AID Association initiatives dionysiennes
A la Réunion, comme en métropole

PENDANT LA CRISE, LES LUTTES CONTINUENT

Vont-elles s’étendre ?

jeudi 29 octobre 2009 par JMT

Ce jeudi 29 octobre 2009, le deuxième rendez-vous prévu entre la direction de La Poste et la délégation syndicale des grévistes a tourné court. La direction a refusé de recevoir les six délégués qui se sont présentés, comme cela s’était déjà produit hier. La direction impose un maximum de deux représentants par syndicat. Une condition que conteste les grévistes.

A l’appel de huit organisations syndicales, les employés du pôle emploi Réunion Mayotte ont démarré une grève illimitée, ce jeudi 29 octobre 2009. Ils étaient plus de 70 grévistes reçus dans le bureau de la direction générale, en fin de matinée, pour exposer leurs revendications et témoigner des problèmes psychologiques engendrés par les nouvelles conditions de travail du pôle emploi. Cette réunion a été suivie par une rencontre des délégués syndicaux avec la directrice du cabinet et le directeur du travail de la préfecture. Pour l’heure, une reconduction de la grève est prévue pour lundi.

L’usine Goodyear-Dunlop d’Amiens-Sud était bloquée jeudi par des salariés soutenus par le syndicat Sud-Chimie pour renégocier un nouvel accord d’entreprise sur la réorganisation du travail en 4X8, a-t-on appris de source syndicale et auprès de la direction.

Les salariés du Pôle emploi en entamé un mouvement de grève ce jeudi 29 octobre 2009. Ils protestent toujours contre les conditions de la fusion entre l’ANPE et les ASSEDIC.

L’union régionale des médecins libéraux (URML) est formellement opposée à la vaccination de masse contre la grippe A telle qu’elle a été programmée par les pouvoirs publics.

Plusieurs collectivités menacées par le remboursement d’emprunts "toxiques" ont l’intention de poursuivre en justice les banques ayant octroyé ces prêts.

Réunion Dialogue rompu

La Réunion (IPR) - 29/10/09 17h42

Ce jeudi 29 octobre 2009, le deuxième rendez-vous prévu entre la direction de La Poste et la délégation syndicale des grévistes a tourné court. La direction a refusé de recevoir les six délégués qui se sont présentés, comme cela s’était déjà produit hier. La direction impose un maximum de deux représentants par syndicat. Une condition que conteste les grévistes.

Mercredi 28 octobre 2009 Grève des postiers à Saint-Denis

« Quand ils nous ont vu arriver, les six représentants de la direction se sont levés et ont quitté la salle. C’est une question de principe que nous ne comprenons et n’acceptons pas », déclare Daniel Carron, secrétaire général adjoint de FO-PTT.

Les grévistes ont nommé deux délégués plus un expert des deux syndicats représentés, FO-PTT et la CGT. « Ils viennent avec des experts et refusent que nous fassions la même chose. Nos délégués sont surtout des travailleurs, ils n’ont pas l’habitude des négociations », explique Daniel Carron pour justifier leur refus de réduire leur délégation à quatre représentants.

Un texte réglementaire interne à La Poste nationale qui régit les relations sociales impose deux délégués par syndicat pour ce type de négociation, en période de grève ou pour prévenir tout conflit.

"Nous avons la volonté de poursuivre le dialogue", répond la direction, "simplement nous suivons les règles internes à notre société. Mais nous les avons encore invité à négocier demain"

En cause, le projet "Facteur d’avenir" prévoyant, selon les grévistes, qu’en cas d’absence d’un facteur, sa charge de travail soit répartie sur ses collègues. La direction de la Poste ne retient pas cette définition et préfère parler « d’organisation de travail en équipe ».

« Il n’est pas question d’accepter cette nouvelle organisation, car elle est synonyme d’une charge de travail supplémentaire », lance Daniel Carron, secrétaire départemental adjoint de FO.

