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Sarkozie : cafouillages parlementaires et colère présidentielle !

jeudi 18 décembre 2008 par JMT

En coulisses - Le chef de l’Etat n’a pas apprécié le report du débat sur le travail dominical annoncé ce matin par François Fillon. Il l’a fait savoir lors de la réunion hebdomadaire des dirigeants de la majorité à l’Elysée.

Le président Nicolas Sarkozy, en déplacement dans les Vosges jeudi a accusé l’opposition de semer "la pagaille" à l’Assemblée nationale pour "le seul plaisir d’empêcher des réformes".

Les débats sur le travail le dimanche se sont achevés, dans la nuit de mercredi à jeudi, sur une levée de séance à la demande de l’UMP. Motif invoqué par Jean-François Copé : l’agressivité de l’opposition. Mais l’UMP, peu présente dans l’hémicycle, risquait surtout de se retrouver en minorité au moment du vote d’une motion de procédure.

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a assuré mercredi que l’enquête sur la découverte à Paris d’explosifs au magasin Printemps la veille avançait "assez vite", et annoncé une série de trois mesures pour renforcer la sécurité "dans la logique de Vigipirate".

Peut-on croire réellement que les Talibans et autres « terroristes » vont tout simplement déposer des explosifs attrapes dans des toilettes ? Bien sûr, on fait évacuer tout le monde, puis les experts arrivent et montrent au public et à la TV sans publicité qu’ils ont découvert à temps ces bâtons de dynamite qu’ils ont eux-mêmes apportés…. Pas de témoin, mais le public gogo gobe cette mise en scène de l’acteur national champion toute catégorie….

La colère de Nicolas Sarkozy

Renaud PILA - le 18/12/2008 - 16h32

En coulisses - Le chef de l’Etat n’a pas apprécié le report du débat sur le travail dominical annoncé ce matin par François Fillon. Il l’a fait savoir lors de la réunion hebdomadaire des dirigeants de la majorité à l’Elysée.

Fin de matinée. Branle-bas de combat au groupe UMP où l’on bat le rappel des députés à grands renforts de sms. Une rumeur veut que le débat sur l’extension du travail le dimanche reprenne à 15h00 à l’Assemblée.

Pourtant ce matin, François Fillon avait expliqué au micro d’Europe 1 que le texte était reporté au 15 janvier, officiellement "pour calmer les esprits". "Il y a beaucoup d’énervement à l’Assemblée (...) Il vaut mieux interrompre les débats", s’est justifié le Premier ministre.

Hier soir, c’est Jean-François Copé qui avait déjà donné le ton en levant prématurément la séance, déplorant "les injures et les menaces" de l’opposition. A la sortie de l’hémicycle, le patron du groupe UMP avait déploré "les propos agressifs" de l’opposition, jugeant qu’ "un député communiste, Maxime Gremetz, avait voulu agresser un de ses amis député UMP". Le Premier ministre a donc accepté sa demande de report après les fêtes.

Mais c’était sans compter la réaction du président de la République. Comme désormais chaque jeudi, les dirigeants de la majorité se sont retrouvés à l’Elysée pour un petit-déjeuner. Et selon plusieurs participants contactés par LCI.fr, Nicolas Sarkozy s’est montré "très agacé" par ce report en janvier du débat sur le travail dominical.

Le Premier ministre et Jean-François Copé ont expliqué la difficulté de ce débat avec des députés socialistes et communistes "très remontés" mais le chef de l’Etat a affiché son mécontentement : "on va encore dire que l’on recule, que l’on recule !" Un dirigeant de l’UMP a alors fait remarquer que "l’on avait bien reculé sur la réforme des lycées", et de s’entendre répondre du tac au tac par le locataire de l’Elysée : "oui mais sur ce sujet, il n’y a pas les jeunes dans la rue". Ambiance...

"Passer un mois sur l’audiovisuel ou le travail dominical est une erreur"

Poursuite ou report de la discussion ? Le suspense a duré toute la matinée au sein du gouvernement et de la majorité, la décision du report n’étant officialisée qu’à la mi-journée.

"Sarko ne pouvait pas désavouer son Premier ministre en maintenant le texte. Il ne peut se payer le luxe d’une crise politique sur fond de crise sociale, fait remarquer un dirigeant de l’UMP, d’autant plus qu’il n’y a pas de plan B pour occuper Matignon".

