AID Association initiatives dionysiennes
Verts cerise ou guerre des roses ? Ca bataille ferme.

PO..PO...PO... LIT(H)IQUE !

Pendant ce temps, au Cap Nègre, pas loin, sous le chaud soleil du Midi, Nicolas bronze et Carla brunit :-)

samedi 22 août 2009 par JMT

Vincent Peillon a salué samedi à Marseille le "commencement" du rassemblement "écologique, socialiste et démocratique" en vue de 2012, en réunissant aux "premiers ateliers d’été" de son courant L’espoir à gauche des personnalités du MoDem, du PCF et des Verts.

Les Verts et Europe-Ecologie ont, pendant trois jours à Nîmes lors de leurs Journées d’été, débattu de leur avenir commun, à commencer par les régionales de 2010, dans une atmosphère studieuse, même si l’euphorie de leur succès européen était encore palpable.

A quelques jours de la rentrée du parti, les partisans de primaires ouvertes à toute la gauche pour la présidentielle de 2012 donnent de la voix.

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, ne "conçoit aucune alliance" avec le MoDem de François Bayrou "tant qu’il garde son orientation libérale actuelle", déclare-t-il dans un entretien, samedi, au quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, s’est à son tour déclaré favorable samedi à l’organisation de primaires pour désigner le candidat de la gauche à l’élection présidentielle de 2012, une des solutions selon lui face à "la crise de crédibilité et de leadership" au PS.

L’actuel directeur général du FMI est en tête des personnalités préférées des Français pour la prochaine présidentielle au sein du PS, où il est le seul à ne pas voir sa cote baisser. La dirigeante du parti, Martine Aubry, n’est souhaitée comme candidate que par 9% des Français, un point au-dessus du député Manuel Valls.

A Nîmes, la nébuleuse Europe Ecologie attire les foules, s’organise et éclipse le parti écolo. Dany est son "haut-parleur".

Les amis de Dany et les Verts se réunissent pour deux jours à Nîmes. L’occasion de montrer, ou pas, qu’ils peuvent continuer sur leur lancée des européennes.

Du MoDem au PCF, Peillon met en chantier un rassemblement "écologique, socialiste et démocratique"

Afp, 22/08/2009, 19h42

Vincent Peillon a salué samedi à Marseille le "commencement" du rassemblement "écologique, socialiste et démocratique" en vue de 2012, en réunissant aux "premiers ateliers d’été" de son courant L’espoir à gauche des personnalités du MoDem, du PCF et des Verts.

Vincent Peillon

Qualifiant ce moment d’"événement historique dans l’histoire de la gauche française", de "signe d’espoir" dans ce "désert profond" que le PS traversait depuis le congrès de Reims, M. Peillon a exhorté à "faire maintenant le rassemblement écologique, social et démocratique".

"La responsabilité historique de notre génération est d’ouvrir le nouveau cycle politique dont nous avons besoin", a-t-il lancé, à l’issue des deux journées et notamment du débat qui a réuni au palais du Pharo des "figures éminentes et courageuses de la gauche", comme l’eurodéputé Vert Daniel Cohn-Bendit, Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, Christiane Taubira, députée de Guyane PRG ou Robert Hue, ancien leader du PCF.

Concluant les premiers ateliers d’été, l’eurodéputé, animateur du principal courant du PS, a salué le "commencement" d’un nouveau rassemblement à gauche, devant un amphithéâtre comble et enthousiaste de 1.500 personnes.

Il a jugé que "la victoire de 2012" se préparait "autour de cette formule du rassemblement écologique, socialiste, démocratique", souhaitant dans la foulée organiser de "grands débats autour des questions centrales" comme l’école, l’université, l’information ou la justice fiscale.

A la tribune, Marielle de Sarnez a adhéré à un tel rassemblement : "Nous venons d’horizons divers mais si nous croyons qu’il y a de l’insupportable dans ce qui se fait aujourd’hui (...) alors ce qui nous rassemble est plus fort que ce nous divise", a-t-elle lancé, vivement applaudie.

