AID Association initiatives dionysiennes
11 SEPTEMBRE 2009 : 36 ans déjà que l’Empire assassinait Salvador Allende

11 SEPTEMBRE 2001 : les USA célèbrent bruyamment le "coup de Santiago"

Et pour occuper les esprits on court depuis après des fantômes : Ben Laden, Al Qaida

vendredi 11 septembre 2009 par JMT

Pour nous, ce 11 septembre sera marqué par le souvenir du coup d’Etat militaire dirigé par le général Augusto Pinochet à la tête de chiens de guerre anticommunistes entraînés par la CIA et la NSA, et marquera les premiers assassinats politiques des combattants chiliens de la liberté dont Salvador Allende le 11 septembre 1973.

Barack Obama a présidé vendredi pour la première fois à la journée de deuil observée à travers les Etats-Unis pour l’anniversaire du 11-Septembre en renouvelant l’engagement américain à combattre Al-Qaïda sans relâche.

Il s’agit de l’allocution de l’Honorable Paul Craig Roberts, titulaire d’un doctorat et Chevalier de la Légion d’Honneur, à la Conférence Mut zur Ethik, « Sovereignty or Imperialism » (Souveraineté ou Impérialisme), à Feldkirch en Autriche, le 5 septembre 2009.

Huit ans après les attentats du 11-Septembre, le journaliste Éric Raynaud publie un livre sur l’état de la contestation de la version gouvernementale aux États-Unis. Si les autorités s’accrochent à leur version des événements, plus aucun expert ne se risque à la soutenir dans ses détails. Les médias francophones, qui se sont bouchés les yeux et les oreilles durant tout ce temps, lui font bon accueil. Son approche dépolitisée permet en effet de rétablir un consensus dans la société et de combler le gouffre qui s’est creusé entre la presse et le public.

UFT’09 est la troisième édition annuelle et consécutive des manifestations demandant l’ouverture d’une enquête internationale sur les attaques du 11 septembre 2001 aux USA ainsi que la fin des politiques guerrières et sécuritaires en recrudescence alarmante depuis cette fameuse date.

Quelques heures après les attaques terroristes du 11 septembre au World Trade Center et au Pentagone, l’administration Bush concluait, sans preuve à l’appui, qu’Oussama ben Laden et son organisation, Al-Qaeda, étaient les suspects les plus probables.

C’était un 11 septembre, c’était en 73, c’était au Chili !

par Comité Libérez-les, Mondialisation.ca, Le 11 septembre 2009

Tous les média de cette planète s’attarderont sur l’anniversaire du 11 septembre 2001, une date qui a marquée les USA, touchés dans son cœur même, volontairement ou pas, l’histoire nous le dira même si de plus en plus de personnes se posent cette question.

Pour nous, ce 11 septembre sera marqué par le souvenir du coup d’Etat militaire dirigé par le général Augusto Pinochet à la tête de chiens de guerre anticommunistes entraînés par la CIA et la NSA, et marquera les premiers assassinats politiques des combattants chiliens de la liberté dont Salvador Allende le 11 septembre 1973.

Drapeau chilien

11 septembre 1973 / nom de code « OPERATION CONDOR »

Ce 11 septembre 2009, nous aurons une pensée pour nos camarades tombés en combattant, pour les torturés largués dans la mer par des hélicoptères, pour les milliers de prisonniers des stades et des prisons infectes, pour tous nos camarades qui sont entrés en résistance face à un ennemi puissant et féroce, pour ceux qui les ont cachés et protégés… Ce sera la date anniversaire, les 36 ans du renversement violent du gouvernement démocratiquement élu de l’Unité Populaire de Salvador Allende .

Les quelques archives ouvertes ont démontré que dés 1970, Richard Nixon, le bandit Nixon, le fasciste Nixon, avait ordonné à la CIA de faire « rougir » l’économie du Chili pour empêcher Allende d’arriver au pouvoir.

Les documents, y compris les procès-verbaux des réunions entre Henry Kissinger, Kissinger le faucon du capital, le vautour sioniste, le Béhémoth étasunien, avec les responsables de la CIA de l’antenne de Santiago, ainsi que des résumés des actions secrètes menées dès 1970, fournissent des preuves irréfutables que des opérations de déstabilisation dirigées par Washington ont été menées sur place contre le gouvernement d’Allende.

Des milliers de preuves des atrocités commises par la police secrète chilienne, la DINA, ou sur les assassinats, existent, elles ont été classées par la FBI. Mais des milliers d’autres venant de la CIA, NSC et NSA sont encore classées secrètes, surtout celles concernant les 5OOO disparus des 17 années de dictature militaire, et les liens entre subsides nazies, DINA et CIA .

36 années plus tard, il y a encore des enquêtes en cours au Chili, en Espagne et dans d’autres pays. Beaucoup de disparitions n’ont pas été résolues au Chili comme ailleurs, car des actes de terrorisme international ont été menés par la police secrète chilienne sous l’autorité de Pinochet, ce général sanguinaire dont la seule admiratrice vivante déclarée n’est autre que Margareth Thatcher.

Ce 11 septembre 2009, les membres de "Libérez-les" et beaucoup de camarades progressistes de par le monde, auront une pensée pour nos 28 000 camarades chiliens tombés en combattant, torturés et largués dans la mer depuis des hélicoptères, pour les milliers de prisonniers des stades et des prisons infectes, pour les 5000 disparus et leurs familles, pour tous nos camarades qui sont entrés en résistance face à un ennemi puissant et féroce, pour ceux qui les ont cachés et protégés… et pour les exilés forcés du monde entier…C’était un 11 septembre, c’était en 73, c’était au Chili !

Articles de Comité Libérez-les publiés par Mondialisation.ca

FILM DAILYMOTION

11 Septembre : Un Jeudi Noir de l’Information ========== 2001

Mondialisation.ca, Le 11 septembre 2009

En avril 2008, Canal+ diffusait un reportage de M. Stéphane Malterre dans le cadre de l’émission Jeudi Investigation, sur le thème Rumeur, intox : les nouvelles guerres de l’info. Nous avions alors publié cette réponse sur notre site : Quand un reportage sur la désinformation sombre dans… la désinformation !

