AID Association initiatives dionysiennes
Baisse de la consommation et des investissements

Les plans sociaux et la frilosité bancaire

vendredi 21 novembre 2008 par JMT

La crise économique mondiale frappe durement les constructeurs automobile. Et, alors que Renault et Peugeot ont décidé de mettre en veille deux sites de production afin de limiter leurs stocks, le groupe automobile PSA Peugeot Citroën, confronté à une forte baisse de ses ventes, a annoncé jeudi un plan de diminution de ses effectifs de 3.550 emplois en France par départs volontaires.

Face aux doutes des économistes, le chef de l’Etat a dit souhaiter faire du fonds souverain à la française "un des 20 premiers investisseurs de long terme au monde". Nicolas Sarkozy a distribué quelques coups de griffes : au PS... et à Keynes.

La hausse du pouvoir d’achat des Français devrait être moins importante que prévu, selon les dernières prévisions du gouvernement. Les Français s’inquiètent. Concernant la "solidité" de leur banque, 76% des sondés se disent toutefois "confiants".

Peugeot-Citroën va supprimer 3550 emplois

le 20/11/2008 - 22h34

L’objectif de ce nouveau programme de départs volontaires est de "préserver la pérennité du groupe et la compétitivité des centres de production".

Crédit Photo : TF1/LCI Image d’archive.

La crise économique mondiale frappe durement les constructeurs automobile. Et, alors que Renault et Peugeot ont décidé de mettre en veille deux sites de production afin de limiter leurs stocks, le groupe automobile PSA Peugeot Citroën, confronté à une forte baisse de ses ventes, a annoncé jeudi un plan de diminution de ses effectifs de 3.550 emplois en France par départs volontaires.

"Que l’Etat fasse quelque chose"

Côté syndicats, les réactions n’ont pas tardé. La CGT de PSA Peugeot Citroën a qualifié le plan de diminution des effectifs de 3.550 emplois par départs volontaires de "révoltant", accusant la direction du constructeur automobile français de vouloir "faire peser tous les frais de la crise sur l’ensemble des salariés".

Le secrétaire général de la confédération, Bernard Thibault, a par ailleurs déploré que les salariés, contrairement aux banques, soient "laissés sur le carreau". Même son de cloche à FO, où la section de PSA Peugeot Citroën à Sochaux a déclaré à qu’elle souhaitait que "l’Etat fasse quelque chose pour l’automobile".

"Il y a urgence : l’Etat a su mettre de l’argent pour aider les banques, il serait temps aujourd’hui qu’il se réveille et qu’il fasse quelque chose pour l’automobile", a précisé un porte-parole de la section syndicale.

Le groupe prévoit un plan de 2.700 départs volontaires pour les "salariés de structure", c’est-à-dire les ouvriers professionnels, les employés, les techniciens, les agents de maîtrise, les cadres, selon un communiqué.

Par ailleurs, l’usine de Rennes, confrontée à la mévente des voitures de moyenne et haut de gamme, fera l’objet d’un programme spécifique de 850 départs volontaires ainsi que de 900 redéploiements vers d’autres sites du groupe.

PSA souligne que "l’avenir du site de Rennes n’est nullement en question" et qu’un nouveau véhicule y est prévu à la fin 2010. Le groupe assure qu’il devrait ainsi réduire ses effectifs "sans avoir recours à un plan social avec licenciements ou à des préretraites".

"Adaptation et de réactivité"

Un comité central d’entreprise a été convoqué en séance extraordinaire le 2 décembre pour examiner le projet de "redéploiement des emplois et des compétences", précise-t-il.

Le constructeur indique que ces mesures interviennent dans le contexte de "crise financière et industrielle qui touche l’ensemble de l’économie et qui a entraîné une réduction violente des volumes, en particulier au troisième et quatrième trimestres 2008, sur les principaux marchés européens".

Le constructeur table sur une baisse de ces marchés de l’ordre de 17% au quatrième trimestre, et d’une poursuite de cette diminution en 2009 d’au moins 10%.

L’objectif de ce nouveau programme de départs volontaires est de "préserver la pérennité du groupe et la compétitivité des centres de production", a déclaré un porte-parole du groupe.

Dans le contexte de crise actuelle, "il convient de faire preuve d’adaptation et de réactivité", a-t-il ajouté. Pour le directeur des Ressources humaines de PSA Jean-Luc Vergne, cité dans le communiqué, "ne rien faire (...) pourrait, à terme, remettre en cause la pérennité du groupe et de ses 200.000 emplois".

