AID Association initiatives dionysiennes
On met à la "réforme" les vaches laitières épuisées, pas le Code du Travail !

RASSEMBLEMENT A LA PREFECTURE DE SAINT DENIS (974) du 9/3/16

Enfin, ça commence à remuer !

jeudi 10 mars 2016 par JMT

Devant l’immobilité de nos "syndicats péi", un étudiant en géographie de l’université de la Réunion , Alexandre CAILLETEAU, a lancé une mobilisation sur les réseaux sociaux , mobilisation relayée à SAINT-DENIS par des acteurs associatifs ( ATTAC-REUNION, AID), syndicaux (UNEF, SUD, CGTR) et politiques ( Front de Gauche, PCR) Rendez-vous est pris pour manifester le 31 Mars. et en attendant signez et faites signer la Pétition Loi Travail

Ce n’était pas la cohue des grands jours mais l’ambiance était sympathique et convaincue, sur fond de coucher de soleil, de (relative) fraîcheur et sans pluie !

La jeunesse étudiante dionysienne s’est donc quelque peu mobilisée en interpellant les syndicats : la CGTR était discrètement présente, sans drapeau. Rendez-vous est donc pris pour la manifestation du 31 Mars.

Pour animer un peu le rendez-vous, trois adhérents d’AID avaient apporté deux drapeaux, et réalisé à partir du site loitravail.lol) 4 affiches A3 et 4 affiches A4 dont 3 de chaque qui décorèrent les lampadaires et poubelle du site, vite rejointes par des autocollants divers d’autres organisations.

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Affiche Loi Travail Non Merci

Le JIR s’est trompé ! 4 organisations avaient amené leur drapeau :

AID, SOLIDAIRES et UNEF

ainsi qu’ATTAC

mais AID en avait 2 ! donc 5 drapeaux et pas 3. 66% d’erreur ! :-)

Quand à la participation, les petits papiers portant l’inscription "nous sommes plus d’un million" (toujours issue du site loitravail.lol) étaient aussi une fabrication AID :

PDF - 26.4 ko
FlyerA6

26 pages A4 donc 104 exemplaires A6 (mais tenus par des gens debout :-). 69 ont été distribués par JMT... sauf lorsqu’il s’est fait interviewer pour Radio Freedom. Tout le monde n’en a donc pas eu ! Donc aux "48" de l’article du JIR il faut rajouter presque 50% !

Après le bref discours d’introduction d’Alexandre CAILLETEAU, celui par qui ce rassemblement a eu lieu, l’UNEF et SOLIDAIRES se sont également brièvement exprimés au micro

ORGANISATIONS REPRESENTEES

Par ordre alphabétique de celles qui se sont identifiées :

AID

ATTAC-REUNION

CGTR

CLE

FRONT DE GAUCHE 974

PCR

SOLIDAIRES

SUD

UNEF

PRESSE LOCALE

Loi Travail : un appel au rassemblement citoyen ce soir devant la préfecture

Clicanoo.re publié le 9 mars 2016 10h43

Ce 9 mars devait avoir lieu une mobilisation nationale contre la loi El Khomri, qui vise à réformer en profondeur le code du travail. Cependant, difficile de fédérer tout le monde aujourd’hui, et les syndicats n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur un rassemblement commun, entre les différentes dates évoquées, à savoir le 9 mars, le 12 mars, et le 31 mars.

Aujourd’hui, c’est en principe la jeunesse et les étudiants qui se mobilisera. A La Réunion, si les syndicats n’ont pas prévu d’agir, quelques citoyens semblent avoir pris le relai, et ont lancé un appel au rassemblement ce soir, 18h30, devant la préfecture de Saint-Denis.

Alexandre Cailleteau, étudiant, invite donc les citoyens qui entendent se mobiliser à se réunir ce soir, expliquant qu’à La Réunion, "où la population est davantage touchée par la précarité, la mobilisation est nécessaire".

A ses yeux, le report de la présentation du projet de loi pour se donner le temps de discuter est un "signe que le gouvernement a peur de la mobilisation naissante". "Il n’y a rien à discuter sur ce projet. Il est intégralement néfaste pour les salariés. Le code du travail n’a à être ni « simplifié », ni « flexibilisé » : son but est de sécuriser les salariés, pas les employeurs", assène-t-il, aspirant à un "code du travail plus protecteur des salariés sur l’ensemble du territoire".

Alors que personne ne s’est vraiment manifesté sur une action ce mercredi 9 mars, reste à voir si les citoyens adhèreront au rassemblement de ce soir pour faire trembler les murs de Matignon.