Fustigeant l’"ultrapersonnalisation du pouvoir", l’"hégémonie", la "partialité" de Nicolas Sarkozy, le bras droit de François Bayrou a affirmé : "Tous ceux qui partagent ces convictions ont à faire ensemble. Ensemble. Pas les uns sans les autres. Et pas les uns contre les autres".

L’eurodéputée a critiqué le "jeu des alliances anciennes, exhorté à "bouger les lignes". "Les temps appellent des comportements nouveaux. Nous avons beaucoup à faire ensemble", a-t-elle lancé, parlant "au nom d’une famille politique qui a coupé ses amarres pour rester fidèle à ses valeurs". "Ce que nous avons à construire ensemble est plus grand que ce que nous sommes".

Plus distancié, Daniel Cohn-Bendit, auréolé du succès d’Europe Ecologie aux récentes européennes, a prévenu que si le PS en guise de "rassemblement" ne donnait qu’une "chambre de bonne" à ses partenaires "une chose est sûre, le président en 2012 sera Sarkozy".Il a cependant appelé à "commencer ce grand débat social, écologique et démocratique", en demandant d’"adhérer massivement à ce rassemblement" tout en gardant la "double appartenance".

Christiane Taubira parlant d’un "ouvrage considérable" n’a "pas voulu gâter la sauce" mais a émis quelques bémols en appelant tout de même à "constater les désaccords" tout en étant "capable" de les dépasser. "Nous avons à faire l’inventaire de nos pratiques de pouvoir, entendre l’inventaire des pratiques de pouvoir des autres", a-t-elle dit.

"Rien ne m’effraie dans les propositions de rassemblement qui sont les nôtres", a estimé pour sa part Robert Hue qui a parlé tout comme le sénateur-maire PS de Dijon François Rebsamen de "compromis historique".

Les Verts et Europe-Ecologie, studieux et euphoriques, réfléchissent à leur avenir

Afp, 22/08/2009, 16h17

Les Verts et Europe-Ecologie ont, pendant trois jours à Nîmes lors de leurs Journées d’été, débattu de leur avenir commun, à commencer par les régionales de 2010, dans une atmosphère studieuse, même si l’euphorie de leur succès européen était encore palpable.

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts

"L’enjeu, c’est qu’on continue à faire émerger l’écologie politique comme réponse à la crise", explique Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, qui se défend de toute "grosse tête" depuis le 7 juin où Europe-Ecologie a quasiment égalé le PS (16,28% contre 16,48%).

Premier rendez-vous électoral pour les "écolos" après "l’enjeu majeur" de la conférence sur le climat à Copenhague en décembre, les régionales. Des listes autonomes du PS seront proposées partout au premier tour.

Mais, prévient le député Noël Mamère, il faudra éviter "un triple écueil : se considérer comme les meilleurs, sombrer dans le localisme, faire une campagne comparative vis-à-vis du PS". Avant cela, "les vieux" du parti devront "aider à faire émerger de nouvelles figures", ajoute-t-il, semblant écarter sa candidature en Aquitaine.

"Peut-être l’an prochain, on n’applaudira pas nos 14 députés européens mais des présidents de région !", renchérit Cécile Duflot, qui ne cache plus son intérêt pour mener la liste en Ile-de-France.

Pour Daniel Cohn-Bendit, qui s’est rendu samedi aux ateliers d’été de Vincent Peillon (PS) à Marseille, Europe-Ecologie doit être une "force qui fera changer la gauche et qui saura défier la droite", y compris avec le MoDem.

Une idée qui fait grincer sans soulever de crise chez les Verts. "Cette question se pose plus aux militants du MoDem qu’à nous", assure Mme Duflot qui veut "parler du projet".

