AID Association initiatives dionysiennes
L’UMP joue son sort à quitte ou double !

SECURITE, QUE DE CONNERIES ON FAIT EN TON NOM !

Mais le réflexe sécuritaire et xénophobe risque de bénéficier plus au FN !

samedi 7 août 2010 par JMT

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a annoncé samedi qu’il ferait ce mois-ci à Nicolas Sarkozy des "propositions de mise en oeuvre juridique" de la déchéance de nationalité française, notamment pour les faits de meurtres de policiers ou de polygamie

Le ministre de l’Immigration Eric Besson admet, dans une interview publiée samedi Le Figaro, que la déchéance de nationalité en cas de polygamie, proposée par le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, est "complexe".

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, a estimé vendredi à Bogota que la France n’avait "pas vocation à accueillir 2,5 millions de roms roumains", un dossier sur lequel l’Europe doit selon lui "se mobiliser".

Environ 300 personnes se sont rassemblées vendredi soir devant la mairie de la Courneuve pour "dénoncer les violences policières", une semaine après l’évacuation par la police d’occupants de la barre Balzac, dans la cité des 4.000.

Un camp illégal où vivaient dans des conditions très précaires 135 Roms de Roumanie a été évacué vendredi matin par la police à Saint-Etienne, dix jours après l’annonce par l’Elysée du démantèlement, dans les trois mois, de 300 camps similaires.

Avec ses nouvelles mesures sécuritaires, Nicolas Sarkozy "attise dangereusement les sentiments anti-immigrés", juge vendredi le New York Times, dans un éditorial qui condamne les "calculs politiques à court terme" du président français.

Le Figaro offre à Sarko un sondage biaisé et surréaliste qui prétend par exemple…

Un camp illégal où vivaient au moins une centaine de Roms de Roumanie depuis le mois de mai, sur un terrain municipal de Saint-Etienne, dans le centre de la France, a été évacué vendredi par la police, a-t-on appris auprès de l’association "Réseau Solidarité Roms".

Les tirs essuyés mercredi soir par des policiers qui contrôlaient un véhicule à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) ne les visaient pas, ont assuré vendredi des sources proches du dossier, contrairement à ce qu’a affirmé le syndicat de police Alliance.

Le secrétaire national du PS en charge de la sécurité, Jean-Jacques Urvoas, affirme dans Libération vendredi que son parti, s’il revenait au pouvoir, examinera les lois votées depuis 2002 par la droite sur la sécurité pour "garder ce qui fonctionne" et changer ce qui doit l’être.

L’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard dénonce avec virulence dans Marianne les dernières mesures annoncées par Nicolas Sarkozy sur la sécurité, estimant "qu’il le paiera" et que le projet de condamner les parents d’enfants délinquants remonte à "Vichy" et aux "nazis".

Les trois derniers hommes encore en garde à vue après une vaste opération de police à Grenoble mercredi, liée au braquage du casino d’Uriage, ont été remis en liberté jeudi peu après que le ministre de l’Intérieur eut installé le GIR de l’Isère.

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a installé jeudi le Groupe d’intervention régional (GIR) de l’Isère, "le premier" à vocation départementale hors Ile-de-France, pour "contribuer à la sécurisation des quartiers sensibles de Grenoble", en proie à de récentes violences.

Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a assuré jeudi que "chacun sait qu’il y a des liens" entre immigration et délinquance, voyant dans la "question des étrangers" un "problème majeur dans notre pays".

L’ex-garde des Sceaux Rachida Dati estime que "quelque chose n’a pas marché" dans la lutte contre la délinquance, dans une interview à paraître vendredi dans le magazine féminin Grazia, où elle critique à mots à peine voilés le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux.

La police a mené mercredi soir une vaste opération de sécurité associant ses différents services dans un quartier sensible de Perpignan, a annoncé la préfecture des Pyrénées-Orientales.

La numéro 2 du MoDem Marielle de Sarnez a appelé jeudi à une "stratégie de long terme" dans la lutte contre l’insécurité et a notamment estimé que l’Etat devait être "présent, sous toutes ses formes" dans les quartiers difficiles.

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a qualifié jeudi de "provocation" et d’"invitation surréaliste" la proposition de débat sur la sécurité faite par Xavier Bertrand (UMP) à Martine Aubry (PS), le conviant à s’adresser à Nicolas Sarkozy, vu son "échec" dans ce domaine.

Le député PS Arnaud Montebourg a estimé mercredi que la France est "devenue un territoire où la République est en train de se retirer", en raison de l’échec "carabiné" de la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy.

SOS Racisme a protesté mercredi contre "les propos scandaleux tenus une fois de plus par des responsables de la majorité" sur la déchéance de nationalité.

Si la droite perd l’élection présidentielle de 2012, ce ne sera pas une défaite comme les autres. La dégradation du climat politique renforce la menace qui pèse sur elle.

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Déchéance de nationalité : Hortefeux fera ce mois-ci des propositions juridiques à Sarkozy

AFP, Mise a jour : samedi 7 août 2010 11:19

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a annoncé samedi qu’il ferait ce mois-ci à Nicolas Sarkozy des "propositions de mise en oeuvre juridique" de la déchéance de nationalité française, notamment pour les faits de meurtres de policiers ou de polygamie.

"Je ferai des propositions d’ici à la fin du mois au président de la République pour la mise en oeuvre juridique de la mesure de déchéance de la nationalité contre les auteurs d’homicides de dépositaires de l’autorité publique, de polygamie et d’excision", a déclaré M. Hortefeux, en déplacement à Perpignan.

Il a assuré que ces propositions se feraient "en liaison" avec ses collègues de la Justice, Michèle Alliot-Marie, et de l’Immigration, Eric Besson.

Ce dernier a reconnu samedi dans un entretien au Figaro que la déchéance de nationalité en cas de polygamie proposée par M. Hortefeux était "complexe (...) sur un plan juridique". M. Besson a par ailleurs annoncé qu’il présentera un amendement en septembre dans le cadre du projet de loi sur l’immigration pour que l’acquisition de la nationalité française "ne soit pas automatique pour les jeunes ancrés dans la délinquance", selon les voeux de M. Sarkozy.

Le chef de l’Etat avait annoncé fin juillet son intention de retirer la nationalité française "à toute personne d’origine étrangère" qui aurait "volontairement porté atteinte" à la vie d’un policier, d’un gendarme, ou de tout autre "dépositaire de l’autorité publique".

AFP/Archives Documents de naturalisation en mars 2002

Le ministre de l’Intérieur avait même proposé d’aller plus loin en étendant les possibilités de déchéance de nationalité à l’excision, la traite d’êtres humains et la "délinquance grave".

Actuellement, les possibilités de déchéance de la nationalité sont strictement encadrées par la loi. L’Article 25 du code civil, la dernière fois modifié par la loi Guigou du 16 mars 1998, prévoit que "l’individu qui a acquis la qualité de Français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d’Etat, être déchu de la nationalité française, sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride".

La déchéance peut être prononcée notamment en cas de condamnation "pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme".

