AID Association initiatives dionysiennes
43 ans après le départ voulu par Charles de Gaulle

La France réintègre le commandement militaire intégré de l’OTAN

dimanche 15 mars 2009 par JMT

Signe du destin : suite au camouflet fait à sa mémoire, en réintégrant le commandement militaire intégré de l’OTAN 43ans après qu’il en ait claqué la porte, le Général doit se retourner dans sa tombe. Est-ce pour cela que le porte-avions qui porte son nom, navire-amiral de notre marine de guerre qui porte l’essentiel de la charge de notre défense avec notamment ses sous-marins nucléaires lance engins, se voit bloqué à quai par suite de pannes majeures persistantes :-)

Mardi 17 mars, les députés débattront de l’OTAN à l’Assemblée nationale. Ce debat sera suivi d’un vote de confiance sur la politique extérieure du Gouvernement. Contre le retour de la France dans le commandement militaire de l’Otan, vous pouvez peser dans la balance.

Un "certain nombre de commandements majeurs" occupés jusqu’à présent par les Américains seront confiés à la France, confirme dimanche Hervé Morin.

Nicolas Sarkozy a confirmé mercredi le retour attendu de la France dans le commandement de l’Otan. Pour le président de la République, ce rapprochement conforte "l’indépendance nationale" alors que l’opposition et une fraction de la droite contestent ce retour dans la structure militaire intégrée de l’Alliance atlantique. Selon un sondage Ifop pour Paris Match, 58% des Français y sont favorables.

Nicolas Sarkozy a estimé mercredi que "le moment est venu" pour la France de ne plus "s’exclure elle-même" de l’Otan, confirmant implicitement sa décision de réintégrer le commandement militaire intégré de l’Alliance atlantique.

Revenir dans le commandement intégré de l’Otan sans renoncer à son indépendance et en complémentarité avec l’Europe de la Défense : Paris a défendu mercredi sa vision d’un retour controversé qui met fin à plus de quatre décennies d’une voie singulière tracée par de Gaulle.

Le groupe socialiste demande à François Fillon d’engager la responsabilité de son gouvernement sur cette question.

Non à la guerre, Non à l’OTAN, lettre aux députés

Date : Sun, 15 Mar 2009 12:25:29 -0400

Urgent : Non à la guerre, Non à l’OTAN

Cyber-Lettre aux Députés de votre département

Mardi 17 mars, les députés débattront de l’OTAN à l’Assemblée nationale. Ce debat sera suivi d’un vote de confiance sur la politique extérieure du Gouvernement.

Contre le retour de la France dans le commandement militaire de l’Otan, vous pouvez peser dans la balance.

Pour cela : Signez la cyber-lettre en ligne qui sera envoyée en votre nom aux députés de votre département
 cela ne prend que quelques instants ; Faites suivre cemessage (en format html) à vos connaissances avant le vote de l’assemblée ;

Par ailleurs, un rassemblement est organisé à proximité de l’entrée de l’Assemblée, Place du Président E.Herriot (métro Assemblée nationale, ligne 12), mardi 17 à partir de 14H30. Venez nombreux Nous comptons sur vous.

Le collectif OTAN-Afghanistan

Site du mouvement de la Paix

Défense - La France, "la tête et les jambes" de l’Otan d’ici 2012

le 15/03/2009 - 12h09

Un "certain nombre de commandements majeurs" occupés jusqu’à présent par les Américains seront confiés à la France, confirme dimanche Hervé Morin.

Hervé Morin

Le retour complet de la France dans l’Otan fera mardi l’objet d’un vote des députés, mais sans en attendre l’issue, Hervé Morin a livré dimanche quelques détails sur cette réintégration contestée. Le ministre de la Défense a indiqué qu’il faudra trois ans pour que la France revienne à 100% dans le commandement militaire intégré de l’Alliance atlantique.

"Nous y gagnerons, puisque aujourd’hui, nous sommes les jambes de l’Otan, mais nous n’en sommes pas la tête et que nous voulons en être la tête et les jambes", a-t-il affirmé sur Europe 1, en référence à un célèbre jeu télévisé.

"Nous sommes le quatrième contributeur financier et en hommes de l’Alliance, nous avons participé à toutes les opérations de l’Otan depuis 1995 et nous les avons commandées en Afghanistan ou au Kosovo", a observé le ministre de la Défense.

Pour autant, a-t-il fait valoir, "nous n’étions pas dans les structures militaires qui permettent de planifier, préparer et définir les objectifs des missions auxquelles nos hommes participent".

