AID Association initiatives dionysiennes
L’art d’opposer des choses qui peuvent d’harmoniser !

Télescopage énergie-écologie ?

samedi 6 décembre 2008 par JMT

A la Réunion, une controverse depuis un an oppose la Région qui veut absolument faire des sondages préliminaires à une minicentrale géothermique dans la zone centrale du parc national, site à inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco, et l’Association Citoyenne de Saint Pierre, créée par quelques citoyens scandalisés par le traitement folklorique de ce dossier et qui a mobilisé 15000 signatures pour s’y opposer.

Certes la Région a pour charge d’étudier et de programmer l’utilisation des énergies renouvelables mais cela ne veut pas dire faire n’importe quoi. D’autant qu’il y a plein de domaines dans lesquels ses millions seraient beaucoup plus utiles : remplacement de tous les chauffe-eaux électriques par des chauffe-eau solaires, remplacement des climatisations électriques par des climatisations solaires, taxation dissuasive des 4*4 et des grosses voitures qui encombrent les villes, accélération des programmes de transport en commun, relocalisation des logements au plus près des activités, etc....

La minicentrale géothermique est le type même du projet inadéquat : elle ne règle rien des problèmes énergétiques ( 3% de la consommation électrique actuelle, 1% de celle attendue si GERRI est une réussite), elle n’a rien d’une épopée pouvant motiver les foules et elle va dévaster un site unique au monde.

Justement parlons de la décroissance de la consommation énergétique. Le facteur 4 vous connaissez ?

Certains ont salué la hausse du prix du brut comme étant un facteur favorable à cette décroissance (et à la décroissance concomittante de la production de gaz à effet de serre !). Mais cela ne semble pas être du goût de tout le monde : l’Arabie par exemple

La plaine des Sables réintégrée à l’Unesco, la géothermie en sursis

CLICANOO.COM

Les quatorze membres du bureau du parc national ont voté, hier, des réserves à la réalisation des forages géothermiques à la plaine des Sables. Sous la houlette des services de l’Etat, il a été décidé de lancer deux études complémentaires, l’une sur les impacts environnementaux, l’autre sur le lieu de faisabilité d’une centrale. Un compromis destiné à préserver les chances de classement de l’île à l’Unesco, sous la pression de l’UICN. La plaine des Sables va d’ailleurs être réintégrée au périmètre candidat.

Un oui sous conditions.

Réuni hier à la Plaine-des-Palmistes, le bureau du parc a opté pour le compromis à 13 voix contre 1, après trois heures de discussion, en émettant un avis favorable aux forages sous réserve de la réalisation de deux études complémentaires.

D’une part, le lancement d’une contre-expertise sur les impacts environnementaux, qui devra être menée “par un panel d’experts associant le conseil scientifique (du parc), dans la perspective notamment de la formulation des mesures environnementales”.

D’autre part, la réalisation d’une “étude technique globale démontrant la faisabilité d’une exploitation de la ressource géothermique à plusieurs distances y compris hors du cœur du parc”.

Par ailleurs, le bureau a formulé à l’unanimité “son opposition à la réalisation d’une centrale géothermique sur le site de la plaine des Sables”, ainsi que “son attachement au classement de La Réunion au patrimoine mondial et à la réintégration de la plaine des Sables dans le bien proposé à ce classement”.

Cette délibération découle directement des premières recommandations émises il y a 15 jours par les experts de l’UICN (*), suite à leur visite sur l’île en octobre pour expertiser la candidature Unesco. Première demande express de l’UICN : la réintégration de la plaine des Sables dans le périmètre candidat.

C’est pourquoi celle-ci “sera réintégrée”, annonce sans détour Michel Theuil, secrétaire général de la préfecture. Et de poursuivre : “L’UICN nous disait aussi que si l’avis du parc était un oui sans réserves aux forages, alors le classement à l’Unesco était compromis. L’UICN demandait notamment à ce que l’avis du conseil scientifique du parc (très défavorable, ndlr) soit pris en compte. L’UICN ne se dit pas farouchement opposée aux forages mais demande des garanties. Comme l’assurance qu’aucune centrale ne se fera dans la plaine des Sables ni même dans le cœur du parc.”

L’État privilégiera l’Unesco

Dès lors, pour ne pas compromettre le classement Unesco, et voyant sans doute que la réunion d’hier allait tourner à la foire d’empoigne, le secrétaire général de la préfecture a réuni la veille ses trois directeurs membres du bureau du parc (Diren, DAF, ONF) pour élaborer le compromis du lendemain.