Déchéance de nationalité : complexe juridiquement en cas de polygamie, admet Eric Besson

AFP, Mise a jour : samedi 7 août 2010 10:55

Le ministre de l’Immigration Eric Besson admet, dans une interview publiée samedi Le Figaro, que la déchéance de nationalité en cas de polygamie, proposée par le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, est "complexe".

AFP/Archives Eric Besson à l’Elysée le 28 Juillet 2010

"Sur un plan politique, nous devons lutter avec détermination contre la polygamie et l’excision. Mais, sur un plan juridique, la déchéance est complexe à envisager, notamment pour la polygamie. Cela devra être arbitré après un travail interministériel, notamment avec le ministère de la Justice", précise M. Besson.

Par ailleurs le ministre de l’Immigration annonce qu’il présentera un amendement en septembre dans le cadre du projet de loi sur l’immigration pour que l’acquisition de la nationalité française "ne soit pas automatique pour les jeunes ancrés dans la délinquance", selon les voeux du président de la République Nicolas Sarkozy.

Interrogé sur la question du séjour en France des Roms, dont l’essentiel viennent de Roumanie, M. Besson annonce qu’il se rendra à Bucarest le 9 et 10 septembre avec Pierre Lellouche, secrétaire d’État aux Affaires européennes.

"Je me réjouis que le gouvernement roumain ait nommé récemment un secrétaire d’État à la Réinsertion des Roms", ajoute M. Besson qui attend "beaucoup" du nouveau fichier Oscar qui permettra "d’identifier les Roms qui reviennent en France pour bénéficier à nouveau de l’aide au retour volontaire".

Les étrangers bénéficiant du retour aidé dans leur pays, les Roms en particulier, devront en effet laisser leurs empreintes digitales en septembre dans un fichier validé par la CNIL. Ce fichier, dénommé Oscar (Outil simplifié de contrôle des aides au retour), a été créé par un décret le 26 octobre 2009. Il est déjà actif sous forme de bases de données comprenant l’identité des personnes ayant bénéficié de l’aide au retour (billet d’avion + 300 euros d’aide à l’insertion).

La France n’a pas vocation "à accueillir 2,5 millions de roms roumains"estime Lellouche

AFP, Mise a jour : samedi 7 août 2010 08:51

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, a estimé vendredi à Bogota que la France n’avait "pas vocation à accueillir 2,5 millions de roms roumains", un dossier sur lequel l’Europe doit selon lui "se mobiliser".

AFP/Archives Pierre Lellouche à Paris le 27 Juillet 2010

"Après une nouvelle vague de chiffres montrant une hausse des actes de délinquance des mineurs (roms) j’ai saisi le Conseil européen pour dire que cela ne pouvait plus durer", a déclaré le secrétaire d’Etat à l’AFP.

"L’Europe doit se mobiliser (...) nous n’avons pas vocation, nous les Français, à accueillir 2,5 millions de roms roumains", a-t-il ajouté en soulignant que la liberté de circulation des personnes au sein de l’Union européenne "n’était pas la liberté d’exploiter des enfants".

M. Lellouche — qui représentera la France lors de la cérémonie d’investiture du président élu colombien Juan Manuel Santos, samedi — a cependant salué la nomination en Roumanie d’un secrétaire d’Etat chargé de la réinsertion des Roms, Valentin Mocanu, qui s’occupera notamment des personnes rapatriées de France.

Cela dénote d’une "prise de conscience des autorités roumaines dont je me félicite", a-t-il déclaré.

Paris préconise le démantèlement de la moitié des camps illégaux de Roms en France d’ici trois mois et des reconduites à la frontière "quasi immédiates" vers la Roumanie et la Bulgarie pour les Roms ayant commis des délits.

Les "gens du voyage", terme français regroupant diverses ethnies tsiganes et les Roms représentent au total 400.000 personnes en France (dont 95% ont la nationalité française). Les Roms représentent 15.000 personnes. En Roumanie, ils seraient entre 500.000 et 2,5 millions, selon les estimations.

Une vingtaine d’associations roumaines ont envoyé vendredi une lettre à Pierre Lellouche l’invitant à visiter des communautés Roms de Roumanie pour y voir les conditions "dignes du Moyen Age" dans lesquelles vit cette minorité.

La Courneuve : rassemblement pour "dénoncer les violences policières"

AFP, Mise a jour : vendredi 6 août 2010 23:08

Environ 300 personnes se sont rassemblées vendredi soir devant la mairie de la Courneuve pour "dénoncer les violences policières", une semaine après l’évacuation par la police d’occupants de la barre Balzac, dans la cité des 4.000.

AFP/Archives Des policiers devant la barre Balzac de la cité des 4000 à La Courneuve en 2005

Plusieurs personnes évacuées étaient présentes ainsi que des représentants associatifs et le rappeur Youssoupha.

"Nous avons subi par deux fois une forme de violence de la part de la police, lors de l’expulsion d’abord puis le 21 juillet lorsque la police a employé la force pour évacuer des femmes assises pacifiquement devant la barre", a dénoncé Aboubakar Touré, représentant des familles expulsées, interrogé par un journaliste de l’AFP.

"Lors de cette intervention, les policiers ont arrêté dans un premier temps le porte-parole du DaL (Droit au Logement) puis moi-même afin que nous ne soyons pas présents lors de la suite de l’opération", a ajouté M. Touré.

Pour Eros Sana, qui se présente comme "un simple citoyen revendiquant ses droits pour lui-même et les autres", les images diffusées sur Dailymotion sont choquantes car "on y voit des femmes, assises, pacifiques, avec leurs enfants, faire ce que toute personne de ce pays a le droit de faire, à savoir demander un traitement d’égalité, et on leur envoie la police, dont la mission première est de les protéger normalement".

"Ce que l’on a du mal à saisir, c’est que malgré le buzz sur internet, les médias français n’ont quasiment pas parlé de ce qui s’est passé, les images ont été diffusées quasiment exclusivement par les médias étrangers", dénonce une jeune femme qui a souhaité gardé l’anonymat.

"Est-ce que le préfet, qui a donné son aval à une telle opération, et le ministre de l’intérieur, son supérieur hiérarchique qui a été condamné pour des propos racistes, peuvent continuer à exercer leur mission après cela ? Dans une démocratie, ils devraient démissionner" a conclu Eros Sana.

Le 21 juillet la police est intervenue devant la barre Balzac, dans la cité des 4.000 à la Courneuve, pour évacuer des occupants qui s’y étaient installés. Les images de l’intervention, montrant entre autres une femme traînée au sol alors qu’elle a son bébé dans le dos, ont été visionnées plus de 600.000 fois sur le site Dailymotion.

Des Roms évacués d’un camp à Saint-Etienne et invités à quitter la France

AFP, Mise a jour : vendredi 6 août 2010 18:38

Un camp illégal où vivaient dans des conditions très précaires 135 Roms de Roumanie a été évacué vendredi matin par la police à Saint-Etienne, dix jours après l’annonce par l’Elysée du démantèlement, dans les trois mois, de 300 camps similaires.

AFP Des Roms évacués de leur camp parlent avec des policiers le 6 Août 2010

L’opération, impliquant 120 policiers et CRS, a débuté peu avant l’aube et s’est terminée en fin de matinée. Le secteur avait été bouclé par la police, empêchant la presse et nombre d’associations de s’approcher du camp, a constaté l’AFP.