De même, comme nous le permet l’article de loi sur la liberté de la presse, nous avions envoyé, dans les délais impartis et en recommandé, un droit de réponse par rapport aux diffamations et contre-vérités sur notre mouvement et notre association développées dans ce reportage. La direction de Canal+ a ignoré notre démarche légitime, une attitude en contradiction avec le droit français. Malheureusement, nous avons très souvent été confrontés à pareil cas quels que soient les médias.

Les mois suivant ce reportage, nous avons remarqué avec une certaine incrédulité que ce très mauvais travail était très régulièrement mentionné par des journalistes, qui l’utilisaient pour masquer leur paresse intellectuelle et cautionner leurs préjugés sur ce sujet ô combien difficile. C’est ainsi qu’un grand nombre de contre-vérités présentées dans ce film étaient répétées par les confrères de M. Malterre. Nous avons donc décidé de réaliser un documentaire en réponse à ce travail indigne, et nous venons tout juste de le finaliser

Le film que nous vous proposons est une analyse et un décryptage du travail malhonnête de propagande et de diabolisation que Stéphane Malterre a réalisé avec un certain talent... Alors même qu’il s’apprête à récidiver !

Le documentaire : 11 Septembre : Un Jeudi Noir de l’information !

À la fin du film, nous rappelons La déclaration des devoirs et des droits des journalistes (Munich, 1971). Conformément à l’article 6 de cette déclaration, nous invitons toutes celles et ceux qui ont visionné ce documentaire à critiquer les informations leur paraissant erronées (tous les faits mis en avant dans ce film sont sourcés, voir le travail de recherche fait dans le script de ce film). Les auteurs et l’association ReOpen911 s’engagent à débattre de toutes ces critiques, à y répondre et le cas échéant à rectifier ces informations, si elles se révélaient effectivement inexactes.

Association ReOpen911 : www.ReOpen911.info

Et aussi :

- La croisade de France 2 contre l’Internet : une insulte à l’intelligence et un piétinement de la déontologie !

- Rue89 échoue à l’examen du 11 Septembre !

Obama rappelle que les Etats-Unis ne faibliront pas dans la traque d’Al-Qaïda

AFP, Mise a jour : 11/09/2009 18:03

Barack Obama a présidé vendredi pour la première fois à la journée de deuil observée à travers les Etats-Unis pour l’anniversaire du 11-Septembre en renouvelant l’engagement américain à combattre Al-Qaïda sans relâche.

Barack Obama à Washington le 11 Septembre 2009

Barack Obama a présidé vendredi pour la première fois à la journée de deuil observée à travers les Etats-Unis pour l’anniversaire du 11-Septembre en renouvelant l’engagement américain à combattre Al-Qaïda sans relâche. Barack Obama a présidé vendredi pour la première fois à la journée de deuil observée à travers les Etats-Unis pour l’anniversaire du 11-Septembre en renouvelant l’engagement américain à combattre Al-Qaïda sans relâche.

M. Obama a commencé la huitième journée anniversaire des attentats en observant une minute de silence à 08H46. C’est l’heure exacte à laquelle un premier avion détourné s’est écrasé contre l’une des tours du World Trade Center à New York il y a huit ans.

Puis M. Obama, vêtu de sombre, a porté sa main sur le coeur quand a retenti la sonnerie aux morts en hommage aux 3.000 personnes tuées dans l’attaque terroriste.

La pluie abondante qui tombait sur Washington a cessé quelques instants seulement avant que M. Obama et son épouse Michelle, en robe noire, n’apparaissent sur les pelouses de la Maison Blanche où étaient rassemblés 150 collaborateurs.

C’est plus tard, au Pentagone, que M. Obama a pris la parole pour rappeler l’immensité de la douleur éprouvée et exhorter les Américains à retrouver le sens de l’unité affichée à l’époque.

"Les saisons qui passent ne peuvent pas diminuer la douleur et le manque infligés ce jour-là ; le temps qui passe, le ciel noir ne pourront jamais atténuer la signification de cet instant", a-t-il dit auprès du monument dédié aux 184 victimes de la chute du Boeing d’American Airlines sur le ministère de la Défense.

M. Obama, qui n’était à l’époque qu’un parlementaire de l’Illinois, a aussi fait de cet anniversaire l’occasion d’affirmer sa détermination à combattre le terrorisme.

"Renouvelons ici notre détermination à combattre ceux qui ont perpétré cet acte barbare et qui continuent à nous vouloir du mal. Nous ne fléchirons jamais dans la défense de notre pays, nous ne faiblirons jamais dans la traque d’Al-Qaïda et des extrémistes qui lui sont alliés", a-t-il juré.

M. Obama se rendait à une séance de travail du parlement local à Chicago le 11 septembre 2001 quand il a entendu les premières informations sur les attentats. Il avait ensuite passé l’après-midi dans son bureau à regarder les images de la tragédie.

En promettant à son tour de combattre le terrorisme, il a renouvelé un voeu transcendant les présidences.

"Nous ne nous fatiguerons pas, nous ne faiblirons pas et nous ne faillirons pas", avait déclaré son prédécesseur George W. Bush neuf jours après les attentats, dans un discours devant le Congrès aux termes certes plus prophétiques que ceux de M. Obama vendredi.

Le 11-Septembre a bouleversé la présidence de M. Bush, le conduisant à engager la "guerre mondiale contre le terrorisme" et les guerres en Afghanistan et en Irak.

La septième et dernière fois que M. Bush présidait aux commémorations du 11-Septembre, en 2008, il avait rendu hommage à ces "soldats qui combattent les terroristes à l’étranger pour que nous n’ayons pas à leur faire face ici, chez nous".

M. Obama a hérité de bien des conséquences du 11-Septembre : la guerre en Irak, dont il a été un des rares adversaires de la première heure, la guerre en Afghanistan, qui est l’une des grandes priorités de sa présidence, le camp de Guantanamo, qu’il essaie de fermer, etc..

Il se garde de reprendre à son compte l’appellation qu’il juge trompeuse de "guerre mondiale contre le terrorisme".

Dans ses déclarations vendredi, il a lui aussi eu une pensée pour les soldats, mais l’a formulée différemment et l’a liée aux vertus du service rendue à la communauté.