Un "certain nombre de commandements majeurs" occupés jusqu’à présent par des généraux américains seront confiés à des "Européens et notamment des Français", a-t-il par ailleurs confirmé, sans préciser lesquels. "Ca se discute au plus haut niveau", a-t-il jouté, assurant que la France avait obtenu des "garanties".

Selon des informations non encore confirmées officiellement, la France obtiendrait le "commandement allié de la transformation" de l’Otan, à Norfolk (Etats-Unis), l’un des deux commandements stratégiques de l’alliance, et celui de Lisbonne, compétent pour l’Atlantique, l’Afrique et la force de réaction rapide de l’alliance.

Hervé Morin a également parlé d’une "montée en puissance sur trois ans" de la présence d’officiers, sous-officiers et hommes du rang français dans les états-majors alliés. 200 à 300 militaires français y seraient dépêchés selon lui dès 2009, leur nombre devant atteindre 900 en 2012, a-t-il indiqué.

D’après agence

Sarkozy officialise le retour complet de la France dans l’Otan

Europe1, 12/03/2009, 09h40

Nicolas Sarkozy a confirmé mercredi le retour attendu de la France dans le commandement de l’Otan. Pour le président de la République, ce rapprochement conforte "l’indépendance nationale" alors que l’opposition et une fraction de la droite contestent ce retour dans la structure militaire intégrée de l’Alliance atlantique. Selon un sondage Ifop pour Paris Match, 58% des Français y sont favorables.

Sigle OTAN

Nicolas Sarkozy a confirmé mercredi la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l’Otan, qui la rendra, selon lui, "plus forte et plus influente" sur la scène internationale a t-il assuré dans un discours prononcé à Paris. Cette décision ne remet en cause ni "la dissuasion nucléaire indépendante française" ni "la liberté d’appréciation sur l’envoi de nos troupes", a déclaré le président français.

Une décision qui intervient 43 ans après la décision du général de Gaulle de quitter les structures militaires atlantiques. Le début d’une diplomatie à part et d’une "certaine idée de la France".

Actuellement, "nous n’avons aucun poste militaire de responsabilité. Nous n’avons pas notre mot à dire quand les Alliés définissent les objectifs et les moyens militaires pour les opérations auxquelles nous participons", a fait valoir Nicolas Sarkozy.

"Le moment est donc venu de mettre fin à cette situation car c’est l’intérêt de la France et c’est l’intérêt de l’Europe", a estimé le président."

En concluant ce long processus, la France sera plus forte et plus influente. Pourquoi ? Parce que les absents ont toujours tort. Parce que la France doit plutôt co-diriger que subir", a souligné le chef de l’Etat.

Les Français semblent bien accueillir ce retour à venir dans le giron de l’Otan. Selon un sondage Ifop pour Paris Match, 58% sont favorables et 37% sont opposés à ce retour dans la structure militaire intégrée de l’Alliance atlantique.

Au ministère de la Défense, ces sondages sont du pain bénit, même si on fait remarquer qu’ils ont été réalisés peu de temps après l’offensive israélienne à Gaza. Les images du conflit ont pu faire pencher les Français vers une demande de sécurité.

C’est à François Fillon que va incomber de défendre à l’Assemblée et au Sénat le 17 mars les grandes lignes tracées par le chef de l’Etat. Pour la deuxième fois depuis son arrivée à Matignon, le Premier ministre engagera la responsabilité de son gouvernement.

Une façon "d’étouffer le débat" au sein de la droite, a accusé le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, opposé au retour de la France dans le commandement intégré.

"Plutôt que de mettre au carré le Parlement et sa majorité", Nicolas Sarkozy aurait dû expliquer son choix devant le Congrès réuni à Versailles, renchérit le député UMP Jean-Pierre Grand.

Pour marquer leur désapprobation sur le fond et la forme, les "villepinistes" ne devraient pas prendre part au vote. Quant à François Bayrou, le président du MoDem, il a annoncé, mercredi matin sur Europe 1, qu’il voterait "non".

Au Parti socialiste, on attaque la "perte d’identité française". "Avec l’arme nucléaire, son siège à l’Onu et son statut à l’Otan, la France avait une partition à jouer, une fonction particulière.

Là, on rentre sans condition, sans contrepartie et en menaçant l’Europe de la défense", juge Clothilde Valter, chargée des questions de défense au PS.