"Il est clair que ce que j’ai fait ce matin est dans la ligne de la consigne présidentielle", a déclaré le préfet de la Loire, Pierre Soubelet, lors d’une conférence de presse

"Il y a des consignes récentes qui visent à demander aux Roms de rentrer chez eux. Il n’y a pas d’avenir pour les Roms en situation irrégulière. Je suis dans l’incapacité de loger ou d’héberger" ces personnes, a-t-il poursuivi.

Il s’agit d’une des premières expulsions d’ampleur depuis la réunion sur les Roms et les gens du voyage le 28 juillet, présidée par Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé, outre l’évacuation de 300 camps, des reconduites à la frontière "quasi-immédiates" pour les Roms qui auraient commis des fraudes ou des atteintes à l’ordre public.

"C’est la onzième évacuation d’un camp illicite depuis le début de l’année dans la Loire. La seule différence, c’est que ce matin nous leur avons notifié une invitation à quitter le territoire : ils ont un mois" pour partir, a indiqué le préfet.

Dix adultes et huit mineurs ont accepté un retour volontaire en Roumanie. 44 ont fait l’objet d’une mesure d’éloignement.

Selon le préfet, le nombre de Roms arrivés dans la Loire "a crû de façon significative depuis 6 ou 7 mois". 300 personnes "d’origine rom" séjournent dans l’agglomération de Saint-Etienne, a-t-il précisé.

Il a qualifié cette évolution de "préoccupante" et a souhaité "des signes de fermeté." "On est arrivés à un point de non-retour", a encore dit le préfet.

L’évacuation du camp fait suite à une ordonnance de justice, après une plainte de la mairie socialiste, propriétaire du terrain. La mairie, contactée, n’a pas souhaité réagir.

Le campement était composé "d’habitations de fortune et de tentes" installées "à la hâte par des Roms qui avaient été expulsés de deux squats de la ville en mai dernier", selon une association de soutien.

Plus de la moitié des 135 occupants habituels était néanmoins absente, ayant eu vent de l’imminence de l’opération.

Vendredi soir, les Roms expulsés cherchaient un parc ou un terrain pour dormir, alors que de nombreux policiers patrouillaient encore autour de Saint-Etienne. Ils ont cependant pu retourner chercher tentes et couvertures dans le campement évacué.

Une quarantaine d’entre eux s’était installée dans l’après-midi sur les marches de l’Hôtel de Ville.

"Ils sont abandonnés sur le trottoir par tout le monde, la mairie, la préfecture, le conseil général, on n’a eu contact avec aucun élu, alors que c’est eux qui les ont expulsés", a déploré Georges Gunther, membre du réseau Solidarité Rom.

Le New York Times condamne la politique migratoire de Sarkozy

AFP, Mise a jour : vendredi 6 août 2010 18:13

Avec ses nouvelles mesures sécuritaires, Nicolas Sarkozy "attise dangereusement les sentiments anti-immigrés", juge vendredi le New York Times, dans un éditorial qui condamne les "calculs politiques à court terme" du président français.

AFP/Getty Images/Archives Le siège du New-York Times le 7 Décembre 2009

Le prestigieux quotidien new-yorkais dénonce en particulier le projet de retrait de la nationalité française aux délinquants d’origine étrangère coupables de polygamie, d’excision ou ayant atteint à la vie d’un membre des forces de l’ordre.

Rappelant qu’aux Etats-Unis la citoyenneté américaine, qu’elle soit de naissance ou acquise, est protégée par le 14e amendement, le New York Times écrit que "Nicolas Sarkozy, qui aime être appelé Sarko l’Américain, attise dangereusement les passions anti-immigrés pour des calculs politiques à court terme".

"Et ce, dans un pays qui a longtemps défendu avec orgueil le principe d’égalité devant la loi de tous les citoyens français", poursuit le journal, rappelant que M. Sarkozy a épousé une Italienne naturalisée Française, Carla Bruni, et a pour père un immigrant Hongrois, Pal, qui a également acquis la citoyenneté française.

Le principe d’égalité devant la loi "s’applique" à l’épouse et au père du président français "et doit s’appliquer à n’importe qui d’autre", tranche le New York Times.

Le quotidien revient également sur le démantèlement de camps illégaux de Roms et le renvoi de leurs occupants en Roumanie et en Bulgarie, "deux pays membres de l’Union européenne".

"Faire campagne contre les immigrés est populaire chez les électeurs français de souche et M. Sarkozy ne s’en est jamais caché. Il a bâti sa campagne présidentielle de 2007 sur son bilan d’homme à poigne (et aux mots incendiaires) lorsqu’il était ministre de l’Intérieur", poursuit le journal.

Mais alors que la cote de popularité du chef de l’Etat est "au plus bas" et que le Front National reprend des forces avec Marine Le Pen, "il est allé plus loin, inquiétant les membres de la droite traditionnelle".

Ces derniers, conclut le Times, "ont raison de s’inquiéter, et (M. Sarkozy) est, à tort, aventureux d’ignorer leurs conseils de prudence".

Manipulation de l’opinion !

par Luc Douillard 5 Août 2010

Le Figaro offre à Sarko un sondage biaisé et surréaliste qui prétend par exemple… :

Logo LeMonde.fr

- Que 64% des électeurs d’Olivier Besancenot approuvent la peine incompressible de 30 ans pour assassinat de policier ! Rien que cela !

- Que 66% de l’électorat du Modem s’enthousiasment pour les « retraits de nationalité » (Notez que le questionnaire de l’IFOP n’a pas osé dire « déchéance de nationalité », expression trop abrupte, pour faciliter l’orientation des réponses) , alors que Bayrou avait pourtant condamné la dangerosité du discours sécuritaire de Sarkozy le 2 août sur Europe 1.

- Que 53% des électeurs des Verts applaudissent spontanément « la mise en place de 60 000 caméras de vidéo-surveillance d’ici à 2012 » !

Le reste du sondage à est l’avenant. Exigeons la publication des réponses brutes de ce sondage avant redressement. Exigeons des explications sur sa méthodologie. Un sondage où n’apparaissent d’ailleurs pas les « Ne sais pas » et les « Sans opinion ».

Un sondage incroyable qui présente un visage exécrable de la France destiné à nous humilier, à nous sidérer, et à nous décourager en nous croyant isolés.

Téléchargez le rapport sur le sondage depuis le site du Figaro ou depuis le site AID

Un triple merci pour finir :

1 - Merci, vraiment à l’IFOP-Figaro d’offrir un sondage cousu main pour que Sarko puisse partir tranquille en vacances.

2 - Merci à l’Elysée d’avoir sur-gonflé les budgets pharaoniques des sondages secrets d’initiés depuis plusieurs années, afin entre autres d’influencer l’industrie des instituts d’opinion.

3 - Merci, oui, à ces instituts de sondage de se préparer déjà à désigner, à la barbe du peuple de gauche, le candidat de gauche qui sera prétendument le « mieux placé », afin… de permettre à Sarko d’être réélu facilement en 2012.