Reste que cette politique du fait accompli pratiquée ce matin par François Fillon, à l’écoute de sa majorité parlementaire, démontre un certain flottement au sommet de l’Etat.

Un participant à la réunion de ce matin a expliqué au chef de l’Etat que "l’on n’était pas dans le bon timing à l’Assemblée. Il faut que la rentrée de janvier soit consacrée à la relance . Les Français doivent sentir que l’on s’occupe d’eux" Et de confier plus tard en privé : "demander à nos députés de passer un mois sur des réformes telles que l’audiovisuel ou sur un modeste compromis sur le travail dominical est une erreur, quel que soit leur intérêt. Si on passe au plan de relance, ils se remobiliseront et les socialistes n’auront pas d’argument pour poursuivre leur obstruction".

La trêve des confiseurs arrive donc à point nommé pour le pouvoir. Il va devoir sérieusement réfléchir au calendrier parlementaire du mois de janvier qui suscite un débat dans la majorité.

Si Nicolas Sarkozy refusera tout ajournement de sa réforme sur le travail du dimanche, même édulcoré, la réflexion porte notamment sur l’opportunité de faire passer rapidement la réforme du règlement du Palais-Bourbon, rendue nécessaire par la révision constitutionnelle votée en juillet.

Jean-François Copé serait plutôt pour avancer rapidement, afin d’empêcher à l’avenir l’obstruction parlementaire. D’autres députés estiment au contraire que si ce changement est utile, il ne correspond pas aux attentes des Français et doit être discuté après le plan de relance, priorité des priorités.

Sarkozy dénonce "la pagaille" provoquée par la gauche à l’Assemblée

Afp, 18/12/2008, 15h26

Le président Nicolas Sarkozy, en déplacement dans les Vosges jeudi a accusé l’opposition de semer "la pagaille" à l’Assemblée nationale pour "le seul plaisir d’empêcher des réformes".

"Que l’opposition, si elle a des idées, n’hésite pas à les donner pour résoudre les problèmes de la France, je serais très heureux de les écouter et de les entendre", a dit le chef de l’Etat, lors d’une table ronde sur l’avenir de la ruralité.

"Mais les injures, le blocage systématique, empêcher de voter des textes, empêcher des réformes pour le seul plaisir d’empêcher des réformes, inquiéter des jeunes pour le seul plaisir d’inquiéter des jeunes, c’est pas la démocratie ça c’est la pagaille", a-t-il ajouté.

"Je voyais qu’à l’Assemblée nationale, on s’est un peu énervés. C’est pas toujours un spectacle que peuvent comprendre les Francais qui souffrent de la crise, de voir les gens s’insulter, s’invectiver", a-t-il poursuivi.

"Je comprends parfaitement qu’il y ait une opposition qui n’est pas d’accord avec la majorité, mais enfin, il y a manière et manière de s’exprimer, de faire valoir ses idées", a-t-il encore dit.

"Je ne pense pas qu’en s’agitant avec des pancartes et avec des badges sur les bancs de l’Assemblée nationale, on rende particulièrement fiers les électeurs qui ont voté pour vous. Les gens n’ont pas voté pour nous pour avoir un combat de boxe, pour donner un spectacle un peu ridicule, un peu caricatural", a-t-il conclu.

Travail dominical : la bataille parlementaire tourne court

le 18/12/2008 - 07h22

Les débats sur le travail le dimanche se sont achevés, dans la nuit de mercredi à jeudi, sur une levée de séance à la demande de l’UMP. Motif invoqué par Jean-François Copé : l’agressivité de l’opposition. Mais l’UMP, peu présente dans l’hémicycle, risquait surtout de se retrouver en minorité au moment du vote d’une motion de procédure.

Après la longue bataille parlementaire sur la réforme de l’audiovisuel, l’Assemblée nationale a engagé mercredi soir dans un climat tendu le débat sur le travail dominical, contre lequel la gauche a d’ores et déjà promis une "opposition acharnée".

Le PS a déposé plus de 4000 amendements. Mais les échanges n’ont pas duré longtemps : à la demande de Jean-François Copé, le président de l’Assemblée, l’UMP Bernard Accoyer, a décidé de lever la séance plus tôt que prévu.

