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LA FRANCE VIRE-T-ELLE AU RACISME D’ETAT ?

Espoir : l’Islande veut devenir un sanctuaire de la liberté d’information pour les journalistes du monde entier

dimanche 15 août 2010 par JMT

Approbation ou rejet des mesures sécuritaires proposées par Nicolas Sarkozy ? Les sondages se suivent sur ce thème polémique, mais ne se ressemblent pas, ce qui ne signifie pas forcément qu’ils sont contradictoires, selon les sondeurs.

L’ex-numéro un du PCF, Marie-George Buffet, a estimé vendredi que "la mise à l’index" de la France par un comité de l’ONU au sujet du racisme était une "honte" pour la "nation toute entère" et "le fruit d’une politique ultraréactionnaire" de Nicolas Sarkozy.

La cour d’appel de Paris a confirmé vendredi la condamnation du journal satirique Le Monte à occulter des photomontages utilisant l’image de Nicolas Sarkozy, jugés "indécents, obscènes et dégradants".

Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a affirmé vendredi que les critiques à l’ONU envers la France pour un "manque de volonté politique" face au racisme étaient "un montage pur et simple", car "elles émanent de personnes s’exprimant à titre individuel" et non de l’ONU.

Alain Juppé (UMP) recommande sur son blog d’éviter les lois de "pure circonstance" et les "exagérations peu compatibles avec nos valeurs fondamentales", dans le débat sur la sécurité.

Cinq policiers ont été blessés par des jets de pavés et des coups de marteau, jeudi soir dans le quartier sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé avoir déposé plainte jeudi contre un rappeur auteur d’une chanson sur internet intitulée "Tirer sur les keufs" et la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, avoir demandé l’ouverture d’une enquête préliminaire, alors que deux syndicats de police réclamaient des sanctions.

La France a été clouée au pilori mercredi et jeudi par les experts du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU (CERD), qui ont dénoncé un "manque de volonté politique" face à une "recrudescence" des actes racistes dans ce pays.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a appelé jeudi Jean-François Kahn, co-fondateur de Marianne, à "retrouver la raison" alors que l’hebdomadaire présente cette semaine à sa Une Nicolas Sarkozy comme "le voyou de la République".

L’eurodéputée d’Europe Ecologie Eva Joly accuse jeudi dans Paris Match Nicolas Sarkozy de pratiquer "un racisme d’Etat", en estimant que "c’est très fasciste" de nommer des "boucs émissaires".

Plus de 40 camps illégaux de Roms ont été démantelés en France en 15 jours, a annoncé jeudi à Lyon le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux.

Ebranlée par la crise qui a mis au jour connivences et corruption parmi ses élites, l’Islande veut devenir un sanctuaire de la liberté d’information pour les journalistes du monde entier, un projet qui porte le sceau du désormais célèbre fondateur de Wikileaks.

Le président du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la loi en vigueur encadrant la déchéance de la nationalité pouvait répondre à "la plupart des questions posées" mais s’est demandé si elle était "réellement appliquée".

Les experts du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU (CERD) ont mis la France sur le banc des accusés mercredi lors de l’examen de sa politique des minorités, dénonçant une "recrudescence notable du racisme" dans le pays des droits de l’homme.

Des individus ont saccagé à trois reprises des aires d’accueil pour les gens du voyage dans la périphérie de Toulouse au cours des dernières semaines, a-t-on appris mercredi après des communes concernées.

La députée PS, Aurélie Filippetti, a accusé mercredi l’UMP de renouer avec "la tradition politique de l’extrême-droite dans les années 30" après ses "attaques" contre la presse et notamment l’hebdomadaire Marianne.

Mesures sécuritaires de Sarkozy : les sondages se suivent sans se ressembler

AFP, Mise a jour : vendredi 13 août 2010 18:31

Approbation ou rejet des mesures sécuritaires proposées par Nicolas Sarkozy ? Les sondages se suivent sur ce thème polémique, mais ne se ressemblent pas, ce qui ne signifie pas forcément qu’ils sont contradictoires, selon les sondeurs.

AFP/Archives Un membre du GIPN

Depuis le 6 août, trois sondages, deux CSA et un Ifop, portant notamment sur la proposition du chef de l’Etat en matière de déchéance de nationalité pour des Français d’origine étrangère auteurs de certains crimes, font l’objet de réponses très différentes de la part des sondés.

Selon une enquête CSA publiée samedi par Marianne —hebdomadaire très critique vis-à-vis du chef de l’Etat— cette proposition est rejetée par une majorité de Français (51%)... alors qu’elle avait été plébiscitée une semaine plus tôt, le 6 août, dans un sondage Ifop pour le Figaro, quotidien qui soutient M. Sarkozy (70 à 80% de réponses favorables).

Toujours le 6 août, une enquête CSA pour le journal communiste l’Humanité montrait également qu’une nette majorité de Français (57%) jugeait "nécessaire" cette mesure. Ce qui n’empêchait pas 55% de la trouver dans le même temps "discriminante".

Contradictions ? Pas forcément, répondent en substance Jean-Daniel Lévy (CSA) et Jérôme Fourquet (Ifop).

"Tout dépend de la formulation des questions", explique M. Lévy qui juge même "complémentaires" les enquêtes. "On a passé beaucoup de temps à réfléchir à la formulation pour éviter que la réponse ne soit dans la question", ajoute-t-il.

