AID Association initiatives dionysiennes
Article cosigné par AEE et AID

LES ENTREPRISES PLUS FORTES QUE LES NATIONS !

Par François MAUGIS et Bruno BOURGEON

lundi 19 septembre 2016 par JMT

Les entreprises plus fortes que les nations !

Considérant que les lois des nations peuvent entraver le développement de leurs productions et de leurs ventes, les grandes entreprises transnationales sont sur le point d’exiger une sorte de nivellement par le bas (salaires, protection sociale, sécurité alimentaire, environnementale, sanitaire, etc.).

Cela a déjà commencé au travers de divers accords internationaux pas toujours très démocratiques et souvent peu ou mal connus des populations concernées.

Voir ci-dessous l’invraisemblable imbroglio des accords européens.

Diagramme d’Euler SOURCE AELE

Les grandes entreprises mondiales considèrent en effet que les lois nationales protègent abusivement l’activité économique des nations au détriment des grands groupes financiers.

L’objectif est alors de réduire ou de supprimer tous les règlements en faveur des populations et qui pourraient limiter la liberté d’action (et les bénéfices) de ces grandes entreprises.

Un nouvel accord entre l’Europe et les Etats Unis, en cours de négociation, risque d’augmenter encore le pouvoir des entreprises face aux Etats. Il s’agit du fameux TAFTA (création d’une zone de libre-échange transatlantique) et de l’application des accords de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Mais, attention, le mot « commerce » cache une dangereuse réalité. Sous couvert de développer le commerce international, on remet en cause de nombreux avantages sociaux, de nombreuses règles de protection et de sauvegarde de la santé, de l’environnement, etc.

Un certain nombre de services publics comme la sécurité sociale, l’éducation, risque d’être privatisé. Les politiques publiques concernant l’eau, le gaz, l’électricité, les transports, ont déjà été fortement mises à mal.

Au travers de mécanismes complexes d’arbitrage, ce sont finalement les grands groupes industriels qui dictent aux Etats les normes et règlements à appliquer.

Ce qui est en train de s’accomplir, c’est le rêve de David Rockefeller qui déclarait en février 1999 : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements. Le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. »

Ceci peut paraître énorme pour des Européens peu familiers des négociations de l’OMC. Les politiques de démantèlement du droit du travail, des services publics, les dérégulations massives, la mise en concurrence de tous contre tous, voulues par nos gouvernements et confiées à la Commission européenne, s’inscrivent dans le cadre des accords de l’OMC.

Face à cet abandon par nos dirigeants de tout ce qui a été construit dans les domaines de la démocratie, du social, du sanitaire, de l’environnemental, il est impératif de s’insurger. Dans le cas contraire, tous les pouvoirs risquent d’être offerts au secteur privé.

D’où la nécessité d’une mobilisation populaire. Elle a fonctionné en 1997-1998 contre l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement).

Elle s’impose aujourd’hui. Car, une fois connu ce qui est en négociation, il deviendra impossible pour un gouvernement de justifier cet abandon de souveraineté.

En son temps, Sumitomo Shoji Kaisha, l’un des trois groupes financiers leader au Japon, avait pour devise : « Servir le Monde par le commerce ». On devrait traduire par : « Asservir le Monde par le commerce ».

Nos gouvernements sont malheureusement complices de cette situation. Une conseillère du ministre français du Commerce écrivait récemment : « Il faut prendre acte de la tendance à la délégation de la règle au privé ».

Tout l’édifice politique censé protéger le citoyen est en train de s’écrouler. Plus de 2000 ans de luttes sociales pour un monde plus humain, vont s’envoler en fumée. Et personne ne réagit…

François Maugis, président de l’Association énergie-environnement

Bruno Bourgeon, président d’AID, #NuitDebout

Suivi médias

* Zinfos974 du Jeudi 22 Septembre 2016 - 17:30

* JIR

* Quotidien

*Imaz Press

Allemagne : plus de 300 000 personnes défilent contre le Tafta

L’Humanité.fr avec agences Samedi, 17 Septembre, 2016

Source : liste stop tafta travail réunion

A Berlin, de 50.000 à 70.000 personnes se sont rassemblées contre le traité de libre-échange transatlantique (TTIP). Photo : AFP

Selon les syndicats, 320 000 manifestants ont défilé samedi dans sept villes allemandes pour dénoncer le projet de traité de libre-échange transatlantique (TTIP) ainsi que leur opposition au Ceta, le traité de libre-échange avec le Canada dont la signature finale est attendue à la fin du mois prochain.

