AID Association initiatives dionysiennes
La république se vautre dans les ors de la royauté.....

Le discours du trône

rien ne change, on continue ! hue cocotte !

lundi 22 juin 2009 par JMT

Pour Xavier Bertrand, le chef de l’Etat a délivré un "vrai message de volontarisme politique". A gauche, on ironise sur le prix du Congrès, pour un discours "faible" et "cher payé". Les syndicats font ouvertement part de leurs doutes vis-à-vis des ambitions sociales affichées.

Nicolas Sarkozy a annoncé lundi des mesures pour atténuer le choc de la crise : un an de salaire après licenciement, et un emprunt national. Il a également abordé les problèmes de la burqa (qui n’est "pas la bienvenue"), de l’état des prisons ou de la loi Hadopi. Et il a confirmé un remaniement ministériel pour mercredi.

"Première" institutionnelle pour la Ve République, le discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès a été "immortalisé" par des photos d’élus de droite. Ceux de gauche sont restés assis.

Nicolas Sarkozy est entré lundi à 15H00 pile dans l’hémicycle de l’Aile du Midi du château de Versailles pour prononcer un discours devant les députés et sénateurs réunis en Congrès.

Congrès - Discours "fort" pour la droite, "décevant" pour la gauche

le 22/06/2009 - 18h18

Pour Xavier Bertrand, le chef de l’Etat a délivré un "vrai message de volontarisme politique". A gauche, on ironise sur le prix du Congrès, pour un discours "faible" et "cher payé". Les syndicats font ouvertement part de leurs doutes vis-à-vis des ambitions sociales affichées.

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas sarkozy devant le Congrès, à Versailles (22 juin 2009)

RÉACTIONS POLITIQUES

Xavier Bertrand, UMP : un discours "fort" qui "prend toute la mesure de la crise"

Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, a estimé lundi que le discours du président de la République devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles était "particulièrement fort".

Selon lui, "ce n’est pas un discours comme les autres. Il prend toute la mesure de la crise et il indique aujourd’hui ce qui est maintenant interdit. Dépenser n’importe comment, c’est interdit. Le statu quo en matière de collectivités territoriales, c’est interdit.

Il a indiqué que le modèle français a de l’avenir. Il faut le réformer pour qu’il soit toujours d’actualité. C’est un vrai message de volontarisme politique et le volontarisme politique est plus que jamais d’actualité".

Martine Aubry, PS : Sarkozy "dépassé par les enjeux"

"Le président de la République laisse les Français seuls face à leurs problèmes et face à la crise", affirme dans un communiqué la patronne du PS. "Du président de la République, on attendait qu’il soit à la hauteur du moment et du lieu.

Le moment, une crise d’une gravité exceptionnelle, exigeait une vision. Le lieu, la convocation à Versailles des représentants du peuple dans un faste sans pareil, imposait des solutions.

Le discours présidentiel nous plonge dans la consternation : le chef de l’Etat paraît dépassé par les enjeux", ajoute-t-elle. Selon la maire de Lille, "au-delà de formules attrape-tout et d’incantations que plus personne ne croit, tant elles ne sont jamais suivies d’effets, ce discours démontre malheureusement une absence de cap économique et confirme qu’il y aura bien un sévère tour de vis social".

Laurent Fabius, PS : "faible et décevant"

L’ex-Premier ministre socialiste a jugé "faible et décevant" le discours du chef de l’Etat devant le Congrès. "Le président s’exprime comme s’il n’était pas au pouvoir", a déclaré à la presse Laurent Fabius. "Pas un mot sur les problèmes de justice sociale. J’ai trouvé cela très, très court. J’ai trouvé cela assez faible et décevant".

Jérôme Cahuzac, PS : un discours "cher payé"

"500.000 euros euros pour entendre ce que l’on vient d’entendre, je trouve cela très cher payé", a déclaré le député PS Jérôme Cahuzac sur le coût supposé du Congrès, après le discours du Président. "Rien de nouveau, rien que nous ne connaissions déjà, sinon que l’endettement du pays va se poursuivre", a-t-il ajouté.

Cécile Duflot, Verts : "une compilation d’annonces déjà vues"

"Après l’écoute du discours de Versailles, il est légitime de se demander s’il était nécessaire de bousculer la Constitution et de dépenser près d’un million d’euros pour assister à une compilation d’annonces déjà vues", a déclaré la secrétaire générale des Verts, Cécile Duflot dans un communiqué, alors que les neuf parlementaires Verts (4 députés, 5 sénateurs) ont boycotté le Congrès de Versailles.