"Un député communiste, Maxime Gremetez, a voulu agresser un de mes amis, député UMP. Les conditions du débat étaient impossibles", a expliqué le président du groupe UMP pour justifier sa demande.

Avant la levée de séance, le ministre du Travail Xavier Bertrand aura eu tout juste le temps de défendre le texte en affirmant qu’il "s’agit de préserver le repos dominical tout en permettant à ceux qui veulent travailler le dimanche de le faire avec des garanties sociales et sociétales".

Cause invoquée donc pour ces débats écourtés, la tension dans les travées... une autre raison étant le risque de voir votée une motion de procédure du fait d’un nombre plus important de députés à la gauche qu’à droite de l’hémicycle.

L’UMP, déjà divisée sur la question du travail le dimanche, risquait tout simplement de se retrouver en minorité face à l’opposition et le vote d’une première motion de procédure aurait été un séisme à droite. Une préoccupation que nie bien sûr Jean-François Copé...

"Nicolas Sarkozy n’aura pas son cadeau avant Noël"

En sortant de l’hémicycle, le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault a évoqué "une défaite pour Nicolas Sarkozy : il n’aura pas son cadeau avant Noël".

Le chef de l’Etat avait, en effet, lui-même souhaité un texte sur l’extension du travail le dimanche lors d’un discours sur l’emploi à Rethel, dans les Ardennes, le 28 octobre.

Les députés devraient, théoriquement, reprendre jeudi après-midi la discussion générale sur la proposition du député UMP Richard Mallié, qui a provoqué d’importants remous dans la majorité.

Mais ils pourraient en fait être interrompus jusqu’à 2009, Jean-François Copé lui-même n’étant pas favorable à une reprise de la discussion cette semaine comme prévu. Une réunion en commission est prévue lundi.

Après des semaines de fronde d’une soixantaine de députés UMP, opposés, comme la gauche, à une généralisation du travail dominical, un compromis s’était esquissé lors d’une réunion autour de Nicolas Sarkozy.

Le texte controversé vise avant tout à donner un cadre légal aux situations existantes : l’ouverture des magasins dans les grandes zones commerciales, comme celles de Plan-de-Campagne, dans les Bouches-du-Rhône, précisément dans la circonscription de Richard Mallié.

Toutes ces zones bénéficient de dérogations préfectorales. Les magasins situés en "zones touristiques" et ceux des grandes agglomérations "frontalières" avec un pays où l’ouverture dominicale est autorisée (uniquement Lille actuellement), pourront également ouvrir chaque dimanche.

Autre modification : les maires ne pourront pas autoriser jusqu’à 10 dimanches d’ouverture par an, comme décidé lors de la rencontre à l’Elysée, mais 8. Ce chiffre est actuellement de 5.

Mais pour le Parti communiste, le texte remanié constitue toujours "une attaque frontale contre la réglementation du travail" et vise à satisfaire "les patrons hors la loi". Pour Martine Billard(Verts), la nouvelle version est "encore pire".

D’après agences

Explosifs Printemps : l’enquête avance "assez vite", sécurisation renforcée

AFP - mercredi 17 décembre 2008, 20h16

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a assuré mercredi que l’enquête sur la découverte à Paris d’explosifs au magasin Printemps la veille avançait "assez vite", et annoncé une série de trois mesures pour renforcer la sécurité "dans la logique de Vigipirate".

"On avance assez vite", a assuré la ministre à la presse, à l’issue d’une réunion avec les responsables de la police, de la gendarmerie, des transports et des grands magasins.

Toutefois, "aucune piste n’est, aujourd’hui, privilégiée", a-t-elle ajouté. "Une enquête est en cours, il faut être prudent par rapport aux hypothèses, je n’ai pas, en tant que ministre de l’Intérieur, à faire des hypothèses", a poursuivi Mme Alliot-Marie.

Elle s’est refusée à dire si les enquêteurs avaient pu remonter la piste des cinq bâtons de dynamite découverts, sans système de mise à feu, dans le grand magasin parisien, se bornant à relever qu’il s’agissait de "matériels anciens, du genre de ceux qu’on trouve sur les chantiers".

"Nous avons déployé sur place les moyens de police technique et scientifique", a-t-elle rappelé.