Dans Marianne, selon le politologue, on donne aux sondés le choix entre deux types d’arguments : "un argument gouvernemental ("Vous êtes favorable à cette proposition car l’acquisition de la nationalité doit être remise en cause en cas d’acte grave") et un argument de ceux qui critiquent la proposition ("Vous êtes défavorable car tous les Français doivent être égaux devant la loi quelle que soit leur origine"). Réponses : 46% de favorables, 51% de défavorables.

"Dans ce contexte, les Français se rangent plutôt dans le deuxième type d’argument parce que l’égalité de tous devant la loi est bien ancrée chez eux", analyse M. Lévy.

Selon lui, "quand on interroge les Français sur leur rapport à l’immigration, ils sont perpétuellement tiraillés entre deux regards : celui qu’ils portent sur la France, pays des droits de l’Homme, et celui qu’ils portent sur le comportement des immigrés. Ils ont le sentiment que la situation économique est plus difficile pour les immigrés, mais que ceux-ci ne font pas toujours ce qu’il faut pour s’intégrer".

D’où, selon lui, les réponses, dans l’Humanité, de ceux qui jugent la mesure de déchéance de nationalité à la fois "nécessaire" et "discriminante".

Le directeur adjoint du département Opinion de l’Ifop pense également que tout dépend de "la formulation des questions" : "il faut être précis, le sujet est complexe". Pour lui, "il n’y a pas de contradiction" avec le sondage CSA/Marianne selon lequel, par exemple, une très forte majorité de Français (69%) jugent "plutôt inefficace" le bilan de sécurité du président.

"Le fait que les Français plébiscitent les mesures préconisées par le président ne veut pas dire qu’il lui donne quitus sur sa politique sécuritaire", soutient M. Fourquet.

Il en veut pour preuve un précédent sondage Ifop du 14 juillet, réalisé au lendemain de l’intervention télévisée du chef de l’Etat. Seuls "40% des sondés l’avaient trouvé convaincant sur sa politique de lutte contre l’insécurité. Dans ce domaine, sa crédibilité s’est érodée", analyse M. Fourquet.

Critiques ONU : Buffet dénonce une politique "ultraréactionnaire" de Sarkozy

AFP, Mise a jour : vendredi 13 août 2010 18:06

L’ex-numéro un du PCF, Marie-George Buffet, a estimé vendredi que "la mise à l’index" de la France par un comité de l’ONU au sujet du racisme était une "honte" pour la "nation toute entère" et "le fruit d’une politique ultraréactionnaire" de Nicolas Sarkozy.

AFP/Archives Marie-George Buffet le 18 Juin 2010

"Notre pays vient d’être mis à l’index par le comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU. C’est une honte qui s’abat sur la nation toute entière, sur toutes celles et tous ceux qui en France agissent pour les droits humains, combattent ce fléau qu’est le racisme", a affirmé dans un communiqué la députée de Seine-Saint-Denis

Selon elle, "cette honte est le fruit d’une politique ultraréactionnaire et délétère d’un président de la République et d’un gouvernement dont les surenchères populistes n’ont d’égales que l’empilement des mesures antisociales et liberticides".

"Il est grand temps de mettre un coup d’arrêt à ces choix politiques", souligne Mme Buffet, qui appelle notamment à la manifestation du 4 septembre "pour la République des Droits" afin de "relever l’honneur de la France et de son peuple face à la bande du Fouquet’s qui les salit de jour en jour".

Journal satirique assigné par Sarkozy : condamnation confirmée en appel

AFP, Mise a jour : vendredi 13 août 2010 17:02

La cour d’appel de Paris a confirmé vendredi la condamnation du journal satirique Le Monte à occulter des photomontages utilisant l’image de Nicolas Sarkozy, jugés "indécents, obscènes et dégradants".

AFP/Archives Nicolas Sarkozy le 6 Juillet 2010

Dans son numéro de juillet-août, le bimestriel, un pastiche du quotidien Le Monde, avait publié, sous le titre à la Une "Nicolas Sarkozy en prison", des photomontages d’actes sexuels entre des hommes et avec une chèvre, reproduisant le visage du chef de l’Etat.

Le 16 juillet, Sonora Média, la société éditrice assignée par Nicolas Sarkozy, avait été condamnée au civil en première instance par le juge des référés du TGI de Paris à occulter ces images, sous peine d’une astreinte de 100 euros par photo non occultée.

La justice avait également condamné Sonora Média à verser 1 euro symbolique à M. Sarkozy et à s’acquitter de 2.000 euros de frais de justice, estimant que les publications "constituent une atteinte à la dignité de la personne humaine" et relevant leur "caractère indécent, obscène et dégradant".

L’avocat de Sonora Média, Me Patrick Klugman, avait fait appel le 23 juillet. Le journal est depuis reparu en kiosques, les photos occultées barrées de la mention "censuré".

La cour d’appel, dans une décision consultée par l’AFP, a confirmé le jugement de première instance. Elle a en outre condamné Sonora Media à verser 2.000 euros de frais de justice supplémentaires à Nicolas Sarkozy, et 1.500 euros aux Messageries Lyonnaises de presse, qui distribuent le journal.