"Sur la forme, l’allocution de Nicolas Sarkozy avait tout d’un discours de campagne électorale. Sur le fond, il y avait peu d’annonces précises et nouvelles", a-t-elle jugé.

"Il ne suffit pas de proclamer le changement pour qu’il ait lieu. Quand Nicolas Sarkozy évoque la crise écologique, on peut se demander pourquoi, près de deux ans après le Grenelle, la loi Grenelle I n’est toujours pas définitivement votée par le Parlement", a notamment relevé Cécile Duflot.

Elle a toutefois indiqué que "sur la taxe carbone, les Verts restent bien sûr ouverts à une discussion sur la contribution énergie-climat ou sur la réforme, indispensable, vers une fiscalité écologique".

Jean-Luc Mélenchon, Front de gauche : "voix mielleuse" et "discours de combat"

"Une voix mielleuse, un discours de combat : le président a inauguré son nouveau pouvoir de parole sans réplique en faisant un réquisitoire contre le modèle social républicain.

A mi-mandat, après tant de coupes claires, c’est une nouvelle feuille de route libérale qui est promulguée. Avec un manque total d’imagination mais une agressivité nullement entamée, Nicolas Sarkozy a enfilé les perles classiques du néolibéralisme : moins d’Etat, moins de fonctionnaires, moins d’élus, moins de retraite, le marché partout et pour tous".

PCF : "la manipulation est grossière"

"L’intervention de Nicolas Sarkozy annonce l’aggravation d’une politique dont les Français n’ont déjà que trop souffert. Comme à son habitude, Nicolas Sarkozy a d’autant plus rendu hommage au modèle français qu’il a annoncé une nouvelle étape de sa démolition.

Concernant la retraite, la manipulation est grossière. Il veut amadouer le mouvement social. Le chef de l’Etat a pris moins de précaution pour attaquer frontalement les collectivités. Quant à l’Etat lui-même, il veut faire débattre de ses priorités tout en programmant son effacement".

RÉACTIONS SYNDICALES

FO souligne des contradictions

"Force ouvrière relève des contradictions dans le discours du président de la République, entre un rappel marqué aux principes et valeurs républicains et certaines pistes qui peuvent remettre en cause ces mêmes principes", écrit la confédération dans un communiqué.

"Force est de constater que les salariés sont toujours les victimes de la crise et que les pistes avancées ces derniers jours sur la retraite, les arrêts maladie, le travail du dimanche, l’absence de coup de pouce au Smic risquent d’accroître fortement les inégalités", poursuit Force ouvrière. "La politique économique esquissée et confirmée risque ainsi d’aggraver le fossé entre les valeurs républicaines et la réalité sociale".

Une ambition affichée... mais la CFTC a des doutes sur les moyens

"Le président propose une sortie très claire du système capitaliste et on a envie de le prendre au mot", a déclaré le président de la CFTC Jacques Voisin.

"Il a dit qu’il fallait tirer les leçons de la crise (...) il y a une ambition affichée mais il reste beaucoup de doutes sur les moyens. Le président a beaucoup évoqué l’investissement sur l’avenir, évidemment on ne peut qu’acquiescer (...) il a aussi évoqué le fait qu’il ne voulait pas d’une politique de rigueur, mais la grande question de la fiscalité reste posée, notamment celle du transfert des charges des entreprises.

M. Sarkozy a aussi parlé de l’investissement social (...) en disant le bon déficit c’est celui qui finance l’amortisseur social et l’investissement productif, mais tout cela reste concrètement à faire".

D’après agence

Congrès - Adoucir la crise mais réformer "jusqu’au bout"

le 22/06/2009 - 17h43

Nicolas Sarkozy a annoncé lundi des mesures pour atténuer le choc de la crise : un an de salaire après licenciement, et un emprunt national. Il a également abordé les problèmes de la burqa (qui n’est "pas la bienvenue"), de l’état des prisons ou de la loi Hadopi. Et il a confirmé un remaniement ministériel pour mercredi.

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas Sarkozy arrivant au congrès de Versailles (22 juin 2009)

Nicolas Sarkozy a présenté lundi ses "choix stratégiques forts" à mi-mandat, devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, une première depuis 1848 brocardée avec vigueur par l’opposition qui y a vu "un déni de démocratie".

Accueilli par le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer qui préside le Congrès, le chef de l’Etat a pris la parole à 15 heures pour un discours d’environ 45 minutes, largement consacré à la crise et aux manières de la combattre.

