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LE PS A CONSULTE SES ADHERENTS PAR REFERENDUM INTERNE

Démocratie ou manipulation de masse ?

ou subtile ruse des trésoriers pour faire rentrer les cotisations en retard ?

samedi 3 octobre 2009 par JMT

La Première secrétaire passe le cap de la consultation militante avec une participation honorable sauf à Paris. Bertrand Delanoë salue "un pas important".

Deux sondages montrent l’importance des intentions de vote pour la formation Europe-écologie-Verts, qui se situe à 3-4 points à peine derrière le PS, alors que l’UMP caracole en tête. Les autres formations, dont le MoDem, le Front de gauche et le FN, sont toutes sous la barre des 10%.

Environ un militant socialiste sur deux a participé au référendum sur la rénovation du parti, démentant les pronostics de participation les plus pessimistes. Résultat du vote : près de 7 votants sur 10 se sont prononcés pour le principe de primaires ouvertes pour désigner le candidat à la présidentielle, et ont validé le principe de non-cumul des mandats.

La consultation sur la rénovation organisée par la direction du PS va-t-elle mobiliser les militants ? Martine Aubry est attendue au tournant.

PS - Martine Aubry respire

le 02/10/2009 - 18h39

La Première secrétaire passe le cap de la consultation militante avec une participation honorable sauf à Paris. Bertrand Delanoë salue "un pas important".

Crédit Photo : Abacapress Martine Aubry

Un demi-succès. Mais pour un PS encore largement convalescent, la direction ne se fait pas prier pour parler de succès. "Un bel exercice démocratique", a ainsi salué vendredi matin Martine Aubry avec en main les premiers chiffres de la consultation militante organisée jeudi sur la rénovation du parti.

"Sous les 40% de participation, ce serait très dur", confiait mercredi un membre de son entourage. Or selon les dernières données donnés par Solférino, environ 46% des adhérents sont allés aux urnes. "Environ 90.000 adhérents auront voté", a dit à François Lamy, le conseiller politique de Martine Aubry.

"Ils ont dit oui majoritairement aux onze questions" posées. "Pour les deux plus importantes, primaires et non-cumul des mandats, on est aux alentours de 70%", s’est félicité cette nuit le bras droit de la première secrétaire.

Le "oui" massif des militants au questionnaire n’est pas une surprise puisqu’il valide le processus de changement du parti tant attendu par la base. En revanche, la bonne participation dans certaines fédérations montre que le "PS réel" bouge encore, même si les "clientèles" proches de certains élus avaient reçu des consignes de ne pas se déplacer.

Consulter les militants paie très souvent. Parmi les grosses fédérations, la participation a été de 50% dans le Pas-de-Calais, 45% dans les Bouches-du-Rhône, 54% en Haute-Garonne, selon la direction. L’Hérault se signale par une participation supérieure à 70% car le choix des têtes de liste pour mars prochain était en jeu.

En Languedoc-Roussillon, région à laquelle appartient ce département, un duel opposait pour la tête de liste régionale Eric Andrieu et Didier Codorniou, ce dernier ne faisant pas mystère de ses liens avec le président sortant George Frêche, exclu du PS pour dérapages verbaux. Didier Codorniou, maire de Gruissan, l’a emporté haut la main. "J’en prends acte et appelle tous les militants à rejoindre le premier des socialistes", a-t-il déclaré.

"Un camouflet pour ceux qui pariaient sur la division"

Point noir de cette consultation militante, Paris. La première fédération socialiste de France (13.500 membres), serait sous la moyenne avec entre 25 à 30% de participation. Ce n’est pas une surprise tant le PS parisien est malade, autrefois de la percée de Bayrou, et maintenant de la dynamique verte. Ce résultat augure bien mal des régionales de mars prochain avec un Jean-Paul Huchon (PS) pris en tenaille dans le duel médiatique entre Cécile Duflot et l’UMP Valérie Pécresse.

Au lendemain de cette consultation, la direction de Martine Aubry peut donc souffler un peu, ayant échappé au pire : une participation catastrophique qui aurait provoqué un tir en rafales de François Hollande et ses amis.