La justice a rejeté tous les motifs soulevés par la défense de Sonora Média, qui avait plaidé la nullité de procédure en arguant notamment que l’assignation ne lui avait pas été délivrée dans les temps.

Mais "la juridiction d’appel n’a pas répondu sur le point fondamental, qui est le droit à la satire, consacré par la Cour européenne", a réagi Me Klugman, interrogé par l’AFP. Il n’a pas exclu de former un pourvoi en cassation.

Evoquant les contestations de la droite après la Une de l’hebdomadaire Marianne sur "le voyou de la République", Me Klugman a par ailleurs estimé qu’"en ce mois d’août, un vent mauvais souffle sur la liberté d’expression".

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy a multiplié les plaintes et procédures, une pratique tranchant avec celle de ses prédécesseurs qui se refusaient à descendre dans l’arène judiciaire.

En février 2008, il avait été le premier président en exercice de la Ve République à déposer une plainte pénale contre un organe de presse, le Nouvel Observateur, dont le site internet avait évoqué un SMS que M. Sarkozy aurait envoyé à son ex-femme, Cécilia Attias, peu avant son mariage avec Carla Bruni. M. Sarkozy avait finalement retiré sa plainte après une lettre d’excuse de l’auteur de l’article.

Critiques de la France à l’ONU : "un montage pur et simple", affirme Claude Guéant

AFP, Mise a jour : vendredi 13 août 2010 16:33

Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a affirmé vendredi que les critiques à l’ONU envers la France pour un "manque de volonté politique" face au racisme étaient "un montage pur et simple", car "elles émanent de personnes s’exprimant à titre individuel" et non de l’ONU.

AFP/Archives Claude Guéant à Paris le 25 Août 2010

"C’est un montage pur et simple", a affirmé M. Guéant à l’AFP. "L’ONU ne critique pas la France. Il y a un comité qui réfléchit et des personnes qui se sont exprimées à titre individuel. Le comité, lui, rendra son avis le 27 août".

Le Quai d’Orsay a de son côté regretté "l’utilisation partielle de certains passages de communiqués antérieurs de l’ONU dans les commentaires entendus ces derniers jours".

"Elle donne ainsi une présentation inexacte et parfois inversée de la réalité des débats qui ont eu lieu à Genève lors de l’audition de la délégation française", a-t-on affirmé au ministère des Affaires étrangères.

Le bras droit du président Nicolas Sarkozy a soutenu que "le rapporteur du comité a fait une proposition d’avis très laudative pour la France".

En France, "on a un arsenal juridique qui n’a rien de raciste", a-t-il également affirmé.

Jeudi, des membres du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU (CERD) à Genève, ont vivement critiqué la France pour un "manque de volonté politique" face à une "recrudescence" des actes racistes. La question des Roms, dont plus de 40 camps illégaux ont été démantelés en quinze jours, a notamment été évoquée.

Le gouvernement français, par la voix de Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, avait répliqué jeudi en affirmant que les politiques menées par la France visaient à "garantir les libertés publiques" et le droit à la sécurité, "premier des droits de l’Homme".

La délégation française a également présenté un rapport énumérant les mesures mises en place depuis son dernier examen devant le CERD en 2005, et annoncé le lancement très attendu d’un plan national de lutte contre le racisme. Cette annonce a été saluée par les 18 experts du comité.

Interrogé sur ce dispositif qui doit être présenté à l’automne, le Quai d’Orsay précisait vendredi que "c’est la décision du gouvernement d’engager, dès la rentrée, l’élaboration de ce plan, pour lequel aucune échéance n’avait été fixée initialement" qui a été annoncée devant le CERD.

Des réunions interministérielles organisées à la rentrée définiront le pilotage interministériel et les modalités précises retenues pour son élaboration, a-t-on précisé.

La délégation française a fait valoir à Genève que "la France était une des premières terres d’accueil pour les demandeurs d’asile", avec 35.520 demandes présentées en 2007 (second rang européen) et 8.781 statuts accordés (réfugié ou protection subsidiaire, soit 30 % d’augmentation), selon le ministère.

Sécurité : éviter les lois de circonstance et les exagérations, affirme Juppé sur son blog

AFP, Mise a jour : vendredi 13 août 2010 13:31

Alain Juppé (UMP) recommande sur son blog d’éviter les lois de "pure circonstance" et les "exagérations peu compatibles avec nos valeurs fondamentales", dans le débat sur la sécurité.

AFP/Archives Alain Juppé à Paris le 11 Avril 2010

Dans un long billet daté de mercredi, l’ancien Premier ministre et maire de Bordeaux juge que "notre pays n’est pas à feu et à sang" même s’"il y a bien, en France, des zones de non-droit où les lois sont bafouées et où la police hésite à pénétrer".

Selon M. Juppé, "durcir la loi" (...) "peut être nécessaire", "à condition que la loi nouvelle ne soit pas de pure circonstance et surtout qu’elle soit applicable et appliquée dans la durée".

Reprenant à son compte les propos du président du Sénat Gérard Larcher se demandant si la législation actuelle sur la déchéance de la nationalité ne répondait pas déjà "à la plupart des questions posées", Alain Juppé cite Montesquieu : "Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas en faire".

"La priorité sécuritaire ne doit pas non plus conduire à des exagérations, peu compatibles avec nos valeurs fondamentales", ajoute celui qui fut chef de gouvernement de Jacques Chirac (1995-1997), sans cacher son scepticisme face aux sondages.

