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Le Président et deux ministres aux Antilles françaises

"CHOUCHOU" AU BAL DOUDOU

28 heures chrono, pas de peuple au programme !

jeudi 25 juin 2009 par JMT

Nicolas Sarkozy est attendu jeudi à la Martinique puis vendredi en Guadeloupe pour participer aux états généraux de l’outre-mer, dans une ambiance encore houleuse quatre mois après les violentes grèves qui ont secoué les deux îles antillaises.

Elie Domota a indiqué jeudi "qu’aucune invitation n’a été faite au LKP pour rencontrer le président de la République" lors de son déplacement en Guadeloupe et a accusé "l’Etat, allié au patronat, de revenir" sur les accords conclus après la grande grève du début de l’année.

Mercredi, après son éviction du gouvernement, l’ex-secrétaire d’Etat a laissé un message équivoque concernant "un certain patronat" sur le site communautaire. Par ailleurs, dans son entourage, on souligne qu’Yves Jégo "aura des choses fortes à dire dans les prochains jours sur l’outre-mer et la politique nationale".

Quatre mois après la grève, Sarkozy au chevet du malaise antillais

Afp, 25/06/2009, 15h44

Nicolas Sarkozy est attendu jeudi à la Martinique puis vendredi en Guadeloupe pour participer aux états généraux de l’outre-mer, dans une ambiance encore houleuse quatre mois après les violentes grèves qui ont secoué les deux îles antillaises.

Nicolas Sarkozy

Le chef de l’Etat est attendu jeudi en début d’après-midi à Fort-de-France (19H30 à Paris), avec dans ses bagages les tout nouveaux ministre de l’Intérieur et secrétaire d’Etat à l’Outre-mer.

Fidèle d’entre les fidèles du président, Brice Hortefeux a succédé mardi à Michèle Alliot-Marie place Beauvau, alors que la Guadeloupéenne Marie-Luce Penchard, fille de la très chiraquienne Lucette Michaux-Chevry, a remplacé Yves Jégo, sèchement remercié à 48 heures de la visite présidentielle après les cafouillages de la crise sociale de l’hiver.

Initialement annoncé en avril pour l’ouverture des états généraux, le séjour antillais de Nicolas Sarkozy a été longtemps suspendu à un "retour au calme" dans les deux îles françaises des Caraïbes.

Même si le déblocage par l’Etat d’une enveloppe de 580 millions d’euros le 19 février a progressivement mis un terme aux grèves générales qui ont paralysé la Martinique et la Guadeloupe de janvier à mars, le malaise social et politique ne s’y est pas dissipé, sur fond de grave crise économique.

Le président est d’ailleurs attendu de pied ferme par les fers de lance de la contestation de l’hiver. La Centrale démocratique martiniquaise des travailleurs (CDMT) a décrété la "mobilisation", reprochant à Nicolas Sarkozy son silence "concernant la gravité de nos problèmes" et dénonçant la "farce" des états généraux.

Un ton au-dessus, le collectif guadeloupéen LKP boude cette consultation au prétexte que "tout a déjà été décidé par l’Etat" qui "revient sur ses engagements", selon son emblématique porte-parole Elie Domota, et a décidé de montrer ses muscles par la grève, des manifestations et le blocage d’une poignée de stations-service.

Même si l’Elysée affiche sa "sérénité" et veut croire que le chef de l’Etat sera "bien accueilli", près de 900 gendarmes mobiles ont été dépêchés en renfort pour parer à toute éventualité et son programme conçu pour éviter tout risque de confrontation.

Sitôt posé en Martinique, Nicolas Sarkozy doit rendre pour la première fois hommage aux "dissidents", ces Antillais qui ont quitté leur île pour rejoindre la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, visiter deux entreprises puis participer aux états généraux.

Après une nuit à Fort-de-France, il doit rebaptiser l’aéroport de la ville du nom de l’homme politique et poète Aimé Césaire, mort il y a un an, puis rallier la Guadeloupe. Il y rencontrera à huis clos les élus de l’île, visitera le Régiment du service militaire adapté (RSMA) et prononcera un discours à Petit-Bourg, avant de remettre le cap sur Paris.

Chacune de ces étapes sera l’occasion pour Nicolas Sarkozy de délivrer des "messages", annonce son entourage. Devant les états généraux, il souhaite "apporter sa contribution, ses idées, suggestions et intuitions à ce processus de réflexion qui doit permettre de bâtir un modèle refondé de relations entre les Antilles et la métropole".

Au LKP, il entend "rappeler un certain nombre de principes républicains", notamment celui que "la loi s’applique partout".

Le chef de l’Etat entend enfin se prononcer "clairement" sur l’avenir des Antilles, en réponse à la demande des élus de Martinique de reporter les régionales de 2010 en vue d’un éventuel référendum sur l’autonomie.

Guadeloupe : "aucune invitation" au collectif LKP, selon son chef Elie Domota

Afp, 25/06/2009, 10h10

Elie Domota a indiqué jeudi "qu’aucune invitation n’a été faite au LKP pour rencontrer le président de la République" lors de son déplacement en Guadeloupe et a accusé "l’Etat, allié au patronat, de revenir" sur les accords conclus après la grande grève du début de l’année.

