AID Association initiatives dionysiennes
C’était en 1977

40ème anniversaire de l’officialisation par l’ONU de la Journée Internationale des Femmes le 8 mars

par Geneviève, Marie-Cécile, Véronique et Hélène

lundi 6 mars 2017 par JMT

AID a demandé à un certain nombre de femmes qui lui sont proches de lui envoyer des textes à l’occasion du 40ème anniversaire de l’officialisation par l’ONU de la Journée Internationale des Femmes le 8 mars

EVOLUTIONS

6/03/2017 : première mise en ligne avec les contributions de Geneviève, Marie-Cécile et de votre webmestre

7/03/2017 : contribution de Véronique

8/03/2017 : contribution d’Hélène

JIDF2017

Le 8 mars, c’est la Journée internationale pour les droits DES Femmes !

• Le 8 mars ce n’est pas la Journée de LA Femme (représentation mentale, imaginaire, mythique voire fantasmatique, où l’image de La Femme est assortie de qualités qui seraient propres à son sexe : douceur, dévouement, sensualité, charme, maternité …).

• Le 8 mars ce n’est ni la St-Valentin ni la fête des mères ! Il ne s’agit pas d’offrir une fleur ou un parfum aux femmes que l’on aime. Il s’agit de rappeler qu’aujourd’hui, encore, dans le monde du travail, face à la santé, dans la vie publique, dans le sport, dans la vie politique, dans la sphère de l’intimité, etc. une femme n’égale pas un homme.

• Le 8 mars c’est la journée des Droits des Femmes, étant entendu que ce groupe social constitue de par le monde, non un genre, mais un ensemble complexe à part entière ; le genre étant un système de normes, variables selon les cultures et les époques, hiérarchisées et hiérarchisantes, où féminité/masculinité sont opposé/opposable l’un par rapport à l’autre.

• Le 8 mars, c’est donc un moment de réflexion et de visibilité pour les associations de défense des droits des femmes.

• Le 8 mars c’est une journée pour prendre conscience que tout est possible, lorsqu’on se mobilise !

Au cours de ces 20 dernières années, nous avons assisté à l’accomplissement de progrès significatifs dans les efforts déployés pour que les femmes aient les mêmes droits que les hommes, pour qu’elles puissent bénéficier d’un traitement équitable. Dans les pays où les droits de l’homme sont reconnus et respectés, nous devons continuer d’aller de l’avant.

« La Journée internationale de la femme trouve son origine dans les mouvements ouvriers du tournant du XXème siècle en Amérique du Nord et dans toute l’Europe. Depuis lors, cette Journée a pris une nouvelle dimension mondiale pour les femmes des pays développés comme pour celles des pays en développement. Le mouvement international croissant en faveur des femmes, qui a été renforcé par les quatre conférences mondiales des Nations Unies sur les femmes, a contribué à faire de cette commémoration un point de ralliement pour mobiliser le soutien en faveur des droits des femmes et de la participation de ces dernières à la vie politique et économique. »

"ONU Femmes". Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

Plus de 100 ans de lutte pour l’égalité

Le 8 mars est une journée qui célèbre plus de 100 ans de lutte pour l’égalité, la justice, la dignité et la considération. Les femmes ont connu des luttes plus ou moins avancées selon les pays, selon le contexte et à travers l’histoire.

Partout sur la planète, de trop nombreuses femmes et filles sont toujours victimes d’inégalités, d’injustices, de cruautés. Femmes migrantes, femmes soumises à des réseaux de traite et de prostitution, femmes qui souffrent de la famine, femmes qui ne bénéficient d’aucun soin lors de leurs maternités, filles éliminées à la naissance en raison du fait même que ce sont des filles … Leurs besoins essentiels ne sont pas reconnus. Nous avons une dette envers les millions de femmes qui se battent pour obtenir la reconnaissance de leurs droits fondamentaux dans le monde. La lutte n’est pas terminée.

Pendant des siècles, les femmes ont été considérées comme inférieures à l’homme : moins intelligentes, moins respectables, les femmes sont longtemps restées au foyer, sans droits ni libertés. Cette Journée internationale fournit de plus en plus l’occasion de dresser un bilan des progrès réalisés, d’appeler à des changements et de célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par les femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire, dans l’histoire de leurs pays et de leurs communautés.

