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Grosse cure d’austérité contestée et emprunt de 5 milliards d’euros

LA GRECE A-T-ELLE EVITE LA FAILLITE ?

Mais il faut 20 Milliards de plus d’ici Mai.

samedi 6 mars 2010 par JMT

Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé samedi à propos de la Grèce, qu’on ne pouvait "pas laisser tomber un pays qui est dans la zone euro, sinon, l’euro n’a pas de sens".

La chancelière allemande Angela Merkel s’est efforcée vendredi de détendre l’atmosphère entre son pays et la Grèce, félicitant Athènes pour ses efforts et jugeant que les Grecs n’avaient nul besoin d’une aide financière.

Des dirigeants européens ont exprimé leur confiance vendredi envers les mesures d’austérité prises par la Grèce, dont ils pensent qu’elles tireront le pays d’affaire sans recourir à une assistance financière.

L’ambiance était délétère vendredi entre Berlin et Athènes, alors que la chancelière Angela Merkel devait recevoir le Premier ministre grec Georges Papandréou en fin de journée, interviews et commentaires de presse évoquant corruption, nazisme ou dommages de guerre impayés.

Les syndicats testaient vendredi la mobilisation contre la rigueur en appelant à des grèves et manifestations qui ont entraîné une quasi-paralysie de la Grèce au moment où le Parlement se préparait à adopter les mesures d’austérité destinées à rétablir les finances du pays.

Alors que les annonces de grèves pour vendredi ne cessent de tomber, 10.000 manifestants ont protesté jeudi soir, à Athènes, contre les mesures d’austérités annoncées par le gouvernement grec.

La presse grecque rapporte l’état de choc du pays après l’annonce la veille de mesures d’austérité draconiennes. Des députés Allemands leur proposent de vendre leurs îles !

VIDEOS

Grèce plan d’austérité

Publié le 4 Mars 2010

Début de protestation en Grèce après l’annonce du plan d’austérité censé sauver le pays de la banqueroute. L’Union Européenne a salué ces mesures de rigueur et promis sa solidarité envers le pays ....

Grèce : le ton monte

Publié le 5 mars 2010

La grogne sociale monte d’un cran en Grèce. Quelques 10.000 manifestants ont défilé jeudi soir pour dénoncer les mesures rigoureuses que le Parlement se prépare à adopter pour rétablir les finances du pays ....

La grèce paralysée par la grève

publié le 5 mars 2010

Plus de 7000 personnes se sont rassemblées au centre de la capitale grecque . Objet de leur protestation ; les restrictions budgétaires...

Grèce : "on ne peut pas laisser tomber un pays de la zone euro", affirme Nicolas Sarkozy

AFP, Mise a jour : 06/03/2010 11:55

Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé samedi à propos de la Grèce, qu’on ne pouvait "pas laisser tomber un pays qui est dans la zone euro, sinon, l’euro n’a pas de sens".

Merkel décerne à la Grèce le satisfecit qu’Athènes espérait

AFP, Mise a jour : 05/03/2010 23:20

La chancelière allemande Angela Merkel s’est efforcée vendredi de détendre l’atmosphère entre son pays et la Grèce, félicitant Athènes pour ses efforts et jugeant que les Grecs n’avaient nul besoin d’une aide financière.

La Grèce peut s’en sortir seule

Par TF1 News (D’après agence), le 05 mars 2010 à 21:59

Des dirigeants européens ont exprimé leur confiance vendredi envers les mesures d’austérité prises par la Grèce, dont ils pensent qu’elles tireront le pays d’affaire sans recourir à une assistance financière.

Athènes, jour de grève, le 5 mars 2010 © AFP

Comme prévu, la Grèce a adopté vendredi son plan de rigueur alors que le pays était quasiment paralysé par des grèves et des manifestations, dont l’une à Athènes marquée par de violents affrontements entre policiers et jeunes.

Les nouvelles mesures de rigueur comprennent notamment des coupes salariales pour les fonctionnaires, le gel des retraites du secteur privé et public ainsi qu’une hausse des deux points de la TVA, à 21%.

Après un entretien à Luxembourg avec le Premier ministre grec Georges Papandréou, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a estimé qu’un plan d’aide financière à la Grèce ne devrait pas être "nécessaire".

La stabilité de la zone euro est "assurée"

La chancelière allemande Angela Merkel, qui a ensuite rencontré Papandréou à Berlin, a également estimé que la Grèce n’avait pas besoin d’aide financière actuellement et que la stabilité de la zone euro était "assurée". Le ministre allemand de l’Economie Rainer Brüderle avait pour sa part prévenu que l’Allemagne ne donnerait "pas un cent" à la Grèce.

Cette tournée de Georges Papandréou, qui doit rencontrer dimanche à Paris le président Nicolas Sarkozy, a pour but de "répéter que la Grèce a fait sa part et que c’est maintenant au tour de l’Europe de faire la sienne" pour aider le pays à surmonter sa débâcle financière, a indiqué à l’AFP une source officielle grecque.

Pour le président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Philippe Maystadt, une "action coordonnée" des Etats de la zone euro pourrait encore être nécessaire pour aider la Grèce à faire face à la "spéculation", malgré son retour réussi sur les marchés pour se financer.

