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Le sommet de Washington du G20 du 15 Novembre 2008

Instructions aux ministres et experts et RDV dans 4 mois !

dimanche 16 novembre 2008 par JMT

Un nouveau sommet du G20, qui regroupe le G8, les principaux pays émergents et une demi-douzaine d’autres Etats, est prévu entre le 31 mars et le 30 avril, vraisemblablement à Londres.

Le G20 se donne 4 mois pour renouer avec la croissance

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters Mis à jour le 16.11.08 à 11h00

Les dirigeants des principales puissances économiques du monde se sont mis d’accord, samedi 15 novembre, sur les grandes lignes d’un plan de lutte contre les dérives du système financier international qui ont conduit à la plus grave crise depuis des décennies.

Les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 s’en sont cependant largement tenus à Washington à des déclarations de principe. Ils s’en sont remis à leurs ministres des finances pour mettre au point des mesures concrètes avant le 31 mars 2009, notamment en matière de régulation des marchés financiers.

AP/Vladimir Rodionov

Un nouveau sommet du G20, qui regroupe le G8, les principaux pays émergents et une demi-douzaine d’autres Etats, est prévu entre le 31 mars et le 30 avril, vraisemblablement à Londres. "Il est logique de sortir de cette réunion avec un plan d’action ferme, ce qui est le cas. Il est aussi logique de dire (...) qu’il y a encore du travail à faire", a déclaré le président américain George Bush après la réunion.

Le G20 a énuméré une série d’"actions immédiates" pour empêcher l’économie mondiale de sombrer dans une récession prolongée, suggérant l’utilisation de "mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides" ou des baisses des taux d’intérêt dans certains pays.

Cinq champs d’action ont été définis : remise à plat des aspects de la régulation qui exacerbent les crises, harmonisation des normes comptables, amélioration de la transparence des marchés de produits dérivés, révision des pratiques de rémunération des dirigeants de banques pour éviter des prises de risque excessives et "révision du mandat, de la gouvernance et des besoins en capitaux des institutions financières internationales".

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a indiqué que son institution était favorable à des plans de relance nationaux et coordonnés, dont le montant équivaudrait à 2 % du produit intérieur brut des pays participants.

Le président français Nicolas Sarkozy s’est réjoui que le G20 soit d’accord sur la "nécessité d’une relance coordonnée, concertée". Le premier ministre britannique Gordon Brown s’est également réjoui de ce résultat du G20, prédisant "des annonces significatives d’un certain nombre de pays dans les prochaines semaines".

Pour éviter une répétition de la crise financière, le G20 veut que "tout intervenant, tous les produits et tous les marchés soient réellement soumis à surveillance. Il n’y aura plus de zone d’ombre", selon la chancelière allemande Angela Merkel.

G20 - Sarkozy salue un sommet "historique"

le 15/11/2008 - 23h00

Le président français s’est félicité samedi de l’accord signé entre les pays du G20 sur "la nécessité d’une relance coordonnée" pour sortir de la crise. Il a également assuré que George W. Bush avait été "un partenaire loyal, pas toujours facile, mais loyal".

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas Sarkozy à Washington, le 15 novembre 2008

Il a été un de ceux qui ont porté le projet. Samedi, à l’issue du sommet de Washington, qui a réuni les pays du G20, Nicolas Sarkozy s’est félicité du caractère "historique" de la rencontre. Au cours de ce sommet, des "pays très différents" sont tombés d’accord pour "une nouvelle régulation des marchés pour qu’une telle crise ne puisse plus se reproduire" (lire notre article sur l’accord), a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

"Tous les pays ont appelé à une relance concertée" par le biais de mesures fiscales et budgétaires et de la politique monétaire, a-t-il ajouté après une journée de discussions. "C’est un message que nous envoyons aux marchés."

Considérant que l’accord obtenu samedi n’est qu’une étape, le président français a proposé que le prochain sommet du G20 se déroule à Londres, puisque le Royaume-Uni présidera le groupe des principaux pays industrialisés et émergents en 2009. Un sommet qui doit avoir lieu d’ici au 30 avril.

Et s’il a sévèrement critiqué le président américain ces derniers jours, le chef de l’Etat français, également président de l’Union européenne, a assuré que George W. Bush avait été, dans ces discussions, "un partenaire loyal, pas toujours facile, mais loyal". Certes, il y a eu des malentendus, mais "où est le drame, c’est pour ça qu’on se réunit".

La récession évitée grâce aux réformes

Nicolas Sarkozy est également revenu sur la situation économique en France. Selon lui, si le pays échappe à la récession au troisième trimestre, contrairement à nombre de ses voisins, c’était grâce aux réformes initiées par son gouvernement. "C’est dû à l’impact direct des mesures votées en France sur les heures supplémentaires, la réforme des 35 heures, la déduction des intérêts d’emprunts", a-t-il assuré.

Concernant la Géorgie, le président français a affirmé samedi que les milices sud-ossètes s’étaient retirées du village de Perevi, dont elles avaient pris le contrôle la semaine dernière. "Je suis très satisfait de ce que j’ai appris. (...) Cela me renforce dans l’idée que Medvedev [le président russe] est un partenaire avec qui il faut dialoguer", a-t-il déclaré. Enfin, il a estimé que chaque pays était libre de décider s’il lui fallait ou non se doter d’un bouclier antimissile, objet d’un contentieux entre les Etats-Unis et la Russie.