Pour Jean-Paul Besset, eurodéputé proche de Nicolas Hulot, l’objectif pour Europe-Ecologie n’est de toute façon "pas d’être à droite, à gauche ou au centre, mais d’être central".

"On a eu le socialisme, le communisme, est-ce que +l’écologisme+ ne serait pas un nouveau modèle politique ?", demande même la députée européenne Sandrine Bélier (France nature environnement).

L’enjeu dans les mois à venir sera également de trouver une nouvelle forme d’organisation au rassemblement, entre réseau et parti, alors que les Verts devaient fêter samedi en clotûre des Journées d’été, leur quart de siècle d’existence. Après des années de "cacophonie", Yves Contassot se félicite d’un parti aujourd’hui "dans la polyphonie".

"A 18 ans la majorité, à 25 ans la maturité", lance le secrétaire national adjoint Jean-Vincent Placé, qui a croisé "beaucoup de gens très studieux, conscients des enjeux et responsabilités", dans les allées de l’université de Nîmes.

Yves Cochet, un des fondateurs des Verts en 1984 qui comptent aujourd’hui 8.000 adhérents, évoque "le plus grand changement que les Verts ont subi depuis leur création", jugeant qu’avec les quelque 1.700 personnes présentes, il n’y a "jamais eu autant de monde, autant de joie à se retrouver ensemble".

La nouvelle organisation politique qui doit voir le jour, "Dany" lui-même ne sait pas "quelle forme, quelle allure, quel contenu elle aura". François de Rugy, député Verts de Loire-Atlantique, aurait voulu que les choses aillent "plus vite" et espère qu’Europe-Ecologie ne finira pas en "objet non politique non identifié".

Il faudra "rester souple et inventif", assure Cécile Duflot. Et Daniel Cohn-Bendit de proposer une "souscription nationale", espérant récolter "un million d’euros" d’ici Noël. "Il faut arrêter de penser petit" quand "on fait 16,3%", a-t-il lancé.

PS - Les primaires pour 2012, nouveau casus belli socialiste

le 22/08/2009 - 15h48

A quelques jours de la rentrée du parti, les partisans de primaires ouvertes à toute la gauche pour la présidentielle de 2012 donnent de la voix.

Crédit Photo : TF1-LCI Vincent Peillon avec Manuel Valls, le 5 décembre 2008

Avant la rentrée officielle du Parti socialiste, la question de primaires ouvertes pour désigner le candidat de la gauche en 2012 divise le PS. Les partisans de ce mode de désignation du candidat du parti aux font pression sur Martine Aubry pour qu’elle en accepter le principe le plus rapidement possible. Or la dirigeante socialiste n’entend pas discuter de cette question avant les élections régionales, au printemps prochain.

Après les défaites de 2002 et 2007, la nécessité d’élargir aux électeurs de gauche la désignation du champion du parti -pour l’heure confiée aux seuls militants- a fait son chemin, comme moyen de résoudre la crise du leadership qui gangrène le parti des éléphants.

La première secrétaire Martine Aubry a d’ailleurs confié à Arnaud Montebourg, chargé de la rénovation, le soin d’y travailler, mais son rapport enthousiaste, prônant une consultation ouverte à toute la gauche, est resté dans les cartons. Le calendrier prévu par la direction fixe à juin une Convention où les militants trancheront.

Au début des années 70, François Mitterrand avait oeuvré au "programme commun" de la gauche, qui devait contribuer à sa victoire de 1981. Trente ans, trois présidentielles consécutives perdues et une crise de leadership plus tard, les avocats des primaires estiment qu’un candidat commun à tous les partis est la seule solution pour que la gauche revienne au pouvoir.

"Dans ce cycle politique qui commence, c’est la dernière tentative pour nous sauver (...) C’est une question de vie ou de mort", a prévenu Manuel Valls, l’un des orateurs du débat organisé à Marseille par le courant du PS dirigé par Vincent Peillon, l’Espoir à gauche.

