AID Association initiatives dionysiennes

QUELQUES CHANGEMENTS DE PREMIER JANVIER

jeudi 1er janvier 2009 par JMT

Après une "rude" année 2008, Nicolas Sarkozy a prévenu les Français que de grandes difficultés les attendaient en 2009, tout en se disant déterminé à y "faire face" en poursuivant des réformes.

Moins de publicité sur les chaînes publiques, plus sur les chaînes privées, des "soirées télé" qui commencent plus tôt : 2009 devrait être l’année du grand changement pour les télespectateurs, sur fond de basculement vers le numérique.

Au premier janvier, une première vague de vingt universités, dont la liste a été arrêtée par le gouvernement, vont devenir autonomes, dotées ainsi de compétences élargies en matière de gestion de leur budget, de leur masse salariale et de ressources humaines.

Au 1er janvier, vingt universités deviennent autonomes

AFP - jeudi 1 janvier 2009, 13h48

Au premier janvier, une première vague de vingt universités, dont la liste a été arrêtée par le gouvernement, vont devenir autonomes, dotées ainsi de compétences élargies en matière de gestion de leur budget, de leur masse salariale et de ressources humaines.

Ces compétences sont prévues par la loi "libertés et responsabilités des universités" (LRU) de la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse, votée à l’été 2007. D’ici 2012, les 85 universités devront avoir acquis ces compétences. En outre, à leur demande, elles pourront devenir propriétaires de leurs biens immobiliers.

Les universités concernées sont Aix-Marseille 2, Cergy-Pontoise, Clermont-Ferrand 1, Corte, Limoges, Lyon 1, Marne-la-Vallée, Montpellier 1, Mulhouse, Nancy 1, Paris 5, Paris 6, Paris 7, La Rochelle, Saint-Etienne, l’Université unique de Strasbourg (qui regroupera les trois universités Strasbourg 1, 2, et 3), Toulouse 1 et l’université technologique de Troyes.

Soit 18 universités selon ce comptage, du fait de la fusion des trois universités de Strasbourg au 1er janvier également.

Au total, elles représentent 315.000 étudiants (soit environ 20 % des effectifs universitaires) et 19.000 enseignants-chercheurs.

Ce choix avait été arrêté fin juillet par la ministre de l’Enseignement supérieur, après un audit, basé sur quatre critères : gestion comptable et financière, gestion des ressources humaines, des systèmes d’information et de la gestion immobilière.

Dans le détail, les présidents des premières universités autonomes pourront prendre des décisions (titularisation, détachement, délégation, avancement) touchant l’ensemble des personnels, alors qu’auparavant ils devaient en référer à l’Etat, selon le ministère de l’Enseignement supérieur.

Ils pourront moduler les obligations de service de chaque enseignant-chercheur et seront compétents en matière de primes et d’intéressement.

Autre compétence : la possibilité de recruter des contractuels en CDD ou CDI pour assurer les fonctions d’enseignement, de recherche, techniques ou administratives.

En outre, l’université devenue "autonome" disposera de 100% de son budget, alors qu’actuellement, elle ne dispose d’une marge de manoeuvre que sur près de 25% du budget.

Ce budget "global" inclura notamment la gestion des emplois (soit 32.000 dans les 20 premières universités autonomes) et la masse salariale, qui dépendait jusqu’ici de l’Etat. De ce fait, le volume du budget géré sera 2,5 à 3 fois supérieur à ce qu’il était auparavant.

Pour accompagner ce changement, chaque établissement recevra une dotation de 250.000 euros supplémentaires : 200.000 pour financer des formations et 50.000 pour des primes aux personnels investis dans le passage à l’autonomie.

En outre, au 1er janvier, un nouveau système de répartition des moyens va entrer en vigueur : 20% seront attribués en fonction de la performance de l’établissement en matière de formation et de recherche (contre 3% aujourd’hui) : insertion professionnelle, qualité de gestion, taux de réussite en licence, etc.

L’activité (nombre d’étudiants présents aux examens, nombre d’enseignants-chercheurs publiants) pèsera pour 80% des moyens alloués.