Crise grecque : ambiance délétère entre Berlin et Athènes avant une rencontre

AFP, Mise a jour : 05/03/2010 12:42

L’ambiance était délétère vendredi entre Berlin et Athènes, alors que la chancelière Angela Merkel devait recevoir le Premier ministre grec Georges Papandréou en fin de journée, interviews et commentaires de presse évoquant corruption, nazisme ou dommages de guerre impayés.

Grèce : journée de manifestations et de grèves contre les mesures d’austérité

AFP, Mise a jour : 05/03/2010 12:12

Les syndicats testaient vendredi la mobilisation contre la rigueur en appelant à des grèves et manifestations qui ont entraîné une quasi-paralysie de la Grèce au moment où le Parlement se préparait à adopter les mesures d’austérité destinées à rétablir les finances du pays.

Grèce : la grogne sociale monte

Par TF1 News (avec agence), le 04 mars 2010 à 23:08

Alors que les annonces de grèves pour vendredi ne cessent de tomber, 10.000 manifestants ont protesté jeudi soir, à Athènes, contre les mesures d’austérités annoncées par le gouvernement grec.

La Grèce se réveille avec la gueule de bois

Par Olivier Levard, le 04 mars 2010 à 11:05

La presse grecque rapporte l’état de choc du pays après l’annonce la veille de mesures d’austérité draconiennes. Des députés Allemands leur proposent de vendre leurs îles !

Des retraités grecs manifestent après l’annonce de mesures d’économies drastiques le 3 mars 2010. © AFP

Les Grecs sont K.O. La presse grecque relayait jeudi l’état de choc du pays après l’annonce la veille de mesures d’austérité draconiennes prises par le gouvernement pour sortir de la crise budgétaire sans précédent en économisant 4,8 milliards d’euros.

"Choc ! Une austérité ravageuse pour tous. Des mesures les plus douloureuses, antidote à la banqueroute", titrait sur toute sa Une le quotidien Ta Néa, proche du gouvernement socialiste. "Les mesures que le gouvernement a prises hier ont été reçues par la société grecque comme un électrochoc. Elles la bouleversent (...) mais elles les affrontent comme une thérapie nécessaire", estime le journal.

Pour Elefthérotypia (gauche indépendante) mercredi était "Un jour inoubliable ! Une avalanche de mesures change notre vie". Le journal affirme dans son éditorial que "le gouvernement a annoncé hier les premières victimes de la guerre qu’il a déclaré contre la banqueroute. Ce ne sont pas ceux qui ont créé les conditions de la guerre, ce sont les travailleurs du secteur public auxquels on a coupé dramatiquement les salaires".

"Des mesures sévères contre la faillite", relève le quotidien libéral Kathimérini dans son titre de Une. "C’est maintenant l’heure de l’Europe" et que "le test crucial sera le lancement d’une obligation d’Etat", souligne-t-il également.

De son côté, le journal d’informations économiques et financières, Naftemporiki, qualifie les mesures d’économies de 4,8 milliards d’euros de "sans précédent".

Le quotidien de la gauche radicale Avgi titre sur "la colère contre le vol", tandis que Rizospastis, l’organe du parti communiste grec (KKE -ultra-orthodoxe), appelle à "une grève générale" pour vendredi et annonce pour la soirée de jeudi "des rassemblements dans 62 villes contre les mesures incendiaires".

"On vous donne du fric, vous nous donnez Corfou"

Tous les moyens sont bons pour trouver de l’argent frais. La Grèce a lancé jeudi une émission obligataire sur dix ans visant à rapporter quelque 5 milliards d’euros, selon une source du ministère grec des Finances. A l’étranger des idées plus radicales émergent. Des députés allemands ont appelé la Grèce à vendre des îles pour aider à financer sa dette, rapporte jeudi le quotidien populaire allemand Bild qui résume l’idée en ces termes : "On vous donne du fric, vous nous donnez Corfou".

"L’Etat grec doit renoncer à sa participation dans des sociétés, et vendre des propriétés foncières, comme par exemple des îles inhabitées", a affirmé au journal le député libéral Frank Schäffler, du parti FDP au pouvoir. Pour le député du parti CDU d’Angela Merkel, Marco Wanderwitz, "si l’Union européenne et donc l’Allemagne venait à aider financièrement la Grèce, il faudrait qu’elle consente des garanties en échange". "Quelques îles pourraient ainsi faire l’affaire", selon le député.

Selon le ministère du tourisme grec, la Grèce compte quelque 6.000 îles, pour la plupart inhabitées. Une entreprise privée basée à Hambourg (nord de l’Allemagne) cherche actuellement à vendre une île grecque inhabitée pour 45 millions d’euros, souligne Bild. En 1993, plusieurs députés allemands avaient déjà provoqué une vive querelle avec l’Espagne en suggérant que Berlin achète l’île de Majorque, haut-lieu de villégiature pour les touristes allemands. La chancelière Angela Merkel doit recevoir vendredi le Premier ministre grec Georges Papandréou.


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