"Pas une position réaliste"

Au PS, le débat sur les primaires est principalement animé par des anciens partisans de Ségolène Royal lors de la présidentielle de 2007 et des "quadras" soupçonnés de vouloir en faire un instrument pour se débarrasser de la vieille garde.

Mais l’engagement, samedi sur RTL, de Bertrand Delanoë, très sceptique jusqu’alors, est venu démentir tout combat de chapelle ou de génération. "Il faut ouvrir les portes et les fenêtres et inviter tous les citoyens de gauche à réfléchir avec nous" à la question du leader, a dit le maire de Paris, qui se prononce pour des primaires ouvertes "le plus rapidement possible" et un travail en parallèle sur le projet de la gauche.

"Il y a la tentation de faire des primaires le talisman unique, le sésame de la transformation de la gauche", avertit cependant le député Christian Paul, relayant le point de vue de la direction. Se disant "profondément partisan des primaires", il s’oppose à un "agenda surréaliste et forcé" qui "n’entraînerait pas suffisamment d’adhésion et pourrait finir par tuer une belle idée".

Pour désigner le candidat unique de toute la gauche, il faut convaincre les partenaires. "Personne ne dictera aux Verts le fait de mettre au pot commun avec les socialistes la désignation de leur candidat", dit l’élu de Nièvre, estimant qu’il faut travailler à la fois "sur le projet, la question des alliances et les primaires".

Mais certains ne sont vraiment pas convaincus par l’idée de primaires ouvertes, notamment dans l’entourage de Laurent Fabius : "des primaires générales pour désigner le candidat unique de toute la gauche n’est pas une position réaliste, parce qu’on voit bien que les autres n’en veulent pas", souligne l’eurodéputé Henri Weber.

"En revanche, faire désigner le candidat socialiste par un collège électoral plus large que celui des simples adhérents à jour de cotisation me paraît tout à fait légitime", dit-il en proposant d’ouvrir le scrutin aux électeurs socialistes.

"Faisons des primaires, mais ouvertes aux socialistes". D’autres ténors, comme François Hollande ou Harlem Désir avaient également émis des réserves sur des primaires ouvertes.

(D’après agence)

PS : Benoît Hamon ne conçoit "aucune alliance" avec le MoDem

Afp, 22/08/2009, 15h08

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, ne "conçoit aucune alliance" avec le MoDem de François Bayrou "tant qu’il garde son orientation libérale actuelle", déclare-t-il dans un entretien, samedi, au quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Benoît Hamon

Cette ligne n’est pas dictée par le "sectarisme" mais par la "cohérence politique", affirme-t-il.

"Si le MoDem fait des choix de fond qui l’amènent à se reconnaître dans notre famille politique, la gauche, il n’y aura pas de difficulté. Mais tant qu’il garde son orientation libérale actuelle, je ne conçois aucune alliance nationale avec lui", déclare M. Hamon.

Une règle qui vaut aussi pour les régionales de 2010. "Pas d’alliance au niveau national mais dans les régions ? Les électeurs n’y comprendraient rien ! Arrêtons l’hypocrisie au PS ! Si certains sont en accord avec les orientations libérales, qu’ils le disent au lieu de prétexter vouloir garder des régions en s’alliant au MoDem. A chaque fois que le PS a été confus, il a perdu des électeurs".

S’agissant de primaires pour la présidentielle de 2012, elles peuvent "permettre d’atteindre l’objectif" de battre Nicolas Sarkozy, estime M. Hamon. Avant d’ajouter : "le PS n’est pas sommé de résoudre la question du mode de sélection du prochain candidat dans les trois mois sous peine de disparaître".

Interrogé sur la menace d’Arnaud Montebourg de claquer la porte du parti si le PS refuse de telles primaires, Benoît Hamon estime que "ce n’est pas la bonne manière de procéder".

"Grâce à lui, l’idée des primaires a déjà fait un bon bout de chemin. Pour l’imposer définitivement, il faut maintenant démontrer que ce mode de désignation s’appuie sur une orientation qui enracine le PS à gauche et met fin à l’aventurisme électoral", ajoute-t-il.

