AID Association initiatives dionysiennes
Martine, Arnaud, Benoît, Manuel,

QUI REQUINQUERA LA QUINQUA ET SA SQUADRA DE QUADRAS ?

Je t’aime, moi non plus !

mercredi 15 juillet 2009 par JMT

Coup de chaleur au PS avant la trêve estivale : Martine Aubry a lancé un ultimatum à Manuel Valls, le sommant de rentrer dans le rang ou de quitter le parti, mais le député persiste et signe, fidèle à ses "valeurs", mais sans "se faire le silencieux complice de l’aveuglement".

Le maire d’Evry a pris la plume pour répondre à la lettre de Martine Aubry lui demandant de modérer ses critiques ou d’en tirer les conséquences.

Arnaud Montebourg, secrétaire national PS chargé de la Rénovation, a évoqué la convocation d’un référendum militant afin de trancher la question des primaires en vue de la présidentielle 2012 et organise un "séminaire" sur le sujet le 27 août, veille de l’université d’été du PS.

Martine Aubry, la patronne des socialistes, a envoyé une lettre au député de l’Essonne pour lui demander d’arrêter d’attaquer le PS ou de le quitter.

Le porte-parole du PS proteste contre "une nouvelle dérive anti-démocratique", après la diffusion sur France 5 de l’émission consacrée à Nicolas Sarkozy. "Le service public audiovisuel est purement et simplement mis au service de la communication politique du président", estime le porte-parole.

Coup de chaud au PS : ultimatum d’Aubry à Valls

Afp, 15/07/2009, 19h53

Coup de chaleur au PS avant la trêve estivale : Martine Aubry a lancé un ultimatum à Manuel Valls, le sommant de rentrer dans le rang ou de quitter le parti, mais le député persiste et signe, fidèle à ses "valeurs", mais sans "se faire le silencieux complice de l’aveuglement".

Manuel Valls Assemblée

Parallèlement, Arnaud Montebourg menace d’en appeler aux militants pour imposer son idée de "primaires ouvertes" à toute la gauche. D’un ton grave, la première secrétaire du PS s’est adressée par lettre à "(son) cher Manuel" : "S’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics".

C’est "un moment de vérité", écrit Mme Aubry l’exhortant à tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste" si ses propos reflètent "profondément (sa) pensée".

Dans sa réponse mercredi à la "Chère Martine", le député-maire d’Evry assure qu’il entend "bien rester fidèle à (son) poste, à (sa) famille politique et à (ses) valeurs".

"Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l’aveuglement", écrit M. Valls qui ne lui cache pas sa "profonde inquiétude" sur (sa) conception très datée du parti", avant de déplorer un parti "machine à perdre".

Le remuant quadra, candidat déclaré à d’éventuelles primaires pour la présidentielle de 2012, fustige le "procès d’intention" qui "relève" "au mieux de la désinformation, au pire de l’insulte".

Récemment, dans Paris Match, M. Valls jugeait que la méthode Aubry "consist(ait) à ne rien faire".Selon l’entourage du député, Mme Aubry "a voulu faire de Valls un exemple pour les autres quadras du PS comme Montebourg", "elle ne peut pas exclure Valls, parce qu’elle ne pourra pas aller plus loin dans sa démarche".

Au côté de Laurent Fabius qui a salué ce rappel au "besoin d’unité", des proches l’ont épaulée : elle a "dit tout haut ce que pensent de nombreux militants" pour Harlem Désir, "acte d’autorité" pour Marylise Lebranchu, un rappel aux "règles élémentaires de vie en commun" selon le porte-parole Benoît Hamon. Le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a jugé "important" que Mme Aubry dise : +le parti, c’est pas une auberge espagnole+".

Voix discordantes, le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb pour qui "il ne convient pas d’étouffer le débat" et le député royaliste Gaëtan Gorce qui ne veut pas que le PS se referme "sur lui-même comme le Parti communiste d’il y a vingt ans".

Cette mise en demeure coïncide avec la mise en garde de Mme Aubry à Arnaud Montebourg, secrétaire national à la rénovation, qui prône un référendum militant pour trancher la question des primaires.

Déplorant l’absence d’un débat à La Rochelle, le député de Saône-et-Loire organise un "séminaire" ad hoc le 27 août, veille de l’université d’été du PS à La Rochelle,... à Jarnac. Clin d’oeil à François Mitterrand qui y est né et au gentilhomme de Jarnac qui porta en duel le "coup de Jarnac", coup inattendu mais loyal !

Initiative parallèle, la pétition de Pierre Moscovici pour des "primaires ouvertes" a déjà recueilli 2.021 signatures. Selon ses proches, 5.000 signatures suffisent pour demander une "convention nationale" sur les primaires, "comme les statuts du PS en ouvrent la possibilité".

Difficultés internes mais également externes : la "maison commune" de la gauche prônée par Mme Aubry peine à s’édifier. Après le refus de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), l’accueil frais du Vert Daniel Cohn-Bendit, Marie-George Buffet, patronne du PCF, réclame un "échange sérieux" et pas des "appels miracles au rassemblement".