Le syndicaliste est pour le maintien de la situation actuelle. « Les agents manquants sont remplacés par des facteurs "volants"(qui n’ont pas de tournée fixe - ndlr) ou par des contractuels », souligne Daniel Carron qui soupçonne une volonté de la Poste de réduire des emplois.

« De plus, la direction veut nous imposer cette réorganisation en nous disant qu’elle n’est de toute façon pas négociable » s’insurge le syndicaliste

« Mis en place par le groupe la Poste, "Facteur d’avenir" est un programme de modernisation de la distribution du courrier. Le projet a été présenté à l’ensemble des organisations syndicales, discuté pendant plusieurs mois et accepté », tempère Thierry Agabalé, directeur des activités courrier et colis de la Poste. Il souligne la nouvelle organisation a été élaborée pour « s’adapter à la nouvelle donne économique ».

Notant que le volume de courrier postal diminue tous les ans de 3 à 4%,
Thierry Agabalé explique que "Facteur d’avenir" est un plan de « travail en équipe ».

Les tournées, dit-il, continueront à se faire comme à l’accoutumée, « mais avec moins de facteurs les jours où il y a moins de courrier ». Dans le même temps, le principe du "facteur volant" est maintenu, Le directeur des activités courrier et colis affirme aussi « nous ne faisons pas autre chose que de formaliser des pratiques qui sont déjà couramment employées dans les bureaux ».

Cilaos, Saint-Louis et Etang-Salé sont déjà en "Facteur d’avenir". Le centre courrier de Saint-Denis compte 94 agents, 28 sont en grève. La ville est desservie par 35 tournées postales.

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Réunion Grève au Pôle Emploi

La Réunion (IPR) - 29/10/09 17h00

A l’appel de huit organisations syndicales, les employés du pôle emploi Réunion Mayotte ont démarré une grève illimitée, ce jeudi 29 octobre 2009. Ils étaient plus de 70 grévistes reçus dans le bureau de la direction générale, en fin de matinée, pour exposer leurs revendications et témoigner des problèmes psychologiques engendrés par les nouvelles conditions de travail du pôle emploi. Cette réunion a été suivie par une rencontre des délégués syndicaux avec la directrice du cabinet et le directeur du travail de la préfecture. Pour l’heure, une reconduction de la grève est prévue pour lundi.

Jeudi 29 Octobre 2009 Gréve pôle emploi 1

« Pôle emploi en panne », pouvait-on lire sur les T-Shirts et bannières des salariés grévistes du pôle emploi Réunion Mayotte. « Marre d’être agressé et menacé par les demandeurs d’emplois », lance un gréviste. Suite à la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC en janvier dernier, les salariés n’ont de cesse de critiquer la réorganisation des bureaux et des emplois.

L’annonce d’une dizaine de suicides de salariés combinée aux nombreux témoignages de dépressions ont conduit huit syndicats (FO, CFDT, CGTR, SNAP (syndicat interne au pôle emploi issu de l’ANPE), SNU-FSU, UNSA, CFE-CGC) à mener ce mouvement de grève. Ils sont 403 agents à avoir répondu à l’appel et 13 sites, sur les 16 de l’île, ont fermé.

La direction régionale et nationale conteste l’importance du nombre de suicides annoncés par les agents du pôle emploi. « Il est vrai que dans la situation actuelle, avec la crise qui s’est développée ces derniers mois à la Réunion et dans le monde, il y a plus de chômeurs que prévus et cumulé avec la réorganisation de la fusion, cela pose des problèmes.

Certains usagers sont plus agressifs que d’habitude notamment", admet Didier Clergeau, directeur régional adjoint du Pôle Emploi Réunion Mayotte. Une plate-forme spécifique a alors été mise en place afin de répondre aux 10 000 appels qu’ils recevaient tous les jours. 11 personnes ont été embauchées et formées pour cela.

Aujourd’hui, la situation s’est un peu calmée, et ils recoivent entre 5.000 et 6.000 appels par jour selon la direction régionale. "Et nous nous efforçons également de former nos agents afin qu’ils puissent répondre le mieux possible aux demandes des usagers. Mais c’est un travail de longue haleine », continue le directeur régional adjoint.