Delanoë favorable à des primaires à gauche pour la présidentielle

Afp, 22/08/2009, 13h20

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, s’est à son tour déclaré favorable samedi à l’organisation de primaires pour désigner le candidat de la gauche à l’élection présidentielle de 2012, une des solutions selon lui face à "la crise de crédibilité et de leadership" au PS.

Bertrand Delanoë

Bertrand Delanoë, a par ailleurs, estimé que sa première adjointe, Anne Hidalgo, avait "toutes les qualités" pour lui succéder, à la fin de son mandat, à la tête de la capitale.

"Les primaires sont un élément possible de notre rénovation. Je suis pour. Je ne dis pas que nous aurons résolu tous nos problèmes de crédibilité seulement par les primaires, mais les primaires font partie" des solutions "parce qu’il y a une crise de crédibilité et de leadership", a-t-il déclaré sur RTL.

M. Delanoë a annoncé qu’il allait signer la pétition de la fondation Terra Nova, proche du PS, en faveur de ces primaires. "Je crois effectivement qu’il faut ouvrir les portes et les fenêtres et inviter tous les citoyens de gauche à construire avec nous sur les idées et sur le leader en même temps" pour préparer "l’alternative à la droite dans moins de trois ans", a-t-il déclaré.

"Je ne résume pas la rénovation démocratique à ces primaires que je soutiens. Je reparle du cumul des mandats, je redis qu’il faut absolument imposer dans une réforme de la Constitution le mandat unique pour les parlementaires, qu’il faut limiter les mandats dans le temps", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la date idéale, à ses yeux, pour organiser ces primaires, M. Delanoë a répondu : "un an avant la présidentielle eut été la bonne période mais si la crise de la crédibilité et du leadership se prolongeait, il faudrait peut-être les faire avant".

"En tout cas, il faut en parler entre nous, il faut être simple parce que ce qu’avait proposé Arnaud Montebourg était un peu compliqué, il faut bien le dire. Il faut proposer aux citoyens de gauche français qui veulent choisir l’alternative à Nicolas Sarkozy de choisir un projet et la personne qui l’incarne le mieux".

Pourrait-il lui-aussi être candidat aux primaires ? M. Delanoë ne veut pas "ajouter (son) nom au bal des égos" mais ne semble pour autant rien exclure : "j’ai quelques idées" pour un projet alternatif et "j’apporterai mon expérience, mes idées" pour "redresser la France avec des valeurs de gauche". "A quelle place, je n’en sais rien", a-t-il poursuivi.

Bertrand Delanoë a aussi estimé samedi que sa première adjointe, Anne Hidalgo, avait "toutes les qualités" pour lui succéder, à la fin de son mandat, à la tête de la capitale. "Anne Hidalgo a toute ma confiance. Je pense qu’elle a toutes les qualités pour être maire de Paris. Et, le moment venu, je dirai ce que j’en pense, pas du tout d’une manière autoritaire parce que tout est affaire de convictions et de partage d’une analyse", a-t-il déclaré sur RTL.

M. Delanoë "croit effectivement qu’Anne Hidalgo ferait une excellente maire de Paris".Il n’est pas pour autant question de l’adouber officiellement dès maintenant. "Nous sommes en 2009. J’entends exercer mon mandat complètement, épaulé fortement par toute une équipe, dont Anne Hidalgo. Je souhaite accompagner une transition, je souhaite transmettre", a ajouté le maire de Paris.

M. Delanoë, élu en 2001 et réélu en 2008, a annoncé qu’il ne ferait pas plus de deux mandats à la tête de Paris. Les élections municipales sont programmées en 2014.