Production réduite de 30%

Face à la baisse des marchés automobiles, PSA Peugeot Citroën a déjà annoncé fin octobre une réduction de sa production au quatrième trimestre de 30% par rapport à ses prévisions, pour réduire ses stocks. Une série de fermetures partielles, de quelques journées à quelques semaines, ont été annoncées sur les sites de production.

Dernière en date, l’usine de Sochaux (Doubs) arrêtera sa production pendant un mois du 8 décembre au 6 janvier (lire notre article), soit une semaine de plus que prévu initialement. PSA avait déjà réduit ses effectifs par des plans de départs volontaires : 6.600 personnes ont quitté le groupe en 2007 et 410 en 2008 dans ce cadre.

(D’après agence)

Crise économique - Sarkozy défend son fonds à 20 milliards

Olivier LEVARD - le 20/11/2008 - 22h40

Face aux doutes des économistes, le chef de l’Etat a dit souhaiter faire du fonds souverain à la française "un des 20 premiers investisseurs de long terme au monde". Nicolas Sarkozy a distribué quelques coups de griffes : au PS... et à Keynes.

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas Sarkozy, le 20 novembre 2008.

Il l’a joué souvent moqueur, tour à tour en colère, fier de lui, ou franchement sérieux. Dans le Loir-et-Cher, Nicolas Sarkozy s’est une nouvelle fois livré à un numéro dont il a le secret pour présenter le nouveau Fonds stratégique d’investissement auquel il fixe pour objectif de devenir "un des 20 premiers investisseurs de long terme du monde".

Cette promesse sonne comme une réponse aux économistes ayant exprimé leurs doutes sur les moyens somme toute limités dont disposera ce fonds, lorsqu’on le compare à ceux, gigantesques, des pays pétroliers.

Le fonds français sera initialement doté de 20 milliards d’euros, a annoncé Nicolas Sarkozy lors d’une visite à l’usine Daher de Saint-Julien de Chedon, un sous-traitant de l’industrie qui sera le premier à bénéficier du fonds, à hauteur de 85 millions d’euros.

Double vocation

La France ne doit pas devenir "une réserve pour touristes", mais au contraire "continuer à être un pays où on construit des voitures, des bateaux, des trains et des avions", car "un pays qui n’a plus d’industrie, c’est un pays qui se prépare à laisser partir ses services", a justifié le chef de l’Etat. La vocation du fonds sera double : d’une part, conforter des entreprises ne trouvant pas sur le marché l’argent nécessaire à leur développement, et d’autre part "sécuriser le capital d’entreprises stratégiques".

"Il ne faut pas se précipiter mais il ne faut pas perdre de temps. Je ne laisserai pas des secteurs entiers désarmés face à la crise", a ajouté le chef de l’Etat, citant celui de "l’automobile" qui représente "10% de la population active française". La dotation du fonds sera constituée pour 14 milliards par des participations de la Caisse des dépôts, dont il sera une une filiale, et de l’Etat et pour 6 milliards par des "liquidités", a annoncé le chef de L’Etat. L’Etat qui apportera ses parts dans Renault et Air France en sera un actionnaire minoritaire "mais important".

L’Elysée a déjà choisi les dirigeants du fonds. L’actuel directeur général de la CDC, Augustin de Romanet, présidera le conseil d’administration. Jean-François Dehecq (Sanofi-Aventis) sera président du conseil d’orientation, et Patricia Barbizet (PPR) présidente du comité d’investissement. Le président de la République souhaite associer les syndicats à ce comité dès son premier comité d’orientation, en décembre.

Coups de griffe aux PS, Keynes ringardisé

Nicolas Sarkozy n’a pas résisté à la tentation de délivrer ses coups de griffe habituels. Au PS d’abord : "Ils m’ont pas donné de billet d’entrée pour Reims. Je l’ai pas demandé d’ailleurs", s’est amusé le président de la République. En réponse à ceux qui suggèrent qu’il a redécouvert certains économistes comme John Maynard Keynes, très apprécié par la gauche, le chef de l’Etat s’est vanté de lire "assez peu les livres d’économie car la crise économique que nous connaissons aujourd’hui n’a rien à voir avec les crises du passé".

"Dans ce fonds souverain à la française, on est prêt à avoir des alliances avec des fonds souverains européens ou même étrangers, à partir du moment où c’est transparent, où on connaît et que ça fait effet de levier pour développer encore l’investissement", a proposé Nicolas Sarkozy.