Remaniement annoncé pour mercredi

Il était annoncé comme imminent. La seule véritable incertitude portait sur la date. Le remaniement ministériel, a confirmé le chef de l’Etat, aura lieu ce mercredi. "Mercredi, avec le Premier ministre, nous procéderons à un remaniement du gouvernement", a brièvement annoncé le chef de l’Etat aux sénateurs et députés réunis en congrès à Versailles.

"Son premier travail sera de réfléchir à nos priorités nationales et à la mise en place d’un emprunt pour les finances", a-t-il ajouté. Ce remaniement gouvernemental, que de nombreuses sources gouvernementales prédisent a minima, vise notamment à remplacer Rachida Dati (Justice) et Michel Barnier (Agriculture), tous deux élus députés au Parlement européen.

La crise et ses conséquences

"Considérer la crise comme une parenthèse serait une erreur fatale", a reconnu le chef de l’Etat. Non seulement elle va persister et sera dure (Nicolas Sarkozy a souligné devant le Congrès que la crise économique n’était "pas finie", ajoutant : "nous ne savons pas quand elle se terminera" ; et d’ici là, "les victimes de la crise ne doivent pas être exclues", a insisté le chef de l’Etat) mais elle aura pour effet de profonds bouleversements : "La crise annonce un monde où la demande de régulation sera plus forte".

Dans ce nouveau monde de l’après-crise, "le modèle français a de nouveau sa chance". A condition toutefois qu’il sache s’adapter : et pour le chef de l’Etat, c’est "le moment où jamais de nous remettre en cause nous-mêmes".

Un an de salaire pour tout salarié licencié

"J’affirme que tout licencié économique, je dis bien tout licencié économique, doit pouvoir garder son salaire et recevoir une formation pendant un an", a lancé le chef de l’Etat à la tribune du Congrès. "Je proposerai aux partenaires sociaux de prendre des mesures massives en faveur de l’activité partielle et d’étendre encore le contrat de transition professionnelle", a-t-il ajouté.

Ce contrat permet au salarié de conserver 80% de son salaire brut pendant un an maximum, parallèlement à une aide renforcée à la recherche d’emploi ou à la reconversion. Le salarié doit en revanche renoncer à ses indemnités de licenciement. Le président Nicolas Sarkozy avait annoncé en novembre que le CTP, expérimenté depuis 2006 dans sept bassins d’emploi, allait être étendu à dix-huit nouveaux bassins d’emploi.

Société française et intégration : le cas de la burqa

Nicolas Sarkozy a souligné que la burqa, "un signe d’asservissement" de la femme, n’était pas la bienvenue sur le territoire français. Et le chef de l’Etat a laissé le soin au Parlement de se saisir de cette question du port du voile musulman intégral en France.

La burqa, a-t-il souligné sous les applaudissements, "c’est un problème de liberté, c’est un problème de dignité de la femme. La burqa, ce n’est pas un signe religieux, c’est un signe d’asservissement, c’est un signe d’abaissement. Elle ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République française", a-t-il insisté. "Le Parlement a souhaité se saisir de cette question, c’est la meilleure façon de procéder".

Etat des prisons

Nicolas Sarkozy a souligné que l’état des prisons françaises était "une honte pour la République", annonçant que le prochain gouvernement serait chargé de construire de nouveaux établissements. "La détention est une épreuve dure, elle ne doit pas être dégradante. Comment espérer réinsérer dans nos sociétés ceux qu’on aura privé pendant des années de toute dignité", a insisté le chef de l’Etat.

"L’état de nos prisons, nous le savons tous, est une honte pour notre République, quel que soit par ailleurs le dévouement du personnel pénitentiaire. Nous construirons donc d’autres prisons, nous construirons des places dans les hôpitaux pour les détenus souffrant de troubles psychiatriques, c’est une nécessité pour la liberté de tous. C’est une nécessité morale, ce sera un impératif du prochain gouvernement".

Ni rigueur, ni hausses d’impôt...

Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu’il ne pratiquerait pas une politique de rigueur et n’augmenterait pas les impôts. "Je ne ferai pas la politique de la rigueur parce que la politique de la rigueur a toujours échoué", a dit le président de la République devant les députés et sénateurs.