"L’argument selon lequel une mesure recueille la faveur des +sondés+ est à manier avec modération. Il est probable que, si au lendemain d’un crime odieux, on demandait, par sondage, aux Français leur opinion sur le rétablissement de la peine de mort, leur réponse serait sans ambiguïté", poursuit Alain Juppé.

"Faudrait-il pour autant suivre la tendance majoritaire ? Ou croyons-nous toujours qu’il existe des principes eux aussi +fondamentaux+", demande-t-il.

Sur les moyens de lutter contre l’insécurité, Alain Juppé insiste sur "le maillage territorial", "qu’on appelle cela police de proximité ou autrement".

"Quand le gouvernement a annoncé la mise en place des Uteq, ces unités territoriales de quartier qui doivent justement assurer une présence policière quotidienne dans les zones sensibles, tous les maires ont applaudi des deux mains, moi le premier", poursuit-il, en souhaitant leur développement.

Corbeil-Essonnes : cinq policiers blessés par des pavés et un marteau

AFP, Mise a jour : jeudi 12 août 2010 23:45

Cinq policiers ont été blessés par des jets de pavés et des coups de marteau, jeudi soir dans le quartier sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), a-t-on appris de source proche de l’enquête.

AFP/Archives Le quartier sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne) le 8 Novembre 2005

Vers 22H00, une patrouille de police a voulu contrôler un homme. Celui-ci a alors sorti un marteau, et frappé les agents.

Il a ensuite appelé en renfort plusieurs personnes, qui ont lancé des pavés sur les policiers.

Le pronostic vital des cinq policiers blessés n’était pas engagé. Ils ont été transportés à l’hôpital.

L’auteur des coups de marteau et les lanceurs de pavés ont pris la fuite.

Rap "Tirer sur les keufs" : plainte de l’Intérieur contre le chanteur

AFP, Mise a jour : jeudi 12 août 2010 22:22

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé avoir déposé plainte jeudi contre un rappeur auteur d’une chanson sur internet intitulée "Tirer sur les keufs" et la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, avoir demandé l’ouverture d’une enquête préliminaire, alors que deux syndicats de police réclamaient des sanctions.

AFP Brice Hortefeux parlant à des policiers à Lyon le 12 Août 2010

M. Hortefeux a indiqué, dans un communiqué, qu’il avait "dès ce matin porté plainte" contre ce "un certain +Abdul X+, qui fait profession de rappeur" devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris, "comme à chaque fois que des individus bafouent l’honneur des forces de l’ordre".

"Je ne laisserai pas un rappeur en manque de notoriété menacer des hommes et des femmes qui, dans des conditions parfois difficiles, assurent la sécurité de nos concitoyens, y compris jusqu’au péril de leur vie", a-t-il souligné.

Mme Alliot-Marie a de son côté "demandé au parquet de Paris d’ouvrir une enquête préliminaire suite à certains propos —relevant de l’apologie de crime— tenus par le +rappeur+ Abdul X dans un clip diffusé sur internet", selon un communiqué de la Chancellerie.

Alliance Police (deuxième syndicat de gardiens de la paix) s’est déclaré "profondément choqué par les propos tenus par un +artiste+ de rap qui, dans un vidéo clip diffusé sur YouTube, appelle clairement au meurtre de policier et à brûler la police dans tous les quartiers de l’Ile-de-France".

"La liberté d’expression ou la création artistique ne peuvent en aucune façon légitimer de telles incitations à la haine", écrit le syndicat, qui a saisi le ministre de l’Intérieur afin "que tout soit mis en oeuvre pour faire cesser la diffusion de cette vidéo, protéger la police nationale et ses représentants contre ce type de provocations".

Alliance Police avait demandé qu’une enquête soit immédiatement diligentée contre l’auteur de ce rap en vue "de le présenter devant la justice afin qu’il soit sanctionné".

Synergie Officiers, deuxième syndicat d’officiers de police, s’est déclaré "révolté par ce véritable appel au meurtre sur des fonctionnaires de police".

"L’auteur de cette diarrhée verbale utilise sans vergogne des termes tels que +tirer sur les keufs, si tu en vises un, tu ne le rates pas, une balle dans sa race, toutes les banlieues de Paname brûlent la police+", écrit Synergie.

Le syndicat a demandé au ministre de l’Intérieur "d’engager des poursuites contre les interprètes de ce clip crasseux et ignominieux", car "dans un climat d’explosion de la violence et de multiplication des agressions contre des policiers, de tels messages ne peuvent être banalisés".

Discriminations : la France clouée au pilori par un comité de l’ONU

AFP, Mise a jour : jeudi 12 août 2010 21:45

La France a été clouée au pilori mercredi et jeudi par les experts du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU (CERD), qui ont dénoncé un "manque de volonté politique" face à une "recrudescence" des actes racistes dans ce pays.

AFP/Archives Documents français de naturalisation en Mars 2002

Des critiques auxquelles le gouvernement français a répliqué en affirmant que les politiques menées par la France visaient à "garantir les libertés publiques" et le droit à la sécurité, "premier des droits de l’Homme".

La politique française envers les minorités était passée au crible dans le cadre de l’examen périodique des pays ayant ratifié la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965.