La complicité de l’Europe dans le mal

par Paul Craig Roberts, Mondialisation.ca, Le 11 septembre 2009

Il s’agit de l’allocution de l’Honorable Paul Craig Roberts, titulaire d’un doctorat et Chevalier de la Légion d’Honneur, à la Conférence Mut zur Ethik, « Sovereignty or Imperialism » (Souveraineté ou Impérialisme), à Feldkirch en Autriche, le 5 septembre 2009.

Paul Craig Roberts

Obama étant noir et membre d’une race opprimée, il est largement supposé qu’il imprégnerait sa politique étrangère d’une plus grande moralité que celle subie par le monde sous Bush et Clinton. Il s’agit d’un fantasme.

Comme tout autre président des dernières années, Obama représente l’idéologie de l’« Exception » Américaine. Cette idéologie décrit les États-Unis en Nation Vertueuse et fournit la base de la croyance en leur droit, et même en leur devoir, d’imposer leur hégémonie au monde, par la corruption ou la force.

La prétention en l’Exception Américaine produit une forme de patriotisme qui aveugle la population à l’immoralité des guerres d’agression de leur pays.

Rien n’a changé sous Obama. Obama a intensifié la guerre en Afghanistan ; a entamé une nouvelle guerre au Pakistan ; a toléré ou soutenu le coup d’État militaire qui a renversé le président élu du Honduras ; construit 7 nouvelles bases militaires en Colombie, en Amérique du Sud ; poursuit la planification de divers projets militaires assurant l’hégémonie militaire globale des États-Unis, du style Prompt Global Strike initiative, destiné à donner la capacité de frapper n’importe où sur Terre en 60 minutes ; s’emploie à déstabiliser le gouvernement de l’Iran, avec l’option d’une attaque militaire toujours envisagée ; soutient le nouvel African Command militaire des États-Unis ; a l’intention d’encercler la Russie de bases étasuniennes dans les régions constitutives de l’ancienne Union Soviétique ; a dénaturé les troupes de l’OTAN en mercenaires des guerres d’agression étasuniennes.

Comment devrait réagir l’Europe ?

L’Europe devrait se désolidariser des États-Unis et passer dans l’opposition active à leur politique étrangère. Les Européens devraient exiger de leurs gouvernements qu’ils se retirent de l’OTAN, car il ne sert pas leurs intérêts. Les deux puissances militaristes agressives, les États-Unis et Israël, devraient être sanctionnées par l’ONU et l’embargo.

Au lieu de cela, l’Europe se fait complice des crimes de guerre, étasuniens et israéliens.

Du fait de la Guerre Froide, l’Europe est habituée à suivre le leadership étasunien. L’avantage financier du refuge fourni par la puissance militaire étasunienne anéantit l’indépendance des politiques étrangères européennes. En réalité, les pays d’Europe occidentale sont devenus des États fantoches des États-Unis.

Comment ferait l’Europe pour échapper à une relation subalterne de plusieurs décennies ? Ce n’est pas facile. Les États-Unis sont habitués à faire la pluie et le beau temps et réagissent durement quand ils rencontrent de l’opposition. P

ar exemple, l’opposition française à l’invasion de l’Irak de Bush a provoqué la diabolisation immédiate de la France de la part des médias étasuniens et des membres du Congrès.

Le gouvernement étasunien use de sanctions financières et menace d’ébruiter des informations personnelles sensibles, recueillies par ses réseaux d’espionnage mondiaux, pour discipliner tout esprit d’indépendance de la part des leaders européens.

L’Europe est pour l’essentiel captive et contrainte de mettre les intérêts étasuniens avant les siens. Par conséquent, sauf si les Européens trouvent le courage de se débarrasser de leur état servile, l’Europe sera embringuée par le harcèlement dans de nouvelles guerres et en fin de compte entraînée dans une guerre dévastatrice contre la Russie.

Un pays européen isolé n’a guère de pouvoir, mais l’action concertée serait efficace. Par exemple, pourquoi les Européens ne protestent-ils pas contre le criminel de guerre Tony Blair, qui a obtenu un poste dans l’Union Européenne ?

L’attitude du régime Obama envers l’autodétermination et la souveraineté des peuples, c’est que ces concepts élevée sont des platitudes utiles pour masquer ses intérêts hégémoniques. L’argent et la propagande des États-Unis fomentent des révolutions « de velours » ou « colorées » qui transforment d’autres pays en leurs États fantoches.

Des platitudes servent aussi à masquer le renversement des libertés civiles étasuniennes, comme l’habeas corpus, une règle de droit élémentaire, et l’interdiction de la torture et de la détention préventive.

Pendant la Guerre Froide, l’un des piliers de la propagande étasunienne contre l’Union Soviétique fut l’impossibilité des citoyens soviétiques à voyager dans leur pays sans autorisation gouvernementale.

Cet affront est désormais infligé aux citoyens étasuniens. À compter de septembre 2009, le citoyen étasunien ne peut plus voyage en avion dans son pays sans autorisation de l’Administration de la sécurité des transports.

L’administration Obama a adopté les procédures de recherche du régime Bush. En vertu de ces règles, les ordinateurs, les téléphones cellulaires et les autres appareils des voyageurs peuvent être saisis pour des recherches qui peuvent prendre jusqu’à 30 jours.

Si vous êtes en route pour une réunion et que votre présentation se trouve sur votre ordinateur, avec les numéros de vos contacts sur votre téléphone cellulaire, vous êtes dans la mouise jusqu’au cou.

« La menace terroriste » est le prétexte pour ces pratiques gestapistes. Toutefois, il n’y a eu aucun acte de terrorisme dans le pays en 8 ans. Les quelques « complots » ayant conduit à des arrestations ont tous été initiés par des agents du FBI afin de faire perdurer dans l’esprit du public une menace inexistante.

Pourtant, au mépris de tout danger terroriste réel, l’État policier continue à gagner du terrain. Vu l’ampleur de l’oppression étasunienne sur les gens à l’étranger, on pourrait s’attendre à bien plus de retour de flamme, en supposant que le 11/9 ne fut lui-même un coup monté de l’intérieur, conçu pour donner un prétexte aux guerres d’agression en Afghanistan, en Irak et au Pakistan.

