AID Association initiatives dionysiennes
Recordman de l’ouverture avec trois nominations simultanées

Michel Rocard : il est partout !

lundi 6 juillet 2009 par JMT

Nicolas Sarkozy a nommé lundi les anciens Premiers ministres Michel Rocard et Alain Juppé, figures issues des deux camps du paysage politique, à la tête de la commission chargée de plancher sur les "priorités" qui seront financées par l’emprunt national.

Les anciens Premiers ministres présideront la commission sur les priorités à financer par l’emprunt décidé en juin par le chef de l’Etat. Un petit air d’unité nationale pour lutter contre la crise... Nicolas Sarkozy a demandé aux anciens Premiers ministre Alain Juppé (UMP) et Michel Rocard (PS), qui l’ont accepté, de présider "une commission chargée de réfléchir aux priorités" du futur emprunt national.

Le président de la "Conférence des experts" sur la taxe carbone, Michel Rocard, a estimé dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD) que Jean-Louis Borloo "gêne" en parlant "trop tôt".

L’ancien premier ministre a quitté, à 78 ans, son mandat de député européen pour un poste d’ambassadeur chargé des relations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique.

Sarkozy enrôle Rocard et Juppé pour plancher sur l’emprunt

AFP - lundi 6 juillet 2009, 20h08

Nicolas Sarkozy a nommé lundi les anciens Premiers ministres Michel Rocard et Alain Juppé, figures issues des deux camps du paysage politique, à la tête de la commission chargée de plancher sur les "priorités" qui seront financées par l’emprunt national.

Alain Juppé et Michel Rocard

Conformément au voeu du chef de l’Etat, qui a reçu les deux hommes dans la soirée, la commission qu’ils co-présideront devra formuler "avant le 1er novembre 2009 des propositions sur le choix des priorités que le gouvernement arrêtera ensuite", a annoncé l’Elysée dans un communiqué.

"C’est un grand changement en France : deux hommes de talent, Alain Juppé et Michel Rocard, l’un de droite, Premier ministre de Jacques Chirac, l’autre de gauche, Premier ministre de François Mitterrand, ont accepté à ma demande de présider une commission (...) pour réfléchir aux priorités justifiant un effort exceptionnel d’investissement afin de préparer l’avenir de la France" pour les 20 prochaines années", s’est félicité le chef de l’Etat.

Les deux hommes, après avoir été reçus à l’Elysée, se sont déclarés devant la presse déterminés à trouver des "positions communes" malgré leurs différences politiques.

"Tout n’est pas objet de conflit", a affirmé M. Rocard, en se félicitant que le président Sarkozy ait associé les "traditions intellectuelles de la partie conservatrice de la France et de la partie social-démocrate".

"Nous incarnons chacun une tradition politique, celle du parti socialiste pour Michel Rocard, celle des gaullistes de l’UMP pour ce qui me concerne", a affirmé M. Juppé.

Electron libre de la gauche française, l’ancien hôte de Matignon sous François Mitterrand (de 1988 à 1991), âgé de 78 ans, avait déjà opéré ces derniers mois un rapprochement avec l’exécutif.

Il a été nommé ambassadeur chargé des négociations internationales sur les pôles Arctique et Antarctique et président de la "Conférence des experts" sur la taxe carbonne. Interrogé lundi par l’AFP au téléphone sur cette nouvelle mission, il s’est contenté de déclarer : "Je fais mon boulot de fonctionnaire quand on me le demande".

Adepte de l’intervention de l’Etat et de la régulation face aux insuffisances du marché, M. Rocard avait très tôt salué le "culot" et le "courage de Nicolas Sarkozy dans sa gestion de la crise, pour être allé "chercher des outils" de lutte "en dehors de l’arsenal monétariste".

Et quelques heures après sa nomination, dans une tribune au Monde (daté de mardi), il estimait que la crise donne "tragiquement raison" à la social-démocratie, qui "explique depuis un demi-siècle que les marchés ne sont pas autoéquilibrants, qu ?il faut réguler économie et finance, et lutter fiscalement contre les inégalités".

M. Rocard devra faire oeuvre commune avec l’un de ses successeurs à Matignon entre 1995 et 1997, Alain Juppé, que des rumeurs donnaient récemment à nouveau au gouvernement et qui ne s’est jamais montré emballé par le principe de l’ouverture à gauche.