Pour rappel, pas moins de trois dates de mobilisation ont été annoncées : le 9 mars, le 12 mars et le 31 mars. Certains syndicats défileront tel jour, d’autre un autre jour... difficile de mobiliser dans de telles conditions. Ce mercredi au niveau national, la jeunesse doit être dans la rue. À la Réunion, pas d’appel officiel à manifester. "Il y a une volonté étudiante au national pour le 9 mars. Une mobilisation pour lancer la machine", expliquait il y a quelques jours le président de l’Unef à la Réunion, Helno Eyriey.

Le 12 mars ne devrait pas être suivi à la Réunion. En plus de tomber un samedi pendant les vacances, ce rassemblement ne sera pas suivi à la Réunion. Affaire à suivre !

Rassemblement Loi travail, non merci

Zinfos974 du Mercredi 9 Mars 2016 - 09:47

Le gouvernement vient d’annoncer le report de la présentation du projet de loi Travail pour se donner le temps de poursuivre les « discussions ».

C’est le signe que le gouvernement a peur de la mobilisation naissante. Il a raison, mais il n’y a rien à discuter sur ce projet. Il est intégralement néfaste pour les salariés. Le code du travail n’a à être ni « simplifié », ni « flexibilisé » : son but est de sécuriser les salariés, pas les employeurs.

Il est urgent de construire un code du travail plus protecteur des salariés sur l’ensemble du territoire. La première étape pour cela est le retrait du projet loi El Khomri. Nous pouvons gagner !

A La Réunion, où la population est davantage encore touchée par la précarité, la mobilisation est nécessaire.

Plusieurs citoyens appellent donc à se rassembler ce Mercredi 9 Mars à 18h30 devant la Préfecture de Saint Denis.

Loi EL KHOMRI : l’UNEF exige le retrait du texte

Clicanoo.re publié le 9 mars 2016 09h06

En 2006, une mobilisation sociale historique rassemblait l’UNEF et les syndicats de salariés pour mettre en échec le gouvernement De Villepin et son projet de Contrat Première Embauche : CPE. Pourtant 10 ans presque jour pour après, le Président François Hollande, annonce un projet de loi qui précariserai presque tout autant que le CPE, une jeunesse réunionnaise déjà dans des difficultés extrêmes. Rappelons que le département compte plus de 60 % de chômeurs chez les jeunes de 18-25ans, sans compter le plus fort taux de boursier du pays qui démontre la précarité de notre milieu sur l’île.

Une nouvelle insulte aux jeunes réunionnais, 10 ans après le CPE

Ces accords d’entreprise dérogatoires au code du travail qui peuvent moduler les salaires et le temps de travail, les suppressions du plancher d’heures de travail pour les salarié-e-s à temps partiel, la remise en cause des 11 heures minimales de repos entre chaque journée de travail, le plafond du temps de travail hebdomadaire fixé à 60 heures, nombreuses sont les mesures du projet de loi El Khomri qui font reculer les protections collectives des salarié-e-s alors même que ces politiques libérales ont prouvées leur incapacité à réduire le chômage depuis le début du quinquennat.

Un texte qui signe la disparition de la priorité jeunesse

Désormais, sur simple décision de l’employeur, le temps de travail des apprentis de moins de 18 ans pourra être porté jusqu’à 10 heures par jour et 40 heures par semaine. Cette mesure, qui dans les faits pourra concerner des apprentis de 15 ans, est un recul inacceptable qui remet en cause la protection des mineurs et le droit à une véritable formation initiale pour tous les jeunes.

Par ailleurs, le plafonnement des indemnités prud’homales va créer un « droit au licenciement abusif » dont les jeunes seront les premières victimes. Le barème annoncé par le gouvernement prévoit un plafond d’indemnité qui correspond à 3 mois de salaire pour 2 ans d’ancienneté, soit 12% de l’ensemble des revenus du salarié depuis la signature de son contrat. Pour comparaison, le CPE prévoyait une indemnité équivalente à 8% des revenus du salarié depuis le début de sa période d’essai qui pouvait durer jusqu’à 2 ans. 12% d’un côté, 8% de l’autre, à chaque fois pour un licenciement sans motif, c’est la seule nuance entre la loi El Khomri et le CPE.

Le Premier Ministre Manuel VALLS, a annoncé ce lundi 29 Février 2016, le report de la présentation du texte. L’UNEF estime que le compte n’y est pas et exige le retrait du projet de loi El Khomri. Nous en faisons un préalable avant toute discussion sur les véritables attentes des jeunes pour leur insertion professionnelle parmi lesquelles l’accès au CDI, la fin des discriminations contre les jeunes pour l’accès aux droits sociaux ou encore reconnaissance des qualifications dans les conventions collective.

L’UNEF Réunion sera solidaire des appels de l’intersyndicale régionale et s’engage aussi à se mobiliser contre cette loi El Khomri.Cela commence par une mobilisation pour le rassemblement devant la Préfecture ce mercredi 9 Mars devant la Préfecture où nous espérons le plus de jeunes présents.