Jeudi 29 Octobre 2009 Gréve pôle emploi 4

Parmi les revendications, le problème de la formation figure en bonne place. Les grévistes demandent « une formation qualifiante dont la durée et les contenus devront être en rapport avec les formations initiales pratiquées auparavant à l’ASSEDIC et à l’ANPE.

La formation de 3 jours qui nous est proposée ne convient pas aux besoins des agents », déclare le syndicaliste Jérôme Payet, porte-parole de l’intersyndicale. « Ce n’est qu’une première étape qui permet de répondre aux questions basiques et d’avoir une première idée du métier que les agents ne connaissent, en effet, pas encore », répond Didier Clergeau.

D’ajouter : « Nous ne pouvons raisonnablement pas former nos 900 agents pendant 10 jours. Logistiquement, ce serait monstrueux et nous devons continuer à assurer notre mission de service public. Nous sommes en cours d’élaboration de la deuxième étape."

Une expérimentation est en cours dans la région centre de métropole. La première étape de la formation de tous les agents du pôle Emploi Réunion Mayotte devrait se terminer en fin d’année 2009 et la deuxième étape devrait être mise en place courant 2010.

L’une de leur revendications principales consiste ensuite à arrêter immédiatement le déploiement « imbécile et inutile » des sites mixtes et la négociation « d’un calendrier réaliste et sérieux » de déploiement de la fusion.

Les usagers doivent rencontrer deux agents, l’un issu de l’ANPE, l’autre de l’ASSEDIC, afin de mettre leur dossier en route. « Les salariés regrettent de ne plus pouvoir accueillir correctement le public dans leurs nouveaux locaux », explique Jérôme Payet.

« A terme, notre objectif est bien de mettre en place des sites uniques. Le fait de travailler sur des sites séparés ne peut pas durer des années. Mais nous couvrons 16 communes. Nous sommes obligés d’attendre de trouver les locaux adaptés dans chacune d’entre elles pour pouvoir avancer », explique la direction.

Un premier site unique a déjà été crée au Tampon,-un site contesté par les salariés-, deux autres devraient voir le jour d’ici à la fin de l’année et d’autres encore sont en projets pour 2010, mais ils ne sont pas concrétisés.

Le plan prévoit la mise en place de la totalité des sites uniques au plus tard pour 2012. Mais pour Jérôme Payet : « travailler dans des locaux provisoires pendant trois ans ce n’est pas tenable. »

Jeudi 29 Octobre 2009 Gréve pôle emploi 5

Par ailleurs, les grévistes réclament la mise en place d’une cellule régionale concernant les risques psychosociaux avec, au préalable, une expertise sur ces risques.

« Nous avons prévu un plan de prévention des risques psychosociaux qui devait être présenté au comité d’hygiène et des conditions de travail mardi dernier (ndlr : le 24 octobre) mais finalement le rendez-vous a été annulé. Il sera présenté prochainement », explique le directeur régional adjoint.

Ce plan prévoit notamment la mise en place d’un groupe pluridisciplinaire pour l’application des mesures prévues par ce plan, qui ne sont pas encore publiques. Un groupe pluridisciplinaire composé de représentants de la direction, de la médecine du travail, d’assistantes sociales et de représentant du personnel.

Les grévistes réclament également une expertise sur les salaires au pôle Emploi Réunion Mayotte, la valorisation des nouvelles compétences ainsi qu’une rencontre immédiate entre la Direction Générale et les organisations syndicale du Pôle emploi Réunion Mayotte pour inventorier les thèmes d’une négociation spécifique régionale avant la signature de la Convention Collective Nationale.

Lors de leur rencontre avec les délégués syndicaux, les représentants du préfet, se sont engagés à faire le point avec la direction nationale et ont assuré qu’ils allaient trouver des réponses concrètes à toutes leurs problématiques, selon le porte-parole de l’intersyndicale.