Ainsi, la contre-expertise environnementale permet de “réassocier le conseil scientifique”, comme demandé par l’UICN, tandis qu’une étude technique permettra de savoir si l’exploitation peut se faire à distance, comme demandé encore par l’UICN. Une façon pour l’Etat à la fois de “ne pas injurier l’avenir” du projet géothermie, “tout en donnant des garanties à l’UICN”.

Désormais, la balle est dans le camp du préfet, qui, seul, décidera d’autoriser ou non les forages, et ce sans délai réglementaire. Michel Theuil est très clair : s’il y a un choix à faire entre l’Unesco et la géothermie, “ce sera l’Unesco”. Si la contre-expertise conclut à des impacts trop lourds sur le milieu, le préfet dira donc non aux forages.

De même, et c’est là peut-être le point le plus crucial, si l’étude technique - “demandée en vain depuis plusieurs mois à la Région par la Diren” - aboutit à la faisabilité d’une centrale dans le seul cœur du parc et non en dehors, “alors le dossier géothermie sera mort”, confirme Michel Theuil. Sachant qu’environ huit kilomètres séparent le piton Chisny (lieu des forages) de l’extérieur du parc à l’ouest.

Après maintes spéculations et tergiversations, les règles du jeu sont désormais bien fixées.

Maître d’ouvrage, la Région, qui pensait peut-être passer en force hier, se voit donc renvoyée à ses études, dont les conclusions pourraient être rendues en février. Le temps presse, car l’Etat devra boucler le dossier Unesco à peu près à cette période. “Nous sommes confiants”, réagissait hier Philippe Berne, vice-président de la Région, “satisfait des discussions” et sûr de la qualité du projet géothermie. “Le conseil scientifique n’est pas opposé aux forages ni à une exploitation, mais il veut des garanties”, se réjouit-il. Et d’envisager avec optimisme un démarrage des forages mi-2009. D’ici là...

Sylvain Amiotte

(*) Union internationale pour la conservation de la nature. L’avis qu’elle rendra à l’Unesco sera déterminant pour le classement de la Réunion.

Quelques réflexions

L’habituel titre racoleur : LA géothermie quand il ne s’agit tout au plus d’une décision concernant UNE forme de géothermie en UN emplacement de l’Ile.

Un retour à la normalité : après les errements des votes précédents, on a enfin un conseil du parc national qui fait ce pour quoi il est payé : défendre les intérêts du parc national, grâce il faut le dire à la préfecture !!!

La réintégration dans le périmètre à classer par l’Unesco Là aussi, on revient sur terre : il n’y a qu’une seule plaine des sables sur toute la planète alors que les projets énergétiques sont foison même à la Réunion.

Assez de maquettes ! Si le Conseil Régional ne peut faire sa minicentrale de 3% des besoins réunionnais, c’est tant mieux ! Il changera alors peut-être de projet pour viser, avec d’autres technologies, une puissance 10 à 30 fois plus élevée pour tirer de notre volcan l’essentiel de nos besoins énergétiques de base : passons de la cueillette à l’agriculture !

Chakib Khelil à la télévision égyptienne Nil TV

« L’Arabie saoudite a été pour beaucoup dans la chute du prix du pétrole »

Par Mahmoud Tadjer, Le Jeune Indépendant, 4 décembre 2008

Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a pointé du doigt les autorités saoudiennes qui sont « à l’origine de la baisse des prix du pétrole à l’époque où il avait dépassé 147 dollars le baril », lors d’une émission à la télévision égyptienne Nil TV.

« Je ne dis pas que l’attitude de l’Arabie saoudite est la cause principale de la chute du prix du pétrole, mais elle est l’une des raisons qui ont amené la détérioration du prix du pétrole, qui était à son plus haut niveau historique », a-t-il fini par lâcher à l’animatrice.

Celle-ci est revenue à la charge en posant directement une question qui avait l’air d’embarrasser le ministre : « Pouvez-vous nous dire si des Etats, particulièrement les Etats-Unis ou l’Europe, sont à l’origine des pressions exercées sur ce pays afin de peser sur le cours mondial du pétrole, et quels sont ces modes de pressions ? Sont-elles directes, par exemple ? »

Le président en exercice de l’OPEP a répondu que ces pressions « se font d’une façon indirecte lors de visites officielles de personnalités de haut rang. Ces pays saisissent cette occasion pour rappeler à leurs homologues les accords de coopération dans le domaine sécuritaire ».