Helno Eyriey

Président de l’UNEF Réunion

Loi El Khomri : une mobilisation en ordre dispersé

Clicanoo.re publié le 8 mars 2016 02h30

SOCIAL. Les syndicats n’arrivent pas à faire front uni pour dire non à la loi El Khomri qui prévoit une réforme en profondeur du code du travail. Les mobilisations seront en ordre dispersées. À moins que les citoyens s’emparent du problème ?

Les murs de Matignon vont-ils trembler face aux multiples appels à manifester contre la loi El Khomri ? Difficile à dire tant les organisations syndicales, au niveau national comme au niveau local, ont dû mal à créer un front de mobilisation uni face à la réforme du code du travail. Comme pour chaque combat, il y a les réformistes d’un côté et ceux qui prônent la rupture de l’autre. Entre les organisations qui veulent amender et celles qui refusent catégoriquement de toucher au code du travail, difficile de partir en ordre de bataille face à une réforme très critiquée par les citoyens eux-mêmes. La mobilisation contre la réforme du code du travail en est encore l’illustration saisissante. Pas moins de trois dates de mobilisation ont été annoncées : le 9 mars, le 12 mars et le 31 mars. Certains syndicats défileront tel jour, d’autre un autre jour... difficile de mobiliser dans de telles conditions. Ce mercredi au niveau national, la jeunesse doit être dans la rue. À la Réunion, pas d’appel officiel à manifester. Seulement un rendez-vous en fin de soirée devant la préfecture à Saint-Denis, mais dont l’invitation reste mystérieuse. La mobilisation s’annonce faible. "Il y a une volonté étudiante au national pour le 9 mars. Une mobilisation pour lancer la machine", explique le président de l’Unef à la Réunion, Helno Eyriey.

Mobilisation si le texte n’est pas amendé

À l’Université, certains étudiants ont interpellé l’organisation sur la tenue ou non d’une mobilisation pour cette journée. Il faudra se contenter pour le moment d’un piquet devant le représentant de l’État. "Nous n’avons pas eu d’information sur l’initiative de la manifestation. Il n’y a pas de revendication officielle. Mais si les choses se clarifient après, pourquoi pas", indique Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR.

Le 12 mars ne devrait pas être suivi à la Réunion. En plus de tomber un samedi pendant les vacances, ce rassemblement ne sera pas suivi à la Réunion. "Mobiliser le 12 mars va être difficile. Nous n’organiserons pas de manifestation ce samedi, pas avant le 31 mars", explique le secrétaire de la CFDT, Jean-Pierre Rivière. Au niveau national, la CFDT a été reçue ce lundi par le Premier ministre. L’organisation syndicale conditionne sa venue pour le 31 mars prochain. "Nous avons eu une réunion ce matin (ndlr : lundi matin) pour des modifications sur le projet de loi. S’il n’y a pas de modification, nous irons au 31 mars", précise-t-il. La CFDT veut que le gouvernement prenne en compte les spécificités réunionnaises, et notamment la question de la priorité sur les accords de branche, inexistantes dans notre île, pour lui préférer l’accord régional interprofesionnel.

CEUX QUI NÉGOCIENT, CEUX QUI REJETTENT

Si la discussion est encore ouverte de ce côté, la porte est fermée du côté de Solidaires et de la CGTR. "D’un côté, il y a ceux qui négocient et de l’autre ceux qui rejettent. Le texte est mauvais dans son ensemble. Pour le syndicat, c’est un rejet en bloc", précise Ivan Hoareau. Un rejet même si la CGT au niveau national s’est empressée de faire des propositions en dehors de la loi El Khomri.

Le syndicat Solidaires est sur la même ligne. "Nous refusons tout en bloc", explique Pascal Valiamin, délégué régional Solidaires. Pas question d’amender cette loi. "Il y a un recul sur les droits sociaux et cela pose un problème de démocratie. Hollande n’a pas été élu sur cette base là. Il n’était pas question de toucher au code du travail". Reste que la fissure dans l’intersyndicale a rebattu les cartes. Si tout le monde devait s’asseoir autour de la table pour une ultime réunion le 9 mars prochain, les lignes ont bougé. Les réformistes (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa) attendent. Les autres syndicats (CGTR, FO, Solidaires et FSU) veulent aller au combat À moins que les citoyens s’emparent également du problème. Il n’y a qu’à voir la pétition lancée sur Internet contre la loi El Khomri. Elle a recueilli plus de 1 million de signatures depuis son lancement. Assez pour faire changer la position du gouvernement ? Les mobilisations du 9, 12 et 31 mars auront valeur de test pour François Hollande et Manuel Valls.

Julien Delarue jdelarue@jir.fr

LIENS

* Pétition Loi Travail 1.241.280 signataires

* Site Loi travail

* Interview de Jean-Pierre Techer du CLE


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