Un rapport d’expertise a, en outre, déjà été effectué quant aux conditions de déploiement des sites mixtes. Ses conclusions préconisent notamment les demandes formulées par les grévistes et recommande qu’une expertise concernant les risques psychosociaux soit réalisée afin d’établir les mesures nécessaires à l’amélioration des conditions de travail des employés du pôle emploi Réunion Mayotte.

Ce vendredi 30 octobre au matin, le Pôle emploi sera ouvert. Les salariés ont décidé de se rassembler sur leurs lieux de travails respectifs afin de faire un point sur le mouvement de ce jeudi avant de reprendre leur grève ce lundi 2 novembre, devant le Pôle emploi du Tampon, le premier site de l’île à avoir été unifié et « où beaucoup de problème d’accès aux locaux et d’agression ont été notés. Une collègue est en arrêt depuis plusieurs semaines suite à une agression verbale violente. Elle a notamment été menacée », regrette le porte-parole de l’intersyndicale.

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France L’usine Dunlop-Goodyear d’Amiens-Sud bloquée par des salariés

AMIENS (AFP) - 29/10/09 16h37

L’usine Goodyear-Dunlop d’Amiens-Sud était bloquée jeudi par des salariés soutenus par le syndicat Sud-Chimie pour renégocier un nouvel accord d’entreprise sur la réorganisation du travail en 4X8, a-t-on appris de source syndicale et auprès de la direction.

L’entrée de l’usine Goodyear d’Amiens photographiée le 30 avril 2008

"Les gens travaillent depuis dix mois en 4X8 et ils n’en peuvent plus, ils sont épuisés. On fait deux jours du matin, deux jours d’après-midi, deux jours de nuit et deux jours de repos. Mais comme on finit de nuit et qu’on reprend du matin, on n’a même pas un jour et demi de repos", a expliqué à l’AFP Wilfried Lebeaux, délégué Sud.

"C’est la base qui a décidé seule du mouvement", a-t-il ajouté.

Une cinquantaine d’ouvriers ont brûlé des pneus en fin de matinée jeudi devant l’entrée principale de l’usine bloquant l’accès au site, a constaté un photographe de l’AFP.

Selon le syndicaliste Sud-Chimie, le blocage a commencé mercredi soir par au moins 150 salariés, après une séance de négociations sur la réorganisation du travail en 4X8, provoquée par une décision de justice.

Le directeur de l’usine d’Amiens-sud Pierre Novikoff, qui emploie 1.100 salariés, a souligné dans un communiqué qu’on ne pouvait "accepter que quelques personnes prennent en otage toute une usine, empêchent tout approvisionnement et donc toute production".

"L’organisation du travail en 4x8 est incontournable pour la compétitivité et l’avenir de l’usine. La remettre en cause, ce serait remettre en cause l ?avenir même du site", a-t-il ajouté.

"On demande à revoir le temps de travail. En ce moment on travaille avec quatre équipes, on demande à revenir à cinq. Et puis on demande de vraies compensations financières, on n’arrive plus à vivre. Certains touchent à peine 70 euros par mois en contrepartie et les dimanches ne sont pas payés à 100%", a expliqué le syndicaliste Sud-Chimie.

Contrairement aux salariés de l’usine voisine Goodyear-Dunlop d’Amiens-Nord qui emploie 1.400 salariés, ceux de l’usine d’Amiens-Sud avaient accepté de signer un accord de réorganisation du travail en 4x8 après un référendum du personnel.

Début septembre, cette réorganisation du travail en 4X8 à Amiens-Sud a été remise en cause par le tribunal de grande instance d’Amiens et a obligé la direction a renégocier un accord avec les syndicats du site.

Par ailleurs, le tribunal de grande instance de Nanterre a suspendu fin août un plan de restructuration prévoyant 820 suppressions d’emploi à Amiens-Nord.

Le plan social annoncé le 26 mai par la direction s’était révélé deux fois supérieur à une précédente restructuration touchant 402 emplois, que le tribunal de Nanterre avait déjà interdit en novembre 2008 pour non respect des procédures légales.