PS - Au PS, seul DSK évite la baisse

le 22/08/2009 - 12h00

L’actuel directeur général du FMI est en tête des personnalités préférées des Français pour la prochaine présidentielle au sein du PS, où il est le seul à ne pas voir sa cote baisser. La dirigeante du parti, Martine Aubry, n’est souhaitée comme candidate que par 9% des Français, un point au-dessus du député Manuel Valls.

Crédit Photo : Abacapress Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn Image d’archives

Temps morose malgré l’été pour les éléphants du PS. Leur cote s’érode un peu plus, et Dominique Strauss-Kahn, qui reste le candidat socialiste préféré des Français pour la prochaine présidentielle, est seul à échapper à cette baisse de popularité des dirigeants PS, selon un sondage Ifop pour Ouest-France (1).

Selon cette enquête, publiée samedi, le directeur général du FMI est désigné par 33% des sondés, largement devant l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal (14%) et le maire de Paris Bertrand Delanoë (13%). La dirigeante du parti, Martine Aubry, n’est souhaitée comme candidate que par 9% des Français, un point au-dessus du député Manuel Valls (8%).

DSK séduit aussi à droite

Parmi les sympathisants PS, "DSK" reste en tête avec 27%, suivi de Ségolène Royal (24%), Bertrand Delanoë (14%) et Martine Aubry (11%). Dominique Strauss-Kahn recueille un soutien significatif de sympathisants de droite (39%) et surtout du MoDem (59%), dirigé par le centriste François Bayrou.

Ce sondage traduit également le désarroi à l’égard de la situation du PS, souligne l’Ifop. Les leaders socialistes sont en effet en chute dans l’opinion : seuls 31% des sondés, contre 39% en mars, pensent que le PS dispose de leaders de qualité. Seulement 7% des sondés estiment que la situation s’est améliorée depuis l’arrivée de Martine Aubry à la tête du PS, contre 20% qui jugent qu’elle s’est détériorée et 72% qui pensent qu’elle n’a pas changé. De même, 59% des Français pensent que le Parti socialiste ne s’oppose pas assez au gouvernement.

D’après agence

(1) Ce sondage a été effectué du 20 au 21 août auprès d’un échantillon de 959 personnes représentatif de la population française.

Université d’été - Où sont les Verts ?

Renaud PILA - le 21/08/2009 - 14h45

A Nîmes, la nébuleuse Europe Ecologie attire les foules, s’organise et éclipse le parti écolo. Dany est son "haut-parleur".

Crédit Photo : LCI Cohn-Bendit à Nîmes le 20 août 2009

Dany en Une de Libé à la cool dans son hamac. Avant les vacances, il était la nouvelle star de la politique française après son carton aux européennes. A peine l’été terminé, il reprend son statut de coqueluche des médias. Au point de faire oublier qu’il existe un parti vert en France, qui faisait traditionnellement sa rentrée lors d’une université d’été.

Mais cette année, celle des écologistes est avant tout celle d’Europe Ecologie, cette nébuleuse à succès qui regroupe les amis de Daniel Cohn-Bendit, de José Bové, de Nicolas Hulot et bien sûr les Verts de Cécile Duflot. Sur l’affiche des journées d’été à Nîmes, le logo du vieux parti écolo est tout petit en bas à droite.

Et dans la presse, c’est le député européen franco-allemand qui se charge de porter la bonne parole écologiste et surtout d’éclaircir un peu les objectifs de ce nouveau rassemblement, notamment pour les régionales de mars prochain.

Aux dires de certains participants, ce sont en effet les têtes pensantes d’Europe Ecologie qui assurent le message politique de cette rentrée, les Verts n’étant chargés que de la logistique de ces universités d’été.

Europe Ecologie veut-elle grandir indépendamment de la gauche ou de la droite ? Non. Daniel Cohn-Bendit le dit clairement à Reuters : "il faut répondre aux angoisses de la société française pour qu’elle ne se laisse pas toujours attirer par la droite".