Habituellement très technique, le débat a pris un tour politique après les annonces fracassantes de ces dernières semaines du chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, qui a réclamé la déchéance de la nationalité française pour meurtre de policier ou pour polygamie, lancé l’évacuation de camps illégaux de Roms et fustigé les cas de délinquance dans cette population d’origine roumaine et bulgare ainsi que parmi les gens du voyage.

Dans ce contexte chargé, la délégation française a présenté un rapport énumérant les mesures mises en place depuis son dernier examen devant le CERD en 2005, et annoncé le lancement très attendu d’un plan national de lutte contre le racisme.

Cette annonce, saluée par les 18 experts du comité, n’a pas amoindri une salve de critiques virulentes, notamment sur les déclarations du président, qui constituent selon un expert "une incitation à la haine".

La France est confrontée à une "recrudescence notable du racisme et de la xénophobie", a affirmé l’expert togolais Kokou Ewomsan.

Concernant les gens du voyage, dont le nombre est estimé à quelque 400.000 personnes à 95% françaises, certains ont dénoncé un amalgame avec les Roms et surtout le système d’attribution de visa de circulation tous les trois mois.

"Le carnet de circulation nous rappelle l’époque de Pétain", a affirmé Waliakoye Saidou (Niger).

La question du renvoi des Roms, dont plus de 40 camps illégaux ont été démantelés en 15 jours, a été évoquée à plusieurs reprises.

"Comment comprendre que les Roms (...) puissent être extradés comme s’ils n’appartenaient pas à l’Union européenne ?", s’est interrogé l’expert algérien Nourredine Amir. Sur la déchéance de la nationalité, le Turc Gun Kut a déclaré : "Je ne comprends pas ce que c’est qu’un Français d’origine étrangère" et "je me demande si cela est compatible avec la Constitution".

Pour le rapporteur de la session, l’Américain Pierre-Richard Prosper, "ce qui manque en France, c’est une vraie volonté politique".

Surprise par la vigueur des critiques, la délégation française a défendu jeudi bec et ongles les positions du gouvernement.

Elle a rejeté les problèmes de légalité des mesures contre les Roms et assuré qu’une révision de la loi de 1969 sur les gens du voyage était à l’étude, notamment sur la question du droit de vote. Elle a en revanche botté en touche sur la déchéance de la nationalité, la loi relative à cette mesure n’ayant pas encore été élaborée.

Dans un communiqué, le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, a affirmé pour sa part que "toutes les politiques actuellement menées" par la France visent à "l’égalité des droits des femmes, la protection des plus vulnérables contre les trafics d’êtres humains et la préservation du premier des droits de l’homme, qui est le droit à la sécurité".

Dans l’opposition, le Parti socialiste (PS) a déploré l’"image exécrable" de la France après les critiques du comité de l’ONU. Selon le PS, "il faut désormais considérer que le premier responsable de ce climat d’insécurité et de xénophobie, c’est le gouvernement".

Des ONG se sont félicitées des interrogations d’experts internationaux sur ce qu’elles ont appelé les "récentes dérives du président français". La France, où l’on observe "un climat général de durcissement de la xénophobie", "a été mise sur le grill" comme jamais, selon Malik Salemkour de la Ligue des droits de l’homme.

Le CERD doit conclure sa session le 27 août par une série de recommandations à la France.

Une de Marianne : Larcher appelle Jean-François Kahn "à la raison"

AFP, Mise a jour : jeudi 12 août 2010 16:00

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a appelé jeudi Jean-François Kahn, co-fondateur de Marianne, à "retrouver la raison" alors que l’hebdomadaire présente cette semaine à sa Une Nicolas Sarkozy comme "le voyou de la République".

AFP/Archives Le président du Sénat Gérard Larcher à l’Elysée le 20 Mai 2010

"Le mot voyou par définition c’est quoi ? C’est un individu de moeurs crapuleuses, qui fait partie du milieu... Attention, c’est inacceptable", a affirmé le président du Sénat sur Europe 1.

"Je crois qu’il faut retrouver la raison" et "il faut aussi qu’un journaliste comme Jean-François Kahn retrouve la raison", a-t-il ajouté. Selon lui, Marianne professe "un antisarkozysme primaire", ce qui "est son droit", mais il ne faut pas que cela conduise à "l’insulte".

Marianne constate jeudi sur son site une "vive polémique autour" de sa Une. "Mais certains commentateurs, notamment politiques, semblent ne pas avoir ouvert le magazine", estime l’hebdomadaire qui republie in extenso l’éditorial de Jean-François Kahn.

De son côté, le directeur de la publication Maurice Szafran s’est inquiété auprès de l’AFP des déclarations de ministres et responsables UMP. "Sur le fond", les journalistes sont confrontés "à une campagne en rang serré de l’UMP". "Est-ce que c’est à l’UMP, au pouvoir, aux sarkozystes ou au président de la République de décider quelles sont les limites à dépasser ou pas" en matière de liberté de la presse" ?, demande-t-il.

A la secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, qui avait demandé des "des excuses publiques" à Marianne, M. Szafran répond : "Elle est la moins bien placée pour demander, exiger et commenter quoi que ce soit".

Eva Joly accuse Sarkozy de pratiquer "un racisme d’Etat"

AFP, Mise a jour : jeudi 12 août 2010 13:57

L’eurodéputée d’Europe Ecologie Eva Joly accuse jeudi dans Paris Match Nicolas Sarkozy de pratiquer "un racisme d’Etat", en estimant que "c’est très fasciste" de nommer des "boucs émissaires".