Quant aux mesures "de sécurisation", la ministre a précisé que "cinq unités mobiles" allaient renforcer la surveillance déjà mise en place à l’occasion des fêtes de fin d’année.

C’est ainsi qu’à "Paris, Marseille et Lyon, les patrouilles de police et de gendarmerie vont être renforcées", a souligné Mme Alliot-Marie. Dans la capitale où les effectifs sont portés à 2.200 renforts, dont 200 militaires, les patrouilles quotidiennes passeront "de 80 à 110".

Par ailleurs, la décision a été prise de "limiter le stationnement des véhicules à proximité des entrées des gares et des entrées de grands magasins", a-t-elle précisé.

D’autre part, à la préfecture de police pour Paris et dans les autres préfectures concernées, les pouvoirs publics organiseront "trois fois par semaine, un point de situation, avec les responsables des entreprises de transports et des grands magasins".

Enfin, "nous examinerons comment renforcer les contrôles des passagers et des bagages dans les aéroports, tout en fluidifiant la circulation", a poursuivi la ministre.

Quant aux grands magasins, "ils ont décidé, afin d’améliorer les contrôles aléatoires et de concentrer les personnels de surveillance, de fermer un certain nombre de leurs portes d’accès", a révélé Mme Alliot-Marie.

La France "n’est pas plus menacée que les autres pays (par le terrorisme), ce qui ne signifie pas qu’elle l’est moins", a estimé la ministre de l’Intérieur.

"Il y a des menaces réelles auxquelles nous sommes confrontés tous les jours, représentant essentiellement le terrorisme islamiste", a-t-elle conclu, sans toutefois lier ce dernier avec l’affaire du Printemps.

Alerte à la bombe au Printemps : méfiance de rigueur ... au-delà des apparences

Jeudi 17 Décembre

Les faits :

==> Paris a renoué hier avec la psychose de l’attentat. Sur indication d’une lettre de revendication, cinq vieux bâtons de dynamite non amorcés, ont été découverts par la police au Printemps-Haussmann. Ces explosifs non activés avaient été dissimulés dans une chasse d’eau des toilettes publiques au troisième étage de l’immeuble.

Le contexte :

==> Michel Alliot-Marie doit se refaire médiatiquement et politiquement après que la piste des terroristes “anarcho-atonomes d’ultra-gauchede Tarnac” se soit dégonflée… Or la stratégie des troupes sarkoziennes consiste en cas de difficultés à contre-attaquer immédiatement pour reprendre l’initiative et ainsi faire oublier leurs déboires.

Certaines des hypothèses avancées :

==> Un coup de l’extrême-gauche ou des anarchistes !!!

UN TRAVAIL D’AMATEUR

Eric Denécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement, sur France Info : “C’est quelque chose qui ne relève que de la supercherie ou du travail d’amateur. Jamais les terroristes djihadistes n’ont proféré de menaces, ils sont tout de suite passés à l’action !” “Je privilégie une menace gauchiste” dit-il aussi au Post, “très marqué par l’expression ‘vos grands magasins de capitaliste’ du communiqué.”

C’EST QUOI CE NOM BIZARRE ?

Claude Monniquet, président du centre européen du renseignement stratégique et de sécurité, s’étonne un peu sur France Info. “le Front Révolutionnaire Afghan est un groupe inconnu, mais les Moudjahidines du Deccan (qui ont frappé à Bombay ndlr) l’étaient aussi. Ce qui est plus surprenant, c’est le nom. Front Révolutionnaire Afghan, ça évoque beaucoup de choses, mais pas l’islamisme. Plutôt l’extrême gauche à mon avis, comme du reste la pratique de prévenir avant un attentat, ce qui n’a rien à voir avec ce que font les djihadistes. Ca pourrait venir de l’extrême-gauche française…”

PAS DES MÉTHODES D’ISLAMISTES

Alain Rodier, spécialiste de l’Afghanistan, sur RTL : “Ca peut être d’autres mouvements qui prennent ce label, mais dont le but unique est le renversement de la démocratie française. Ce n’est pas du tout la méthodologie des groupes islamistes, plutôt anarchistes, et je les rapprocherai des derniers sabotages sur les réseaux ferrés.