Première évacuation d’un camp illégal de Roms depuis l’annonce de Sarkozy

AFP, Mise a jour : vendredi 6 août 2010 14:06

Un camp illégal où vivaient au moins une centaine de Roms de Roumanie depuis le mois de mai, sur un terrain municipal de Saint-Etienne, dans le centre de la France, a été évacué vendredi par la police, a-t-on appris auprès de l’association "Réseau Solidarité Roms".

AFP/Archives Evacuation dans le calme d’un campement illégal de 230 Roms, majoritairement roumains par les gendarmes mobiles le 28 Août 2007

C’est le premier camp illégal de Roms évacué en France depuis l’annonce par le président Nicolas Sarkozy, le 28 juillet, d’une série de mesures contre "certains" Roms et gens du voyage, et notamment l’annonce de l’évacuation de 300 camps illégaux dans les trois mois.

L’opération d’expulsion des Roms a commencé un peu après l’aube et s’est terminée peu avant midi. Le secteur a été totalement bouclé par la police pendant plusieurs heures, ce qui devait empêcher la presse et nombre d’associations de s’approcher du camp, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le camp évacué à Saint-Etienne était composé "d’habitations de fortune et de tentes" installées "à la hâte par des Roms qui avaient été expulsés de deux squats de la ville en mai", a expliqué à l’AFP Marie-Pierre Manevy, représentante de l’association.

"Nous avions refusé il y a deux ans ce terrain, proposé par la mairie pour les gens du voyage, car il ne nous paraissait pas adapté. Depuis que les Roms y vivaient, la municipalité y avait toutefois fait installer deux points d’eau et des toilettes chimiques", a-t-elle précisé.

"Sur ce terrain, il y avait énormément d’enfants qui étaient scolarisés et vivaient dans une situation lamentable", a de son côté déclaré Georges Gunther, un autre membre du "Réseau Solidarité Roms".

Le 30 juillet, des familles roms avaient été expulsées d’une maison abandonnée qu’elles squattaient depuis plusieurs mois à Montreuil, dans la région parisienne.

Une cinquantaine de personnes, dont des enfants, selon l’association la Voix des Roms, une trentaine selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, avaient été expulsées par des policiers, en collaboration avec un policier roumain.

Villiers-le-Bel : les tirs ne visaient pas la police

AFP, Mise a jour : vendredi 6 août 2010 13:37

Les tirs essuyés mercredi soir par des policiers qui contrôlaient un véhicule à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) ne les visaient pas, ont assuré vendredi des sources proches du dossier, contrairement à ce qu’a affirmé le syndicat de police Alliance.

AFP/Archives Un policier en faction à Paris le 9 Juin 2009

"Le tirs n’étaient pas dirigés contre les policiers. Il s’agit d’une lutte entre bandes. Ils ont échangé des tirs et les jeunes, qui se sont dirigés vers les policiers, fuyaient", a expliqué une source à l’AFP.

"Il y a eu des échanges (de tirs) entre jeunes. Certains se sont réfugiés auprès des policiers qui contrôlaient un véhicule", a confirmé une autre source.

Jeudi, le syndicat Alliance, deuxième syndicat de gardiens de la paix, avait annoncé que des policiers des UTeQ (Unités territoriales de quartier), qui contrôlaient un véhicule, avaient essuyé mercredi soir des tirs par arme à feu à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) sans qu’il y ait de blessés.

"Grenoble, Auxerre et maintenant Villiers-le-Bel (...). Ces tirs sont perpétrés par des criminels prêts à tuer pour empêcher l’interpellation d’un malfaiteur !", avait dénoncé Alliance Police Nationale.

Alliance a maintenu sa version, dans un communiqué transmis vendredi à l’AFP.

"Alliance Police Nationale précise que les informations qu’il révèle sont basées sur le télégramme officiel, les constatations et les rapports des fonctionnaires de police de l’UTeQ concernés, présents sur les lieux et qui ont bien constaté les déflagrations des tirs et les impacts de ces mêmes tirs à deux mètres d’eux", selon ce communiqué.

"Alliance Police Nationale estime que +les sources proches de l’enquête+ qui contredisent les premiers faits rapportés seraient plus inspirées de faire connaître ses propres conclusions à la fin de l’enquête, lorsque les auteurs auront été identifiés, interpellés et auditionnés", ajoute le syndicat.

Contacté par l’AFP, le parquet n’a pas fait de commentaire. La sûreté départementale est chargée de l’enquête.

Sécurité : en cas de victoire en 2012, le PS ferait le tri et garderait "ce qui fonctionne"

AFP, Mise a jour : vendredi 6 août 2010 13:26

Le secrétaire national du PS en charge de la sécurité, Jean-Jacques Urvoas, affirme dans Libération vendredi que son parti, s’il revenait au pouvoir, examinera les lois votées depuis 2002 par la droite sur la sécurité pour "garder ce qui fonctionne" et changer ce qui doit l’être.

AFP/Archives Contrôle de police à la Ville Neuve de Grenoble le 18 Juillet 2010

"Nous proposerons une évaluation générale des lois votées depuis 2002 et de leur impact réel en terme d’efficacité pour la lutte contre la délinquance et de risques pour les libertés républicaines", explique le responsable socialiste.

Accusant la droite d’avoir "démantelé la police de proximité avant d’en tirer un bilan", M. Urvoas assure que "la gauche ne s’enfermera pas dans un tel dogmatisme et saura faire le tri pour garder ce qui fonctionne", tandis que "ce qui doit être changé le sera".

La droite a adopté de nombreuses loi sur la sécurité depuis 2002, notamment de lutte contre la récidive.

Interrogé par le quotidien sur les "mesures concrètes" qu’il faudrait prendre en matière de prévention de la délinquance, M. Urvoas cite notamment la création de "travaux d’intérêt éducatif dans les établissements scolaires" pour éviter le recours à l’exclusion et "une péréquation fiscale destinée à donner des moyens financiers aux communes les plus pauvres des zones urbaines et périurbaines".

"Nous donnerons la priorité en moyens financiers et humains aux 20 départements qui concentrent 60% de la délinquance", ajoute le responsable socialiste. Selon lui, aujourd’hui, "les effectifs papillonnent d’un problème à un autre, changent d’objectif prioritaire tous les six mois (...) sans qu’il y ait suffisamment de moyens pour assurer le suivi de l’ensemble".

Alors que l’UMP accuse depuis plusieurs jours d’"incompétence" et de "naïveté" le Parti socialiste sur le thème de la sécurité, ce parti a annoncé qu’il préparait son projet et tiendrait un forum fin 2010/début 2011 sur le sujet.

"Martine Aubry ne se tait pas. Elle s’est exprimée fermement", souligne M. Urvoas, en allusion aux déclarations dimanche de la première secrétaire du PS qui a condamné la "dérive antirépublicaine" de Nicolas Sarkozy et de sa majorité.

Pour Michel Rocard, la loi sur les mineurs délinquants est inédite "depuis les nazis"

AFP, Mise a jour : vendredi 6 août 2010 11:49

L’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard dénonce avec virulence dans Marianne les dernières mesures annoncées par Nicolas Sarkozy sur la sécurité, estimant "qu’il le paiera" et que le projet de condamner les parents d’enfants délinquants remonte à "Vichy" et aux "nazis".