Depuis son vote, des syndicats d’enseignants et des organisations étudiantes ont vu dans cette loi un risque de "désengagement financier de l’Etat", de "privatisation" des universités et critiqué la possibilité pour elles de ne mettre de l’argent que dans les filières qu’elles jugeront rentables.

Télévision : 2009, l’année du grand chambardement

AFP - jeudi 1 janvier 2009, 08h50

Moins de publicité sur les chaînes publiques, plus sur les chaînes privées, des "soirées télé" qui commencent plus tôt : 2009 devrait être l’année du grand changement pour les télespectateurs, sur fond de basculement vers le numérique.

Après plus de trois semaines de bataille parlementaire, la réforme de l’audiovisuel public, contestée à gauche mais aussi par une partie de la droite sur certains points, a été votée le 17 décembre par l’Assemblée nationale. Elle doit être examinée par le Sénat à partir du 7 janvier.

En attendant, le conseil d’administration de France Télévisions a décidé lui-même l’arrêt de la publicité après 20h00, à la demande du gouvernement, afin que cette mesure phare du projet de loi puisse s’appliquer en temps voulu.

Le 5 janvier 2009, la publicité, introduite à la télévision en 1968, disparaîtra donc des écrans des chaînes de France Télévisions entre 20h00 et 06h00 du matin, prélude à une suppression totale fin 2011.

Le téléspectateur en aura ainsi fini avec le "tunnel" enchaînant pubs et programmes courts sur les chaînes publiques : la première partie de soirée commencera à 20H35 au lieu de 20H50.

Arte et M6 avanceront aussi leurs "prime time" pour s’aligner. TF1 a fait savoir qu’elle serait "pragmatique", mais ses grilles restent pour le moment inchangées, de même que celles de Canal+.

Les nouveaux horaires pourraient bouleverser les habitudes quotidiennes des téléspectateurs (heures des repas, coucher des enfants...).

Côté contenu, la télévision publique verra sa programmation culturelle enrichie et à des heures plus raisonnables, conformément aux souhaits du gouvernement selon lequel la culture ne doit pas être "l’apanage des noctambules".

2009 sera aussi l’année du retour du cinéma le samedi soir sur le service public : France 2 et France 3 sont désormais autorisées à diffuser des films d’art et d’essai entre 23h00 et 03h00.

Mais ces ambitions risquent de pâtir des incertitudes qui planent sur le financement de la télévision publique, selon les nombreux détracteurs de la réforme.

Transformation en une entreprise unique, nomination du PDG par l’exécutif, budget en déficit de 135 millions d’euros : les quelque 11.000 salariés de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO) craignent de vivre un "grand saut dans le vide" sur fond de "mainmise" du pouvoir, selon les syndicats.

La plupart des organisations professionnelles des auteurs, réalisateurs et producteurs ont, elles aussi, exprimé leurs "angoisses" sur le financement et le risque d’homogénéisation des programmes.

Selon un sondage LH2, plus d’un Français sur deux estime que la réforme de l’audiovisuel met en cause l’indépendance des chaînes.

Pour le téléspectateur, le petit écran de 2009 devrait en tout cas accentuer la différence entre chaînes publiques et chaînes privées.

Outre le transfert des recettes publicitaires dont elles devraient bénéficier, les chaînes privées se verront accorder une deuxième coupure publicitaire pendant les films et fictions.

Pour autant, TF1, qui avait suggéré la suppression de la publicité sur le service public dans un "Livre blanc" fin 2007, comme M6, refusent d’y voir un "cadeau", soulignant qu’elles seront taxées pour financer une partie du manque à gagner de France Télévisions.

2009 marquera également le "début de la fin" de l’ère analogique. L’extinction progressive de ce mode de diffusion originel de la télévision hertzienne, que le gouvernement vient de valider, va s’étaler entre fin 2009 et fin 2011, date du basculement vers le tout numérique.

Quant à la télévision mobile personnelle, sa naissance risque de tarder en raison des désaccords entre chaînes et opérateurs de télécoms.