Pour expliquer les raisons du plan social, la direction de Goodyear-Dunlop - qui emploie 3.500 personnes en France - avait invoqué la crise automobile mais également le refus de la CGT, syndicat globalement majoritaire, d’accepter en juillet 2008 la nouvelle organisation du travail en "4x8".

Une prochaine réunion de négociations est prévue vendredi.

Réunion Grève au Pôle emploi

La Réunion (IPR) - 29/10/09 13h00

Les salariés du Pôle emploi en entamé un mouvement de grève ce jeudi 29 octobre 2009. Ils protestent toujours contre les conditions de la fusion entre l’ANPE et les ASSEDIC.

Jeudi 29 Octobre 2009 Gréve pôle emploi

Les grévistes réclament l’élaboration d’un « calendrier sérieux et réaliste du déploiement de la fusion » et « l’arrêt immédiat du déploiement imbécile et inutile sur les sites (du Pôle emploi - ndlr) ». Ils réclament aussi des formations qualifiantes qui leur permettront d’exercer un métier qui n’était pas forcément le leur jusqu’à présent.

En milieu de matinée ce jeudi, les 70 grévistes présents à Saint-Denis ont été reçus par M. Minatchy, directeur régional du Pôle emploi. Ils doivent ensuite être reçus en préfecture. Les grévistes décideront l’issue de cet entretien s’ils poursuivent ou non leur mouvement.

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Réunion Non à la vaccination de masse

La Réunion (IPR) - 29/10/09 10h30

L’union régionale des médecins libéraux (URML) est formellement opposée à la vaccination de masse contre la grippe A telle qu’elle a été programmée par les pouvoirs publics.

Jeudi 29 0ctobre 2009 Conférence de presse de l’URML

« Nous ne sommes pas contre la vaccination, mais contre la campagne massive décrétée par une circulaire gouvernementale en date du 21 août » a souligné l’URML dans une conférence presse tenue ce jeudi 29 octobre 2009. Les médecins sont contre l’ouverture de centres spécifiquement dédiés à la vaccination et à la mobilisation d’équipes de "vaccineurs".

« Ces moyens sont disproportionnés par rapport à la situation » a commenté l’URML. L’épidémie de grippe A est en effet terminée à La Réunion. À noter que la décision de s’opposer à la vaccination de masse a été prise à l’unanimité des 1 200 médecins adhérents de l’URML.

Un sondage réalisé par Abaksys, à la demande de l’URML, montre que 70% de la population n’a pas l’intention de se faire vacciner, et que parmi les parents d’enfants d’âge scolaire, une proportion comparable refuse la vaccination à l’école pour ses enfants.

52,1% des personnes interrogées disent ne pas avoir confiance dans ces vaccins, 47,1% préfèrent demander conseil à leur médecin traitant, 11,1% des gens refusent la vaccination parce qu’ils pensent avoir déjà attraper la grippe et 6,9% refusent d’aller dans un centre de vaccination de masse.

Ce plan de vaccination de masse du ministère impose « un minimum d’1 centre pour 100.000 habitants. Sur l’île, la DRASS a prévu l’ouverture de 20 centres, soit 2,5 fois plus de centres de vaccination de masse que demandé par le ministère.

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Emprunts - Les villes se rebellent contre les banques

O. L. avec agence le 26/10/2009 - 16h19

Plusieurs collectivités menacées par le remboursement d’emprunts "toxiques" ont l’intention de poursuivre en justice les banques ayant octroyé ces prêts.

Crédit Photo : SXC.HU Image d’archives Billets en euros

Les villes contre-attaquent... Plusieurs collectivités locales françaises menacées par le remboursement d’emprunts "toxiques" ont dit lundi avoir l’intention de poursuivre en justice les banques ayant octroyé ces prêts.

Les villes de Saint-Etienne et Rouen, le conseil général de Seine-Saint-Denis et la communauté urbaine de Lille, entre autres, ont contracté avant la crise financière des prêts aux taux variables, indexés sur des indices.