"Je n’augmenterai pas les impôts parce que l’augmentation des impôts retarderait longtemps la sortie de crise et parce qu’en augmentant les impôts, quand on est au niveau de prélèvement où nous nous trouvons, on ne réduit pas les déficits, on les augmente", a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a estimé que le déficit public structurel de la France devrait être ramené à zéro par des "réformes courageuses" qui seront entreprises par le prochain gouvernement.

...mais un emprunt

Nicolas Sarkozy a annoncé le recours à l’emprunt d’Etat pour financer "de bons investissements". Selon lui, "le premier travail" du nouveau gouvernement, à l’issue du remaniement, "sera de réfléchir à nos priorités nationales et à la mise en place d’un emprunt pour les financer".

"Le montant et les modalités" de cet emprunt, qui sera lancé "soit auprès des Français soit auprès des marchés financiers", "seront arrêtés une fois que nous aurons fixé ensemble les priorités", a-t-il ajouté, sans plus de précision.

Réforme des retraites

Pour Nicolas Sarkozy, "le temps de la décision" sur la réforme des retraites se situe "à la mi-2010", précisant devant le Congrès que "toutes les options seront examinées", y compris le relèvement de l’âge de départ.

"Quand viendra le temps de la décision à la mi-2010, que nul ne doute que le gouvernement prendra ses responsabilités", a affirmé le président. "2010 sera un rendez-vous capital, il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité", a-t-il ajouté, précisant que "toutes les options seront examinées".

Indiquant que "les partenaires sociaux feront des propositions", Nicolas Sarkozy a dit qu’il n’avait "nullement l’intention de fermer le débat alors même qu’(il) commence à l’ouvrir".

Toujours dans le champ de la protection sociale, le président a indiqué vouloir aller "plus loin dans la maîtrise de nos dépenses de santé". "Nous n’éluderons pas la question des niches sociales, qui font perdre à la Sécurité sociale des recettes dont elle a tant besoin", a-t-il ajouté.

Réforme de l’éducation

Nicolas Sarkozy a souhaité devant le Congrès "que l’on propose une solution à tous les adolescents qui sortent du système scolaire à 16 ans sans rien" pour "leur éviter de rester en marge de la société".

Il en a fait "un investissement incontournable pour la société française", se prononçant également pour la prise en charge par l’Etat des "internats d’excellence" accueillant les "enfants de milieu modeste".

Il a souhaité "que soient créées conditions de vie meilleure dans les lycées", appelé à "investir dans les logements étudiants" et redit qu’il fallait "poursuivre dans la voie de l’autonomie des universités" dans le but que "les jeunes puissent conquérir leur autonomie par leur travail" et "leur mérite".

Réforme des collectivités locales

"Nous ne nous déroberons pas devant la réduction du nombre des élus", a affirmé Nicolas Sarkozy, alors que le comité Balladur, que Nicolas Sarkozy a chargé d’étudier une simplification territoriale, a notamment proposé la création de conseillers territoriaux qui siègeraient à la fois au niveau des régions et des départements.

Selon un de ses membres, l’ancien ministre UMP Dominique Perben, l’objectif est de réduire de moitié le nomtre de conseillers généraux et régionaux, actuellement de 6000. Cette proposition est vivement contestée par la plupart des associations d’élus. Elle n’a pas été retenue par la commission du Sénat qui s’est penchée sur ce dossier, malgré la réaffirmation du groupe UMP du Sénat de son engagement pour cette mesure.

La République "tiendra sa promesse d’égalité" pour l’outre-mer Trois jours avant un déplacement en Martinique puis en Guadeloupe, qui ont connu en début d’année une crise sociale sans précédent, le président de la République a affirmé qu’il ne pouvait "pas parler de l’égalité sans penser à nos compatriotes d’outre-mer.

Comment pourraient-ils se sentir pleinement citoyens de notre République si notre République tient si peu à leur égard la promesse d’égalité qu’elle fait à tous les citoyens ?", a-t-il lancé, assurant qu’à l’occasion de son déplacement il "parlerait avec eux des moyens par lesquels la République pourra tenir ses engagements".

"Nous ne pouvons pas, là non plus, au nom d’une conception exclusivement formelle de l’égalité, laisser perdurer une situation aussi contraire à nos principes. Je ne m’y résignerai pas", a martelé le chef de l’Etat qui a décidé en février, en pleine crise antillaise, de lancer des états généraux de l’outre-mer, qui doivent se poursuivre jusqu’en juillet.

Cette consultation doit déboucher à la rentrée sur un conseil interministériel de l’outre-mer présidé par Nicolas Sarkozy qui déterminera les suites à donner aux propositions qui auront été faites.

