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METEO FINANCIERE

LES BAROMETRES PLONGENT ENCORE !

Le cyclone va être remarquable....

jeudi 9 octobre 2008 par JMT , Fayez NAHABIEH

Pour les citoyens, l’engagement de l’Etat compte beaucoup plus que la parole des banquiers ou les autres acteurs sur le terrain financier. Plus de huit français sur 10 pensent que leur banque ne fera pas faillite. Alors que 59 % des personnes sondées estiment que la politique du gouvernement "ne change rien" à la situation économique de la France dans le contexte économique international actuel. Selon le baromètre BVA-BFM - Les Echos - The Phone House publié mardi 7 octobre. F.N.

Il pleut des milliards ?… à vos parapluies !

Saint Pierre - 08.10.2008 22h29. Fayez Nahabieh

C’est surréaliste. On est abasourdi. On ne peut plus en croire nos oreilles et nos yeux de ce que nous entendons et de ce que nous lisons. Il pleut des cordes de milliards !

Les 50 milliards d’euros constituant la bouée de sauvetage de la banque immobilière Hypo Real Estate (HRE), ont échoué à la sauver. Pour La « Deutsche Bank », les besoins de la HRE sont de 50 à 70, voire 100 milliards d’euros d’ici fin 2009". Ce n’est rien.

Le plan américain, baptisé maintenant du nom de Henry Paulson a été adjugé pour la somme de 850 milliards de dollars (700 initial et 150 pour les amendements). Toutefois, les bourses ne sont pas rassurées.

Il faut dire à leur décharge, selon (Waechter.P et al, Mai 2008), Directeur de la Recherche économique chez Natixis, que l’encours des titrisations est de l’ordre de 8700 milliards de dollars à la fin de 2007.

Donc, il ne faut pas accabler les bourses, quoi ! Et même la baisse des taux ne plaît plus à la bourse.

La planche à billets

A côté de ces 850 milliards, la Fed américaine, la BCE européenne et les banques centrales asiatiques ont injecté 323 milliards. La part de la BCE est de 150 Milliards d’euros, selon le Monde daté du 12. 08 .2007.

La seule affaire gagnante pour le moment, c’est le sauvetage de la banque Dexia. Nous avons réussi à forcer son patron, à l’aide du Président de la République et Bercy, à renoncer à son parachute doré de 4 millions d’euros et nous n’avons déboursé que 3 milliards d’euros seulement pour le sauvetage. Qui dit mieux. Rappelons que pour éviter la privatisation de La Poste il nous faut exactement la même pactole.

On ne comprend pas par quel miracle, le gouvernement a pu trouver la somme indispensable pour nationaliser Dexia, alors qu’il traîne à trouver la même somme pour éviter la dénationalisation de La Poste. Cette dernière demeure, aux yeux des français, comme un service public de proximité, apprécié depuis des générations pour ses qualités et pour ses tarifs raisonnables.

Quant à la dépêche de Reuters de mercredi dernier provenant de Berlin rapportant que la France a élaboré un plan Paulson européen de 300 milliards d’euros pour sauver les banques européennes en cas de noyade, on ne sait pas qui a vendu la mèche et pourquoi.

Mais, le ministre des finances allemand et Monsieur Sarkozy ne se tolèrent pas. Et selon le Canard enchaîné d’aujourd’hui, le chancelier allemand, Madame Angela Merkel, a commenté la proposition de N.Sarkozy avec des mots « ………. », que nous préférons ne pas relayer.

En Grande Bretagne, la BoE va rendre disponibles 200 milliards de Livres (240 milliards d’euros), certains parlent même de 250 milliards de livres pour assurer de la liquidité au marché. Une somme qui n’est pas trop loin de celle proposée par le Président Français pour toute l’Europe (300 milliards d’euros).

Toutefois, le fait qu’un seul pays injecte une telle somme pour son économie seulement, démontre une fois de plus la gravité et la profondeur de la crise, d’une part, et l’esprit individualiste des européens face au problème, d’autre part. C’est amèrement regrettable.

Par ailleurs, on constate aussi que le diagnostic de la crise mis à la disposition de Monsieur Sarkozy par ses conseillers, n’est pas en corrélation avec la réalité. C’est étonnant !

Après les annonces de Madame Merkel dimanche dernier, précédée par ladécision e l’Irlande, la Grèce, le Danemark et l’Autriche de déplafonner la garantie pour tous les dépôts d’épargne des particuliers, je souhaite formuler une demande semblable pour un effet semblable auprès du Président de la République afin de rassurer les français.

En fait, injecter des milliards dans les machines financières ne suffit pas, mais injecter la confiance dans les citoyens c’est primordial car ils sont le vrai moteur de la croissance et du développement économique du pays.