L’Europe doit regarder au-delà de la rhétorique politique vide sur la « liberté et la démocratie » et admettre l’émergence des chemises brunes de l’État américain. La démocratie se dérobe des États-Unis.

Sa place est prise par une oligarchie de groupes d’intérêts puissants, comme la finance, par le complexe militaro-sécuritaire contre lequel le Président Eisenhower avait mis en garde, et par l’AIPAC.

Les contributions des groupes d’intérêt aux campagnes politiques déterminent le contenu de la politique intérieure et étrangère. Un pays où le gratin politique est au-dessus des lois et peut violer impunément la législation contre la torture et la protection constitutionnelle des libertés civiles, n’est pas un pays libre.

Les dirigeants politiques et le peuple des États-Unis ont besoin d’aide de l’Europe afin d’éviter la dégénérescence de leur particularité politique. La liberté étasunienne, ainsi que l’indépendance souveraine ailleurs dans le monde, ont besoin des critiques des politiques étrangers et intérieurs.

Les médias étasuniens, qui ont été concentrés entre quelques mains pendant le régime Clinton, jouent le rôle d’un ministère de la propagande pour le gouvernement. Ce fut le New York Times qui rendit crédible la propagande néo-conservatrice et les documents falsifiés utilisés pour vendre l’invasion de l’Irak au public.

Ce fut le New York Times qui resta assis pendant un an sur les preuves de forfaitures commises par le régime Bush quand il viola la Foreign Intelligence Surveillance Act. Il fallut attendre la réélection de Bush avant que le journaliste puisse imposer son histoire grâce à un éditorial de l’opposition.

Les Étasuniens ont besoin des critiques de l’Europe pour compenser l’absence de médias indépendants chez eux. Ils ont besoin d’une aide extérieure pour arriver à comprendre l’immoralité de la politique de leur gouvernement, car ils ne reçoivent pas cette aide de leurs propres médias.

Sans aide de l’Europe, ils sont incapables de retrouver l’esprit de liberté et de tolérance que leur ont légué leurs pères fondateurs. Les États-Unis eux-mêmes sont victimes de la quête de leur hégémonie internationaliste néo-conservatrice et libérale.

Nous, aux États-Unis, nous avons besoin d’entendre beaucoup de voix nous dire qu’il est autodestructeur de se rendre semblable à l’ennemi pour vaincre l’ennemi.

Comme l’ont appris les savants allemands sous Hitler et les Russes sous Staline, l’ennemi le pire et le plus dangereux, c’est l’ennemi interne, l’élite non tenue à rendre des comptes qui contrôle le gouvernement du pays.

Si les États-Unis ont des ennemis opposés à la « liberté et à la démocratie, » ils doivent alors s’assurer eux-mêmes de ne pas sacrifier leurs propres libertés civiques et la souveraineté des autres peuples à une « guerre contre le terrorisme. »

Le coût des actes terroristes est faible par rapport à celui de l’érosion des libertés civiques, qui prennent des siècles à être conquises. Bien plus de gens sont morts pour obtenir la liberté que dans des attentats terroristes.

Quand leur gouvernement confisque les libertés de ses propres citoyens, les États-Unis ne peuvent se prétendre garants des libertés.

Quand leur gouvernement use de tromperie pour attaquer d’autres pays sur de faux prétextes, les États-Unis ne peuvent se prétendre garants de la paix et de la démocratie.

L’Europe, dont la culture fut détruite par les guerres du 20ème siècle, l’Europe, qui connut la tyrannie de l’extrême gauche et de l’extrême droite, a une légitimité en propre voix.

L’Amérique a besoin d’entendre cette voix.

Article original en anglais : Europe’s Complicity in Evil, VDare, le 10 septembre 2009.

Traduction : Pétrus Lombard

Paul Craig Roberts fut ministre des Finances adjoint dans l’administration Reagan. Il est coauteur de The Tyranny of Good Intentions. Il peut être contacté à l’adresse : PaulCraigRoberts@yahoo.com

Paul Craig Roberts est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

Articles de Paul Craig Roberts publiés par Mondialisation.ca

« Aux États-Unis, plus aucun expert ne prend le risque de défendre un point précis de la version gouvernementale »

Entrevue d’Éric Raynaud par Thierry Meyssan, Mondialisation.ca, Le 11 septembre 2009

Éric Raynaud vient de publier 11-Septembre, les vérités interdites (éditions Jean-Paul Bertrand).

Huit ans après les attentats du 11-Septembre, le journaliste Éric Raynaud publie un livre sur l’état de la contestation de la version gouvernementale aux États-Unis. Si les autorités s’accrochent à leur version des événements, plus aucun expert ne se risque à la soutenir dans ses détails. Les médias francophones, qui se sont bouchés les yeux et les oreilles durant tout ce temps, lui font bon accueil. Son approche dépolitisée permet en effet de rétablir un consensus dans la société et de combler le gouffre qui s’est creusé entre la presse et le public.

Eric Raynaud

Thierry Meyssan : Vous venez de publier 11-Septembre, les vérités cachées (éditions Jean-Paul Bertrand). Vous y faites le point sur les arguments contestant la version gouvernementale des attentats de 2001. Vous passez en revue de très nombreux sujets, cependant quels sont, selon vous, les éléments les plus importants dont on dispose aujourd’hui et que l’on ignorait il y a huit ans ?

Éric Raynaud : Un fait majeur, pour moi, a été la divulgation du rapport de la commission d’enquête mise en place par l’administration Bush-Cheney à l’été 2004. Les conclusions en étaient tellement inacceptables, intellectuellement, qu’elles ont excité la curiosité des penseurs, des scientifiques, des universitaires, des experts, etc.

Leurs travaux très rigoureux amènent aujourd’hui, huit ans après, à accepter que deux faits majeurs sont avérés. Le premier est qu’aucun avion de ligne ne s’est écrasé contre le Pentagone ; le second est qu’en aucun cas, les effondrements des tours jumelles, les Twin Towers, n’ont été dus aux impacts des Boeing 767 et aux incendies de kérosène. En fait, la version officielle expliquant les deux faits les plus marquants, les plus spectaculaires de ce 11 septembre 2001, est aujourd’hui disqualifiée.