AFP/Archives Eva Joly à Arcueil le 8 Mai 2010

Selon l’ex-magistrate, "le tir de barrage contre les Roms et l’insécurité est de la même veine" que le débat sur l’identité nationale.

"C’est une éthique de la provocation, un racisme d’Etat", accuse-t-elle.

"Il ne se demande même pas s’il est légal d’enlever la nationalité", poursuit la députée européenne, en référence à la mesure proposée par le chef de l’Etat le 30 juillet de retirer la nationalité française "à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte" à la vie d’un policier, d’un gendarme ou de tout autre dépositaire de l’autorité publique.

"Savez-vous quelle est la peine encourue pour l’assassinat d’un policier ? Perpétuité, avec trente ans incompressibles. N’est-ce pas suffisant ? Sarkozy nomme des boucs émissaires. C’est très fasciste. Mais cela va lui coûter cher... Il va détruire la droite républicaine", assure Eva Joly.

Plus de 40 camps de Roms démantelés en 15 jours, annonce Brice Hortefeux

AFP, Mise a jour : jeudi 12 août 2010 13:45

Plus de 40 camps illégaux de Roms ont été démantelés en France en 15 jours, a annoncé jeudi à Lyon le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux.

AFP/Archives Evacuation du camp du Hanul à Saint-Denis le 6 Juillet 2010

Lors d’une conférence de presse à l’hôtel de police de Montluc, le ministre a révélé que "depuis 15 jours, plus de 40 camps de Roms ont été démantelés", soit "700 personnes" concernées "qui devraient être reconduites dans leur pays d’origine", la Roumanie ou la Bulgarie.

Il a précisé qu’en liaison avec le ministre de l’Immigration, Eric Besson, il avait été convenu que des vols seraient "spécialement affrétés" à cette fin.

S’agissant de ce dossier, M. Hortefeux a fait savoir par ailleurs qu’il recevrait "la semaine prochaine" à Paris deux membres du gouvernement roumain, le secrétaire d’Etat chargé de la réinsertion et le secrétaire d’Etat à l’ordre et à la sécurité publique.

Le 28 juillet, Brice Hortefeux avait annoncé que la moitié des camps illégaux de Roms et de gens du voyage seraient démantelés dans les trois mois. Le ministre avait chiffré à environ 300 le nombre de "camps ou squats" recensés dans le pays. Il y aura reconduite "quasi immédiate", vers la Bulgarie ou la Roumanie, des Roms "qui auraient commis des atteintes aux biens ou des fraudes", avait assuré Brice Hortefeux à l’issue d’une réunion à l’Elysée autour de Nicolas Sarkozy sur la question des Roms et des gens du voyage.

L’Islande veut être le sanctuaire de la liberté d’information dans le monde

AFP, Mise à jour : jeudi 12 août 2010 13:25

Ebranlée par la crise qui a mis au jour connivences et corruption parmi ses élites, l’Islande veut devenir un sanctuaire de la liberté d’information pour les journalistes du monde entier, un projet qui porte le sceau du désormais célèbre fondateur de Wikileaks.

AFP La députée Birgitta Jonsdottir devant l’Althing, le parlement islandais à Reykjavik le 3 Août 2010

Alors que les tentatives de museler l’information foisonnent aux quatre coins de la planète, le Parlement islandais, l’Althing, a voté le 16 juin à l’unanimité l’Icelandic Modern Media Initiative (IMMI), une résolution qui vise à protéger les journalistes d’investigation et leurs sources.

"On a pris toutes les meilleures lois du monde et on les a mises ensemble afin de créer un +paradis de la transparence+" par opposition aux paradis fiscaux et à leur opacité, explique à l’AFP la députée Birgitta Jonsdottir, à l’origine de l’initiative.

"Anarchiste" entrée en politique pour saisir les opportunités de changement nées de la double crise —économique et de confiance—, cette femme de 43 ans a été choquée par les tentatives de censure dans son pays, pourtant érigé en modèle.

En août 2009, sur injonction d’un tribunal, la télévision publique RUV avait ainsi dû annuler in extremis un reportage sur les créances secrètes de la banque Kaupthing, un des établissements financiers qui ont poussé l’île au bord de la faillite.

A la place, la chaîne avait diffusé des images de Wikileaks où ces documents avaient été publiés, sensibilisant l’opinion publique aux limites de la liberté d’information.

"La liberté d’information et la liberté d’expression sont les piliers de la démocratie. Sans elles, vous n’avez pas de réelle démocratie", estime Mme Jonsdottir, des pin’s "Free Tibet" et "Wikileaks" à la veste.

Sous couvert de lutte contre le terrorisme notamment, "tous les pays conçoivent de nouvelles lois qui compliquent la tâche des journalistes et auteurs de livres d’investigation", déplore-t-elle.

Futur îlot de transparence, l’Islande compte renforcer la protection des sources, encourager les personnes qui éventent des malversations ("whistleblowers") ou encore contrer le "tourisme de la diffamation" qui consiste à poursuivre des journalistes devant des juridictions étrangères.

Des dispositions inspirées par les Etats-Unis, la Suède ou encore la Belgique.