Les élus s’inquiètent pour la santé financière de leurs collectivités à partir de 2010, lorsque les échéances flamberont. Le maire socialiste de Saint-Etienne, Maurice Vincent, a annoncé lors d’une conférence de presse sa volonté de poursuivre la Deutsche Bank , qui a octroyé à la ville pour 20 millions de prêts toxiques sous la précédente mandature.

"Nous demandons l’annulation de ces contrats et nous estimons avoir de bonnes chances de l’obtenir", a dit le maire, estimant que son prédécesseur (Michel Thiollière, UMP) n’a pas été suffisamment informé des risques et qu’il n’était "pas habilité à signer de tels contrats". "Ce sont des bombes à retardement", résume Maurice Vincent.

La livre sterling et le franc suisse...

Selon la mairie, le montant actuel des emprunts toxiques pour Saint-Etienne s’élève à 190 millions d’euros. Pour se débarrasser de ces emprunts, la municipalité devrait payer 80 millions d’euros supplémentaires, précise-t-on de même source.

La négociation est la solution privilégiée par Dexia selon Jean-Luc Guitard, directeur commercial de la filiale française de la banque entre 2001 et 2008. Celui-ci, lassé d’être pointé du doigt, affirme dans Le Parisien que ses nombreux clients ayant souscrit des emprunts structurés ont économisé au total 500 millions d’euros d’intérêts grâce à ce type de financements.

Ces emprunts "toxiques" ont déjà des répercussions sur la fiscalité locale. En 2009, la municipalité a augmenté les impôts locaux de 7,5%, "dont 2,5% destinés à lutter contre les emprunts toxiques".

Et pour 2010, il faudrait une nouvelle hausse de 4% si les banques ne transigent pas. L’emprunt Deutsche Bank est basé sur la parité entre la livre sterling et le franc suisse !

La municipalité se dit contrainte de saisir la justice "car la banque allemande ne veut rien entendre" sur la révision de cet étrange prêt. Elle se trouve également dans une situation délicate avec la Royal Bank of Scotland , ainsi qu’avec Dexia, le premier fournisseur de prêts aux collectivités.

La Seine-Saint-Denis, c’est de la bombe...

Saint-Etienne, la ville la plus touchée, a été rejointe dans sa lutte par la Seine-Saint-Denis. Le président du conseil général, le socialiste Claude Bartolone, a envoyé lundi un courrier de mise en demeure à cinq banques à ce sujet (Dexia, Banques Populaires-Caisses d’Epargne , Société générale , Crédit Agricole et Depfa Bank) et menace de "faire trancher cette affaire devant la justice". La dette du département repose à 97% sur des emprunts à risques. Il estime que ces emprunts deviendront dangereux à partir de juin 2010.

Claude Bartolone regrette dans un communiqué que la "charte de bonne conduite" entre l’Etat, les collectivités locales et les banques, "imaginée par le gouvernement dans l’urgence de l’actualité des emprunts toxiques, (ne soit) toujours pas signée en dépit des avertissements sérieux de la Cour des Comptes".

Dans un rapport rendu en février dernier, la Cour des comptes estime que les choix de contracter des emprunts structurés s’apparentent "à une démarche spéculative et, de ce fait, sont critiquables".

VIDEOS

Rassemblement de travailleuses sans papiers à Paris

PARIS (France) (AFPTV) (AFP) - 29/10/09 01h18

De 200 à 300 femmes travaillant sans papiers, essentiellement comme femmes de ménage, gardes d’enfants ou de personnes âgées, se sont rassemblées mercredi devant la gare Saint-Lazare à Paris, pour exiger leur régularisation.

VPC : La Camif fait son come-back

Le 24 octobre 2009 - 20h00

La renaissance d’un grand nom de la vente par correspondance : la Camif. Un repreneur relance le site camif.fr avec une dizaine d’ex salariés de Niort..

Par TF1


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