Sarkozy veut affronter les "grandes difficultés" de 2009 grâce aux réformes

Afp, 31/12/2008, 21h54

Après une "rude" année 2008, Nicolas Sarkozy a prévenu les Français que de grandes difficultés les attendaient en 2009, tout en se disant déterminé à y "faire face" en poursuivant des réformes.

Présentant ses voeux mercredi soir lors d’une brève allocution retransmise à la radio-télévision, prononcée debout, dans la bibliothèque du rez-de-chaussée de l’Elysée, le chef de l’Etat a admis que 2008 fut "rude".

"Les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes", notamment en raison de la crise financière, "mais de cette crise va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer en travaillant plus", a affirmé le président, reprenant son credo.

Le ton pragmatique de M. Sarkozy tranchait avec celui des ses voeux de l’an dernier, quand il évoquait une "politique de civilisation", thème depuis lors non repris par lui.

Alors que la France cède à minuit la présidence de l’Union européenne à la république tchèque, les voeux présidentiels ont débuté sur fond de tour Eiffel en bleu, ornée des quinze étoiles du drapeau européen. Ils se sont terminés sur la traditionnelle image de l’Elysée, accompagnée de la Marseillaise.

En pleine crise entre le Hamas et Israël, le chef de l’Etat a annoncé qu’il ferait une tournée lundi et mardi au Proche-Orient, outre le sud du Liban où il avait déjà prévu d’aller présenter ses voeux aux armées devant les soldats français de la Finul. Il se rendra en Israël, dans les territoires palestiniens, en Egypte et Syrie.

L’air grave, habillé de sombre, M. Sarkozy s’est voulu volontariste sans dissimuler aux Français les "difficultés" à venir. L’Insee prévoit en 2009 le basculement de la France dans la récession pour la première fois depuis 1993."Je suis plus décidé que jamais à y faire face, avec le souci de la justice, avec l’obsession d’obtenir des résultats", a-t-il assuré, en promettant de s’attaquer d’abord au chômage, qui a bondi fin 2008 (+3,2% en novembre, 8,5% sur un an).

Après la plan des sauvetage des banques (360 milliards d’euros de garanties bancaires, adopté en octobre), "le plan de relance massif" (26 milliards d’euros), les mesures "pour sauver notre industrie automobile", M. Sarkozy a affirmé que "d’autres initiatives seront prises avec le fonds souverain", afin de "préserver notre tissu industriel". Ce fonds, destiné à soutenir les entreprises, est doté de 20 milliards d’euros en 2009.

"Nous serons pragmatiques, attentifs, réactifs et s’il faut faire davantage, nous le ferons, mais en gardant notre sang-froid", a-t-il ajouté, ouvrant ainsi la voie à un possible nouveau plan de relance. M. Sarkozy a promis de s’occuper particulièrement des plus déshérités : "je ne laisserai pas les plus démunis se débattre seuls dans les pires difficultés", a-t-il dit en évoquant la mise en place en juillet 2009 du Revenu de solidarité active (RSA).

"L’immobilisme serait une faute", a martelé le chef de l’Etat, en insistant sur les réformes à venir : l’hôpital (dont le fonctionnement est mis en cause par l’opposition après deux décès), la formation professionnelle, l’organisation territoriale, la recherche, sans compter "la réforme nécessaire" du lycée.

Ces réformes, "je les mènerai avec le Premier ministre François Fillon et le gouvernement", a-t-il précisé, laissant ainsi entendre qu’il n’y aurait pas de remaniement important au cours de l’année à venir. "La crise est un défi" mais "nous allons (en) sortir renforcés", a-t-il promis.

Ce qui n’a pas convaincu le porte-parole du parti socialiste Benoît Hamon, pour qui après avoir dit que la crise allait "nous obliger à changer", le président a "immédiatement (dit) qu’il ne changera rien à la politique du gouvernement".

VIDEOS

Bonne année et nouvelles taxes

Jeudi 1 janvier 2009 à 11h45

Au 1er janvier, l’Etat se prépare à piocher dans le porte-monnaie des ménages, tour d’horizon des nouvelles taxes et autres augmentations à venir....


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1788887

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Divers   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License