Ancien patron du RPR, M. Juppé, 63 ans, a été un éphémère membre du premier gouvernement de François Fillon à la tête du super-ministère de l’Ecologie (mai-juin 2007), qu’il a quitté après avoir perdu la députation en Gironde.

Annoncé le 22 juin par Nicolas Sarkozy à Versailles, le grand emprunt national sur lequel les deux hommes vont devoir plancher sera lancé début 2010. Une grande consultation a commencé qui s’achèvera fin octobre.

Elysée - Rocard et Juppé vont phosphorer sur l’emprunt

le 06/07/2009 - 12h25

Les anciens Premiers ministres présideront la commission sur les priorités à financer par l’emprunt décidé en juin par le chef de l’Etat. Un petit air d’unité nationale pour lutter contre la crise... Nicolas Sarkozy a demandé aux anciens Premiers ministre Alain Juppé (UMP) et Michel Rocard (PS), qui l’ont accepté, de présider "une commission chargée de réfléchir aux priorités" du futur emprunt national.

Crédit Photo : TF1/LCI Michel Rocard

"Le président de la République a demandé à MM. Alain Juppé et Michel Rocard, anciens Premiers ministres, qui l’ont accepté, de présider une commission chargée de réfléchir aux priorités justifiant un effort exceptionnel d’investissement, afin de préparer l’avenir de la France", indique le communiqué diffusé lundi matin.

"Cette commission procèdera à de larges consultations et formulera avant le 1er novembre 2009 des propositions sur le choix des priorités que le gouvernement arrêtera ensuite", précise l’Elysée indiquant que le chef de l’Etat recevra MM. Juppé et Rocard ce lundi à 19H00.

Cet emprunt a été annoncé par Nicolas Sarkozy lors de son intervention devant le Congrès du Parlement à Versailles le 22 juin. Le chef de l’Etat avait ensuite indiqué le 1er juillet aux partenaires sociaux qu’il allait charger "une commission" présidée par "deux hautes personnalités qu’(il) désignerait prochainement le soin de réfléchir à ce que doivent être les priorités nationales pour l’avenir".

Appel aux particuliers ou au marché ?

Michel Rocard, ancien Premier ministre de François Mitterrand de 1988 à 1991, est actuellement président de la "Conférence des experts" sur la taxe carbone.

Agé de 79 ans, il avait annoncé en janvier qu’il renonçait à son mandat de député européen pour prendre sa "retraite parlementaire". La nomination de ce représentant de la deuxième gauche, qui fut souvent en rivalité avec l’ex-président socialiste, est un signe hautement symbolique de la poursuite de la politique d’ouverture du chef de l’Etat .

Concernant le débat sur l’emprunt, le conseiller spécial du président Henri Guaino a répété dimanche sur BFM TV qu’aucune option n’était arrêtée pour cet emprunt qui doit être lancé début 2010, les particuliers ou le marché ?

"Nous verrons le moment venu en fonction du coût respectif de ces deux modalités et des conditions économiques qui prévaudront à ce moment là", a déclaré Henri Guaino.

"C’est effectivement plus mobilisateur de s’adresser aux épargnants mais ça coute plus cher", a-t-il souligné, refusant d’évoquer un montant. "Il ne faut pas que ça coûte trop cher, sinon on gaspille l’argent des Français", a-t-il toutefois dit.

Selon Henri Guaino, "il y a une limite aux capacités d’emprunt de la France". "Elles sont assez loin les limites, on n’est pas non plus obligé d’aller jusqu’au bout des limites."

Taxe carbone : Borloo "gêne en parlant trop tôt", selon Michel Rocard

AFP - dimanche 5 juillet 2009, 08h13

Le président de la "Conférence des experts" sur la taxe carbone, Michel Rocard, a estimé dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD) que Jean-Louis Borloo "gêne" en parlant "trop tôt".

Michel Rocard le 30 Mars 2009

"Ce que dit Borloo n’est évidemment pas idiot. Mais il nous gêne en parlant trop tôt, avec son annonce anticipée", a-t-il déclaré.

Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a donné samedi un coup de pouce à l’idée du chèque vert pour redistribuer aux ménages le produit de la taxe carbone.

"Tous les ménages bénéficieraient d’une redistribution sous forme d’un chèque vert. Pour les entreprises, les modalités de redistribution sont aussi en cours de réflexion", a déclaré le ministre dans un entretien paru dans l’édition du samedi du Journal du Dimanche (JDD).