Le combat pour les droits des femmes a commencé bien avant 1882 année où l’enseignement primaire devient en France obligatoire pour les filles, comme pour les garçons. Cette journée trouve son origine en 1910, où elle est proposée lors de la conférence internationale des femmes socialistes. Le 8 mars 1910 est reconnu le combat des femmes en créant pour elles une journée symbolique.

Quelques repères historiques

• 1908 : Adoptée aux États-Unis puis en Angleterre, suite à la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg en 1917, la tradition du 8 mars se met en place. En 1924, la journée est célébrée en Chine. Cette journée du 8 mars est adoptée en France en 1929.

• 1946, les pays de l’Est, qui viennent de passer sous la coupe soviétique, célèbrent la journée des droits des femmes.

• 1938 : En France, les femmes peuvent s’inscrire à l’université sans l’autorisation de leur mari (mais ce dernier conserve le droit d’interdire à son épouse de travailler).

• 1944 : Le 21 avril, en France, les femmes obtiennent le droit de vote et d’éligibilité.

• 1951 : L’Organisation Internationale du Travail, signe la convention sur l’égalité de rémunération entre la main d’œuvre masculine et la main d’œuvre féminine pour un travail de valeur égale. Le 29 juin est supprimée la notion de salaire féminin et mis en place du principe de l’égalité.

• 1952 : L’Organisation des Nations Unies ratifie la convention sur les droits politiques de la femme. Celle-ci est entrée en vigueur en 1954.

• 1962 : Signature de la convention sur le consentement au mariage (résolution 1763 A (XVII) du7 novembre).

• 1965 : En France, les femmes peuvent ouvrir un compte bancaire et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.

• 1967 : En France, la contraception est autorisée. Elle sera remboursée par la Sécurité Sociale en 1974.

• 1975 : C’est au cours de la Journée internationale de la femme de 1975 que les Nations Unies ont commencé à commémorer la Journée internationale de la femme tous les 8 mars.

• 1975 : En France, ouverture du 1er refuge pour femmes battues. L’Interruption Volontaire de Grossesse (loi Veil) est adoptée, le remboursement par la Sécurité Sociale se fera à compter de 1982.

• 1977 : Le 8 mars, l’ONU reconnaît officiellement la Journée Internationale des Droits de la Femme.

• 1979 : Le 18 décembre, l’Assemblée Générale de l’ONU adopte la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes. Celle-ci a été ratifiée par 20 pays, elle est entrée en vigueur en 1981.

• 1982 : Officialisation en France de la Journée Internationale des Droits de la Femme.

• 1983 : Ratification par la France de la Convention de l’ONU sur l’élimination des discriminations envers les femmes

• 1985 : En France, est reconnue l’égalité des époux dans la gestion des biens de la famille et des enfants.

• 1990 : En France, reconnaissance du viol entre époux.

• 1994 : Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Assemblée Générale de l’ONU le 23 février.

• 1995 : Du 4 au 15 septembre, à Beijing, 4ème Conférence mondiale sur les femmes. Résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité.

• 2002 : En France, possibilité de transmettre à l’enfant le nom du père ou le nom de la mère ou les deux noms.

• 2008 : Conseil de l’Europe, recommandation adoptée visant l’élimination du sexisme dans le langage et la promotion d’un langage reflétant le principe d’égalité entre les femmes et les hommes.

• 2010 : En France, la lutte contre les violences faites aux femmes est déclarée grande cause nationale.

• 2014 : En France, promulgation le 4 août de la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes visant à combattre les inégalités entre les femmes et les hommes.

• 2016 : En France, le 26 mai, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme publie un avis sur les violences contre les femmes et les féminicides ; celui-ci est adopté en assemblée plénière à l’unanimité.

• 2016 : 17 février, au nom de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, l’Assemblée Nationale publie un rapport d’information sur les violences faites aux femmes.

Caminando se hace camino

« … Voyageur, il n’y a pas de chemin, Le chemin se fait en marchant … Et quand tu regardes en arrière Tu vois le sentier Que jamais Tu ne dois à nouveau fouler Voyageur ! Il n’y a pas de chemin Rien que des sillages sur la mer »

Antonio Machado (1875-1939)

Formuler un vœu pour 2017 ?

Que l’égalité entre les femmes et les hommes Que la lutte contre les stéréotypes sexistes Soient enseignés à l’école, et ce dès la petite enfance !

Saint-Paul le 6 mars 2017

Geneviève PAYET, Présidente du Réseau VIF

8 mars : Journée internationale pour les droits des femmes

Les médias nous informent sur les guerres qui ravagent les populations lointaines et dont certaines, malheureusement, s’éternisent, entraînant des milliers de morts, des exodes, des famines.