PS - La réponse de Manuel Valls

le 15/07/2009 - 19h24

Le maire d’Evry a pris la plume pour répondre à la lettre de Martine Aubry lui demandant de modérer ses critiques ou d’en tirer les conséquences.

Crédit Photo : TF1-LCI Le député socialiste Manuel Valls, le 20 juillet 2007

Après la lettre de rappel à l’ordre envoyée par Martine Aubry, Manuel Valls a lui-même pris la plume mercredi pour lui répondre. Dans une lettre adressée à la première secrétaire, le député de l’Essonne affirme : "j’entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs".

"Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l’aveuglement", écrit-il. "A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti", ajoute M. Valls, qui qualifie le parti "de machine à perdre", pour le regretter.

Il déplore le "procès d’intention" qui "relève", selon lui "au mieux de la désinformation, au pire de l’insulte". Affirmant avoir "conscience des difficultés" du rôle de la première secrétaire et de "sa part ingrate", le député-maire d’Evry assure que "beaucoup de forces se sont alors mobilisées pour étouffer l’indispensable démarche de rénovation".

"Après le désastre électoral du 7 juin dernier, je ne suis pas étonné que ces mêmes forces te demandent aujourd’hui d’imposer le silence dans les rangs", poursuit-il.

Manuel Valls avait reçu mardi soir une lettre sous forme d’ultimatum de la part de la première secrétaire du PS. En trois feuillets publiés par Le Parisien du 15 juillet, Martine Aubry demande en synthèse au bouillonnant quadra d’arrêter ses attaques contre le parti... ou de le quitter. Ni plus ni moins.

"L’insurrection militante"

"Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement", écrit Martine Aubry dans cette lettre.

"Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste", poursuit-elle.

"Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à "l’insurrection militante", lui reproche notamment Martine Aubry.

"On ne peut utiliser un parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle", poursuit encore la première secrétaire du PS.

"Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti socialiste", déplore-t-elle. "Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste", écrit-elle encore, poursuivant : "C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir." Réponse de Manuel Valls au Monde : "je ne quitterai pas le PS".

"Une initiative surprenante qui peut revenir en boomerang"

Comment cette lettre a-t-elle été accueillie au PS ? Si Laurent Fabius, Harlem Désir ou Michel Rocard l’ont publiquement approuvée, d’autres se montrent plus critiques en privé. "Mais pourquoi faire ça maintenant, sans nous en parler ? C’est un coup de Calgon".

L’un des dirigeants du PS présent ce matin à la réunion hebdomadaire du Secrétariat national résume assez bien l’humeur générale. Absente pour cause de déplacement à Avignon, la patronne du PS a du avoir les oreilles qui sifflent.

Le royaliste David Assouline a critiqué "le deux poids deux mesures, pourquoi on ne dit rien sur Jack Lang ?", les rocardiens ont souligné "une initiative surprenante qui peut revenir en boomerang" et d’autres n’ont rien dit mais n’en pensent pas moins sur cette démarche sans concertation...

Quant à Benoît Hamon, il n’aurait même pas été mis dans la confidence par la 1ère secrétaire, une lettre qu’il devait pourtant défendre face aux journalistes lors d’un point-presse à 11h. Ambiance. Il est temps que les vacances arrivent...

Primaires à gauche : Montebourg évoque un référendum militant

Afp, 15/07/2009, 15h51

Arnaud Montebourg, secrétaire national PS chargé de la Rénovation, a évoqué la convocation d’un référendum militant afin de trancher la question des primaires en vue de la présidentielle 2012 et organise un "séminaire" sur le sujet le 27 août, veille de l’université d’été du PS.

Arnaud Montebourg

Dans une lettre du secrétariat national à la rénovation, Arnaud Montebourg, qui a remis un rapport sur les primaires à Martine Aubry mi-juin, estime qu’il "faut mener la bataille militante de la refondation".

"Elle passera si nécessaire par la mise en oeuvre de l’article 6.11 des statuts du parti qui prévoient qu’+à la demande de 35 fédérations ou d’au moins 15% des adhérents, le Conseil national peut décider, après en avoir débattu sur le fonds et à la majorité qualifiée des deux tiers de ses membres, d’organiser une consultation directe des adhérents+", poursuit-il, alors que la direction du parti met peu d’empressement à poser la question des primaires.

"Il faudra sans doute en passer par là", assure le député de Saône-et-Loire pour qui "il faut dès maintenant en préparer les conditions dans les fédérations et autour".

A l’initiative de M. Montebourg, un "séminaire estival" intitulé "bilan et perspectives de la rénovation du Parti socialiste" aura lieu le 27 août à Jarnac (Charente), à la veille de l’université d’été du PS (28-30 août) qui se tient à 100 km de là, à La Rochelle (Charente-Maritime).

"Aucun débat sur les primaires n’est programmé ni au Bureau national ni à l’université d’été de La Rochelle", dit M. Montebourg qui ne veut "pas en rester à ce constat de l’immobilisme systémique d’un parti devenu très vieux".