TM : Certes, mais ces éléments étaient déjà disqualifiés avant la publication de ce rapport. Pourquoi celui-ci a t-il fait basculer une partie de l’opinion publique et suscité les associations que vous évoquez dans votre livre ?

Comprenez bien le sens de ma question : pourquoi ce que j’écrivais en 2001-02 était inacceptable aux USA et pourquoi au contraire, à partir de 2004, une partie de l’opinion publique états-unienne a considéré que c’était la narration gouvernementale qui était inacceptable ?

Éric Raynaud : Effectivement, ces faits étaient connus. Mais par des gens qui traquaient la vérité chacun dans leur coin, et étaient totalement marginalisés. Je pense que vous connaissez bien ce genre de situation… Les familles de victimes, les pompiers new-yorkais, tous ceux qui avaient émis des doutes dès le premier jour, attendaient de pied ferme ce rapport.

Devant ce tissu de contre-vérités, de déformations de la vérité, d’ « oublis » très fâcheux, ils ont sorti les fourches, si je puis m’exprimer ainsi. D’autant plus que la crédibilité de gens comme David Ray Griffin ou Richard Gage, et des témoins survivants directs, leur a permis de le faire.

Malheureusement pour l’administration Bush, cette époque a correspondu peu ou prou avec l’avènement du web 2.0, qui aura été un outil imparable dans cette lutte. Tous, effectivement groupés en associations bien spécifiques et crédibles, échangeant leurs infos, leurs études, analyses, etc. La somme folle de ce travail n’a pu que retourner, effectivement, l’opinion publique, devant des faits devenus évidents.

Je pense que vous avez eu le tort d’avoir raison trop tôt en ce qui concerne le Pentagone. Pas mal de journalistes états-uniens se sont rangés à votre thèse après avoir essayé, surtout et avant tout, de la démonter.

Ils le confessent d’ailleurs eux-mêmes aujourd’hui, à l’image de David von Kleist, qui, après avoir été un opposant de votre thèse, compte aujourd’hui parmi les Truthers les plus actifs.

TM : Ne peut-on pas considérer les choses sous un autre angle : lorsque j’ai émis les premières critiques, il n’y avait pas de version gouvernementale cohérente, mais une multiplicité de bribes émanant d’agences diverses. On me répondait toujours que je n’avais pas compris.

En essayant de rassembler toutes ces bribes en une narration unique, la Commission présidentielle a rencontré la quadrature du cercle. Son travail a surtout montré que l’on ne pouvait pas raconter cette histoire de manière cohérente. Elle a d’ailleurs éludé de nombreux problèmes jusqu ‘à oublier l’effondrement de la Tour 7 ?

11-Septembre, les vérités cachées, d’Éric Raynaud. Ouvrage recommandé par le Réseau Voltaire. Disponible par correspondance.

Éric Raynaud : Je pense que de toutes façons, le rapport de la Commission d’enquête était voué au sort qu’il a connu, c’est-à-dire le rejet pur et simple de ceux qui attendaient l’administration Bush au tournant. Les attentats ont été un tel faisceau d’événements tous uniques, les uns paraissant logiques, d’autres beaucoup moins, que la tâche s’avérait impossible.

Du reste, George Bush ne s’y était pas trompé, en refusant dans un premier temps la création d’une telle commission. Il a cédé seulement devant la pression populaire, mais en essayant de « border » au maximum : pas de moyens, pas d’argent, peu de temps, et un homme du sérail pour directeur exécutif.

Cela n’empêche pas que quand deux journalistes très connus, qui travaillent pour les plus grandes chaînes, dont le correspondant de CNN au Pentagone, expliquent en direct dans les minutes qui suivent le fameux crash : « aucun avion ne s’est écrasé ici », il paraît difficile à une Commission d’enquête gouvernementale de les citer alors que le gouvernement affirme l’inverse haut et fort. Le problème étant pour elle que si les paroles s’envolent, les images et les sons enregistrés, eux, restent. Et sont consultables.

Le souci est le même pour la Tour 7 : dans un pré-rapport, la Federal Emergency Management Agency stipule qu’ « elle n’a pas d’explications sur les raisons de la chute de cet immeuble de 186 mètres de haut ». L’agence gouvernementale qui prend la suite de l’enquête, le NIST, n’en a pas plus, et pour cause…

Donc, on « oublie » la chute d’un immeuble pratiquement de la taille de la Tour Montparnasse à la vitesse de la chute libre, 6,5 secondes, dans un rapport de près de 600 pages... Finalement, en août 2008, le NIST trouve une explication abracadabrantesque qui ne satisfait personne.

C’est effectivement la quadrature du cercle, et d’ailleurs les président et vice-président de cette Commission s’en sont désolidarisés dans un ouvrage à quatre mains, plus tard. De même que l’avocat conseil de cette même Commission, un ancien procureur fédéral, a écrit récemment dans un livre que le gouvernement l’avait faite mentir, pour dire les choses clairement.

TM : Dans une affaire d’État comme celle-là, les témoins se dédient. Vous citez à l’instant Jimmy McIntyre, le correspondant de CNN au Pentagone. Le 11-Septembre, il est formel : aucun avion de ligne ne s’est écrasé sur le bâtiment.

Mais le même Jimmy McIntyre organise en avril 2002 une longue émission spéciale de CNN où il assure que je m’exprime par anti-américanisme et qu’on ne peut pas douter que le vol 77 se soit écrasé là. La Commission n’a auditionné que les témoins qui se sont rétractés et à écartés tous ceux qui persistaient à contredire la version bushienne.

J’ai éprouvé bien des difficultés pour que les gens intègrent dans leurs analyses l’effondrement de la Tour 7. Quelques jours après les attentats, ce fait avait disparu de la mémoire collective.

J’observe que les spéculations boursières à la baisse avant le 11-Septembre ont également été oubliées et, comme vous le notez dans votre livre, ne ressurgissent qu’à cause du scandale Madoff.

Et puis, malgré tous mes efforts, tout le monde —y compris les Truthers aux USA— persiste à ignorer l’incendie de l’annexe de la Maison-Blanche et la communication des attaquants avec la Maison-Blanche en utilisant les codes présidentiels. Deux événements largements attestés —le premier a même été filmé par ABC— et qui ont décidé le conseiller anti-terroriste Richard Clarke à déclencher le programme de Continuité du gouvernement.