Mais on ignore une autre violence qui n’épargne aucun pays, celle qui s’exerce contre les femmes.

Ce ne sont pas des cas individuels, c’est un état de fait social, général. C’est la domination masculine, l’appropriation par les hommes, des femmes, de leurs corps, de leur temps.

La violence c’est ici à La Réunion, en France, elle s’exerce partout, et dans tous les milieux sans exception.

Nos sociétés sont complices en développant un climat sexiste. Elles tolèrent la traite et la prostitution quand elles ne les organisent pas. Elles véhiculent une image dégradée de la femme.

La violence est extrême dans certaines cultures. Dans d’autres sociétés, on pratique les mutilations sexuelles, les mariages forcés, le port du hidjab et l’exclusion complète des femmes, et même le meurtre : crimes d’honneur, lapidation pour adultère, meurtre des nouvelles-nées...

Cette bataille pour le respect envers les femmes, l’égalité homme-femme est, aussi, un combat politique à mener au niveau européen, au niveau mondial.

L’engagement pour l’émancipation des femmes n’a pas de frontière, il ne peut avoir qu’un caractère universel.

Marie-Cécile SEIGLE-VATTE, Cofondatrice d’AID

Vers l’émancipation féminine

c’est une initiative sympathique, et depuis Marseille, je vous envoie une pensée pour Louise Michel, morte à l’Hôtel Duc, et je recopie cet extrait de l’Histoire de la Commune de Paris :

" vers l’émancipation féminine

Elément vital de la démocratie directe, les femmes sont sur le devant de la scène dès le 18 mars, qui voit Louise Michel à Montmartre, au premier rang de celles et ceux qui poussent les troupes à fraterniser.

Jules Vallès, dans le Vengeur du 12 avril 1871, décrit leur rôle avec enthousiasme : "j’ai vu trois révolutions, et, pour le première fois, j’ai vu les femmes s’en mêler avec résolution, les femmes et les enfants. Il semble que cette révolution est précisément la leur et qu’en la défendant, ils défendent leur propre avenir."

Est alors créé le premier mouvement féminin de masse, l’union des Femmes, qu’animent Elizabeth Dmitrieff, aristocrate révolutionnaire russe (sic) de vingt ans, et Nathalie Le Mel, une bretonne de quarante cinq ans, ouvrière relieuse.

Après des siécles de phallocratie, balayant sa dernière incarnation, le proudhonisme (adepte de la femme au foyer) qui influence pourtant nombre de ses élus, la commune ouvre une large brèche vers la libération des femmes.

La Commune pose les fondements d’un enseignement professionnel féminin, étroitement lié à l’émancipation de la femme par le travail : le 12 mai 1871, la première école professionnelle (d’art industriel) pour jeunes filles s’ouvre rue Dupuytren.

Les femmes arrachent le principe à travail égal salaire égal et créent de nombreux ateliers autogérés.

Dans quelques quartiers les élus appartenant à l’Internationale associent des femmes à la gestion municipale alors qu’elles n’ont pas encore le droit de vote (elles ne l’exerceront pour la première fois qu’en 1945).

Enfin, en cette époque où règne, étouffant, "l’ordre moral", la Commune officialise le droit au divorce et l’union libre, donnant à la famille constituée hors mariage (concubins, enfants naturels) sa première reconnaissance légale.

Durant la semaine sanglante, les femmes combattent sur les barricades, à l’image de Jeanne-Marie que glorifie dans un poème célèbre Arthur Rimbaud, et de Louise, l’infirmière à qui J.B. Clément dédie le temps des cerises."

Bonne nuit à toutes et à tous,

les Goudes sont dans la tempête ! mais insoumises, on résiste !

Véronique VEINBERG, animatrice-fondatrice d’AID

Louise Michel

ROSA LUXEMBURG : LETTRES DE PRISON

Rosa Luxemburg (nom parfois retranscrit en français Rosa Luxembourg) est une militante socialiste et théoricienne marxiste, née à Zamość (Empire russe, actuelle Pologne) le 5 mars 1871 (ou 1870).

Née sujette polonaise de l’Empire russe, elle prend la nationalité allemande afin de poursuivre en Allemagne son militantisme socialiste. Figure de l’aile gauche de l’Internationale ouvrière, révolutionnaire et partisane de l’internationalisme, elle s’oppose à la Première Guerre mondiale, ce qui lui vaut d’être exclue du SPD.

