

Par TF1

Politique : LCI - Manuel Valls est l’invité politique de Christophe Barbier

Le 08 juin 2009 - 09h13

Exclusif LCI : le directeur de la rédaction de l’Express donne rendez-vous chaque matin à une personnalité du monde politique ou économique..

Par LCI.fr

Européennes : Hamon, Copé, Bové... ils ne l’ont pas dit à la télé

Le 08 juin 2009 - 01h44

Une orange très amère pour Bayrou ? Prochain débarquement au PS ? Cohn-Bendit prêt à chanter l’hymne à la joie ? En marge de la soirée électorale, LCI.fr a recueilli le sentiment des hommes et femmes politiques..

Par Sophie LUTRAND et Mathieu DUPONT

Européennes : Cohn Bendit : "peut être un grand moment pour l’écologie politique"

Le 08 juin 2009 - 00h09

Il s’est exprimé devant des centaines de militants survoltés. Europe Ecologie a obtenu plus de 15% des voix, soit le double par rapport au scrutin de 2004..

Par TF1

Européennes : Corinne Lepage : le film Home a dû "peser un peu dans la balance"

07 juin 2009 - 23h42

Corinne Lepage a réagit sur LCI Radio aux mauvais résultats du MoDem. Elle a salué les militants et exprimé sa "grande déception".

LCI.fr

Européennes : Benoît Hamon : les conséquences "d’une année difficile"

07 juin 2009 - 23h33

Benoît Hamon a réagit sur LCI Radio après les premières estimations des élections européennes. Il salue une "belle campagne" d’Europe Ecologie. Il a également annoncé qu’il ne sera pas réélu au parlement européen.

LCI.fr


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