Pour les citoyens, l’engagement de l’Etat compte beaucoup plus que la parole des banquiers ou les autres acteurs sur le terrain financier. Plus de huit français sur 10 pensent que leur banque ne fera pas faillite. Alors que 59 % des personnes sondées estiment que la politique du gouvernement "ne change rien" à la situation économique de la France dans le contexte économique international actuel. Selon le baromètre BVA-BFM - Les Echos - The Phone House publié mardi 7 octobre.

Mon dernier mot est à l’attention de notre aimable Ministre qui a sillonné l’outre mer à la recherche de miettes d’économies : quand les milliards pleuvent Monsieur le Ministre, il faut avoir un parapluie.

Fayez Nahabieh , Amis du Monde Diplomatique

Crise financière - La France crée "une structure juridique" pour soutenir les banques

le 08/10/2008 - 22h27

Crédit Photo : TF1-LCI François Fillon, à l’Assemblée nationale, le 25 mars 2008

La France crée "une structure juridique" pour soutenir les banques "L’Etat n’agit pas pour sauver des dirigeants. (...) Il le fait pour protéger les Français, nos emplois, notre économie", a souligné le Premier ministre lors du débat sur la crise financière à l’Assemblée.

Le Premier ministre a annoncé mercredi à l’Assemblée nationale la mise en place d’une "structure juridique" détenue par l’Etat et bénéficiant de sa "garantie explicite", dans le but d’"intervenir financièrement" et "sans délai" en faveur des banques.

"Aujourd’hui, cette structure existe et elle porte déjà la participation de l’Etat dans Dexia", la banque franco-belge sauvée de la faillite, a déclaré le chef du gouvernement en ouvrant un débat sur la crise financière.

"Afin qu’elle puisse disposer de tous les capitaux nécessaires aux interventions qui se justifieraient à l’avenir, le gouvernement sollicitera du Parlement, par voie d’amendement au projet de loi de finances, la garantie explicite de l’Etat", a-t-il ajouté.

"L’Etat n’agit pas pour sauver des dirigeants"

L’Etat garantira la continuité de l’exploitation de chacune des banques françaises, mais ces interventions "temporaires" supposent de "pouvoir exiger un changement des équipes dirigeantes si elles ont failli à leur mission", a déclaré François Fillon.

"L’Etat n’agit pas pour sauver des dirigeants. (...) Il le fait pour protéger les Français, leurs entreprises, nos emplois, notre économie", a souligné le Premier ministre.

"Les dirigeants qui se sont affranchis des règles minimales de prudence ne doivent pas compter sur l’Etat actionnaire pour les aider à sauter en parachute doré", a-t-il poursuivi. "L’Etat n’a pas vocation à rester un actionnaire durable. Une fois l’entreprise redressée, la participation de l’Etat doit être revendue, si possible avec une plus-value", a-t-il précisé.

Hollande dénonce "un budget complètement décalé"

Au nom du PS, François Hollande a accusé le gouvernement de présenter un budget 2009 "d’ores et déjà décalé" face à la "gravité" de la crise financière.

"Votre budget d’ores et déjà est complètement décalé par rapport à la gravité de la crise", a lancé François Hollande au Premier ministre François Fillon.

"Vos objectifs de croissance ne seront pas tenus ni pour 2009 ni pour 2010. Vous vous obstinez à poursuivre une politique qui ne marche pas. Dans la crise, c’est non seulement injustifiable mais impardonnable", a-t-il ajouté.

"Cette crise, vous l’avez sous-estimée dès le départ", a-t-il lancé à la ministre de l’Economie Christine Lagarde. Le patron du PS a tout de même salué l’action de l’exécutif quand il cherche à rassurer les épargnants ou quand il sauve le groupe bancaire franco-belge Dexia.

Pour soutenir l’investissement, le patron du PS a de nouveau proposé au Premier ministre la création d’"un fonds national de garantie des prêts". Il a aussi proposé un "soutien de l’investissement privé en modulant l’impôt sur les sociétés".

La thérapie de choc des banques centrales n’apaise pas la fièvre boursière

PARIS (AFP) - 08/10/08 22:15

Un vent de panique a soufflé à nouveau mercredi sur les Bourses mondiales, qui ont poursuivi leur plongeon entamé lundi, malgré la baisse surprise des taux directeurs des grandes banques centrales et un plan de choc qui revient à une nationalisation partielle des banques britanniques. Evènement

Photographe : Patrick Kovarik AFP :: Un trader regarde les cours de bourse à Paris le 8 octobre 2008

Cette dégringolade a été accentuée par les sombres perspectives du Fonds monétaire international (FMI) pour l’économie mondiale, avec un coup d’arrêt brutal à la croissance, qui n’atteindrait que 0,1% aux Etats-Unis et 0,2% dans la zone euro l’an prochain.