AFP/Archives Michel Rocard à Paris le 7 Janvier 2010

"Quand on va chercher l’électorat au Front national, voilà sur quels scandales on débouche. La loi sur les mineurs délinquants passe de la responsabilité pénale individuelle à la responsabilité collective. On n’avait pas vu ça depuis Vichy, on n’avait pas vu ça depuis les nazis", affirme-t-il.

"Mettre la priorité sur la répression, c’est une politique de guerre civile", accuse M. Rocard.

L’ancien chef du gouvernement (1988-1991) s’indigne aussi avec force contre la volonté de Nicolas Sarkozy de retirer la nationalité aux Français d’origine étrangère condamnés pour atteintes à la vie d’un policier ou d’un gendarme.

"Je condamne la substance et le procédé (...) Je sais bien que le président recherche d’abord les effets d’annonce (...) Les intentions sont scandaleuses", ajoute-t-il, persuadé que le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel ne laisseront pas passer ce texte qui sera discuté à la rentrée à l’Assemblée nationale.

"Je dis qu’il le paiera et qu’il l’aura mérité", dit l’ancien Premier ministre, "indigné" à propos du chef de l’Etat.

Selon lui, "la répression, c’est l’échec de la prévention. Avoir supprimé la police de proximité, c’est dramatique. Et on le paie".

"La politique du +tout répression+ favorise les tensions, accroît la délinquance. Et pourquoi ? Parce qu’on donne priorité à l’électoral. C’est exécrable, scandaleux", renchérit-il.

Après avoir dirigé la commission sur le grand emprunt que lui avait confié Nicolas Sarkozy au côté d’Alain Juppé, M. Rocard a été nommé ambassadeur chargé des pôles par le chef de l’Etat.

S’il refuse une "opposition systématique" au président, "quand il y a désaccord (...) je ne l’étouffe pas", explique-t-il.

Grenoble : les trois derniers suspects libérés, Hortefeux installe le GIR

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 19:24

Les trois derniers hommes encore en garde à vue après une vaste opération de police à Grenoble mercredi, liée au braquage du casino d’Uriage, ont été remis en liberté jeudi peu après que le ministre de l’Intérieur eut installé le GIR de l’Isère.

AFP Arrivée d’un suspect interpellé à l’hôtel de police de Grenoble le 4 Août 2010

Alors que Brice Hortefeux venait de demander à ce Groupe d’intervention régional de "frapper là où ça fait mal", la juge chargée du braquage - après lequel l’un des malfaiteurs, Karim Boudouda, avait été tué par la police contre qui il venait d’ouvrir le feu - a décidé de lever la garde à vue.

Un premier homme avait déjà été remis en liberté dans la soirée de mercredi.

Ils "n’ont pas participé au vol à main armée du casino d’Uriage et aux fusillades qui ont suivi, aucune charge n’a été retenue contre eux", a-t-on souligné de source judiciaire. Leur garde à vue a toutefois contribué à "recueillir des éléments permettant de faire avancer l’enquête", a-t-on assuré de même source.

M. Hortefeux a qualifié de "succès" cette opération de police visant à "mieux connaître l’identité du complice de Boudouda" en fuite.

"L’action prioritaire" du GIR de l’Isère, le premier à vocation départementale hors d’Ile-de-France, a souligné le ministre, sera de "contribuer à la sécurisation des quartiers sensibles", dont celui de la Villeneuve, théâtre des principaux incidents de la mi-juillet.

Ils devront d’abord lutter contre l’économie souterraine.

"Il faut frapper là où ça fait mal, au portefeuille", a lancé le ministre aux huit permanents de ce nouveau GIR, auquel participeront - "une première", a-t-il relevé - des agents de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et de la Caisse d’allocations familiales (CAF).

Selon Brice Hortefeux, "dans un certain nombre d’affaires, il y a deux aspects : un train de vie en inadéquation avec les revenus et, souvent, des fraudes à la redistribution sociale".

Or, a noté le ministre, "les fraudes aux prestations sociales constituent le premier sentiment d’injustice chez nos compatriotes".

A cet égard, un spécialiste de la fraude documentaire, membre de la police aux frontières (PAF) rejoindra le GIR de l’Isère.

"S’attaquer à toutes les formes d’expression de l’économie souterraine, ne négliger aucune parcelle, aucun recoin de la délinquance, c’est s’attaquer à toutes les sources du mal", a encore dit M. Hortefeux.

Il a souhaité que l’action du 36e GIR de France soit "recentrée sur les narco-trafics, base principale de l’économie souterraine dans les quartiers sensibles de Grenoble, avec les braquages".

La vocation départementale de ce GIR et sa composition allant au-delà des policiers, gendarmes, douaniers, agents du fisc, inspecteurs du travail, avec l’adjonction de ce spécialiste et des agents des Cnam et CAF, en font "une expérience pilote", a estimé le ministre.

Le maire PS de Grenoble Michel Destot s’est dit satisfait de la mise en place du GIR, qui "répond à une revendication" qu’il a "formulée à de nombreuses reprises ces derniers mois", tout en déplorant que "les interpellations liées à l’opération de police fortement médiatisée du 4 août n’aient pas donné les résultats attendus".

Le GIR de l’Isère est placé sous la responsabilité du commandant de police Denis Dubuy, ancien chef de la section stupéfiants de la police judiciaire.

Mercredi soir, M. Hortefeux avait effectué une patrouille avec la Brigade anticriminalité (BAC) dans plusieurs quartiers de Grenoble.

Des membres de la BAC grenobloise ont fait l’objet de menaces de mort après les violences urbaines de la mi-juillet.

Brice Hortefeux a installé le GIR de l’Isère

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 15:22

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a installé jeudi le Groupe d’intervention régional (GIR) de l’Isère, "le premier" à vocation départementale hors Ile-de-France, pour "contribuer à la sécurisation des quartiers sensibles de Grenoble", en proie à de récentes violences.

AFP Brice Hortefeux à la préfecture de l’Isère le 5 Août 2010

Le GIR aura pour objectif principal de "lutter contre les narcotrafics", principale base de l’économie souterraine "dans les quartiers sensibles", a souligné lors d’un point de presse M. Hortefeux.

Le GIR de Grenoble, qui rassemble comme les 35 autres en France, policiers, gendarmes, agents du fisc, douaniers, inspecteurs du travail, URSSAF, inclura, "et c’est une première", a souligné M. Hortefeux, des agents de la Caisse nationale des assurances maladie et de la Caisse d’allocations familiales.

En outre, un spécialiste de la fraude documentaire participera à l’action du GIR de l’Isère, qui comprend huit membres permanents, sous la direction du commandant de police Denis Dubuy, ancien chef de la section stupéfiants de la police judiciaire.

A l’occasion de sa troisième visite à Grenoble après les violents incidents des trois nuits du 16 au 18 juillet, le ministre de l’Intérieur a effectué mercredi soir une patrouille avec la Brigade anticriminalité (Bac) dans les quartiers sensibles de la ville, dont celui de la Villeneuve, récemment théâtre de violences urbaines.