Comment expliquer ces amnésies collectives ?

Éric Raynaud : Oui, James McIntyre s’est dédit sans aucune honte sur CNN. Il n’empêche que ses paroles de la première heure sont toujours accessibles. L’autre confrère, en revanche, Bob Plugh, n’a jamais changé sa version d’un iota.

J. McIntyre, correspondant permanent de CNN au Pentagone atteste en direct, le 11-Septembre, qu’aucun avion ne s’est écrasé sur le bâtiment. Il se rétractera par la suite et deviendra un des chiens de garde de la version gouvernementale.

Quant à la mémoire collective, il est connu qu’elle est sélective. Et qu’elle ne retient —je parle du public— que ce qu’elle entend ou lit dans les médias. Or, les médias états-uniens, qui nous ont pourtant habitué à mieux, n’ont fait leur travail que les deux, trois ou quatre jours suivant les catastrophes. Walter Pinkus du Washington Post, un des vétérans les plus capés de la profession, ne dit pas autre chose.

On est passé très vite au « pathos sous contrôle gouvernemental », et le drame, c’était avant tout deux tours géantes qui s’étaient écroulées et 3 000 morts.

Effectivement, il a fallu longtemps pour que l’on admette que l’effondrement de la tour 7 était d’une importance capitale, et même le talon d’Achille de la version Bush. Aujourd’hui, tous les gens proches de ce dossier le savent, mais oui, il a fallu du temps.

Pourtant, il suffit, encore aujourd’hui, de poser la question à brûle-pourpoint en société : « Combien de tours sont tombées le 11-Septembre ? » Neuf fois sur dix on vous répondra « deux ».

Quant à l’incendie de l’annexe, à la Maison-Blanche, et l’utilisation des codes présidentiels, peut-être est-il encore un peu tôt. Non pas que ces infos soient négligeables, bien loin de là, mais comme disait l’autre, peut-être faut-il laisser le temps au temps…

TM : Ce ne sont pas les seuls événements oubliés. Savez vous qu’aucun des grands patrons ayant son bureau dans le WTC n’y était présent ce jour-là, parce qu’ils étaient dans le Nebraska. Précisément sur la base militaire d’Offutt où le président Bush les a rejoint dans l’après-midi.

Cette information n’était pas dans mon livre, je l’ai publiée peu après dans le principal quotidien espagnol El Mundo, qui est aussi mon éditeur espagnol. Pourquoi les gens ne veulent toujours pas prendre en compte la totalité des faits ?

Éric Raynaud : Oui, j’ai appris qu’un certain nombre de « conseils d’administration » ont été « décentralisés » du World Trade Center ce jour-là… Ce qui est bien sûr un élément éminemment important, surtout avec l’information que vous apportez. Là aussi, je pense qu’une fois la machine emballée —et à mon avis elle frémit—, ces choses-là sortiront.

Pour ma part, j’ai pris un parti dans mon ouvrage : celui de raconter ce qui s’est réellement passé le 11 septembre 2001 à New York et Washington, à l’aune de ce qui fait consensus aujourd’hui, et avec des éléments imparables que le lecteur peut lui-même vérifier.

Disons que je pense avoir rédigé un ouvrage de « sensibilisation », à propos de ce que les gens ont retenu de plus spectaculaire dans ces événements. Et d’après les premières réactions qui me sont parvenues, beaucoup tombent de haut. Tout cela est dur à admettre, mais existe. C’est une étape. Comme je le disais à l’instant, le reste suivra. Mais c’est une très bonne chose que de les garder dans un coin de son esprit.

TM : Votre livre montre que, s’il existe encore des institutions pour défendre la version gouvernementale des attentats, ou des experts pour en soutenir les conclusions en général, plus aucun professionnel ne prend le risque de défendre précisément un point contesté.

Par exemple, on va continuer à déclarer qu’Al-Qaida a attaqué le Pentagone, mais plus aucun expert n’osera dire qu’il a identifié des restes de Boeing sur la scène du crime.

Ou encore, on va raconter et même porter au cinéma la révolte des passagers de l’avion disparu en Pensylvannie, mais plus aucun expert n’ose encore citer comme authentiques les communications téléphoniques dans lesquelles les passagers auraient témoigné de cette révolte.

Comment expliquez-vous que l’on puisse s’accrocher à la version gouvernementale quand il n’existe plus aucun élément pour l’étayer ?

Éric Raynaud : Je pense simplement qu’ils n’ont pas d’autre choix. J’écris dans mon livre que leur position est absolument intenable désormais, mais quelle alternative ont-ils ? Aucune, sinon persister dans le déni ou, pour certains, être condamné à quelques centaines d’années en prison.

Et puis c’est exact : plus personne ne prend le risque de défendre précisément un point contesté. J’ai vu avant-hier un document sur le vol 93 et ses nombreuses communications téléphoniques. Le réalisateur est peut-être de bonne foi : son documentaire date d’avant le procès Moussaoui.

Où le FBI lui-même, sommé de produire les rapports sur ces conversations téléphoniques, a expliqué qu’en 2001, il était techniquement impossible de téléphoner d’un portable vers la terre ferme, à l’altitude où se trouvait le vol 93. Alors effectivement, difficile pour un « expert », après un aveu de cette taille, de venir en discuter.

Que les tenants de la version officielle soient irrémédiablement coincés par ce genre de démonstrations mais n’en démordent pas, n’a rien d’étonnant. En revanche, que les médias qui ont ces informations continuent ce jeu perdu d’avance est beaucoup plus étonnant —si l’on veut estimer cette position étonnante—. Bien que j’ai noté, ces quatre ou cinq derniers mois, quelques signes avant-coureurs, furtifs mais visibles, chez quelques confrères.

TM : Vous vous êtes appliqué à récapituler des faits et à n’en donner aucune interprétation. On distingue souvent trois hypothèses : soit l’administration Bush ignorait tout des attentats à l’avance, soit elle en était renseignée mais les a laissé perpétrer, soit elle est impliquée dans leur réalisation. Comment se situe aujourd’hui l’opinion publique aux États-Unis ?

