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Cherchez l’erreur

Livret A : l’aumône !

L’indice des prix baisse, mais pas le coût de la vie

jeudi 16 juillet 2009 par JMT

Le taux du Livret A sera ramené à 1,25% au 1er août contre 1,75% actuellement, a annoncé la ministre de l’Economie Christine Lagarde jeudi sur RTL.

Le Premier ministre François Fillon a insisté jeudi devant Timothy Geithner, secrétaire au Trésor américain, qu’il recevait à Matignon, sur "l’objectif central" pour la France "d’un retour à terme à l’équilibre des finances publiques".

Les prix à la consommation en France ont baissé pour le deuxième mois consécutif en juin sur un an, de 0,5%, mais cette chute, liée au repli des cours des matières premières, ne signifie pas, selon les économistes, que la France est entrée en déflation.

Les prix des produits de grande consommation dans la grande distribution en France ont reculé de 0,2% en juin par rapport au mois précédent et sont en hausse de 0,5% sur un an, contre +5,3% en juin 2008, a annoncé l’Insee jeudi. En mai, l’indice des prix était resté stable, rappelle l’Institut national de la Statistique.

Le taux du Livret A ramené à 1,25% au 1er août, annonce Christine Lagarde

AFP - jeudi 16 juillet 2009, 14h10

Le taux du Livret A sera ramené à 1,25% au 1er août contre 1,75% actuellement, a annoncé la ministre de l’Economie Christine Lagarde jeudi sur RTL.

Livret A

"J’ai décidé de fixer le taux du livret A à 1,25%, et non pas à 0,25% comme la formule (de calcul automatique) le voudrait", a indiqué Mme Lagarde.

"J’ai pris cette décision sur les recommandations du gouverneur de la Banque de France (..) C’est une recommandation qu’il me fait en raison des circonstances exceptionnelles", a-t-elle ajouté.

La formule de calcul du taux du Livret A, qui se fonde notamment sur l’inflation, devait conduire théoriquement à le ramener à 0,25% au 1er août, au vu du recul des prix à la consommation en juin annoncé jeudi par l’Insee (-0,5% sur un an).

Mais le gouvernement, après recommandation du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a décidé à nouveau d’intervenir pour limiter sa baisse et ménager les épargnants.

"Descendre à 0,25% n’aurait pas été raisonnable (...) compte tenu de la nécessité de bien rémunérer l’épargne des Français par le biais du Livret A", a justifié Mme Lagarde.

"C’était à 1,75%, ça redescend à 1,25%, mais avec une inflation à -0,5%, on est encore mieux servis par le Livret A", a-t-elle noté.

Cette baisse va contribuer à "réduire de nouveau le coût des ressources finançant le logement social et les PME", a fait valoir de son côté M. Noyer dans un communiqué.

Une partie des fonds du Livret A est transformée en prêts aux HLM, tandis que les fonds du Livret de développement durable (LLD, ex-Codevi), dont le taux suit celui du Livret A, servent au financement des PME.

M. Noyer a justifié cette nouvelle dérogation à l’application de la formule de calcul, la quatrième depuis 18 mois, par les "risques" de déstabilisation qu’une baisse de grande ampleur aurait fait peser sur l’épargne des Français.

De 4% en août 2008, le taux du Livret A est tombé à 2,5% en février, puis 1,75% en avril, ce qui a conduit à un net ralentissement de la collecte et même à une collecte négative en mai (retraits supérieurs aux dépôts).

La formule d’ajustement automatique du taux du Livret A, instaurée en 2003 pour dépolitiser ce sujet très sensible, résulte d’une moyenne entre l’inflation et les taux d’intérêt interbancaires (Eonia et Euribor, taux auxquels les banques se prêtent de l’argent). Or, ces deux indicateurs sont fortement orientés à la baisse.

Fillon : le "retour à terme" à l’équilibre budgétaire, un "objectif central"

AFP - jeudi 16 juillet 2009, 13h07

Le Premier ministre François Fillon a insisté jeudi devant Timothy Geithner, secrétaire au Trésor américain, qu’il recevait à Matignon, sur "l’objectif central" pour la France "d’un retour à terme à l’équilibre des finances publiques".

François Fillon et Timothy Geithner

Les deux hommes ont fait "un tour d’horizon de la situation économique internationale", selon un communiqué de Matignon. Ils ont "notamment abordé la question de l’ampleur et de l’efficacité des plans de relance ainsi que la nécessité de résorber les déséquilibres mondiaux".

"Le Premier ministre a souligné l’objectif central pour la France d’un retour à terme à l’équilibre des finances publiques", ajoute le communiqué, alors que les déficits publics atteignent des sommets dans la plupart des pays industrialisés dont la France et les Etats-Unis.

L’entretien a également porté "sur les suites du G20 de Londres" du mois d’avril "et la préparation" du G20 qui aura lieu à Pittsburgh aux Etats-Unis en septembre.

François Fillon a ainsi "rappelé l’importance des décisions prises à Londres en matière de régulation financière et la nécessité de mettre en oeuvre rapidement les décisions adoptées".

Le Premier ministre "a notamment rappelé les positions de la France sur l’application stricte et rapide des principes définis au plan international en matière de rémunération des opérateurs de marché" qui font régulièrement scandale.

Par ailleurs, MM. Geithner et Fillon "ont fait le point sur la question des sanctions contre l’Iran".