Loi Hadopi

"J’irai jusqu’au bout", a déclaré le chef de l’Etat devant le Congrès à propos de cette loi très controversée sur le droit d’auteur et internet. "Je défends l’avenir de notre culture et de la création", a-t-il justifié, alors que le Conseil constitutionnel a censuré la partie essentielle du texte.

Privilégier la fiscalité "verte"

Nicolas Sarkozy souhaite "aller le plus loin possible sur la taxe carbone", afin de taxer la pollution pour alléger les charges sur le travail, a-t-il annoncé devant le Parlement.

La "taxe carbone", ou contribution climat-énergie dans la terminologie du Grenelle de l’environnement, vise à encourager les économies d’énergie et à changer les habitudes d’achat grâce à un déplacement de la fiscalité du travail vers l’énergie et les émissions polluantes. Portée par l’écologiste Nicolas Hulot en 2007, les modalités de la taxe, le mode de prélèvement et son évolution dans le temps feront, début juillet, l’objet d’une "conférence d’experts", sous la présidence de l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard.

Avec agences

Congrès - Les uns boudent, les autres photographient

le 22/06/2009 - 16h50

"Première" institutionnelle pour la Ve République, le discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès a été "immortalisé" par des photos d’élus de droite. Ceux de gauche sont restés assis.

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas Sarkozy devant le Congrès (22 juin 2009)

Les parlementaires de droite ont longuement applaudi, debout, Nicolas Sarkozy lundi à l’issue de son discours devant le Congrès du Parlement à Versailles. Certains députés et sénateurs de la majorité ont sorti des appareils-photos pour immortaliser l’instant.

Ceux de gauche au contraire, tout comme François Bayrou, sont restés ostensiblement assis au moment où il quittait l’hémicycle. Le voisin du chef du MoDem, le président du PRG Jean-Michel Baylet, lui a glissé un mot à l’oreille avant de se lever. Mais si François Bayrou a hésité un instant, regardant autour de lui, il a finalement décidé de rester sur son siège.

Images symboliques d’une "première" institutionnelle pour la Ve République, boudée par l’ensemble de l’opposition, alors que le gouvernement au complet a assisté au discours du chef de l’Etat.

Le débat qui a suivi a été écourté faute de combattants, les socialistes venus écouter le discours du chef de l’Etat ayant décidé de ne pas participer à un exercice qu’ils dénoncent.

Ils s’étaient vainement opposés le matin au nouveau règlement du Congrès, qui a permis le discours du président devant les parlementaires. Le texte a été validé à main levée, puis déclaré conforme par le Conseil constitutionnel.

"Et si on restait jusqu’en 2012 !"

La nuée de parlementaires, sauf les communistes et les Verts qui ont boycotté Versailles, s’est ensuite dispersée dans les couloirs à damiers du domaine de Louis XIV, chacun retrouvant son groupe pour établir le mot d’ordre de la journée.

Celui de l’UMP était de dénoncer "le silence et l’absence de l’opposition, incompréhensible et extravagant". "C’est un moment historique, je suis désolé que nos collègues de l’opposition ne prennent pas le train de la modernité", a dit le président du groupe UMP au Sénat, Henri de Raincourt.

Les socialistes se sont offert une promenade jusqu’à la salle du Jeu de Paume, devant laquelle ils ont fait le serment de lutter contre la "dérive présidentialiste du régime". Le symbole a été soigneusement choisi pour faire écho à la Révolution française de 1789.

"Ici, des députés du tiers état ont bravé le pouvoir royal. Ils ont pris le risque de quitter les états généraux pour se constituer en assemblée nationale", a expliqué le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault.

Et de réclamer de pouvoir s’exprimer devant le Premier ministre, à défaut de pouvoir le faire devant le chef de l’Etat. "Si le Premier ministre ne donne pas suite à notre demande de présenter un discours de politique générale après lequel nous puissions avoir un débat et un vote, alors nous aurons la vraie lecture de la réforme constitutionnelle de l’an dernier : un lent glissement vers un régime hyper-présidentiel de type plébiscitaire et un président de la République qui pense qu’entre lui et le peuple, il n’y a rien", a-t-il dit.

La visite du Jeu de Paume a donné à chacun l’occasion de prendre des photos devant Bailly prêtant serment et de découvrir les noms des lointains prédécesseurs, envoyés de Dordogne, de Poitou ou d’ailleurs pour participer aux états généraux.