Le professeur David Ray Griffin. Le célèbre universitaire étudie L’Effroyable imposture de Thierry Meyssan pour en démontrer la stupidité, mais il est stupéfait par ce qu’il y découvre et devient la figure de proue du Mouvement US pour la vérité sur le 11-Septembre.

Éric Raynaud : La position des Truthers, et notamment de David Ray Griffin, l’une de leurs têtes pensantes, que j’ai rencontré, est claire : « It’s an inside job », m’a-t-il dit sans sourciller.

C’est-à-dire un coup monté de l’intérieur, donc votre troisième hypothèse. Nous étions seuls, autour d’un café, et cette confidence m’a frappé, venant d’un homme aussi précis que prudent et futé dans ses déclarations publiques.

Même si je laisse le plus souvent mon lecteur se faire son opinion, pour tout dire, ma conviction après des années d’étude du sujet est que l’administration Bush était parfaitement au courant de ce qui allait se passer.

Les preuves ne manquent d’ailleurs pas. Mais aussi qu’une frange de cette administration —côté néo-cons bien sûr— avait « accompagné » les attentats. Je vois mal des islamistes manier des tonnes de nanothermite et l’installer à leur gré dans les trois tours détruites.

Mais l’assurance de Griffin m’a troublé. Car je sais qu’il a encore beaucoup à écrire sur le sujet, et qu’il possède des renseignements de toute première main…

TM : Aux États-Unis, le Mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre réclame la « réouverture d’une enquête ». Ces citoyens états-uniens semblent penser qu’il s’agit d’un fait divers qui pourrait être un jour jugé par des tribunaux civils et que la Raison d’État n’existe pas. Or, quellle que soit l’interprétation que l’on retienne des événements, il est clair que ces attentats ne ressortent plus uniquement du droit national US, mais du droit international, et que l’administration Bush a tout fait pour cacher la vérité, soit directement, soit par l’intermédiaire de la commission d’enquête présidentielle. Que signifie donc cette revendication d’enquête judiciaire ?

Éric Raynaud : Je suis tout à fait de votre avis : ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 n’a pas été autre chose que la fabrication d’une justification d’opérations déjà planifiées en Afghanistan, puis en Irak. Et à mon sens, ce genre de choses ressort d’un Tribunal pénal international..

Je pense également que les leaders du Mouvement pour la vérité ont cela en tête depuis longtemps. Mais en attendant, les centaines de milliers de Truthers anonymes, eux, ont des comptes à régler au plan judiciaire.

Et ils ont travaillé comme des fous pour cela : ouvrir une nouvelle enquête nationale, faire condamner ceux qui ont tué/ou laissé tuer/ou aidé à tuer 3 000 États-uniens. Ce qui peut évidemment constituer un marchepied idéal pour passer à une phase internationale, mais qui risque, aussi, d’être très, très long.

Les leaders des Truthers ont-ils toutefois l’idée de pousser le bouchon dans ce sens avant une éventuelle enquête suivie de procès retentissants ? Je pense que ce n’est pas du domaine de l’impossible. Et en tout cas, rien ne s’oppose à une démarche de ce type, avec les arguments et les preuves qu’ils ont aujourd’hui en main.

TM : Le 11-Septembre est un événement US aux conséquences mondiales. Vous avez choisi de traiter longuement du Mouvement pour la vérité aux USA et d’expédier en quelques paragraphes les réactions dans le reste du monde. Est-ce à dire que seul ce qui se passe au centre de l’Empire a de l’importance ou de la crédibilité ?

Éric Raynaud : Non, bien sûr. C’est justement parce que les événements mondiaux issus du 11 Septembre me sont absolument insupportables que j’ai écrit cet ouvrage. Simplement, j’ai aussi pris pour angle qu’en France, on ne connaît pas assez la genèse de ce début de troisième millénaire catastrophique.

En Europe francophone globalement et en France en particulier, on ne sait parler de cet événement qu’à travers l’anathème, l’insulte et l’imprécation. J’ai voulu donner un socle pour une base de discussion saine, entre grandes personnes, à propos d’un événement qui a totalement changé le monde.

Alors, il est bien évident que j’observe avec la plus grande attention ce qui s’est passé et se passe, la mainmise sur le Moyen-Orient et les prochaines « cibles » du plan, par exemple la Russie et la Chine.

J’ai essayé de mettre les gens au courant de ce qui s’était réellement passé un certain 11 septembre 2001. Maintenant, je vais probablement me pencher sur d’autres aspects du problème. Il y a tellement à écrire…

Entretien réalisé par téléphone le 8 septembre 2009. Propos recueillis par Thierry Meyssan.

11-Septembre, les vérités cachées est disponible par correspondance auprès de la Librairie du Réseau Voltaire.

Thierry Meyssan est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

Articles de Thierry Meyssan publiés par Mondialisation.ca

Communiqué de Presse "UNITED FOR TRUTH" le vendredi 11 septembre 2009 à Bruxelles

Vendredi 21 Août 2009 Bonjour,

UFT’09 est la troisième édition annuelle et consécutive des manifestations demandant l’ouverture d’une enquête internationale sur les attaques du 11 septembre 2001 aux USA ainsi que la fin des politiques guerrières et sécuritaires en recrudescence alarmante depuis cette fameuse date.

Fondée en 2007, la plate-forme UFT rassemblait plus de deux cents personnes à Bruxelles. En 2008 nous étions près de 500 à rallier (sous la pluie !) l’ambassade des USA depuis le conseil de l’Europe. Diverses organisations (CADTM, ATTAC,etc.) et personnalités (G.Chiesa, P.Galand, D.R.Griffin, etc.) apportèrent leur soutien.

Cette année, nous organisons deux rassemblements : le vendredi 11 septembre à midi, avenue des arts, face à l’ambassade des USA. Et à 16h place du Luxembourg, face au parlement Européen. Ensuite, dès 20h, nous vous invitons à la projection du film "Zéro" de l’Euro-Deputé Giulietto Chiessa au Botanique, organisée par Libération Film et suivie d’un débat en présence du réalisateur.

Le "11/09" est d’actualité car plus que jamais nous en subissons les suites et conséquences. Du paysan afghan, au simple voyageur en passant par les ouvriers en grève, nous sommes tous devenus des "terroristes potentiels" !