Il a réfuté ensuite la thèse selon laquelle l’Arabie saoudite, qui a engrangé d’immenses recettes financières qui la mettent pour l’instant à l’abri de toute crise financière, ait « volontairement augmenté sa production et par conséquent affaibli les cours mondiaux dans le seul but d’affaiblir son voisin l’Iran et certaines puissances financières du Golfe qui lui disputent le leadership dans la région ». Il a écarté des deux mains cette hypothèse : « C’est absurde ! C’est juste un phantasme journalistique. »

La journaliste revient insistante sur le respect de la « baisse » décidée à raison de 5 % pour chaque pays de l’OPEP. M. Khelil a annoncé que pour le moment, les « engagements ont été respectés à 80 % et (nous) attendons la réunion d’Oran pour avoir les chiffres définitifs ».

Citant l’exemple de l’Algérie dont la production est aux environs de 1,4 million de barils jours (Mbj), il a affirmé qu’elle « a décidé de baisser sa production d’environ 71 000 bj ». Concernant le respect des quotas, il a admis que la « discipline a prévalu » et que tous les membres de l’OPEP ont tenu à « respecter scrupuleusement leurs engagements, y compris l’Arabie saoudite ».

Même la Russie et la Norvège, pays producteurs mais non membres de l’organisation, « ont adhéré pleinement à cette décision », a-t-il ajouté.

Concernant la chute du prix du pétrole – aujourd’hui il est à moins de 50 dollars le baril –, le président de l’OPEP s’attend à ce que les prix se « raffermissent dans les prochains mois ou, au plus tard, une année ».

Un prix variant « entre 70 et 90 dollars serait le prix idéal ». Le stock stratégique des Etats-Unis, évalué à 5 milliards de tonnes, ne « constitue pas une arme » pour faire pression sur les pays de l’OPEP car, selon Khelil, ce stock « serait épuisé en l’espace d’un mois ».

La réunion d’Oran sera déterminante pour l’OPEP qui déterminera les décisions à prendre : « Lors de cette réunion, nous saurons réellement si la discipline a prévalu au sein de l’Organisation et si la décision de baisser de 1,5 Mbj a eu des répercussions positives. Nous prendrons ensuite les mesures nécessaires et, si besoin est, nous irons vers une diminution importante afin de maintenir le prix du baril à un niveau acceptable. »

La réunion d’Oran doit prendre en compte la baisse de la demande mondiale et les prévisions de croissance des grands pays consommateurs, notamment les Etats-Unis, la Chine et l’Inde.

Sur une éventuelle création d’une OPEP du gaz, M. Khelil s’est dit non favorable pour deux raisons. « D’abord, les prix du gaz sont conclus sur une longue période (10 à 15 années), ensuite ceux-ci sont indexés sur ceux du pétrole. » Il considère donc inutile la création d’une organisation qui ne peut influer sur le cours mondial : « C’est beaucoup plus une arme politique que commerciale. » M. T.

Facteur 4 : le livre

présentation par Eric Souffleux

site

Ce document est conçu pour vous donner envie de lire et d’acheter Facteur 4. Tout ce qui est écrit dans ce document est recopié ou paraphrasé de Facteur 4. Il s’agit de l’essentiel, de chiffres et de réflexions ou d’expériences très importantes.

L’idée de réaliser des synthèses de livres très techniques traitant de l’écologie ou du développement durable m’est venue car je trouvais les gens trop peu informés.

Je vous invite donc à lire et à comprendre ce texte passionnant qu’est Facteur 4. Pour toutes informations complémentaires je peux vous répondre par mail.

1968 : création du Club de Rome, ce club a écrit un premier rapport : Halte à la croissance, qui était un cri d’alarme concernant la détérioration de l’environnement. Facteur 4 est la suite réactualisée de ce rapport.

Il est facile d’établir un catalogue des mesures à prendre pour empêcher la situation d’empirer, il plus difficile de prendre des décisions concrètes qui supposent beaucoup de courage politique et une véritable stratégie.

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« Le facteur 4 » : origine et pertinence

L’origine du facteur 4 : une décision européenne se voulant exemplaire

L’Union Européenne s’est engagée à réduire ses émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) de 15 à 30% en 2020 puis de 60 à 80% en 2050. La France a transposé cet engagement et s’est engagée à réduire ses émissions de 30% en 2020 puis de 75% en 2050, ce qui correspond à une division par 4 : c’est ce facteur 4, qui est assez bien médiatisé en France.

L’objectif de réduction progressive porté par l’Union Européenne est justifié par une volonté de contribuer à limiter à +2°C le réchauffement climatique moyen du globe (c-à-d l’augmentation de température par rapport à l’ère pré-industrielle).

Ce choix, qui peut paraître arbitraire (pourquoi pas 1 ou 3°C ?), repose sur un examen approfondi des conséquences d’un réchauffement excessif à partir des projections d’évolution du climat fournies par le GIEC , projections ensuite déclinées pour le continent européen.

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