Même analyse au Parti communiste. "On ferait mieux de travailler à la construction d’une Europe qui joue un rôle dans la coopération, dans le désarmement, dans la paix au lieu de se mettre sous le couvert de l’OTAN et sous l’égide des Etats-Unis", déplore Marie-Georges Buffet.

3 Extraits audio :

Quelles sont les conséquences du retour complet de la France dans l’Otan ? "Europe 1 va plus loin" avec Didier François.

Sarkozy : "le moment est venu" pour la France de ne plus "s’exclure" de l’Otan

Afp, 11/03/2009, 18h14

Nicolas Sarkozy a estimé mercredi que "le moment est venu" pour la France de ne plus "s’exclure elle-même" de l’Otan, confirmant implicitement sa décision de réintégrer le commandement militaire intégré de l’Alliance atlantique.

Nicolas Sarkozy et François Fillon

Clôturant à l’Ecole militaire à Paris un colloque de la Fondation sur la recherche stratégique (FRS), le chef de l’Etat a assuré que la position de la France, contributrice de l’Otan en hommes et en finances, mais absente de son commandement intégré, "n’est pas comprise de nos Alliés".

"Notre incapacité à assumer au grand jour notre position dans l’Alliance jette le doute sur nos objectifs. Résultat, nous avons une Alliance qui n’est pas assez européenne et une Europe de la défense qui ne progressait pas comme nous l’espérions", a-t-il plaidé.

"Nous n’avons aucun poste militaire de responsabilité. Nous n’avons pas notre mot à dire quand les Alliés définissent les objectifs et les moyens militaires pour les opérations auxquelles nous participons". "Et tout ceci de notre propre fait, car nous nous excluons nous-mêmes", selon lui.

"Le moment est donc venu de mettre fin à cette situation, car c’est l’intérêt de la France et c’est l’intérêt de l’Europe", a insisté le chef de l’Etat.

"Notre rapprochement avec l’Otan conforte l’indépendance nationale et notre éloignement proclamé mais non réalisé avec l’Otan limite notre indépendance nationale", a estimé M. Sarkozy.

Il a tenu a souligner que la dissuasion nucléaire française resterait "indépendante" et que la France garderait sa "liberté d’appréciation" sur l’envoi de ses troupes.

Retour dans l’Otan : la France assure préserver son indépendance

Afp, 11/03/2009, 12h42

Revenir dans le commandement intégré de l’Otan sans renoncer à son indépendance et en complémentarité avec l’Europe de la Défense : Paris a défendu mercredi sa vision d’un retour controversé qui met fin à plus de quatre décennies d’une voie singulière tracée par de Gaulle.

Nicolas Sarkozy doit s’exprimer mercredi après-midi sur ce sujet lors d’un colloque de la Fondation sur la recherche stratégique (FRS) à l’Ecole militaire à Paris.

"J’entends dire que si nous étions dans le commandement intégré de l’Otan, cela remettrait en cause notre indépendance, soit c’est de la mauvaise foi, soit c’est de l’incompétence", a lancé le ministre de la Défense, Hervé Morin, à l’ouverture de ce colloque, auquel participent l’Otan (Jaap de Hoop Scheffer) et l’Union européenne (Javier Solana).

L’Otan de 1966, quand le général de Gaulle avait claqué la porte du commandement intégré au nom de la souveraineté de la France et de l’indépendance de sa force de dissuasion nucléaire naissante, "n’est pas celle de 2009", a fait valoir M. Morin.

"Nous participons quand nous voulons (aux opérations de l’Alliance), avec le niveau de forces que nous voulons et nous décidons de nous équiper en fonction de choix nationaux", a-t-il plaidé, appelant à "un partenariat transatlantique rénové entre une Amérique ouverte aux autres et une Europe qui se renforce".

L’Alliance atlantique, si elle est "une machine éprouvée d’actions militaires en commun", reste aussi "une école de stratégie sous influence de la pensée américaine", a rétorqué l’ex-ministre socialiste de la Défense Alain Richard. Le choix de la réintégration "n’est pas sans conséquence" et aura "un coût diplomatique", a-t-il estimé, en évoquant une perte d’influence.

M. Morin a assuré que "l’Europe de la Défense devenait une réalité" et que sa "relance n’était pas concurrente mais complémentaire de l’Otan". Pour M. Richard cependant, elle "n’existe pas dans l’Alliance et il n’est pas prévu que cela change".

Comme récemment à Washington, le ministre a souligné sa "conviction" partagée avec le chef de l’Etat "que la France peut rénover ses relations avec l’Otan en étant un partenaire indépendant et libre des Etats-Unis".