Et le pire est peut-être encore à venir dans la débâcle des marchés boursiers, la volatilité risquant de se prolonger jusqu’en 2009, ont prévenu des analystes suisses : "la panique est partout et le doute est omniprésent", selon les experts de la banque Wegelin.

AFP :: Les taux d’intérêt des banques centrales

Dans un geste sans précédent depuis les attentats du 11 septembre 2001, six banques centrales — la Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed) et leurs homologues suédoise, britannique, canadienne et suisse — ont annoncé une baisse d’un demi-point de leurs taux directeurs. Au même moment la Chine a elle aussi annoncé une baisse du loyer de l’argent.

Autre mesure phare, annoncée par le gouvernement britannique : un plan de sauvetage des banques britanniques qui pourra passer par leur nationalisation partielle à hauteur de 50 milliards de livres (65 milliards d’euros).

Mais rien ne semble pouvoir rassurer les investisseurs, affolés par la poursuite de la crise et ses répercussions sur l’économie, en dépit des initiatives des gouvernements, qui se sont multipliées depuis l’adoption vendredi aux Etats-Unis du Plan Paulson, doté de 700 milliards de dollars.

AFP/Infographie :: Les principales places financières mercredi 8 octobre

Les principales Bourses européennes ont encore clôturé en forte baisse : Londres a plongé de 5,18%, Francfort de 5,88% et Paris de 6,39%. Comme l’ensemble des places du continent : la Bourse suisse (-5,51%), Madrid (-5,20%), Milan (-5,71%), Oslo (-6,44), Stockholm (-6,38%), Helsinki (-4,88%), Amsterdam (-7,68%), Bruxelles (-7,36%).

Les Bourses européennes ont ainsi emboîté le pas à Tokyo, qui a dévissé de 9,38%, une baisse historique, la plus forte depuis plus de 20 ans.

Wall Street, qui était tombé mardi à son plus bas niveau depuis cinq ans, a terminé en baisse : le Dow Jones a perdu 2,21% et le Nasdaq 0,81%.

La déroute a gagné toutes les autres places boursières mercredi.

AFPTV :: Les Bourses du Golfe ont poursuivi leur dégringolade mercredi.

En Asie, Hong Kong a perdu en clôture 8,2%, Bangkok 6,88%, Singapour 6,61%, Séoul 5,81%, Sydney 5% et Shanghai 3,04%. A Jakarta, la séance a été suspendue après une chute de plus de 10%.

En Amérique du sud, la Bourse de Sao Paulo, première place financière d’Amérique du sud, reculait de 2,87% à la mi-journée, alors que la Banque centrale du Mexique a injecté 2,5 milliards de dollars sur le marché national des changes.

La thérapie de choc des banques centrales avait été saluée par la France et l’Allemagne et aux Etats-Unis, elle a fait l’unanimité, une fois n’est pas coutume, auprès des deux rivaux dans la course à la Maison Blanche, le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama.

"Il était absolument urgent d’éteindre l’incendie qui embrase les marchés financiers et qui se propage à l’économie réelle, entraînant la faillite des banques et l’étranglement de la trésorerie des entreprises", a estimé l’analyste Alexander Law, du cabinet Xerfi.

Toutefois, la baisse de taux décidée par la Réserve fédérale est insuffisante pour sortir les Etats-Unis de la crise, jugeaient mercredi les analystes.

L’euro a été dopé par la baisse des taux, valant 1,3729 dollar vers 18H00 GMT, contre 1,3599 dollar mardi soir.

Les gouvernements restaient mobilisés sur tous les fronts pour renforcer le système bancaire et éviter un assèchement complet du crédit.

Rome a ainsi prévu l’adoption mercredi soir de "mesures urgentes pour garantir la stabilité des banques et de l’épargne", tandis que Madrid avait annoncé la veille la création d’un fonds de soutien au système financier de 30 milliards d’euros.

La France mettra en place une structure juridique permettant à l’Etat d’intervenir financièrement en faveur des banques françaises.

Le grand chambardement du paysage bancaire s’est poursuivi : la Caisse d’Epargne a approuvé son projet de fusion avec la Banque Populaire, un mariage qui permettrait de créer la deuxième banque de dépôts française.

En Islande, l’Etat a pris officiellement le contrôle de la banque Glitnir, au bord de la faillite. Fait inédit, un millier d’Islandais se sont rassemblés à Reykjavik pour exprimer leur inquiétude face à la crise financière qui menace de mettre à genoux leur pays.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a invité les autres pays de l’UE à adopter un "plan européen de financement" du système bancaire, un projet déjà évoqué par l’Italie et les Pays-Bas, mais rejeté par l’Allemagne.

Une réforme de la régulation du système financier, proposée par Londres, devrait figurer au menu de la réunion vendredi à Washington des ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

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