En marge d’une rencontre avec la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, à Bercy, M. Geithner a estimé que le système financier américain donnait "des signes de stabilité et de rétablissement" qui sont "fondamentaux" pour faire en sorte que l’économie "progresse à nouveau et crée des emplois".

Concernant la rémunération des dirigeants, le secrétaire au Trésor a par ailleurs jugé qu’il était pas "approprié" pour les gouvernements "de fixer des limites".

"Nous voulons nous assurer que les rémunérations récompensent de bonnes performances (...) et que cela renforce l’objectif fondamental de créer un système plus stable", a-t-il toutefois assuré dans un entretien à Bloomberg TV.

France : les prix encore en baisse, sur un an, en juin

AFP - jeudi 16 juillet 2009, 11h47

Les prix à la consommation en France ont baissé pour le deuxième mois consécutif en juin sur un an, de 0,5%, mais cette chute, liée au repli des cours des matières premières, ne signifie pas, selon les économistes, que la France est entrée en déflation.

Prix en baisse

Par rapport au mois de mai, les prix affichent en revanche une légère hausse 0,1%, a annoncé jeudi l’Insee.

En mai, les prix s’affichaient déjà en baisse par rapport au même mois de 2008 (-0,3%), pour la première fois depuis 1957.

"On voit bien que les pressions déflationnistes sont cantonnées aux produits directement liés aux matières premières", souligne l’économiste Nicolas Bouzou (Asterès).

Ce recul reflète ainsi la chute des prix de l’énergie par rapport au pic de l’été 2008 (-17,4% sur un an) et notamment des produits pétroliers (-26,1%).

"Plus nouveau, les prix de l’alimentation sont enfin en recul (de -0,4%) en raison de la chute du prix des produits frais (-9,2%)", note Nicolas Bouzou.

D’ailleurs, l’indicateur d’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils, comme l’énergie ou les matières premières agricoles) est ainsi stable (+1,5% sur un an, contre +1,6% entre mai 2008 et mai 2009), précise l’Institut national de la statistique.

"On sait bien que la situation va s’inverser dès la fin de l ?été : l ?indice global redeviendra donc positif en glissement annuel très prochainement", estime Alexander Law (Xerfi), assurant que ce chiffre "n’augure pas (en tout cas pour l ?instant) de l’entrée de la France dans une spirale déflationniste".

Déjà lors de l’annonce des chiffres de mai, la ministre de l’Economie Christine Lagarde avait assuré que cette baisse sur un an ne traduisait "nullement une entrée en déflation de notre économie".

La "déflation" est ce cycle vicieux de recul des prix et des salaires destructeur de l’économie et redouté par tous les gouvernements.

"Il serait prématuré de parler de déflation (...) Même si ce risque ne peut être définitivement exclu, nous n’en sommes pas encore là", reconnaît Nicolas Bouzou.

Pour lui, ces baisses de prix "bénéficient plutôt aux ménages à faibles revenus (ceux pour lesquels la part de l’alimentation et de l’énergie est la plus élevée), qui ont aussi la propension à consommer la plus forte".

Par rapport au mois de mai, la hausse des prix de l’énergie (+3,2%) est en grande partie compensée par la baisse des prix des produits frais (-3,8%), relève l’Insee. Hors produits frais, les prix de l’alimentation reculent aussi légèrement en juin (-0,1%).

Le début de la période des soldes explique la baisse des prix des produits manufacturés (-0,2%) et notamment de ceux de l’habillement et des chaussures (-0,8%).

France : baisse des prix en juin dans la grande distribution

AFP - jeudi 16 juillet 2009, 11h30

Les prix des produits de grande consommation dans la grande distribution en France ont reculé de 0,2% en juin par rapport au mois précédent et sont en hausse de 0,5% sur un an, contre +5,3% en juin 2008, a annoncé l’Insee jeudi. En mai, l’indice des prix était resté stable, rappelle l’Institut national de la Statistique.

Grande surface

Dans les hypermarchés, les prix des produits de grande consommation sont stables, alors qu’ils diminuent légèrement dans les supermarchés (-0,2%). Sur un an, les prix des produits de grande consommation progressent très légèrement (+0,1%) dans les hypermarchés et augmentent de 1,2% dans les supermarchés, contre des hausses de 5,7% et de 5,0% un an auparavant.

Dans les autres formes de vente (petits commerces, hard discount, etc...), l ?indice des prix des produits de grande consommation baisse de 0,1% en juin. Sur un an, l ?augmentation s ?établit à 1,9%. Elle atteignait 6,3% en juin 2008.

Dans la grande distribution, les prix des produits alimentaires hors produits frais sont en repli de 0,1% au mois de juin (+0,4% sur un an), après avoir été stables en mai.

Les prix des viandes reculent de 0,2% en juin (+1,1% sur un an), de même que ceux des autres produits alimentaires (-0,5% sur un an), tandis que les prix des boissons sont en hausse de 0,2% (+2,0% sur un an). Les prix des produits d ?entretien et de l’hygiène-beauté baissent de 0,2% (+0,9% sur un an).

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Relier Paris et Marseille en voiture peut coûter cher d’autant plus que les péages ne cessent d’augmenter. Petite consolation : le carburant a baissé..

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Outre-mer : La fermeté de Fillon à la Réunion

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Au 2nd jour de sa visite à La Réunion, François Fillon a affirmé vendredi que l’avenir de l’économie ne passait pas "par l’emploi public"..

Par TF1


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