"Il est exact que Borloo va trop vite", a ajouté l’ancien Premier ministre socialiste, regrettant que "s’il a déjà la réponse, tout ce que nous faisons devient sans objet".

"Le 9 juillet nous allons confronter nos conclusions avec les représentants des ministères des Finances et de l’Ecologie, et avec les parlementaires", a-t-il annoncé.

Par ailleurs, Michel Rocard a affirmé qu’il ne fallait pas "surtout pas remplacer la taxe professionnelle par une taxe carbone".

La taxe carbone vise à encourager les économies d’énergie en taxant les émissions de CO2 liées aux transports et à l’habitat, ainsi que la quantité d’énergie consommée.

Pour l’Élysée l’ouverture reste de saison

Charles Jaigu 13/03/2009 21:42

L’ancien premier ministre a quitté, à 78 ans, son mandat de député européen pour un poste d’ambassadeur chargé des relations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. Après la nomination de Michel Rocard, d’autres gestes sont envisagés par Nicolas Sarkozy.

Crédits photo : AFP Michel Rocard

« Cela pourrait commencer comme une petite annonce : “Socialiste de plus de 65 ans cherche emploi d’intérêt général pour servir son pays” », jase un élu - désabusé ? - de droite.

Il faut dire que Nicolas Sarkozy se plaît à distiller les gestes d’ouverture au moment même où le PS multiplie les angles d’attaque contre sa politique - le dernier sous la forme d’un livre pamphlet intitulé « La France en libertés surveillées ».

L’ouverture « perlée » de Sarkozy lui a permis de nommer tour à tour Jack Lang - 69 ans - « émissaire spécial » de l’Élysée à La Havane, et Michel Rocard, ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique.

L’ancien premier ministre a quitté, à 78 ans, son mandat de député européen, où il s’est fait une spécialité de la protection de l’Arctique.

Fin 2008, il avait expliqué qu’un traité serait nécessaire pour l’Arctique afin d’assurer la sécurité de la navigation et préserver l’équilibre thermique de la calotte glaciaire.

Michel Rocard n’a pas toujours été tendre à l’endroit de Nicolas Sarkozy, qu’il jugeait, en privé, « dangereux » pour la France avant mai 2007. Mais il s’est radouci et il a salué, dans la presse, l’action de Nicolas Sarkozy pour réformer le capitalisme.

À l’Élysée, on considère la nomination de Michel Rocard comme une évidence. « L’ouverture est un long fleuve tranquille et puissant », sourit le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant. Ce qui veut dire qu’elle n’est ni plus ni moins à l’ordre du jour aujourd’hui qu’hier.

« Une démocratie apaisée »

« Il ne s’agit pas d’un geste tactique pour prendre des voix au Parti socialiste, comme beaucoup ont pu le croire, il s’agit de contribuer à un climat de démocratie apaisée », note le ministre des Affaires sociales, Brice Hortefeux, et ancien collègue de Michel Rocard au Parlement européen.

« Qu’il nomme François Pérol, son ancien secrétaire général adjoint, ou Michel Rocard, c’est toujours pour la même raison : la compétence », appuie le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre.

D’autres socialistes pourraient être distingués pour leurs compétences, un jour ou l’autre. Claude Allègre reste candidat actif à un poste gouvernemental, éventuellement en remplacement de Valérie Pécresse, au ministère de la Recherche, si celle-ci était jugée trop affaiblie.

Malek Boutih, qui avait été approché en janvier, se refuse à insulter l’avenir. « Ce n’est pas une honte qu’on vous propose des responsabilités. Je ne me permettrai pas d’invectiver les électeurs qui changent d’avis. Il faut aborder ces sujets sans sectarisme », note l’ex-patron de SOS Racisme, qui n’est plus que simple membre du bureau national du PS depuis l’installation de l’équipe Aubry.

On cite aussi le nom de Claude Evin, qui prendrait la tête d’une agence régionale de santé. Restent les personnalités venues de la haute fonction publique, comme Guillaume Pepy, nommé à la tête de la SNCF l’année dernière, ou du monde de la culture, comme l’exploitant de salles de cinéma et producteur, Marin Karmitz, nommé au Conseil pour la création artistique.

Du côté du socialistes, on ironise : « Nous allons fournir à l’Élysée la liste des trois ou quatre personnes qu’on aimerait bien envoyer à l’UMP », s’amuse le député (PS) François Lamy, bras droit de Martine Aubry.


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