En clair, les écologistes appartiennent toujours politiquement au vaste camp de la gauche et n’ont pas vocation à faire des alliances avec l’UMP. Et s’ils sont bien décidés à partir seuls au 1er tour dans quasiment toutes les 22 régions françaises, ils sont favorables à des alliances au 2nd tour avec le PS pour continuer à diriger ensemble mais en obtenant le maximum de conseillers régionaux. Une classique histoire de rapport de forces.

Quelle est la finalité politique d’Europe Ecologie ? Cet ovni dans le paysage politique français a pu surprendre mais les créateurs de ce rassemblement ont leur petite idée derrière la tête.

Ils sont persuadés, et Daniel Cohn-Bendit le premier, que le PS est aujourd’hui trop malade pour être le seul pivot d’une future majorité alternative à Nicolas Sarkozy. Conséquence, ils veulent faire de l’écologie politique un outil de transformation de la gauche française.

"La transformation de la gauche ne passe pas par des accords d’appareil mais par des changements dans le peuple de gauche", estime-t-il. A ses yeux, comme dans le reste des pays européens, ce qui se joue, c’est le passage de la social-démocratie du XXe siècle à l’écologie politique du XXIe siècle.

De quoi doit parler Europe Ecologie ? De tout et pas seulement des problèmes d’environnement. "Aujourd’hui, la droite ne répond pas aux crises, à toutes les crises, mais elle est en phase avec la société. On n’arrivera à changer cela que si la gauche se remet en phase avec toute la société", plaide le député européen.

"Europe Ecologie doit répondre aussi bien aux questions d’environnement, d’économie que sur les problèmes de l’immigration, de l’enseignement ou de la sécurité", dit-il.

Comment va s’organiser Europe Ecologie ? Parce que "les solutions ça ne se trouve pas dans les serres", ce rassemblement, dont font partie les Verts, les amis de José Bové et de Nicolas Hulot ainsi qu’une myriade d’associations environnementales, va se structurer.

Le principe d’une adhésion au "Réseau Europe Ecologie", jusqu’alors nébuleuse sans structure, a été acté à Nîmes. La double appartenance sera autorisée : les syndicalistes ou les militants des Verts pourront prendre leur carte. Le mouvement lancera des ateliers de réflexion à l’automne en parallèle à la rédaction des projets pour les régionales.

Quel va être le rôle de Daniel Cohn-Bendit jusqu’aux régionales ? " Celui d’animateur", répond-il. "Je ne ferai pas 22 meetings dans les 22 régions (...). Je continue à faire de la politique mais je ne serai plus candidat à rien" a-t-il affirmé à Libération.

Et de répéter depuis des mois qu’il n’est pas du tout intéressé par une éventuelle candidature à la présidentielle. "Vraiment ce n’est pas mon truc", confiait-il à LCI.fr en mai dernier dans l’émission "Rendez-vous". J’aime trop la vie".

Verts - Baptême d’université d’été pour Europe Ecologie

le 19/08/2009 - 20h30

Les amis de Dany et les Verts se réunissent pour deux jours à Nîmes. L’occasion de montrer, ou pas, qu’ils peuvent continuer sur leur lancée des européennes.

Crédit Photo : REUTERS "Dany" dimanche 7 Juin 2009 après l’annonce des résultats

Après leur succès aux élections européennes, les dirigeants d’Europe Ecologie, qui se retrouvent jeudi à Nîmes, se rêvent en force politique durable, une ambition dont le succès sera mesuré lors des régionales de 2010.

En juin dernier, le mouvement rassemblant les Verts, les proches de José Bové, de Nicolas Hulot et une myriade d’associations écologistes est arrivé en troisième position, derrière l’UMP et le PS, avec qui il a fait quasiment jeu égal.

"On a l’avantage d’être dans une configuration assez positive", estime le nouveau député européen Yannick Jadot pour qui le mouvement né en 2008 est face à un triple défi en 2010. "Il faut maintenant confirmer la dynamique, conforter le rassemblement et travailler à l’élargissement" au sein de la gauche, souligne l’ancien dirigeant de Greenpeace.