Ainsi, c’est bien à eux que s’adressait, sans les nommer, le député parisien Jean-Christophe Cambadélis tôt vendredi matin dans un court communiqué. "C’est un camouflet pour ceux qui avaient parié sur le conservatisme et la division, un succès pour ceux qui veulent le grand changement et le rassemblement", déclare-t-il.

Ce cap franchi, Martine Aubry veut très vite transformer l’essai et embrayer sur le projet pour les Français avec une intervention mercredi prochain et la formation de groupes de travail. Un chantier autrement plus difficile que la rédaction d’un questionnaire destiné à satisfaire la base militante

Régionales - Loin derrière l’UMP, les Verts talonnent le PS

le 02/10/2009 - 08h32

Deux sondages montrent l’importance des intentions de vote pour la formation Europe-écologie-Verts, qui se situe à 3-4 points à peine derrière le PS, alors que l’UMP caracole en tête. Les autres formations, dont le MoDem, le Front de gauche et le FN, sont toutes sous la barre des 10%.

Crédit Photo : TF1/LCI Des isoloirs dans un bureau de vote

Si les régionales avaient lieu dimanche, et non pas en mars prochain, l’UMP recueillerait près d’un tiers des suffrages exprimés, les Verts tentant de disputer la deuxième marche du podium au PS. C’est ce qui ressort de deux sondages publiés en cette fin de semaine, l’un réalisé par l’institut CSA pour LCP (1), l’autre réalisé par Opinionway pour Le Figaro et LCI (2).

Selon CSA, l’UMP recueille ainsi 31% des intentions de vote, devant le Parti socialiste à 21% et Europe-écologie-Verts à 17%. Le "Politoscope" Opinionway estime pour sa part que les Français voteraient aujourd’hui à 32% pour l’UMP, 19% pour le PS, 16% pour les Verts-Europe écologie.

MoDem, FN et Front de gauche dans un mouchoir

Après ce trio de tête, les autres formations sont créditées de moins de 10% des intentions de vote : 8% pour le MoDem, autant pour le FN, 6% pour le Front de gauche (PCF- Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon), à égalité avec le NPA, et 3% pour LO, dans l’étude CSA, qui souligne que l’abstention, les bulletins blancs ou nuls concerneraient 51% des sondés.

Dans l’étude d’Opinionway, le Front de gauche est crédité de 8%, le MoDem de 7% et le NPA de 5% des suffrages. Le Front national obtiendrait 6%, le Nouveau Centre 4%, 3% allant à d’autres listes.

Les intentions de vote, précise l’institut Opinionway, ont été calculées sur la base des électeurs se déclarant certains d’aller voter, soit 59% des personnes interrogées.

D’une manière générale, selon cette étude 42% des électeurs affirment qu’ils voteront plutôt en fonction d’enjeux nationaux en mars 2010 contre 57% qui se prononceraient plutôt selon des enjeux spécifiques à leur région (1% ne se prononcent pas).

D’après agences

(1) Sondage CSA réalisé par téléphone les 30 septembre et 1er octobre auprès de 863 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.

(2) Etude réalisée auprès d’un échantillon de 1032 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et par interrogation en ligne sur système Cawi (Computer Assisted Web Interview), du 30 septembre au 1er octobre 2009.

PS - Oui aux primaires ouvertes, non au cumul

le 02/10/2009 - 06h42

Environ un militant socialiste sur deux a participé au référendum sur la rénovation du parti, démentant les pronostics de participation les plus pessimistes. Résultat du vote : près de 7 votants sur 10 se sont prononcés pour le principe de primaires ouvertes pour désigner le candidat à la présidentielle, et ont validé le principe de non-cumul des mandats.

Crédit Photo : TF1/LCI Vote des militants du PS au référendum interne du parti (1er octobre 2009)

Les militants PS ont validé jeudi, par un "oui" massif au référendum sur la rénovation de leur parti, le système de primaires ouvertes pour désigner leur champion en 2012. Les résultats détaillés devraient être connus en fin de matinée, lors d’une conférence de presse du porte-parole du parti, Benoît Hamon ; mais d’ores et déjà, selon la direction, la participation à ce scrutin devrait s’établir entre 47% et 50%.