Ces violences s’étaient produites après qu’un des braqueurs du casino d’Uriage (Isère), Karim Boudouda, muni d’un gilet pare-balles, eut été tué par la police contre laquelle il avait ouvert le feu avec deux armes de guerre.

Mercredi, à la veille de la visite de M. Hortefeux, une vaste opération de police menée à l’aube à la Villeneuve par une centaine d’hommes avait débouché sur le placement en garde à vue de quatre jeunes dans le cadre de l’information judiciaire sur le braquage.

L’un d’eux a été remis en liberté mercredi soir et les trois autres l’ont été jeudi en fin de matinée "sans qu’aune charge n’ait été retenue contre eux", a souligné une source judiciaire.

Ces hommes âgés de 15 à 24 ans avaient été interpellés mercredi dans le cadre d’une information judiciaire liée au braquage du casino et les tirs de Boudouda et de son complice visant la police.

Les jeunes hommes interpellés à la Villeneuve "n’ont donc pas participé au vol à main armée du casino d’Uriage et aux fusillades qui ont suivi", a-t-on souligné de source judiciaire.

La juge instruisant l’enquête a décidé de lever vers 11H30 leur garde à vue, qui a néanmoins "permis de recueillir des éléments permettant de faire avancer l’enquête", a-t-on précisé de même source.

"L’opération visait à mieux connaître l’identité du complice de Boudouda. C’est un succès", a affirmé M. Hortefeux.

Sécurite : "chacun sait" qu’il y a des liens entre délinquance et immigration, assure Lefebvre

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 14:45

Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a assuré jeudi que "chacun sait qu’il y a des liens" entre immigration et délinquance, voyant dans la "question des étrangers" un "problème majeur dans notre pays".

AFP/archives Frédéric Lefebvre le 26 Avril 2010 à Paris

"Il faut faire très attention parce qu’il y a une différence entre immigration, liens avec l’immigration, issus de l’immigration et étrangers", a déclaré M. Lefebvre sur Europe 1.

"Mais vous avez raison de soulever la question des étrangers, c’est un problème majeur dans notre pays", a-t-il lancé à son intervieweur qui l’interrogeait sur la suppression en 2003 par Nicolas Sarkozy de la double peine touchant les étrangers.

"La délinquance, chacun sait qu’il y a des liens avec l’immigration, chacun le sait. C’est souvent pas correct de le dire, mais c’est une réalité que chacun connaît", a poursuivi le porte-parole.

"Il y a quelque chose comme 10% des détenus qui sont étrangers", a-t-il ajouté. "Quand on prend par exemple les mises en cause pour les vols à la tire, c’est 50% d’étrangers. Je ne parle pas de gens issus de l’immigration, je parle d’étrangers".

Contacté par l’AFP, Frédéric Lefebvre a précisé tenir ces chiffres de l’Observatoire national de la Délinquance (OND), organisme chargé de la publication des statistiques officielles de la délinquance.

Le dernier rapport de l’OND (2009), dans une fiche thématique, détaille le "nombre de Français et d’étrangers mis en cause en 2008". La part des étrangers s’élève à 11,9% du total, dont 13,3% dans les vols sans violence. A l’intérieur de cette dernière catégorie, la part des étrangers est de 47,6% pour les vols à la tire.

Interrogé par l’AFP, le criminologue Alain Bauer qui a dirigé le rapport de l’OND, fait remarquer que "plus les faits sont graves, moins les étrangers sont impliqués". Il relève que le pourcentage des étrangers détenus est plus important que dans l’ensemble de la population en raison des incriminations pour séjour irrégulier.

Frédéric Lefebvre a ajouté sur Europe 1 : "La double peine a été supprimée et tant mieux". Mais, il faut, selon lui, "réfléchir à d’autres solutions". Il a promis de faire "des propositions à la rentrée".

Selon le porte-parole de l’UMP, les "socialistes n’ont pas tiré de leçon de 2002", lorsque le Front national est arrivé au second tour de la présidentielle. "Ils n’ont rien appris, rien compris", a-t-il martelé, accusant le Parti socialiste de faire "comme si les questions de sécurité n’existaient pas".

"Nous, au contraire, on tire les conséquences du message qui nous a été envoyé par les Français" aux régionales de mars, a-t-il poursuivi, évoquant le "signal très fort" de l’abstention. "J’étais sur le terrain, en Seine-Saint-Denis. Les Français nous disaient : +Mais allez beaucoup plus fort sur la sécurité, occupez-vous des Roms+", a-t-il ajouté.

Lutte contre la délinquance : "quelque chose n’a pas marché" selon Dati

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 13:10

L’ex-garde des Sceaux Rachida Dati estime que "quelque chose n’a pas marché" dans la lutte contre la délinquance, dans une interview à paraître vendredi dans le magazine féminin Grazia, où elle critique à mots à peine voilés le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux.

AFP/Archives Rachida Dati à Paris le 29 Mars 2010

"C’est vrai qu’une majorité de Français a le sentiment que la délinquance a augmenté (...) Quelque chose n’a pas marché. Depuis trois ans, les atteintes aux personnes augmentent et elles sont encore plus violentes qu’avant", estime l’eurodéputée UMP, qui épargne cependant Nicolas Sarkozy.

"Il est président de la République mais pas ministre de l’Intérieur ! Le ministre de l’Intérieur (Brice Hortefeux) doit être parmi les Français, en soutenant fermement et clairement les forces de l’ordre et la justice. Est-il normal que l’on menace des policiers de mort, que l’on tire dessus à balles réelles ? Que certains d’entre eux soient obligés de changer de lieu d’affectation pour leur sécurité et celle de leur famille ? On est tout de même dans un Etat de droit, une démocratie", poursuit-elle.

"Il faut mettre en place une réelle politique de prévention de la délinquance, revoir la politique d’intégration, se préoccuper concrètement des cent mille jeunes qui sortent tous les ans du système scolaire sans qualification ni formation et aider les familles en difficulté", ajoute l’ancienne ministre de la Justice, qui veut se rendre "à la rentrée" dans de "nombreux quartiers populaires", notamment à Grenoble "fin septembre".

Interrogée sur la polémique autour des propos tenus par Brice Hortefeux à l’université d’été de l’UMP à Seignosse (Landes) en 2009, qui lui ont valu une condamnation en correctionnelle pour une "injure raciale", la maire du VIIème arrondissement de Paris déclare : "J’ai été choquée. Il y a un recours (Brice Hortefeux a fait appel, ndlr). Attendons la décision définitive de la justice".

Grazia précise que l’entretien a été réalisé le 27 juillet, c’est-à-dire avant le discours de M. Sarkozy à Grenoble.

Vaste descente de police dans un quartier sensible à Perpignan

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 12:44

La police a mené mercredi soir une vaste opération de sécurité associant ses différents services dans un quartier sensible de Perpignan, a annoncé la préfecture des Pyrénées-Orientales.

AFP/Archives Policiers de la BAC le 15 Juillet 2009

Cette intervention, associant des dizaines d’agents des douanes, de la sûreté et de la police aux frontières, est intervenue quelques jours après le discours dans lequel le président Nicolas Sarkozy a dit sa volonté de mener "une guerre nationale" contre la délinquance, l’insécurité et les divers trafics.