Après ce colloque, deux marches resteront à gravir avant la "normalisation" de la place de la France dans l’Otan : vote de confiance du Parlement, appelé à se prononcer mardi, et sommet du 60e anniversaire de l’Alliance, organisé les 3 et 4 avril à Strasbourg et Kehl (Allemagne).

Membre fondateur de l’Otan en 1949, la France ne l’a jamais quittée politiquement, renforçant même son implication militaire après la chute du mur de Berlin en 1989.

Depuis 1995, des milliers de soldats français ont été engagés dans les trois grandes opérations menées par l’organisation transatlantique : Bosnie, Kosovo, Afghanistan.

Mais quatre décennies après le coup d’éclat de de Gaulle, le renoncement à la posture "d’allié indocile" de l’Alliance fait grincer des dents sur la scène politique française.

Certains, dans la majorité y voient un bradage de l’héritage gaulliste tandis que l’opposition dénonce une initiative susceptible de ruiner l’image d’indépendance de la France et un alignement sur Washington.

Les Français, quant à eux, semblent majoritairement favorables à l’initiative du président Sarkozy, à 58%, selon l’Ifop, et à 52%, selon LH2.

Assemblée - La gauche monte au front contre le retour dans l’OTAN

le 12/02/2009 - 20h17

Le groupe socialiste demande à François Fillon d’engager la responsabilité de son gouvernement sur cette question.

Crédit Photo : LCI Jean-Marc Ayrault

Le débat sur le retour de la France dans le commandement militaire de l’Otan va-t-il être un nouveau front de difficultés pour le pouvoir ? Le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a en tout cas demandé jeudi à François Fillon d’engager la responsabilité de son gouvernement à l’Assemblée nationale sur cette question.

Dans une lettre adressée au Premier ministre et dont l’AFP a obtenu copie, M. Ayrault juge "essentiel" que députés et sénateurs -"y compris ceux de la majorité", ironise-t-il tant le retour au sein de l’Otan est décrié par certains membres de la majorité- puissent se prononcer sur "ce retournement stratégique".

"Je souhaite vous saisir officiellement de cette demande et je vous prie d’engager la responsabilité du gouvernement sur la décision de retour au sein du commandement intégré, ainsi que le permet l’article 49 de la Constitution", réclame M. Ayrault.

Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager "devant l’Assemblée nationale" la responsabilité du gouvernement "sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale" (art 49-1). S’il n’obtient pas la majorité, le gouvernement chute.

L’article 49-4 de la Constitution permet quant à lui au chef du gouvernement "de demander au Sénat l’approbation d’une déclaration de politique générale". M. Ayrault réaffirme sa "désapprobation" vis-à-vis des déclarations présidentielles faites à Munich, la considérant en outre comme "un manque de considération à l’égard des parlementaires".

Copé favorable à un débat parlementaire

Le président UMP de l’Assemblée, Bernard Accoyer, s’est dit mercredi favorable à un débat parlementaire, fin mars, sur le retour de la France dans le commandement militaire de l’Otan. "Un débat est légitime car tout a changé depuis que le général de Gaulle a quitté le commandement intégré de l’Otan" en 1966, a-t-il déclaré à l’AFP.

Il a toutefois refusé de répondre à la question de savoir si ce débat serait suivi d’un vote dans les deux chambres. Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, est lui aussi favorable à un débat parlementaire.

La prochaine réunion hebdomadaire du groupe UMP, le 18 février, sera d’ailleurs consacrée à cette question en présence de Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et d’Hervé Morin (Défense).

A droite, les élus souverainistes et gaullistes sont, comme la gauche, vent debout contre un retour au sein du commandement de l’Otan. Selon une source parlementaire, le gouvernement ne veut pas de vote à l’issue du débat, craignant notamment de ne pas obtenir la majorité au Sénat.

En visite à Paris jeudi, le secrétaire général de l’Otan, Jaap de Hoop Scheffer, s’est efforcé de rassurer les députés, assurant que ni la souveraineté nationale, ni l’Europe de la défense n’étaient menacées par une réintégration complète de la France dans l’Alliance.

Membre fondateur de l’Alliance en 1949, la France avait claqué avec fracas la porte de la structure militaire de l’Otan en 1966, sous la houlette du général de Gaulle.

Elle n’a toutefois pas quitté ses structures politiques et contribue à plusieurs des opérations militaires de l’Alliance, en particulier en Afghanistan. Nicolas Sarkozy a évoqué à plusieurs reprises le retour de la France dans la structure militaire intégrée de l’Otan.


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