Dans un pays où la population est largement hostile à ce traité en cours de négociation entre les Etats-Unis et l’UE, les organisateurs des manifestations de samedi - une trentaine d’ONG, de syndicats et partis politiques - ont affirmé avoir mobilisé quelque 320 000 personnes.

La police dans les 7 villes concernées par les défilés avançait pour sa part une estimation de 163.000 à 188.000 manifestants. A Berlin, de 50 000 à 70 000 personnes se sont rassemblées, malgré les fortes pluies qui se sont abattues en début de manifestation, à la mi-journée.

La mobilisation a également été forte dans les deux autres principales villes du pays, Hambourg et Munich, moins importante à Francfort, Cologne, Stuttgart et Leipzig. Mille pancartes et drapeaux bariolées y étaient tenus à bout de bras, barrés de slogans comme "Démocratie au lieu du TTIP", "Non c’est non", ou encore "Partager plutôt que diviser".

Outre le TTIP, pour lequel un nouveau round de négociations vient d’être fixé à début octobre, les manifestants entendent exprimer leur opposition au Ceta, le traité de libre-échange avec le Canada dont la signature finale est attendue à la fin du mois prochain.

Des négociations tenues dans le plus grand secret

Ces deux traités inquiètent de longue date de nombreux Allemands, alors que Mme Merkel n’a cessé d’insister sur les "chances de créations d’emploi" qui doivent en découler. "En Europe, il faut que ce soient les gens qui reviennent au premier plan (...) c’est pour ça qu’il faut stopper le TTIP", juge à Berlin Axel Kaiser, coordinateur d’une plateforme de petites et moyennes entreprises contre ce traité.

"Nous nous battons pour des processus de décision démocratiques, pour que les principes de l’Etat de droit s’appliquent dans les accords commerciaux", estime un autre militant, Ulrich Schneider.

Négocié depuis mi-2013 par le gouvernement américain et la Commission européenne, l’accord TTIP (Transatlantic Trade Investment Partnership, également connu sous un autre acronyme anglais, Tafta), vise à supprimer les barrières commerciales et réglementaires de part et d’autre de l’Atlantique pour créer une vaste zone de libre-échange.

Ses détracteurs craignent, outre une remise en cause des normes sociales, sanitaires et environnementales européennes, la création d’un mécanisme d’arbitrage parallèle pour les investisseurs étrangers qui viendrait affaiblir le pouvoir des autorités publiques face aux grandes entreprises.

Les organisateurs des manifestations en Allemagne ne cessent également de dénoncer des négociations tenues dans le plus grand secret. "Nous avons besoin d’accords commerciaux meilleurs, (que) nous pouvons avoir si nous stoppons les mauvais accords (...) en nous battant pour une économie équitable", a dénoncé Jennifer Morgan, dirigeante de Greenpeace International.

Soutenu par la chancelière Merkel, le TTIP divise aussi son gouvernement, le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel ayant vertement critiqué le traité au début du mois en assurant que le TTIP avait "de facto échoué".

Le SPD doit décider lundi lors d’un mini-congrès s’il approuve ou non le Ceta, que le gouvernement juge être "un accord très réussi". Selon un sondage de l’institut Ipsos, 52% des Allemands estiment que le libre-échange mène à un affaiblissement des normes sociales et permet l’importation de produits dommageables pour la santé.

STOP CETA - Bratislava septembre 22 - 23

source

Cet automne, le processus de ratification du CETA, le vilain petit frère du TTIP, va démarrer. Le débat central va avoir lieu à Bratislava, la capitale slovaque, où les ministres du commerce se retrouveront les 22 et 23 septembre.

Cette décision essentielle pour le futur de l’accord EU-Canada, et donc pour notre futur, se déroulera dans l’opacité, derrière des portes closes. Des centaines de milliers de citoyen(ne)s européen(ne)s et canadie(ne)s sont déjà pleinement actifs pour faire en sorte que cet accord dangereux soit rejeté à Bratislava.

Nous ne permettons pas que les ministres se rencontrent à nouveau pour un débat secret, alors que l’avenir de notre environnement, travail, santé, agriculture, services publiques et démocratie est en jeu.

Les 22 et 23 septembre, les citoyens slovaques et européens se mobiliseront pour faire entendre ce message dans la capitale slovaque. Nous serons soutenus par nos ami(e) tchèques, polonais(es), slovènes, croates, autrichien(ne)s, allemand(e)s, français(e)s, et italien(ne)s.

Au même moment, des actions solidaires sont prévues dans d‘autres capitales européennes, mais aussi en ligne.