Mercredi à l’aube, une vaste opération de police, menée par plus d’une centaine d’hommes, a été conduite dans le quartier de La Villeneuve à Grenoble, récemment théâtre de violences.

A Perpignan, soixante-quinze hommes ont fait irruption mercredi entre 21h00 et 23h00 dans les ruelles étroites du quartier Saint-Mathieu, en plein coeur de la ville. Ils ont procédé à une centaine de vérifications d’identité et à des contrôles dans plusieurs commerces.

Ils ont interpellé trois personnes pour des délits mineurs.

C’est dans le centre de Perpignan que des émeutes avaient éclaté en 2005 entre les communautés d’origine maghrébine et gitane.

Début juillet, un homme de 88 ans est mort dans le quartier Saint-Mathieu après avoir été bousculé et projeté au sol alors qu’il tentait d’empêcher un jeune homme d’arracher le sac à main de son épouse.

Le préfet des Pyrénées-Orientales, Jean-François Delage, compte organiser en août une trentaine d’opérations policières dans divers quartiers de cette ville de 100.000 habitants.

Sécurité : Sarnez appelle à une stratégie de long terme

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 11:56

La numéro 2 du MoDem Marielle de Sarnez a appelé jeudi à une "stratégie de long terme" dans la lutte contre l’insécurité et a notamment estimé que l’Etat devait être "présent, sous toutes ses formes" dans les quartiers difficiles.

AFP/Archives Marielle de Sarnez à Dijon le 14 Novembre 2009

"Il y a plusieurs centaines de zones de non-droit en France, on le sait depuis les années 90, leur nombre a augmenté", a-t-elle déclaré au micro de RMC-Info, alors qu’on l’interrogeait sur le déplacement du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux à Grenoble pour y installer un Groupe d’intervention régional (GIR).

Rappelant que les GIR existent depuis 2002, la députée européenne a appelé à "une stratégie de long terme en matière de lutte contre l’insécurité", qui ne donne pas "le sentiment qu’on intervient comme ça, par à-coups".

"C’est bien qu’il y ait beaucoup de policiers à un moment, mais ensuite quand il n’y a plus d’Etat, quand il n’y a plus de quoi faire respecter l’ordre républicain dans ces quartiers au jour le jour, c’est là évidemment que viennent les problèmes", a-t-elle ajouté.

"Il faut que l’Etat soit présent, sous toutes ses formes : et donc on remet la Caf (allocations familiales), on remet la Poste, on remet les services sociaux, on remet de l’école", a-t-elle poursuivi, énumérant aussi les pompiers, les gendarmes et les forces de l’ordre.

Assurant que cette politique serait compatible avec une politique de rigueur, elle a fait la différence entre "l’administration dite de papier (...) où on peut faire des efforts beaucoup plus conséquents que ce qu’on fait" en termes d’allègement et les "administrations de missions, les administrations qui sont sur le terrain".

Evoquant des dépenses de l’Etat "qui ne sont pas de bonnes dépenses", elle a cité les "75 milliards (d’euros) par an" des "niches fiscales" sur lesquelles "il y a vraiment de quoi économiser", ainsi que la baisse de la TVA pour les restaurateurs.

Sécurité : Hamon convie Bertrand à débattre avec Sarkozy, vu son "échec"

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 11:01

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a qualifié jeudi de "provocation" et d’"invitation surréaliste" la proposition de débat sur la sécurité faite par Xavier Bertrand (UMP) à Martine Aubry (PS), le conviant à s’adresser à Nicolas Sarkozy, vu son "échec" dans ce domaine.

AFP/Archives Benoit Hamon à Paris le 16 Juin 2010

"C’est une provocation supplémentaire de Xavier Bertrand. A lui et au gouvernement de se justifier du niveau d’insécurité jamais atteint en France", a déclaré le porte-parole socialiste à l’AFP.

Mercredi, dans L’Union de Reims, le patron de l’UMP a proposé à la première secrétaire du PS un débat public sur la sécurité.

"Invitation surréaliste", juge M. Hamon, qui vise "à expliquer qu’aujourd’hui, si la France a atteint un niveau d’insécurité jamais atteint dans le passé, ce n’est pas la faute de Nicolas Sarkozy, successivement ministre de l’Intérieur et chef de l’Etat, ou du gouvernement Fillon, mais la faute de la gauche".

"Manifestement, l’UMP a érigé l’irresponsabilité en art de gouvernement", a accusé le porte-parole, parlant de "démonstration d’échec" dans le domaine sécuritaire.

"Le gouvernement publie les statistiques qui l’arrangent, mais les agressions contre les forces de l’ordre ont augmenté de l’ordre de 12% entre 2002 et 2009, et jamais les violences contre les personnes n’ont été aussi nombreuses", selon M. Hamon. "Tout cela est la conséquence de choix politiques simplistes, dangereux, tournant le dos aux solutions efficaces, réalistes, concrètes", a-t-il poursuivi. Il faut "associer travail de police, enquêtes, présence sur le terrain avec prévention sociale, éducation. L’un sans l’autre sont inefficaces".

Quant à la visite du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux jeudi à Grenoble, M. Hamon a commenté : "il peut bien augmenter provisoirement la présence à Grenoble, mais si c’est pour déshabiller la Seine-Seine-Denis... D’ici 2011, il y aura 11.000 gendarmes et policiers en moins", a-t-il accusé.

Sécurité : la France, un territoire où la République se retire, estime Montebourg

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 11:03

Le député PS Arnaud Montebourg a estimé mercredi que la France est "devenue un territoire où la République est en train de se retirer", en raison de l’échec "carabiné" de la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy.

AFP/Archives Arnaud Montebourg devant le siège du PS à Paris le 1er Juin 2010

"La France elle-même est devenue un territoire où la République est en train de se retirer", s’est exclamé l’élu de Saône-et-Loire sur Europe 1. "Nous sommes aujourd’hui à presque dix années de plein pouvoir de Nicolas Sarkozy sur la question de la sécurité", a-t-il relevé. "C’est un échec carabiné".

"Nous avons, d’après les statistiques officielles mêmes du ministère de l’Intérieur, une augmentation de 16% en 5 ans des agressions contre l’intégrité physique des personnes", a-t-il dit. Aux Etats-Unis, "pays très criminogène", cette délinquance "a baissé de façon spectaculaire, en Allemagne, en Grande-Bretagne, partout vous avez des baisses, il n’y a qu’en France où nous avons des augmentations spectaculaires", a-t-il dit.

"C’est l’échec de 10 années de déclarations martiales, de frénésie d’inflation de lois aussi inapplicables qu’inappliquées", a poursuivi le député socialiste et président de conseil général. "Nous avons fabriqué en l’espace de 8 ans trente lois nouvelles" que "les magistrats eux-mêmes n’arrivent pas à appliquer".

Pour M. Montebourg, il faut "remettre la police sur le terrain". "Dans la circonscription de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, pour 105.000 habitants, il y a 300 policiers. Dans la circonscription du Ve arrondissement à Paris, bourgeois, il y a 53.000 habitants et 349 policiers, il y a là un problème", a-t-il estimé.