Une hypothèse supplémentaire non évoquée dans les médias

==> cette affaire est un coup monté, une barbouzerie. Les explosifs ont été déposés à l’initiative des services de renseignement. Souvenons-nous du Rainbow warior ou de l’affaire des Irlandais de Vincennes au domicile desquels des exlosifs avaient été découverts par la police après avoir été déposés par le gendarme Barril !!

Il est sidérant de constater à quel point cet événement constitue survient fort opportunément pour le gouvernement. Mais quand on se penche sur les détails avec un peu d’esprit critique, on se dit que cette histoire a été artificiellement orchestrée afin d’être politiquement instrumentalisée.

Que dire de ce Front révolutionnaire afghan totalement inconnu (il ne risque pas de dementir !) ? D’autre part, les raisonnements des experts les conduisent souvent à la conclusion qu’on aurait affaire à des amateurs de part la façon dont était rédigé le communiqué de la revendication et que ce ne serait pas des islamistes.

Et que, je vous le donne en mille, les regards des uns et des autres convergent vers … vers … l’ultra-gauche !!! Décidément, ils y tiennent à leur ultra-gauche.

C’est alors que je me suis fait la réflexion que la premeière tentative de constituer un ennemi de l’intérieur ayant piteusement échoué avec les gars et les filles de Tarnac, la ministre de lIntérieur se devait de laver l’affront et de reprendre l’initiative pournon seulement faire oublier cet échec en rase campagne, mais aussi pour montrer que les soupçons concernant l’ultra-gauche étaient bien fondés.

Mais pourquoi diable cet entêtement à vouloir donner corp à l’existence d’un ennemi de l’intérieur à tout prix ? Peut-être pour forger un bouc-émissaire vers qui la nation, plus ou moins rassemblée, pourrait orienter son agressivité née de la peur et de la colère engendrées par la situation de crise que nous traversons. L’ultra-gauche doit donc être constituée en bouc-émissaire exutoire pour la populace, paratonnerre pour les dirigeants !

Quand le danger menace, il est bien connu que la nation gagnée par la peur se range comme un seul homme (enfin presque) derrière ses chefs pour affronter en rangs serrés l’adversité… Ce reflexe porte un nom, le désormais célèbre “sentiment d’unité nationale”, qui en cas de coup dur, réel ou fantasmé, se fait plus pressant. Pendant ce temps-là, les responsables ne sont plus contestés par leurs administrés !

Un sentiment assez facile à manipuler par le pouvoir qui ne manque pas d’invoquer l’intérêt supérieur de la nation face à l’ennemi et la nécessité d’assurer la sécurité de la population pour renforcer le dispositif sécuritaire. Sur le terrain mais également au niveau législatif en complétant l’arsenal déjà en place. Comme ça si jamais un jour prochain des troubles sociaux devaient éclater en France, les moyens d’y faire face seraient déjà opérationnels !

Les faits vus par un correspondant :

==> Le titre du mel reçu : Bien joué élève Sarko

Le Texan de service avait aussi crié au loup ! au loup ! pour déclencher sa géguerre Pascal Busnot en Irak…. En fait, les armes de destruction massive n’existaient pas.

Peut-on croire réellement que les Talibans et autres « terroristes » vont tout simplement déposer des explosifs attrapes dans des toilettes ? Bien sûr, on fait évacuer tout le monde, puis les experts arrivent et montrent au public et à la TV sans publicité qu’ils ont découvert à temps ces bâtons de dynamite qu’ils ont eux-mêmes apportés…. Pas de témoin, mais le public gogo gobe cette mise en scène de l’acteur national champion toute catégorie….

C’est du moins ce que je pense à première vue…. Cousu de fil blanc…

Réformes : L’UMP refuse de parler de recul

le 16/12/2008 - 12h12

Sur les lycées comme sur le travail dominical, le parti majoritaire préfère parler "d’adaptation à la situation". Mais à l’Elysée, on veut exclure toute explosion de colère.

La politique est souvent une bataille de mots. Et lorsque le climat social se tend, c’est encore plus vrai. Ainsi depuis l’annonce par Xavier Darcos hier du report de sa réforme des lycées, les dirigeants de l’UMP se relaient dans les médias pour démentir tout "recul" du gouvernement.