"Et si on restait jusqu’en 2012 !", proposait un élu. Mais pour le député socialiste Daniel Goldberg, "cette journée, c’est une conférence de presse à 400.000 euros aux frais des contribuables", mais aussi des parlementaires (25 euros le repas) et des journalistes (10 euros le menu avec sandwich). Un buffet avait été installé à l’Orangerie pour les élus, mais d’autres ont préféré chercher une table dans Versailles.

D’après agences

Sarkozy entre dans l’hémicycle du Congrès du Parlement à Versailles

AFP - lundi 22 juin 2009, 14h34

Nicolas Sarkozy est entré lundi à 15H00 pile dans l’hémicycle de l’Aile du Midi du château de Versailles pour prononcer un discours devant les députés et sénateurs réunis en Congrès.

Nicolas Sarkozy et son épouse entrant dans l’hémicycle du Congrès du Parlement à Versailles

C’est la première fois depuis 1848 —et le prince-président Charles Louis Napoléon— qu’un chef de l’Etat s’exprime personnellement devant les parlementaires. Sous la IIIe République, Adolphe Thiers avait certes parlé devant les parlementaires, mais il cumulait les fonctions actuelles de président et de Premier ministre.

Accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, le président de la République était arrivé quelques minutes plus tôt à bord de sa voiture officielle pavoisée d’un drapeau tricolore.

Il y a été accueilli, au parterre du Midi, par Bernard Accoyer qui, de par sa fonction de président de l’Assemblée nationale, préside le Congrès. Etaient également présents le Premier ministre François Fillon et le président du Sénat, Gérard Larcher. Il a reçu les honneurs de la Garde républicaine.

"J’invite mesdames et messieurs les membres du Congrès à accueillir monsieur le président de la République", a déclaré M. Accoyer.

Les parlementaires se sont alors levés à l’entrée du chef de l’Etat, qui est aussitôt monté à la tribune, sous les applaudissements de parlementaires et de son gouvernement au grand complet. Certains de ses ministres se sont, faute de place, assis dans les tribunes.

Le chef de l’Etat a entamé son discours en assurant aux parlementaire qu’il avait notamment "voulu venir (leur) dire les conséquences" qu’il entendait tirer de la crise mondiale et que son intervention montrait le respect qu’il avait pour le Parlement.

"C’est un moment important, je le sais, je l’aborde avec gravité, avec humilité, tant la situation que nous vivons est sans précédent", a-t-il dit.

Les 920 parlementaires n’étaient pas tous présents. La petite cinquantaine de parlementaires PCF ont décidé de boycotter le Congrès, tout comme quelques députés socialistes.

Dans son ensemble, le PS a décidé d’être présent pendant le discours présidentiel mais de boycotter le débat, sans vote, organisé après le départ de Nicolas Sarkozy. Il entend ainsi protester contre un "simulacre de débat".

Symboliquement, les parlementaires socialistes se sont réunis à la mi-journée devant la salle du Jeu de Paume, là même où "les députés du Tiers-Etat ont refusé de se soumettre au roi" Louis XVI en 1789.

VIDEOS

Congrès : François Hollande : "beaucoup de bruit pour rien"

Le 22 juin 2009 - 16h23

A l’issue du congrès de Versailles, le député de Corrèze a estimé que le discours du Président n’avait pas répondu à l’impatience des Français face à la crise. .

Par TF1

Congrès : Le Président lance un emprunt national auprès des Français

Le 22 juin 2009 - 16h02

La première mission du nouveau gouvernement qui sera nommé mercredi matin sera de déterminer les priorités du pays et de lancer un emprunt national pour les financer. .

Par TF1

Congrès : Réforme des retraites : une décision à la mi-2010

Le 22 juin 2009 - 15h57

Nicolas Sarkozy a déclaré qu’une décision serait prise à la mi-2010 sur la réforme des retraites et que les questions de montant des cotisations et de l’allongement de la durée de travail ne seraient pas écartées. .

Par TF1

Congrès : La burqa, "un signe d’asservissement de la femme", selon N. Sarkozy

Le 22 juin 2009 - 15h30

Devant les parlementaires, le Président de la République a estimé que la burqa n’était pas la bienvenue en France et que les parlementaires devaient se saisir du sujet..

Par TF1

Politique : Nicolas Sarkozy face au Congrés de Versailles

Le 22 juin 2009 - 13h34

C’est la première fois depuis 1848 que le président de la République fera une déclaration devant le parlement réuni. L’opposition parle de mascarade..

Par TF1


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