Elle cofonde la Ligue spartakiste, puis le Parti communiste d’Allemagne. Deux semaines après la fondation du Parti communiste, elle meurt assassinée à Berlin le 15 janvier 1919 pendant la révolution allemande, lors de la répression de la révolte spartakiste.

Ses idées ont inspiré des tendances de la gauche communiste et donné naissance, a posteriori, au courant intellectuel connu sous le nom de luxemburgisme. L’héritage de Rosa Luxemburg a cependant été revendiqué, de manière contradictoire, par des mouvances politiques très diverses.

Lettres de prison

...Je connais bien les orchidées. Dans cette merveilleuse serre de Francfort-sur-le-Main, où elles occupent toute une section, je les ai longuement étudiées, pendant plusieurs jours, après le procès qui m’a valu un an de prison. Je trouve que leur grâce légère et leurs formes bizarres, fantastiques ont quelque chose de raffiné, de décadent. Elles me font penser aux marquises précieuses et poudrées de l’époque rococo. Je les admire avec une sorte de répulsion et de malaise, car je refuse par instinct tout ce qui est décadent et pervers. Je préfère de beaucoup la simple dent-de-lion qui a la couleur du soleil et qui, tout comme moi, s’épanouit à la lumière mais se referme timidement dès que passe une ombre légère. (p.31)

Wroncke, le premier juin 1917

Transmis par Hélène HO, cadre d’entreprise retraitée, conférencière pour AID

Rosa Luxemburg en 1915

Le mot du webmestre

Contrairement à ce que pensent certains hommes, quelque peu arriérés, traiter équitablement les femmes qui constituent la majorité de l’Humanité est une excellente chose.

Par exemple, arriver en France à l’égalité réelle des salaires des femmes et des hommes à compétences égales aurait comme conséquence fort heureuse, outre l’augmentation des revenus de la plupart des ménages, de mettre en excédent tous les comptes de la sécurité sociale et de permettre de garantir la retraite à 60 ans pour tou-te-s après 40 annuités validées (voir la vidéo du programme de Jean-Luc Mélenchon en matière d’égalité femmes-hommes qui le renvoie dans les dents des sempiternels pleurnichards du Medef.)

Jean-Marc TAGLIAFERRI, cofondateur d’AID

PROPOSITION D’EUROPE ECOLOGIE LES VERTS POUR LE 8 MARS

La Commission féminisme d’EELV a décidé de lancer une mobilisation générale.

8 mars toutes et tous en grève pour l’Égalité

Le 8 mars est la journée internationale de luttes pour les droits des femmes du monde entier !

L’égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable parce qu’elle participe du progrès social.

En France, en Europe comme dans le monde nous sommes confronté.e.s à une montée des extrêmes et une remise en cause de ce que nous croyions acquis ! L’Égalité n’est pas encore pour tout de suite mais si nous la souhaitons demain, c’est à nous d’alimenter la mobilisation.

En 2017, les femmes en France sont toujours payées 26% de moins que les hommes comme si elles arrêtaient tous les jours d’être payées à 15h40.

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Affiche Twitter

Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples. Montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilant.es et combatives/ifs pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.

Toutes et tous qui souhaitent participer à cette démarche peuvent diffuser notre tract, mettre notre bandeau sur leur réseaux sociaux mais aussi nous envoyer une photo avec notre affichette elle sera postée sur ce tumblr le 8 mars.

Alors allons y, soyons la vague de notre changement ! Participez

Amitiés féministes et écologistes

La Commission féminisme EELV

Françoise Kiéfé ( fkiefe@gmail.com, 06 44 85 42 54)

LIENS

Sites officiels

* Ouf, le 8 mars n’est plus la journée de “la femme”

* Le 8 mars célèbre la Journée Internationale des Femmes

Autres sites

* Mardi 8 mars 2016 : Journée internationale des droits des femmes

* Louise Michel : une vie d’honnêteté et de fidélité aux idéaux de la Commune

Site AID

* Le 8 mars, c’est la Journée internationale pour les droits DES Femmes ! 1er Mars 2016

* DU COTE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME 9 mars 2013

* 1 journée pour les femmes et 364 pour les hommes 8 mars 2010

* Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. 25 Novembre 2009

* 500 ans de représentations féminines dans l’art 30 Mars 2008

* 98eme JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME 8 Mars 2008


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