Les fonds souverains existants ont été créés par des gouvernements de pays qui disposent d’un excès d’épargne, du fait d’importantes ressources pétrolières (comme au Moyen-Orient, en Russie ou en Norvège), d’excédents budgétaires (Singapour) ou de réserves de change des banques centrales (Chine), ces fonds gèrent des actifs considérables, dont le montant total est difficile à évaluer, les Etats communiquant peu sur la question. Selon le FMI, la valeur de leurs actifs s’élèverait entre 1.900 et 2.800 milliards de dollars. Pour la Cnuced, ces actifs seraient même d’environ 5.000 milliards de dollars.

Crise économique - Sarkozy : 20 milliards pour le fonds souverain

O. L. avec agences - le 20/11/2008 - 12h36

"Nous souhaitons faire de la crise une opportunité pour le développement", a déclaré le président de la République à l’usine Daher de Saint-Julien de Chedon.

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas Sarkozy, le 20 novembre 2008.

Le Fonds stratégique d’investissement français, destiné à soutenir les entreprises stratégiques pendant la crise, sera doté de 20 milliards d’euros, a annoncé le président Nicolas Sarkozy en visite dans le Loir et Cher (centre).

"Nous souhaitons faire de la crise une opportunité pour le développement", a déclaré le président de la République à l’usine Daher de Saint-Julien de Chedon.

"Puisque les banques sont frileuses et n’investissent pas, nous on financera", a-t-il ajouté, précisant qu’il engageait une "politique pragmatique".

Le fonds est destiné à soutenir les entreprises hexagonales qui seraient en difficulté face à la crise. Le président de la République a aussi annoncé que le Fonds stratégique d’investissement français est prêt à "avoir des alliances avec d’autres fonds souverains" étrangers.

Crise économique - 2009, sale année pour votre pouvoir d’achat

Olivier LEVARD - le 18/11/2008 - 16h00

La hausse du pouvoir d’achat des Français devrait être moins importante que prévu, selon les dernières prévisions du gouvernement. Les Français s’inquiètent. Concernant la "solidité" de leur banque, 76% des sondés se disent toutefois "confiants".

Crédit Photo : sxc.hu Le pouvoir d’achat en question

Votre porte-monnaie n’a pas aimé 2008 ? Il ne se consolera pas en 2009. Le gouvernement table à présent sur une progression de 1,5% du pouvoir d’achat l’an prochain, contre une hausse de 2% prévue auparavant.

Selon un rapport économique annexé au projet de loi des finances pour 2009, le ralentissement attendu de l’inflation dans la foulée du reflux des prix du pétrole et des produits alimentaires ne suffira pas à soutenir votre pouvoir d’achat.

La prévision pour cette année, une progression de 1%, reste en revanche inchangée. En 2007, le pouvoir d’achat avait encore progressé de 3,3%.

L’augmentation du salaire moyen des Français devrait également ralentir l’an prochain, avec une hausse de 3,1% contre 3,3% attendus cette année. Concernant la croissance, elle devrait "s’établir entre 0,2% et 0,5% du PIB en 2009" et devrait repartir à 2% en 2010.

Les ménages modestes sont les plus inquiets...

Dans ce climat plutôt angoissant, les trois-quarts des Français se disent "inquiets lorsqu’ils pensent à la crise financière", qu’ils estiment "durable", et craignent d’abord pour l’emploi et leur pouvoir d’achat, selon un sondage TNS Sofres publié mardi par la société de conseil Logica. L’inquiétude face à la crise financière, partagée par 77% des personnes interrogées, est davantage répandue dans les classes modestes (83% de leurs membres se disent inquiets) que dans les catégories aisées (68%).

La crise financière va entraîner "une récession durable" en France, estiment 64% des personnes interrogées, contre 25% qui, plus optimistes, n’anticipent qu’une "récession de courte durée".

La crise aura des conséquences "très importantes" sur le chômage pour 62% des sondés, le pouvoir d’achat pour 59%, le déficit public et la dette pour 55%.

Dans le détail, 33% des membres des catégories modestes interrogées se disent "beaucoup concernés" par la crise, contre seulement 18% dans les catégories aisées, et 36% "assez concernés" (contre 39%).

La présidente du Medefa souligné mardi que la situation économique était "objectivement préoccupante", mais a jugé "étrange de la comparer avec celle de 1929", "Le monde n’est pas en récession et rien ne laisse penser qu’il entrera en récession", a tempéré Laurence Parisot lors de sa conférence de presse mensuelle.