Plusieurs responsables du PS ont salué une participation solide, que beaucoup prédisaient bien plus faible. Parmi les grosses fédérations, la participation a été de 50% dans le Pas-de-Calais, 45% dans les Bouches-du-Rhône, 54% en Haute-Garonne, selon la direction. Paris, première fédération socialiste de France (13.500 membres), était en revanche sous la moyenne avec entre 25 à 30%.

Lors des scrutins internes des cinq dernières années, la mobilisation avait généralement oscillé entre 60% et 83%, à l’exception d’une consultation sur la modification des statuts, en 2008, où seuls 35% des adhérents s’étaient déplacés. Mais lors d’un vote interne en mars pour ratifier les candidats aux européennes, seuls 40% des militants étaient allés aux urnes.

"Un début de remobilisation"

"Environ 90.000 adhérents auront voté", a estimé François Lamy, conseiller politique de Martine Aubry. "Ils ont dit oui majoritairement aux onze questions" posées par la direction. "Pour les deux plus importantes, primaires et non-cumul des mandats, on est aux alentours de 70%", s’est félicité le bras droit de la Première secrétaire.

Le corps électoral était de 200.319 socialistes, dont 64.000 seulement étaient à jour de cotisation. Mais ils pouvaient régulariser en allant voter. C’est ce qu’ont fait 26.000 militants, selon François Lamy.

"Les ressources militantes se sont réveillées", a estimé Arnaud Montebourg, le secrétaire national à la Rénovation, partisan de longue date de primaires présidentielles ouvertes à toute la gauche. "C’est fort, c’est légitime, c’est équilibré, c’est une base solide pour réussir ce grand projet de création d’un nouveau Parti socialiste", a-t-il souligné.

Pour David Assouline, membre du courant socialiste Espoir à gauche qui prônait le "oui" à chacune des onze questions soumises au vote, cette participation est "presque un rayon de soleil". Après le congrès délétère de l’an dernier à Reims, "c’est un début de remobilisation", a souligné le sénateur de Paris.

Jeudi matin, Martine Aubry avait sonné la mobilisation, promettant aux militants l’avènement d’un "nouveau Parti socialiste" après des années de luttes intestines. A Toulouse, devant les parlementaires socialistes réunis pour un séminaire, elle avait appelé le PS à se placer à "l’avant-garde démocratique".

En début de semaine, Benoît Hamon avait envisagé une fourchette de 40% à 50% de participation pour ce vote sur un questionnaire allant de l’organisation de primaires présidentielles au mandat parlementaire unique, en passant par l’instauration de la parité totale dans les instances et sur les listes électorales du PS.

Les militants socialistes étaient également appelés à se prononcer sur les "premiers des socialistes" chargés de mener la bataille des élections régionales en mars prochain. Et ils pouvaient, à titre "facultatif" livrer leurs "remarques" et "propositions complémentaires". Reste désormais à fixer les modalités concrètes et le calendrier des primaires : ce sera fait lors d’une convention nationale en juin.

D’après agences

PS - Des militants aux urnes ou à la pêche ?

le 01/10/2009 - 16h33

La consultation sur la rénovation organisée par la direction du PS va-t-elle mobiliser les militants ? Martine Aubry est attendue au tournant.

Crédit Photo : LCI Martine Aubry à l’Elysée

Mal élue à la tête du Parti socialiste, Martine Aubry espère retrouver un peu d’oxygène grâce à un référendum militant, jeudi, sur la rénovation du PS mais la démobilisation de ses troupes menace ce nouveau départ.

En promettant une rénovation "de A à Z", fin août à La Rochelle, le premier secrétaire pensait en avoir terminé avec la contestation interne qui la handicape depuis son accession à la tête du parti, après le congrès de Reims en novembre 2008.