Programme

Septembre 22

13h00 – Conférence de presse et présentation de l‘analyse Making Sense of CETA Confédération des syndicats de la République slovaque, Departement de relations internationales et européennes, Májkova 3 (cliquez ici pour voir la carte)

15.30-16.45 – Table ronde avec Brigita Schmognerova, ancien ministre des Finances de la Slovaquie. Confédération des syndicats de la République slovaque, Departement de relations internationales et européennes, Májkova 3 (cliquez ici pour voir la carte)

17h00 – Manifestation „Stop CETA“ dans la Fazuľová ulica, près de l‘Hotel Saffron (cliquez ici pour voir la carte)

Septembre 23

10:00-12:00 : Manifestation internationale „Stop CETA“ sur la Hviezdoslavove Námestie (cliquez ici pour voir la carte). Parmi les orateurs : Penny Clarke/EPSU (EU), Anton Szalay/EPSU (SVK), Jan Majicek SocSol/Stop TTIP CR & Mark Dearn/War on Want.

13:00-16:00 : Ateliers pour activistes à la Confédération des syndicats de la République slovaque, Departement de relations internationales et européennes, Májkova 3 (cliquez ici pour voir la carte)

* Alimentation et agriculture avec Robert Fidrich/FOE Hungary & Maria Świetlik/Akcja Demokracja Poland

* ISDS (mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États) avec Fabian Flues/FOE Europe & Burghard Ilge/BothEnds

* Stratégie avec Lucile Falgueyrac/S2B.

Informations pratiques

Si vous arrivez à Bratislava le 22 Septembre et vous avez besoin de logement, voici une liste d‘hôtels et auberges moins chers.

Pour accéder à une carte avec tous les endroits importants, (cliquez ici ).

Si vous avez besoin de soutien pour que votre participation soit possible, veuillez contacter martin@s2bnetwork.org

Journée d’action contre les traités commerciaux Tafta et CETA du 15 Octobre 2015

voir les 4 affiches sur le site du COLLECTIF STOP TAFTA

On a toutes et tous une bonne raison de s’opposer au TAFTA et au CETA

Depuis 2013, une large mobilisation s’est mise en place contre le TAFTA, ce projet d’accord qui vise à libéraliser les échanges commerciaux et les investissements entre les États-Unis et l’Union européenne. Les négociations vont plus lentement que prévu, mais contrairement aux annonces récentes du gouvernement, elles continuent !

Pendant ce temps, l’Union européenne s’apprête à signer un traité similaire avec le Canada : le CETA. Celui-ci doit être soumis à l’approbation des États membres le 18 octobre prochain. S’il est approuvé, il sera soumis à la ratification du Parlement européen dans les mois suivants.

Le TAFTA et le CETA auraient des conséquences graves, telles que l’abaissement des barrières tarifaires en matière agricole qui aggraverait la crise que vivent déjà des centaines de milliers de paysans et le nivellement par le bas des normes qui protègent la qualité de notre alimentation, la santé publique, la sécurité industrielle et l’environnement.

La « coopération réglementaire », conçue pour impliquer directement les multinationales dans l’écriture des lois et réglementations et « l’arbitrage d’investissement » mettraient en danger les droits sociaux, la lutte contre le réchauffement climatique et le principe démocratique même.

Dès l’approbation du CETA, les multinationales américaines, qui possèdent de nombreuses filiales au Canada, pourraient utiliser ces mécanismes pour attaquer les réglementations qu’elles jugent défavorables.

Alors le 15 octobre, toutes et tous mobilisé.e.s

Références

* AELE http://www.revuesilence.net

* Association énergie-environnement

* Comprehensive Economic and Trade Agreement

* Quelque chose doit remplacer les gouvernements. Le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire

* Désarmer les marchés : par Ignacio Ramonet. Cet éditorial dans le Monde Diplomatique de Décembre 1997 a conduit nombre de structures et d’individus emblématiques (qui allaient ultérieurement intégrer le groupe des fondateurs) à réagir dans la pratique en créant ATTAC (FRANCE) en Juin 1998 après 6 mois d’intense activité sur les forums de discussion puis les listes électroniques dédiées, comme Ignacio Ramonet la proposait en conclusion de son éditorial. Les 7 personnes qui ont fondé AID en mai 2003 étaient membres d’ATTAC.

* Partenariat Transatlantique pour le Commerce et l’Investissement-TTIP-TAFTA

* Site officiel du collectif national unitaire stop TAFTA

* Liste de travail Stop-Tafta à la Réunion


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