Elie Domota

Le préfet de Guadeloupe Nicolas Deforges avait indiqué mercredi que Nicolas Sarkozy ne devrait pas rencontrer le leader du LKP à moins que ce dernier ne participe à la réunion des états-généraux de l’outre-mer que le chef de l’Etat doit présider vendredi.

Or le LKP refuse depuis le début de participer à ces états-généraux, lancés le 19 février par Nicolas Sarkozy en pleine crise antillaise, considérant qu’ils ne font qu’entériner des décisions déjà prises à Paris.

"Aucune invitation n’a été faite au LKP pour rencontrer le président de la République", a affirmé M. Domota sur France Inter. Il a ensuite accusé "l’Etat, allié au patronat, de revenir sur des engagements qui avaient été pris", après la grève de 44 jours contre la vie chère menée en Guadeloupe.

Il a notamment cité "l’arrêté d’extension de l’accord salarial Bino" supprimant l’obigation pour le patronat de prendre en charge les 200 euros d’augmentation salariale au-delà des 3 ans d’aides de l’Etat et des collectivités locales.

"Ce que nous attendons surtout, ce sont des réponses précises par rapport aux revendications que nous portons" en matière de salaires et de prix, a-t-il dit.

"Si les choses ne sont pas réglées, si les négociations ne continuent pas pour amorcer un véritable changement durable et une égalité sociale durable il est fort à parier que, dans les mois qui viennent, les Guadeloupéens seront obligés de redescendre dans la rue", a-t-il averti.

A propos du départ du gouvernement du secrétaire d’Etat à l’outre-mer Yves Jégo, M. Domota a dit que "d’après les bruits de couloirs, d’après les rumeurs, il semblerait que le patronat ait eu sa tête, entre guillemets".

Selon lui, "ça prouve la connivence qu’il peut y avoir entre les békés et puis certains acteurs du pouvoir central".

Remaniement - Sur Facebook, Yves Jégo est amer...

Laurent DESCHAMPS (Avec agence) - le 24/06/2009 - 13h04 Mis à jour le 25/06/2009 - 06h56

Mercredi, après son éviction du gouvernement, l’ex-secrétaire d’Etat a laissé un message équivoque concernant "un certain patronat" sur le site communautaire. Par ailleurs, dans son entourage, on souligne qu’Yves Jégo "aura des choses fortes à dire dans les prochains jours sur l’outre-mer et la politique nationale".

Crédit Photo : DR Capture d’écran de la page personnelle d’Yves Jégo le mercredi 24 juin, lendemain du remaniement ministériel.

Les observateurs politiques le pressentaient, Yves Jégo, très critiqué pendant la grève générale qui a paralysé les Antilles de janvier à mars, risquait de ne pas résister au remaniement annoncé mardi.

C’est désormais chose faite. L’ex-secrétaire d’Etat à l’Outre-mer cède sa place à Marie-Luce Penchard, guadeloupéenne et membre de l’ UMP, qui se rendra dès jeudi avec Nicolas Sarkozy aux Antilles (lire notre article).

Mais Yves Jégo est amer. Et il le fait savoir. Mercredi matin, les "amis" de l’ancien secrétaire d’Etat sur le site communautaire Facebook ont pu méditer sur sa réaction après son éviction.

Le message d’accueil (ou statut) sur sa page personnel est pour le moins équivoque : "Yves Jégo mesure le véritable pouvoir d’un certain patronat et se prépare pour de nouveaux combats". Cette annonce a été publiée dans la nuit de mardi à mercredi.

De là à supposer que l’ex secrétaire à l’Outre-mer s’estime victime d’une vengeance des patrons antillais mécontents de sa gestion de crise... On devra attendre une mise à jour de son statut Sur Facebook pour connaître le fond de sa pensée.

Quoiqu’il en soit, mercredi matin, la passation de pouvoirs entre Yves Jégo et Marie-Luce Penchard au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer a été très froide et très rapide. Yves Jégo n’a pas pris la parole après avoir été raccompagné par son successeur sur le perron.

Sorti sous les applaudissements du personnel, l’ex secrétaire d’Etat a quitté le ministère au volant d’une voiture, son épouse à ses côtés, sans dire un mot.

Le délégué interministériel Patrick Karam a tourné ostensiblement les talons peu avant l’arrivée de Marie-Luce Penchard, avant de saluer dans un communiqué "le courage et l’action d’Yves Jégo".

Et dans l’entourage de ce dernier, on soulignait que le secrétaire sortant, prévenu à la dernière minute mardi soir de son remplacement, "retrouve aujourd’hui sa liberté et aura des choses fortes à dire dans les prochains jours sur l’outre-mer et la politique nationale". Affaire à suivre donc.

CARTE

Les petites Antilles au nord est du Vénézuela, la Mer Caraïbe à l’Ouest

SITE

Voir le site INFOANTILLES.COM

VIDEOS

Antilles : Elie Domota participera-t-il aux Etats généraux ?

Le 25 juin 2009 - 09h08

Pour le leader syndicaliste du LKP, la seule issue à une crise qui dure depuis 6 mois, c’est une réponse positive aux demandes des travailleurs anitllais..

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Le 24 juin 2009 - 19h25

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Le 24 juin 2009 - 18h08

Le désormais ex-ministre de l’Outre-mer a eu droit à un mot de réconfort d’une commerçante antillaise, mercredi à sa sortie de la passation de pouvoir..

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Par TF1


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