"Recul", "report", "marche arrière" sont des termes à éviter, au profit de "pause", "adaptation", "réflexion nécessaire", ou "temps de la concertation"...

Hier, quelques heures après l’annonce du ministre de l’Education nationale, un dirigeant de l’UMP confiait à LCI.fr la réflexion suivante : "si on laisse s’installer dans l’opinion et les médias le mot de recul, on est morts. Toutes les catégories de mécontents vont prendre alors exemple sur le secteur de l’éducation et la réforme subira un coup d’arrêt".

Du coup ce matin, le message à faire passer est clair. "Il n’y a pas de changement de cap, il n’y a pas de reculade, il y a une adaptation", a assuré sur France 2 Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille.

Interrogée sur la mise entre parenthèses du projet de réforme des lycées, Nadine Morano a fait valoir que "nous sommes dans une situation où il faut s’adapter, il y a un mouvement fort, il y a une situation économique fragile".

Rappelant que Xavier Darcos "avait réformé énormément", elle a ajouté que dans le cas de la réforme du lycée, "il faut d’abord faire reculer le mensonge, la désinformation qui circulent parmi les lycéens". "Nicolas Sarkozy est un bon pilote, qui sait accélérer quand il le faut. Lorsque vous avez un virage plus difficile à prendre, il faut savoir adapter sa vitesse, savoir être pragmatique", a-t-elle dit.

Le syndrome grec

De son côté, le porte-parole de l’UMP a démenti ce matin tout "recul". "Une réforme du lycée est incontournable. Elle a été initiée par deux protocoles d’accord avec les syndicats enseignants et lycéens", affirme le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre dans les colonnes du Parisien. Il faut juste davantage de débat".

Sur le dossier du travail dominical, les dirigeants de l’UMP saluent le compromis trouvé hier soir lors d’une réunion à l’Elysée. "On a avancé puisque, lorsque cette loi sera votée, on pourra plus aisément travailler le dimanche qu’aujourd’hui, mais je pense que c’est une étape et il faut continuer d’y travailler", a déclaré Jean-François Copé sur RTL.

Le nombre des députés UMP opposés à la réforme "était suffisamment important pour justifier qu’on ait un vrai débat sans que ce soit un psychodrame", a expliqué le patron du groupe UMP.

Nadine Morano a pour sa part déclaré qu’il s’agissait d’une "démarche d’adaptation, d’assouplissement, de pragmatisme". "Nous sommes arrivés à une solution de compromis", le passage de cinq à dix maximum du nombre de dimanches qu’un maire pourra autoriser à travailler dans sa commune, "c’est à la fois plus de souplesse, plus d’adaptation au terrain et à la réalité", a-t-elle ajouté.

Réforme des lycées, travail du dimanche... Sur ces deux dossiers, Nicolas Sarkozy a choisi de troquer le costume de "fonceur" pour celui du "pragmatique prudent’, au risque de voir la presse du jour titrer sur ces "reculades"’.

Mais à l’Elysée, on préfère avoir à démentir à coups d’argumentaires une chiraquisation du président de la République qu’avoir à gérer un mouvement lycéen incontrôlable. Le syndrome grec est passé par là.

Devant les députés UMP réunis la semaine dernière ; Nicolas Sarkozy aurait lâché ceci : "les Français adorent quand je suis avec Carla dans le carrosse mais en même temps ils ont guillotiné le roi (Louis XVI, ndlr). C’est un pays régicide. Au nom d’une mesure symbolique, ils peuvent renverser le pays, regardez ce qui se passe en Grèce".

VIDEOS

Travail dominical : Ambiance tendue dans l’hémicycle

18 décembre 2008 - 07h36

Les débats ont été vifs mercredi soir, et la séance vite levée à la demande de l’UMP, évoquant l’agressivité de l’opposition.

Travail dominical : Des panneaux, des badges...

17 décembre 2008 - 16h20

Les députés PS s’affichent Après avoir brandi mardi une pancarte contre la réforme de l’audiovisuel, les députés socialistes sont entrés mercredi dans l’hémicyle arborant des badges "Oui au repos le dimanche".

Réforme des lycées : Pourquoi Darcos a reculé

15 décembre 2008 - 16h50

En déplacement à Jérusalem, le ministre de l’Education nationale a répondu aux questions de notre correspondant Denis Brunetti.


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