Enfin M. Montebourg a jugé qu’enlever la nationalité à des catégories de délinquants, comme l’a proposé Nicolas Sarkozy, "n’est pas un instrument de l’ordre public, ce n’est pas fait pour ça". "Il s’agit d’une provocation politique et de séduire le Front national".

Déchéance de nationalité : SOS Racisme dénonce les "propos scandaleux" de la majorité

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 10:55

SOS Racisme a protesté mercredi contre "les propos scandaleux tenus une fois de plus par des responsables de la majorité" sur la déchéance de nationalité.

AFP/Archives Le président de SOS-Racisme Dominique Sopo à Paris le 12 Juin 2009

Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, a affirmé mardi qu’il était possible de modifier les conditions de déchéance de nationalité par amendements législatifs sans avoir à modifier la Constitution, en revenant à un dispositif qui existait avant 1998.

Dans un communiqué, SOS Racisme assure que M. Besson "s’appuie sur une disposition existant dans le droit français antérieurement à 1998" mais que "la loi à laquelle il se réfère n’avait pas subi d’examen de constitutionnalité, ce qui fait de l’argument employé un argument fallacieux".

En outre, dénonce l’organisation antiraciste, "en prévoyant que la nationalité française ne sera plus automatiquement acquise pour les enfants de la deuxième génération, M. Besson s’enfonce dans une logique pétainiste".

"La droite menacée d’un séisme en 2012"

Le Monde.fr 03.08.10 à 14h03

Si la droite perd l’élection présidentielle de 2012, ce ne sera pas une défaite comme les autres. La dégradation du climat politique renforce la menace qui pèse sur elle.

Le Monde.fr : Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique et professeur à Sciences Po.

La perte, dimanche 11 juillet, de la circonscription de Rambouillet (gagnée par Anny Poursinov, candidate verte soutenue par Europe-Ecologie et le PS dès le premier tour) en précise les manifestations. Depuis qu’elle a repris l’Elysée à la gauche, en 1995, la droite a subi comme autant d’échecs la plupart des élections locales.

Ces défaites répétées ne l’ont pas empêchée de conserver le pouvoir, mais elles ont peu à peu sapé ses assises territoriales, jusqu’aux plus anciennes, œuvrant lentement à l’effondrement d’un édifice : entre 1998 et 2010, la droite a perdu, en métropole, 744 cantons, 34 départements et 18 régions.

Lors des municipales de 2001, elle cédait à la gauche deux villes emblématiques, Paris et Lyon. Certes, elle croyait se consoler en gagnant, grâce à la cohabitation, 20 villes de plus de 30 000 habitants, mais elle en a perdu 26 lors des municipales de 2008 !

Même les élections législatives de 2007, pourtant situées dans le droit-fil de l’élection de Nicolas Sarkozy, se sont soldées par la disparition de 53 circonscriptions par rapport à la majorité sortante. Cela fait presque un millier de positions perdues.

Les élections cantonales de 2011 seront cruciales. Il y a toutes les raisons de penser qu’elles prolongeront le supplice de la droite. Or pour chaque canton perdu, chaque commune, chaque département, chaque région ou circonscription cédée à l’adversaire, c’est un point d’appui, un réseau, des ressources, autant de précieux leviers pour l’action publique comme pour la mobilisation des sympathisants et des électeurs.

LE PS TIRE UN PROFIT RÉGULIER

Depuis dix ans, le Parti socialiste tire ainsi un profit régulier, sans efforts ni doctrine, simplement parce qu’il est dans l’opposition. A moyen terme, ce n’est pas une bonne nouvelle pour lui, puisque ce ne sont pas ses propres forces qui fournissent la raison de ces victoires. A court terme, cependant, c’est pour la droite que les perspectives paraissent les plus sombres.

La gauche a remporté un nombre suffisamment grand d’élections locales pour pouvoir espérer gagner le Sénat en 2011. Ce serait déjà un premier tremblement de terre. Mais si la gauche emportait le Sénat en 2011, la présidence de la République en 2012 puis, dans la foulée, l’Assemblée nationale, tout en contrôlant les régions, la majorité des départements et la plupart des villes moyennes et grandes, alors, pour la première fois dans l’histoire de la République, la droite aura tout perdu.

A ceux qui penseront benoîtement que la perte du pouvoir national, en 2012, permettra au moins à la droite de retrouver les pouvoirs locaux aussi mécaniquement qu’elle les avait perdus, il faut opposer une autre perspective, moins optimiste.

Ayant tout perdu, pour la première fois, la droite pourrait souffrir plus que jamais de la concurrence du Front national. Une dislocation sans précédent de la droite de gouvernement, dans un contexte de crise exaspérant l’opinion, offrirait au FN et à sa nouvelle patronne l’opportunité inédite, et rêvée, d’accueillir une flopée d’électeurs exaspérés, de sympathisants découragés, de militants humiliés et de nombreux élus sonnés, enfonçant plus encore la droite de gouvernement dans des difficultés qui pourraient devenir insurmontables pour longtemps, car la concurrence du Front national limitera fortement, voire interdira le retour du balancier en faveur de l’UMP.

L’ÈRE DE JEAN-MARIE LE PEN TERMINÉE

On a déjà observé, dans le passé, que la présence de la gauche au pouvoir se traduisait autant, sinon davantage, par une poussée du Front national que par une remontée de la droite de gouvernement. La probabilité de voir un tel phénomène de "siphonnage" se produire au profit de l’extrême droite est d’autant plus élevée que l’ère de Jean-Marie Le Pen est terminée. Conduit par Marine Le Pen, retenons cette hypothèse, le Front national jouera la carte de la "vraie droite", regardant l’UMP comme jadis le RPR regardait les centristes.

De ce point de vue, si les signaux envoyés par la droite en direction des électeurs du Front national peuvent se comprendre dès lors qu’il s’agit d’améliorer les transferts de voix dans les scrutins à deux tours, ils peuvent aussi bien précipiter, dès à présent, la fuite d’électeurs de droite au profit du FN, et faciliter des transferts plus massifs et moins temporaires de même sens si la droite venait à perdre le pouvoir en 2012.

Réduire la distance, c’est prendre le risque d’ouvrir des voies de passage. Cela peut favoriser la victoire mais, tout autant, amplifier la défaite. D’autant plus que, simultanément, le centre tirera un profit certain d’une défaite de l’UMP en 2012, reprenant une part, voire la totalité des élus, des militants et des électeurs, qui, en 2002, avaient quitté l’UDF pour fonder l’UMP.

Renaissance d’un parti centriste plus fort qu’aujourd’hui, récupérant une partie des forces passées à l’UMP en 2002, et nouvelle poussée de l’extrême droite scelleraient ainsi le sort de l’UMP dans le cadre d’une recomposition ne lui permettant plus de concevoir son avenir autrement que comme une force parmi d’autres dans une coalition à laquelle le FN finirait par prendre une part active, voire déterminante.

Voilà pourquoi la défaite de la droite en 2012, si elle advient, risque d’être à nulle autre pareille.

Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique et professeur à Sciences Po


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