A Nîmes, les Journées d’été des Verts, qui se déroulent de jeudi à samedi, ont été rebaptisées "Journée de rassemblement de tous les écologistes". Le dossier de presse qualifie d’ailleurs Europe Ecologie d’"objet politique non identifié en devenir". P

endant l’été, toutes les composantes du mouvement ont discuté de la suite à donner à l’aventure et capitaliser sur les 16,28% des suffrages récoltés lors du scrutin européen. Conclusion temporaire de la réflexion, selon Daniel Cohn-Bendit, figure de proue de la vague verte de juin : "Il faut être à la hauteur de nos désirs".

Pour le chef de file d’Europe Ecologie, interrogé mercredi sur France Inter, la priorité est à la construction d’une structure politique nouvelle, un processus qui durera au moins un an, plus qu’à la préparation des régionales de 2010.

"C’est un rendez-vous mais ce n’est pas le seul", a déclaré le député européen, citant comme autre échéance le sommet de Copenhague sur les changements climatiques, en décembre.

Une identité politique différente

Aux européennes, Europe Ecologie, force politique nouvelle ne parlant que d’enjeux européens, a réussi à agréger les déçus du PS et des centristes du MoDem autour du noyau dur du vote écolo.

Pour les régionales, dernière élection intermédiaire avant la présidentielle de 2012, l’affaire risque d’être plus compliquée, notamment en raison du mode de scrutin, la proportionnelle à deux tours.

Noël Mamère, l’un des quatre élus Verts à l’Assemblée nationale, pense d’ailleurs que cette élection arrive trop vite pour Europe Ecologie, qui n’a pas encore atteint sa maturité. "On va tout faire pour transformer l’essai, mais rien ne dit que chacun ne retournera pas à sa chapelle. La défense d’un siège n’est pas forcément inspirée par les meilleures intentions politiques à long terme", explique l’élu d’Aquitaine.

Les listes seront soumises au vote lors d’une convention d’Europe Ecologie cet automne et seront présentes au premier tour dans toutes les régions.

Car, au-delà des régionales, le mouvement écologiste revendique un rôle de premier plan dans la recomposition de la gauche, s’agaçant des velléités "hégémoniques" du PS.

Depuis les européennes, "notre poids relatif au sein de la gauche est plus lourd", prévient Yannick Jadot. "La ’gauche plurielle’ telle qu’elle existait ne peut plus fonctionner", estime de son côté Daniel Cohn-Bendit. "On n’est pas contre les autres mais on veut affirmer une identité politique différente", a-t-il dit sur France Inter.

Avant la fin du mois, le député européen sera la vedette de plusieurs rencontres socialistes. Samedi, il parlera d’alliance électorale à Marseille à l’invitation de Vincent Peillon, partisan d’une coalition allant des communistes au centre-droit. Cécile Duflot, dirigeante des Verts, assistera de son côté à l’université d’été du Parti socialiste, à La Rochelle la semaine prochaine.

(Avec agence)

VIDEOS

Europe Ecologie : Dany ouvre les bras jusqu’au MoDem

Le 21 août 2009 - 19h50

Encore grisés par la vague verte des Européennes, les Verts cherchent maintenant comment surfer sur les 16% obtenus par la liste de Daniel Cohn-Bendit..

Par TF1

Europe Ecologie : L’alliance avec le MoDem divise

Le 21 août 2009 - 19h15

Dany et les amis de Cécile Duflot ne sont pas encore d’accord sur la stratégie d’alliance future. .

Par Renaud PILA

Europe Ecologie : Cohn-Bendit a la patate !

Le 21 août 2009 - 11h18

Vidéo - Le leader d’Europe Ecologie affirme énergiquement que la recherche d’une majorité de gauche comprend "tout le monde, y compris le Modem..

Par TF1


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1813026

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site POLITIQUE   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License