Les banques inquiètent peu, Sarkozy partage les Français

Concernant la "solidité" de leur banque, 76% des sondés se disent "confiants", contre 21% d’"inquiets". Outre les 26% de sondés qui ne mettent de toute façon "pas d’argent de côté", 51% des personnes interrogées n’envisagent pas de changer leur comportement en matière d’épargne, contre 15% qui mettront "moins d’argent de côté", et 6% qui projettent d’augmenter leurs économies.

Pour leurs projets "d’achat ou de vente de biens immobiliers", c’est-à-dire l’intention d’acheter ou vendre une maison ou un appartement, 24% des personnes interrogées ne comptent rien changer, 13% les retarder, 3% les avancer.

Selon ce sondage réalisé les 4 et 5 novembre, 51% des Français faisaient alors confiance au gouvernement et à Nicolas Sarkozy pour faire face à la crise en France (88% des sympathisants de droite, 30% à gauche), contre 45%. L’enquête a été menée auprès de 1.000 personnes interrogées en face à face et sélectionnées selon la méthode des quotas.

Le gouvernement louche sur la cagnotte du livret A

le 15/11/2008 - 20h26

Un décret prévoyant d’utiliser une partie de la collecte du livret A pour financer les PME est en cours de préparation, affirme Le Monde. Ce texte, croit savoir le quotidien, pourrait être soumis au Conseil d’Etat avant la fin de l’année

L’idée, avancée tout d’abord par Luc Chatel, puis confirmée par François Fillon, avait provoqué début octobre les foudres des organisations syndicales et de l’opposition : utiliser "une partie excédentaire" des fonds issus de la collecte du livret A, non utilisée pour financer le logement social, pour aider les petites et moyennes entreprises.

Le Premier ministre avait promis que seraient garantis "le financement du logement social" ainsi que "100% [des] dépôts des épargnants", sans pour autant désarmer les oppositions.

"Face aux défaillances en cascade qui sanctionnent l’aventurisme du monde financier, le pouvoir exécutif ose envisager une ponction des avoirs du livret A pour refinancer les banques et prêter aux entreprises", avait par exemple dénoncé de son côté FO-Communication.

Au Parti socialiste, Benoît Hamon avait appelé le gouvernement à "cesser d’ajouter de la crise à la crise", et le PCF avait estimé que "l’épargne des Français ne doit pas servir de bouche-trou à la spéculation financière".

Un taux très attractif... mais qui va bientôt baisser

Pourtant, s’il faut en croire Le Monde, le projet est sur les rails. Le gouvernement, croit savoir le quotidien, qui ne cite pas ses sources, est en train de préparer un décret en ce sens.

Une proposition de décret aurait déjà été présentée à la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts, organisme qui centralise la collecte du Livret A pour l’affecter au financement du logement social.

Ce texte, qui pourrait être soumis au Conseil d’Etat avant la fin de l’année, prévoirait de prélever sur les fonds gérés par la CDC "plus de 10 milliards d’euros au cours des trois prochaines années, dont 5,5 milliards d’euros en 2009" pour aider au financement des PME.

"Il y a bien un projet de décret" en préparation, mais il ne concerne pas le financement des PME, a-t-on néanmoins assuré samedi à Bercy. Ce texte, prévu dans le cadre de la Loi de modernisation de l’économie votée en août, fixe à 160 milliards d’euros maximum en 2009 les sommes gérées par la Caisse des dépôts dans le cadre de l’épargne réglementée.

Comme prévu par la LME, cette somme représente "environ" 70% du montant total des dépôts sur le Livret A et sur le livret de développement durable alors qu’auparavant la CDC gérait 100% des dépôts du Livret A.

Néanmoins, "au-delà des 160 milliards, il est possible qu’une partie de l’argent (resté à disposition des banques) soit utilisée pour financer les PME", a-t-on ajouté à Bercy.

Selon les statistiques de la Banque de France, les encours de ce produit d’épargne, distribué par les Caisses d’épargne et la Banque postale, atteignaient déjà fin juillet 128 milliards d’euros, soit une hausse de 6,4% depuis le début de l’année et de 9,8% depuis un an.

Et à l’heure qu’il est, le montant des fonds déposés a nettement dépassé les 130 milliards.

Mais le Livret A, qui fait l’objet d’un engouement croissant des épargnants du fait de la crise financière, devrait voir son taux de rémunération - actuellement fixé à 4% - baisser au 1er février.

Ce taux est déterminé selon un calcul qui combine les taux interbancaires et le taux d’inflation. A partir du 1er janvier 2009, le Livret A sera proposé par toutes les banques.

D’après agence

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