AID Association initiatives dionysiennes
Ramener le déficit budgétaire à 3% en 2013

LA RIGUEUR SANS LA NOMMER

On continue les mesurettes sans comprendre qu’on doit changer profondément

samedi 12 juin 2010 par JMT

Il existe un indicateur que Bercy et l’Elysée surveillent chaque jour comme le lait sur le feu : le "spread". En d’autres termes, l’écart de taux d’intérêt entre la France et l’Allemagne, pays de référence de la zone euro. Qu’il se creuse et la tension gagne les rangs.

Les dirigeants des pays de l’UE comptent apporter leur soutien la semaine prochaine à une taxe purement européenne sur les banques pour s’assurer qu’elles contribuent à payer la facture de la crise, selon un projet de document dont l’AFP a eu copie samedi.

Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé samedi que l’Etat français allait diminuer de 45 milliards les dépenses publiques d’ici 2013 pour parvenir à l’objectif d’un déficit de 3% en 2013.

Un "ajustement important" des dépenses publiques est nécessaire pour inverser la courbe des déficits, conclut un rapport remis jeudi à Nicolas Sarkozy en ouverture d’une réunion à l’Elysée sur les déficits, indiquant que l’inflation ou la croissance n’y suffiront pas.

Après un premier tour de vis budgétaire qui a ranimé le spectre de la "rigueur", Nicolas Sarkozy préside jeudi la deuxième manche de la conférence sur la réduction des déficits, sous la pression insistante de Bruxelles en pleine crise de la zone euro.

Emprunts d’Etat : Allemagne 1, France 0

Le Monde 12.06.10 à 14h50

Il existe un indicateur que Bercy et l’Elysée surveillent chaque jour comme le lait sur le feu : le "spread". En d’autres termes, l’écart de taux d’intérêt entre la France et l’Allemagne, pays de référence de la zone euro. Qu’il se creuse et la tension gagne les rangs.

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Mardi 8 juin, les clignotants sont passés au rouge : le coût de financement à 10 ans de la France s’est mis à dépasser de plus de 50 points de base (0,50 %) celui de l’Allemagne. Avant qu’éclate la crise de la dette souveraine en zone euro, les marchés ne faisaient quasiment aucune différence entre les deux Etats, crédités l’un et l’autre d’excellentes notes AAA par les agences de notation.

Faire partie du même club triple A ne garantit donc plus l’égalité face aux marchés. Seule la vertueuse Allemagne parvient à les rassurer. Apôtre de l’austérité, Berlin vient de présenter un plan d’économies drastique de 80 milliards d’euros d’ici à 2014. Vous avez dit drastique ? Le programme de consolidation français représente un effort de 90 milliards d’euros !, réplique-t-on à Paris.

Mais les marchés n’y croient pas. Du moins pas tout à fait. Le passé les incite à la prudence. "Le dernier excédent budgétaire français date de 1974 !, s’exclame dans une note Bruno Cavalier, chef économiste de la société de Bourse Oddo. Depuis cette date, aucun gouvernement n’est parvenu à "rompre avec la facilité de la dette publique", pour reprendre le titre du rapport Pébereau (2006) consacré à ces questions."

Au gouvernement, la menace d’un déclassement est prise au sérieux. C’est en tout cas ce que l’on aura compris en entendant le ministre français du budget, François Baroin, affirmer fin mai que l’objectif de maintien de la dette française dans la catégorie AAA était "tendu". Après coup, M. Baroin a tenté de rectifier le tir : "tendu" signifie "droit" et "sans faiblesse", a-t-il expliqué. Chacun déchiffrera comme il peut.

La France doit-elle voir dans ce léger décrochage les prémisses d’une longue descente aux enfers ? "Pour l’instant, on appartient toujours au groupe des meilleurs", tempère René Defossez, stratégiste chez Natixis. De fait, le pays emprunte, depuis le début de la crise, à des taux historiquement bas. La France n’a pas été la seule à voir sa prime de risque augmenter. Autriche, Belgique, Pays-Bas, d’autres Etats aux finances jugées solides ont été pareillement secoués. "On a désormais l’Allemagne d’un côté et tous les autres en face", décrit M. Defossez.

Bref, la crise n’est pas finie. Et la Banque centrale européenne (BCE) l’a bien compris. A l’issue du conseil des gouverneurs, jeudi 10 juin, le patron de la BCE, Jean-Claude Trichet, a délivré les messages que les marchés attendaient. D’abord, l’institution monétaire n’a pas l’intention d’arrêter maintenant le programme de rachat de dette publique lancé il y a un mois. Et tant pis pour les réticences du patron de la Bundesbank, l’Allemand Axel Weber. "Il y a une devise, une BCE, un conseil des gouverneurs et il y a toujours une seule décision", a-t-il décrété.

Ensuite, la banque centrale va poursuivre sa politique d’octroi de liquidités aux banques. Une bonne nouvelle pour les établissements financiers qui rechignent à se prêter entre eux. M. Trichet a d’ailleurs concédé que le marché monétaire ne fonctionnait "pas parfaitement".

Enfin, le Français a loué les performances de l’euro, une devise "très crédible ". Dans la foulée, la monnaie unique est remontée : elle s’échangeait 1,2068 dollar vendredi, après être tombée sous 1,19 dollar lundi. Toutes les obligations se sont détendues, même l’OAT française, qui n’était "plus", vendredi, qu’à 0,45 % du Bund allemand.

Marie de Vergès

Les dirigeants de l’UE veulent une taxe bancaire européenne

AFP, Mise a jour : 12/06/2010 13:18

Les dirigeants des pays de l’UE comptent apporter leur soutien la semaine prochaine à une taxe purement européenne sur les banques pour s’assurer qu’elles contribuent à payer la facture de la crise, selon un projet de document dont l’AFP a eu copie samedi.

Fillon : 45 milliards de réduction de la dépense publique d’ici 2013

AFP, Mise a jour : 12/06/2010 14:23

Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé samedi que l’Etat français allait diminuer de 45 milliards les dépenses publiques d’ici 2013 pour parvenir à l’objectif d’un déficit de 3% en 2013.

Déficits : un "ajustement important" des dépenses publiques nécessaire, selon le rapport remis à Sarkozy

AFP, Mise a jour : 20/05/2010 09:47

Un "ajustement important" des dépenses publiques est nécessaire pour inverser la courbe des déficits, conclut un rapport remis jeudi à Nicolas Sarkozy en ouverture d’une réunion à l’Elysée sur les déficits, indiquant que l’inflation ou la croissance n’y suffiront pas.

Réduction des déficits : conférence à l’Elysée présidée par Sarkozy

AFP, Mise a jour : 20/05/2010 07:35

Après un premier tour de vis budgétaire qui a ranimé le spectre de la "rigueur", Nicolas Sarkozy préside jeudi la deuxième manche de la conférence sur la réduction des déficits, sous la pression insistante de Bruxelles en pleine crise de la zone euro.


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