"Nous avons constaté que (ces protections) sont vraiment nécessaires", témoigne Julian Assange, le fondateur du site Wikileaks spécialisé dans la publication de documents confidentiels, qui a récemment fait couler beaucoup d’encre.

"Notre expérience dans les pays en voie de développement et dans la plupart des pays développés montre que les médias sont régulièrement censurés par des procédures judiciaires abusives", dit-il dans une .

Wikileaks mais aussi plusieurs ONG et personnalités internationales, comme l’eurodéputée et ex-juge d’instruction Eva Joly, ont participé à la conception de l’IMMI. Laquelle a été applaudie par les journalistes islandais.

"Avec la protection accrue des sources, ce sera beaucoup plus facile d’informer sur les abus au sein du gouvernement ou des entreprises", estime Kristinn Hrafnsson, reporter indépendant qui collabore à Wikileaks. "Quand on sait qu’on peut passer une info impunément, on est plus enclin à le faire".

Mais la résolution aura aussi des implications au-delà des frontières islandaises.

"Dans les pays où ils sont opprimés comme en Chine et au Sri Lanka, les journalistes risquent leur vie", affirme Mme Jonsdottir. "Mais au moins, on peut s’assurer que leurs articles ne seront pas supprimés" en les postant sur des serveurs islandais. A l’abri des censeurs.

Pour en savoir plus : www.immi.is/ ?l=en&p=intro

Déchéance nationalité : Larcher est pour l’application de la loi en vigueur

AFP, Mise à jour : mercredi 11 août 2010 20:03

Le président du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la loi en vigueur encadrant la déchéance de la nationalité pouvait répondre à "la plupart des questions posées" mais s’est demandé si elle était "réellement appliquée".

AFP/Archives Le président du Sénat, Gérard Larcher à l’Elysée le 4 juin 2010

"Une République responsable doit s’occuper de la sécurité, et l’exécutif est dans son rôle quand il fait des propositions", a affirmé M. Larcher dans une interview au Figaro daté de mercredi et paru au Figaro.fr.

"Mais, applique-t-on réellement le droit déjà en vigueur ? L’article 25 du Code civil ne fournit-il pas déjà la réponse à la plupart des questions posées ? C’est ce que nous devrons vérifier", a affirmé le président du Sénat ?.

L’Article 25 du code civil encadre les motifs de déchéance de la nationalité et prévoit que "l’individu qui a acquis la qualité de Français" peut "être déchu de la nationalité française, sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride".

Dans le cadre de mesures sur la sécurité, le gouvernement veut élargir la possibilité de déchéance aux personnes "d’origine étrangère" coupables de certains crimes.

Par ailleurs, au sujet d’une remise en cause du bouclier fiscal, M. Larcher a estimé qu’on "n’échappera pas" à ce débat, "pas sous l’angle du bouclier lui-même, mais en travaillant sur une nouvelle fiscalité". "C’est un sujet qui mérite d’être mis sur la table. Faisons-le tranquillement et sereinement", a-t-il préconisé.

Sur la réforme des retraites, le président du Sénat a estimé que le "rendez-vous social dans la rue, le 7 septembre, nous permettra de mesurer le degré d’inquiétude des salariés et d’y répondre, notamment au travers de la question qui demeure, celle de la pénibilité".

Discriminations : la France sur "le grill" devant un comité ONU

AFP, Mise a jour : mercredi 11 août 2010 19:57

Les experts du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU (CERD) ont mis la France sur le banc des accusés mercredi lors de l’examen de sa politique des minorités, dénonçant une "recrudescence notable du racisme" dans le pays des droits de l’homme.

AFP/Archives Evacuation de Roms à Saint Denis le 6 Juillet 2010

Les 18 experts ont salué l’annonce inattendue faite par la délégation française de la préparation d’un plan national de lutte contre le racisme, après la présentation d’un rapport de 90 pages sur les mesures prises par les autorités du pays pour lutter contre les discriminations depuis son dernier examen devant le CERD en 2005.

Les arguments français sont toutefois loin d’avoir convaincus les experts du comité dont les critiques ont fusé durant un débat intense de plus de deux heures.

Malgré de nombreux instruments légaux, la France est confrontée à une "recrudescence notable du racisme et de la xénophobie", a relevé l’expert togolais, Ewomsan Kokou.

Pour le Rapporteur américain Pierre-Richard Prosper, la raison se résume en quelques mots : le manque "de vraie volonté politique".

Alors que les ONG dénoncent une "régression vers une rupture de l’égalité de traitement", les experts du comité n’ont épargné aucun sujet, que ce soit le traitement des gens du voyage et des Roms, le débat sur l’identité nationale, la non-reconnaissance du droit des minorités dans la législation, ainsi que le durcissement du discours politique.

Concernant les gens du voyage, certains ont particulièrement dénoncé le système d’attribution de visa de circulation ainsi que le droit de vote conditionné à plusieurs mois de vie dans la même commune.

"Le carnet de circulation nous effraie, nous rappelle l’époque de Pétain", a expliqué Waliakoye Saidou (Niger).

De son côté l’expert turc s’est étonné de la notion de "Français d’origine étrangère" dans une allusion direct aux récentes déclarations du président français Nicolas Sarkozy qui a réclamé que la nationalité française puisse "être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte" à un "dépositaire de l’autorité publique".