Pour lui, organiser une convention sur la rénovation, "annoncée pour les lendemains des régionales", revient à "acter une forme d’enterrement" des primaires.

"Plus nous nous rapprocherons de l’échéance des présidentielles, plus les primaires seront à la merci de manipulation par les candidats, très nombreux, d’ores et déjà, dans le seul périmètre du parti", argue-t-il.

PS - Aubry se paie Valls, en solitaire

le 15/07/2009 - 15h21

Martine Aubry, la patronne des socialistes, a envoyé une lettre au député de l’Essonne pour lui demander d’arrêter d’attaquer le PS ou de le quitter.

Crédit Photo : Le Parisien Extrait d’un article du parisien du 15 juillet 2009

L’heure du choix est-elle venue pour Manuel Valls ? Le député-maire socialiste d’Evry a reçu mardi soir une lettre sous forme d’ultimatum de la part de la première secrétaire du PS. En trois feuillets publiés par Le Parisien du 15 juillet, Martine Aubry demande en synthèse au bouillonnant quadra d’arrêter ses attaques contre le parti... ou de le quitter. Ni plus ni moins.

"Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement", écrit Martine Aubry dans cette lettre.

"Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste", poursuit-elle.

"Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à "l’insurrection militante", lui reproche notamment Martine Aubry.

"On ne peut utiliser un parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle", poursuit encore la première secrétaire du PS.

"Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti socialiste", déplore-t-elle. "Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste", écrit-elle encore, poursuivant : "C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir." Réponse de Manuel Valls au Monde : "je ne quitterai pas le PS".

"Une initiative surprenante qui peut revenir en boomerang"

Comment cette lettre a-t-elle été accueillie au PS ? Si Laurent Fabius, Harlem Désir ou Michel Rocard l’ont publiquement approuvée, d’autres se montrent plus critiques en privé. "Mais pourquoi faire ça maintenant, sans nous en parler ? C’est un coup de Calgon".

L’un des dirigeants du PS présent ce matin à la réunion hebdomadaire du Secrétariat national résume assez bien l’humeur générale. Absente pour cause de déplacement à Avignon, la patronne du PS a du avoir les oreilles qui sifflent.

Le royaliste David Assouline a critiqué "le deux poids deux mesures, pourquoi on ne dit rien sur Jack Lang ?", les rocardiens ont souligné "une initiative surprenante qui peut revenir en boomerang" et d’autres n’ont rien dit mais n’en pensent pas moins sur cette démarche sans concertation...

Quant à Benoît Hamon, il n’aurait même pas été mis dans la confidence par la 1ère secrétaire, une lettre qu’il devait pourtant défendre face aux journalistes lors d’un point-presse à 11h. Ambiance. Il est temps que les vacances arrivent...

PS - Hamon : une émission "digne d’une république bananière"

le 14/07/2009 - 15h14

Le porte-parole du PS proteste contre "une nouvelle dérive anti-démocratique", après la diffusion sur France 5 de l’émission consacrée à Nicolas Sarkozy. "Le service public audiovisuel est purement et simplement mis au service de la communication politique du président", estime le porte-parole.

Photo Nicolas Sarkozy dans "A visage découvert" sur France 5

Benoit Hamon ne mâche pas ses mots. Le porte-parole du Parti socialiste a protesté lundi contre "une nouvelle dérive anti-démocratique", après la diffusion sur France 5 de ce qu’il a qualifié de portrait "hagiographique" de Nicolas Sarkozy.

Dénonçant une émission "de nature purement politique", Benoit Hamon a estimé que "cette séquence médiatique représente une nouvelle dérive anti-démocratique de l’Etat Sarkozy", dans un communiqué publié peu après la diffusion de l’émission-portrait "A visage découvert" consacrée au président.

"Le service public audiovisuel est purement et simplement mis au service de la communication politique du président", a encore estimé le porte-parole, dont le parti "tient à protester vigoureusement" face à ce portrait "digne d’une république bananière".

"Le débat démocratique est totalement évacué au profit d’une accumulation de louanges, reprenant mot pour mot la propagande politique du président, de son gouvernement et de son parti". Selon lui, "les deux journalistes, dans leurs commentaires, n’ont eu de cesse de justifier les choix de Nicolas Sarkozy".

Conseillers et proches ont témoigné

L’UMP a répondu au porte-parole du PS, critiquant des "polémiques inutiles" . "C’est bien la preuve que le PS n’a tiré aucun enseignement de ses derniers échecs", estime l’UMP, pour qui, "taraudé par des luttes intestines et miné par une absence d’idées, c’est seulement grâce à ses divisions et à l’outrance de ses réactions qu’il parvient encore à exister et à masquer ainsi son incurie".

Nicolas Sarkozy avait choisi cette année de rompre avec le traditionnel entretien télévisé du 14 juillet en participant à l’émission de France 5, à laquelle il a accordé un entretien qui a été complété par des témoignages de chefs de gouvernement étrangers, des conseillers de l’Elysée et de proches.

D’après agence


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