Or, en huit années, trop de preuves, d’évidences, d’omissions démontant la "Version Officielle du 11 septembre 2001" se sont accumulées. Patiemment collectées et analysées, elles sont maintenant divulguées par un nombre toujours plus grand d’universitaires, de scientifiques, d’architectes, de pilotes, de militaires, d’agents des renseignements,de politiciens, de spécialistes en démolition contrôlée, d’associations ou de simples citoyens n’ayant pas désappris à penser.

De plus cette année bien des choses ont changé, il ne s’agit définitivement plus d"élucubrations conspirationistes" mais de faits avérés :

- aujourd’hui ce sont d’anciens membres de la "Commission d’enquête sur les évènements du 9/11" eux même ( 1, 2 & 3) qui remettent la "version officielle" en doute. Une opinion partagée par plus de 30% des citoyens US qui déclarent être convaincus que le gouvernement est impliqué ou à laissé faire (60% à New-York !)

- il en va de même pour les conclusions publiées par différents groupes d’architectes, de physiciens ou autres experts dans les domaines concernées tel les renseignements

- la récente publication dans la très sérieuse revue scientifique "Open Chemical Physics Journal" d’un article écrit par neuf chercheurs internationaux démontrant la présence de matériau explosif de type nano-thermite dans les poussières du World Trace Center

Démonter la version officielle c’est invalider le prétexte à la barbarie en cours et à venir, c’est reprendre un contrôle démocratique et citoyen sur la réalité !

La plate-forme que nos partenaires soutiennent :

"En solidarité avec les citoyens États-Uniens, nous exigeons une nouvelle enquête indépendante sur les attaques du 9/11, qui furent prétextes à trop de guerres et de mensonges. A un recul dramatique de vos/nos libertés civiles et à la criminalisation des mouvements sociaux. (lois "anti-terroristes", patriot act,"prisons secrètes",etc.).

Nous voulons le retrait des troupes européennes d’Irak, d’Afghanistan.

Nous voulons une législation qui garantisse la neutralité de la Toile et combatte les menaces électroniques contre notre liberté.

Nous voulons un contrôle démocratique des institutions financières (FMI, BM, etc.) et des médias de masse."

Contact :

Xavier : 00 32 478 46 84 45

Olivier : 00 32 477 257 255

www.unitedfortruth.org

Qui est Oussama ben Laden ? La vérité derrière le 11 septembre 2001

par Michel Chossudovsky, Mondialisation.ca, Le 11 septembre 2009

Note de l’auteur. Cet article fut rédigé le jour même des attaques. Il fut publié en anglais par Global Research le 12 septembre 2001.

Quelques heures après les attaques terroristes du 11 septembre au World Trade Center et au Pentagone, l’administration Bush concluait, sans preuve à l’appui, qu’Oussama ben Laden et son organisation, Al-Qaeda, étaient les suspects les plus probables.

Oussama ben Laden

Le directeur de la CIA, George Tenet, déclarait que ben Laden « a la capacité de planifier plusieurs attaques sans avertissement ». Le secrétaire d’État Colin Powell qualifiait de son côté les attaques à Washington et à New York de « déclaration de guerre », ce que George Bush confirmait dans son discours à la nation le soir même en affirmant qu’il ne « fera aucune distinction entre les terroristes qui ont commis ces actes et ceux qui les ont soutenu ».

L’ancien directeur de la CIA James Woolsey insinuait pour sa part la complicité de un ou plusieurs gouvernments étrangers. Et l’ancien conseiller à la sécurité nationale Lawrence Eagelberger déclarait dans une entrevue télévisée : « Je crois que nous allons démontrer que, lorsque nous sommes attaqués de cette façon, nous pouvons réagir d’une manière brutale avec force et détermination » (« we are terrible in our strength and in our retribution »).

Suite aux déclarations officelles, les médias occidentaux n’ont pas tardé (sans preuves à l’appui) à approuver le déclenchement d’actions punitives contre des cibles civiles au Moyen-Orient et en Asie centrale. William Saffire écrivait à ce propos dans le New York Times : « Lors que nous aurons raisonnablement pu déterminer la localisation des bases et des camps de nos attaquants, nous devrons les pulvériser - en minimisant mais également en acceptant les risques de dommages collatéraux. Nous devrons agir par des opérations [militaires] directes mais également par des actions en sous-main [de nos services de renseignement], afin de déstabiliser les États hôtes de la terreur. »

Le texte ci-dessous a pour object d’analyser l’histoire d’Oussama ben Laden et des liens entre la Jihad islamique et la politique étrangère des États-Unis depuis la Guerre froide.

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VIDEOS

Commémoration : 11-Septembre : à 8h46, l’Amérique se recueillait

Le 11 septembre 2009 - 20h15

Pour le 8e anniversaire des attentats du 11-Septembre, Barack Obama a assuré que les Etats-Unis ne faibliraient jamais dans le combat contre Al-Qaïda..

Par TF1

Etats-Unis : Le 11 - Septembre : l’impossible deuil

Le 11 septembre 2009 - 13h00

Il y a huit ans, les attentats du 11 - Septembre faisaient 2752 morts et détruisaient les deux tours du World Trade Center. Pour les Américains, cette date reste à jamais gravée dans leur mémoire..

Par TF1

Al-Qaïda : La traque sans fin contre Oussama Ben Laden

Le 11 septembre 2009 - 13h00

Les attentats commandités par Oussama Ben Laden avait déclenché la guerre en Afghanistan. Huit ans après, le conflit s’enlise et toujours pas de traces de Ben Laden..

Par TF1

Etats-Unis : 8 ans après, les "héros" du 11-Septembre abandonnés

Le 11 septembre 2009 - 07h46

Alors que le pays commémore le 8e anniversaire des attentats, les secouristes, héros de l’époque, s’estiment abandonnés et laissés pour compte..

Par LCI.fr

Enquête du 20h : 8 ans après, Ground Zero reste une plaie béante

Le 10 septembre 2009 - 20h15

Depuis les attentats du 11 septembre sur le site du World Trade Center, "Ground Zero", reste toujours à l’état de chantier. C’est l’enquête de ce 20 heures..

Par TF1


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