En interne, l’embellie a été de courte durée, plombée par la sortie d’un livre ("Hold-uPS, arnaques et trahisons") relatant les fraudes qui ont entaché le scrutin d’il y a dix mois et qui auraient principalement bénéficié, selon ses auteurs, à Martine Aubry au détriment de sa rivale Ségolène Royal.

Et sur la scène nationale, l’actualité politique de la rentrée a fait passer la rénovation du PS au second plan, au grand soulagement des parlementaires socialistes, qui préfèrent mettre l’accent sur la bataille budgétaire à venir ou les "votations citoyennes" sur le changement de statut de La Poste.

Les militants sont appelés à se prononcer sur onze questions, de l’organisation de primaires présidentielles au non cumul des mandats en passant par la parité totale et la création d’une "autorité indépendante et incontestée chargée de faire respecter les règles d’éthique".

Alors que de nombreux "éléphants" se félicitent de la "révolution" en cours d’avènement au PS, leur campagne s’est souvent limitée au strict minimum : des lettres aux militants diffusées par mail depuis quelques jours.

"J’aurais bien aimé que les cigales qui ont chanté la rénovation tout l’été fassent voter la rénovation lorsque l’automne fut venu", raille Guillaume Bachelay, secrétaire national à l’Industrie, visant, entre autres, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Manuel Valls.

Jeudi soir, le dépouillement promet d’être délicat, comme le montrent les intentions de vote de Bernard Poignant. Proche de Lionel Jospin, l’ancien député européen votera "non" sur les primaires, "oui" au non cumul des mandats et "non" sur la démocratie interne. Les résultats ne devraient pas être connus avant vendredi matin.

"Des arrières pensées"

Dans le questionnaire, le flou persiste sur les primaires, dont les modalités - notamment le calendrier - sont reportées à une convention prévue en juin prochain. Telle qu’elle est posée, la question ne tranche pas entre un scrutin ouvert aux militants de gauche pour désigner le candidat socialiste pour 2012 ou une procédure ouverte à des candidats venus d’autres partis. Si bien que "tout le monde va voter oui mais avec des arrière-pensées", prédit Olivier Faure, secrétaire général du groupe PS à l’Assemblée nationale.

De plus, après les accusations de fraudes de l’an dernier, la direction du PS propose aux adhérents d’approuver la mise en oeuvre de "nouveauX mécanismes (...) garantissant la sincérité et la fiabilité des votes". "Cela revient à dire aux militants qu’ils ont toujours triché. C’est plus que maladroit", déplore un jeune dirigeant pour qui la "dimension tactique" du vote de jeudi dissuadera les adhérents de se déplacer.

Même si son entourage dément toute entreprise de relégitimation, le vote de jeudi offre en effet à Martine Aubry l’occasion d’effacer la très courte avance - 102 voix - qui l’avait séparée de Ségolène Royal à Reims.

A condition que la participation soit satisfaisante. Martine Aubry a donc sonné le rappel mercredi. "Il y a 200.000 militants au Parti socialiste, j’espère qu’ils seront nombreux à venir décider", a-t-elle dit sur France Inter. "Je leur dis : venez dire, sans écouter les notables, sans écouter les sensibilités, ce que vous pensez vraiment".

VIDEOS

PS : Participation honorable au référendum interne

Le 02 octobre 2009 - 07h45

Alors que plusieurs ténors du PS prédisaient une participation en berne, les militants PS ont été près d’un sur deux à se déplacer aux urnes pour approuver le principe de primaires ouvertes..

Par TF1

PS : Qu’espèrent les militants ?

Le 01 octobre 2009 - 18h43 La consultation des militants sur la rénovation du PS s’est ouverte jeudi dans 4000 bureaux de vote installés dans les sections..

Par TF1

PS : Aubry : "nous sommes un parti démocratique"

Le 01 octobre 2009 - 15h30

Par TF1

RADIO

LCI Radio : Pour le PS Gaëtan Gorce : "le vote militant n’est qu’une étape"

Le 30 septembre 2009 - 18h59

Au micro de LCI Radio, le député de la Nièvre explique les enjeux du vote de jeudi. .

Par LCI


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