(D’après agence)

Crise financière - La zone euro entre en récession, Paris y échappe

le 14/11/2008 - 17h27

La France a connu une croissance de 0,14% au 3e trimestre, tandis que la zone euro voit son PIB reculer de 0,2%. Pour 2009 en revanche, "on va voir", prévient Fillon. Aux Etats-Unis, les ventes de détail ont reculé de 2,8% en octobre par rapport à septembre, une chute bien plus importante que prévu.

Divine surprise matinale pour l’économie hexagonale : la France échappe à la récession au troisième trimestre avec une croissance de 0,14% par rapport au deuxième trimestre, a annoncé vendredi la ministre de l’Economie Christine Lagarde.

Première personne à l’annoncer mais aussi à s’en féliciter, la ministre n’a pas caché non plus sa surprise : "Le chiffre est étonnant puisque chacun s’attendait à un chiffre négatif et se préparait à débattre sur la récession, puisque la récession c’est techniquement deux trimestres successifs négatifs", a ainsi commenté Christine Lagarde sur l’antenne de RTL.

Si la France échappe à la récession en 2008, il faudra voir quelles conséquences aura pour elle la crise financière en 2009, a toutefois prévenu François Fillon vendredi. "On va voir pour 2009. Nous ne savons pas encore quelle sera l’ampleur de la crise internationale en 2009, nous ne savons pas encore quelles seront ses conséquences sur l’économie française", a-t-il dit à l’occasion de sa visite organisée sur le thème de la crise économique à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne.

"La France n’est techniquement pas en récession"

L’Insee, qui doit publier les premiers chiffres de la croissance française un peu plus tard dans la matinée, tablait dans ses dernières prévisions sur une diminution du PIB de 0,1%, après une baisse de 0,3% déjà enregistrée au trimestre précédent.

"La France, contrairement à l’Allemagne qui fait -0,5 et à la Grande-Bretagne qui fait -0,5, fait +0,14%", a indiqué Christine Lagarde. "C’est une bonne nouvelle, ça signifie que la France n’est pas techniquement en récession", a-t-elle expliqué, estimant que "la politique du gouvernement est en train de produire ses effets".

Et de fait, tous les pays de la zone euro ne peuvent pas se réjouir de la sorte. Globalement, celle-ci est entrée en récession pour la première fois depuis sa création en 1999, avec un recul de 0,2% de son Produit intérieur brut au troisième trimestre par rapport au précédent, a indiqué vendredi l’Office statistique européen Eurostat.

Outre l’Allemagne, l’Italie, troisième économie de la zone euro, voit son PIB se contracter de 0,5% au troisième trimestre. L’Espagne, comme la France, échappe pour l’instant au même sort. Les Pays-Bas enregistrent pour leur part une croissance nulle (0,0%) pour le deuxième trimestre consécutif.

Le moteur de la consommation

Plus concrètement, ce sont la consommation des ménages et l’investissement des entreprises qui semblent être "les deux moteurs qui, au troisième trimestre, ont tiré la France au-delà de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne", s’est félicitée Mme Lagarde.

Selon elle, la consommation "a tenu un peu mieux" qu’au deuxième trimestre et l’investissement des entreprises a été "bien meilleur", progressant de 0,3% au troisième trimestre contre -1,0% au trimestre précédent.

Quant au troisième pilier de la croissance, le commerce extérieur, il a eu un effet neutre sur la croissance car "les importations et les exportations se sont à peu près équilibrées", a précisé la ministre.

Le gouvernement prévoit toujours une croissance "autour de 1%" en 2008. Pour l’an prochain, il a récemment abaissé ses prévisions, entre 0,2% et 0,5%, et n’exclut pas de les revoir encore. La Commission européenne prévoit quant à elle une croissance française de 0,9% cette année et une croissance nulle l’an prochain.

Le Fonds monétaire international (FMI) a quant à lui averti que la France devrait subir une récession en 2009, avec un recul du PIB de 0,5%, tout comme l’ensemble de la zone euro.

Les ventes de détail s’effondrent aux Etats-Unis

Les ventes de détail aux Etats-Unis, c’est-à-dire l’indice de consommation des ménages, ont reculé de 2,8% en octobre par rapport à septembre, la plus forte baisse de cet indice depuis son lancement sous sa forme actuelle en 1992, selon les chiffres publiés vendredi par le département du Commerce américain. La baisse est bien plus forte que prévu, puisque les analystes tablaient dans leur ensemble sur un recul des ventes de détail de 2,1% en octobre.

Cela vient confirmer la tendance actuelle des Américains à reporter notamment leurs achats de véhicules du fait de la crise et de leurs difficultés à accéder à des crédits, ainsi qu’en témoignent les déboires des constructeurs automobiles, à l’image de General Motors, qui a annoncé au début du mois une baisse de ses ventes de 45% en octobre.

Sa chute est d’autant plus préoccupante pour l’économie américaine que la consommation des ménages assure en temps normal les deux tiers de la croissance du pays. Elle traduit en tous cas l’intensification de la détérioration de l’économie en octobre dont témoignent plusieurs indices récents.

(D’après agence)

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Croissance : Christine Lagarde : "C’est une bonne nouvelle"

14 novembre 2008 - 07h10

La ministre de l’Economie s’est félicitée vendredi matin sur RTL du fait que la France n’était pas entrée en récession, contrairement à l’Allemagne et au Royaume-Uni. Extrait.


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