"Je ne comprends pas ce que c’est qu’un Français d’origine étrangère" et "je me demande si cela est compatible avec la constitution", s’est interrogé Gun Kut.

Au total, les experts qui attendent jeudi les réponses de la France avant de dresser leurs recommandations, ont jugé que les résultats n’étaient pas à la hauteur des efforts.

"La France a été mise sur le grill" comme jamais auparavant, a estimé Malik Salemkour de la Ligue des droits de l’homme.

Des aires d’accueil pour gens du voyage saccagées près de Toulouse

AFP, Mise à jour : mercredi 11 août 2010 19:51

Des individus ont saccagé à trois reprises des aires d’accueil pour les gens du voyage dans la périphérie de Toulouse au cours des dernières semaines, a-t-on appris mercredi après des communes concernées.

AFP Des caravanes de Roms à Foussemagne dans l’est de la France le 11 Aout 2010

L’aire d’Aucamville a été attaquée apparemment dans la nuit de dimanche à lundi, a indiqué le premier adjoint de la commune, Guy Montagner, et celle de Saint-Alban l’a été par deux fois dans les jours précédents, selon le maire, Raymond Stramare.

Une inscription hostile aux gens du voyage a été découverte à Aucamville, a dit le parquet à l’AFP. Malgré cela, "on peut tout supposer" quant aux motivations du ou des auteurs, "de l’acte le plus bête au geste intentionnellement dirigé contre les gens du voyage, ou l’acte de gens du voyage eux-mêmes" parce que l’aire était alors fermée, a dit le parquet.

En plein débat politique passionné au sujet des gens du voyage, les mairies et les autorités se sont gardées de se prononcer sur les motivations en se retranchant derrière l’enquête menée sous la conduite du parquet.

En tout cas, à Aucamville comme à Saint-Alban, localités de quelques milliers d’habitants, les dégâts sont "lourds", selon le mot du maire adjoint d’Aucamville : lavabos, robinets et compteurs cassés, portes et fenêtres arrachées dans les différents blocs installés sur les aires.

"Il y en a pour 5.000 à 6.000 euros minimum", a dit M. Stramare.

Les individus ont sévi quand les aires (huit emplacements de caravane à Aucamville, six à Saint-Alban), mises à disposition pour les gens du voyage, ont été fermées pour l’entretien auquel sont tenues les communes. Durant ces périodes d’entretien d’un mois, les gens du voyage, qui vivent là quasiment à l’année, doivent quitter les lieux.

Cette fermeture a apparemment posé problème. A Aucamville, les occupants habituels des lieux se sont installés sur un terrain non loin de là, illégalement. L’affaire a été compliquée par le grossissement du groupe, dû aux réunions de famille et aux pèlerinages auxquels l’été donne lieu.

Le maire de Saint-Alban n’a pas exclu un lien entre la fermeture des aires, le regroupement dans le secteur de quelques dizaines de caravanes et les dégradations perpétrées.

A la préfecture, la secrétaire générale Françoise Souliman oeuvre à trouver un terrain où les gens du voyage s’installeraient légalement.

Elle a cependant déploré que les municipalités aient choisi l’été pour fermer les aires alors que la Haute-Garonne "n’est pas particulièrement en avance dans la conformité à la loi Besson (sur l’accueil des gens du voyage)... et surtout qu’elle est le très, très mauvais élève des aires de grand passage. Il devrait y en avoir cinq et il y a en zéro".

Dans un climat politique tendu par l’annonce de mesures sévères prises par le gouvernement contre les camps illégaux de gens du voyage et les accusations de surenchère sécuritaire de la part de l’opposition, Mme Souliman a invité à "raison garder" et à "vraiment veiller à dépassionner cette affaire, certes terriblement regrettable, mais sur laquelle on ne peut jeter aucune stigmatisation de personne".

Médias : Filippetti (PS) accuse l’UMP de "renouer" avec l’extrême-droite des années 30

AFP, Mise a jour : mercredi 11 août 2010 16:05

La députée PS, Aurélie Filippetti, a accusé mercredi l’UMP de renouer avec "la tradition politique de l’extrême-droite dans les années 30" après ses "attaques" contre la presse et notamment l’hebdomadaire Marianne.

AFP/Archives Aurélie Filippetti répond aux questions des journalistes le 23 Février 2010

"Les attaques répétées du gouvernement et de l’UMP depuis plusieurs semaines contre la presse —Marianne /Libération/Mediapart— font peser sur notre pays un climat des plus inquiétants", affirme la députée de Moselle dans un communiqué.

"La nouvelle charge contre Marianne prouve que l’UMP renoue avec la tradition de l’extrême droite française dans les années 3O, alliant injures et atteintes à la liberté d’expression", selon elle.

Dans les années 1930, souligne Mme Filippetti , "face à la crise morale et politique, il convenait de stigmatiser les journalistes et de désigner les étrangers comme boucs émissaires. C’est aujourd’hui la ligne politique de la majorité présidentielle".

L’hebdomadaire Marianne, qui a présenté cette semaine à sa Une Nicolas Sarkozy comme "le voyou de la République", a été vivement critiqué par des responsables de droite. Le quotidien Libération et le journal en ligne Médiapart avaient quant à eux publié cet été de nombreux articles sur l’affaire Woerth-Bettencourt.


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