AID Association initiatives dionysiennes
C’est la fête du moujik ? :-)

Hulot pieds et poings liés

par Bruno BOURGEON

mercredi 21 juin 2017 par JMT

Est-il des événements qui devaient survenir inexorablement ? Deux jours après avoir écrit ceci " L’écologie, compatible avec la République en Marche (REM) ? Oui si Hulot est capable de tenir tête à deux ennemis de l’écologie : ses camarades ministres hostiles à l’environnement, lobbyistes forcenés, qui, du nucléaire, qui, des ventes d’armes, qui du « business » français ; les hauts fonctionnaires qui accompagnent le gouvernement, dont tout indique qu’ils sont défavorables à l’écologie. ", ne voilà-t-il pas notre chouette ministre d’état devoir être affublé d’un nouveau sobriquet , "électrologiste", du fait du Communiqué de l’Observatoire du Nucléaire de notre ami Stéphane LHOMME (qu’AID soutient à double titre puisque nous soutenons aussi son action contre le compteur LINKY !) qui vient fort opportunément dire que si on a viré 4 ministres du Gouvernement Philippe I, d’autres trimbalent aussi des casseroles et d’une tout autre taille : outre l’argent de l’atome qui fait tache quand on se prétend écologiste, il y a la catastrophe industrielle majeure de l’EPR dans toutes ses versions (Flamanville, Olkiluoto, Hinkley Point), et l’état de délabrement du parc de centrales nucléaires françaises actuelles qu’EDF prétend prolonger au delà de 40 ans de vie pour leur faire "pisser du cash-flow" afin d’éviter le dépôt de bilan en prenant, mais surtout en faisant prendre aux français, aux européens et à une bonne partie des terriens à qui on n’a pas demandé leur avis, des risques techniques et financiers inconsidérés.

Hulot pieds et poings liés

L’écologie, compatible avec la République en Marche (REM) ?

Oui si Hulot est capable de tenir tête à deux ennemis de l’écologie : ses camarades ministres hostiles à l’environnement, lobbyistes forcenés, qui, du nucléaire, qui, des ventes d’armes, qui du « business » français ; les hauts fonctionnaires qui accompagnent le gouvernement, dont tout indique qu’ils sont défavorables à l’écologie.

Macron lui-même est à fond pour les traités CETA et TAFTA, qui contribueront à dérégler la machine climatique un peu plus. S’il fait dans le consensuel, comme Sarkozy lors du Grenelle de l’environnement, ça peut marcher en communication.

Il sauvera la face avec des mesures symboliques, mais rien ne changera dans le fond. Il peut décider d’aller au rapport de force, sur la fermeture des centrales ou l’abandon de Notre-Dame-des-Landes, mais c’est peu plausible, sauf s’il se sent soutenu par le terrain.

Hulot ne pourra rien contre l’empoisonnement universel de la chimie de synthèse. Que fera Hulot face à Macron lorsque ce dernier vante les mérites du diesel, ce tueur de masse ? N’oublions pas enfin que la Fondation NH, sa fondation, a pour partenaire le groupe Avril, cœur de l’agro-industrie.

Macron, pour l’écologie, comme pour les autres enjeux, a lancé des signaux contradictoires. Pour le coup, en mettant Nicolas Hulot en l’air, il envoie un signal fort. Il existe donc une marge de manœuvre pour Hulot qui dépendra de la réaction du chef de l’État, qui ne me paraît pas convaincu de la nécessité de changer les modes de production et de consommation, ce qui constitue le cœur de l’écologie.

Au contraire, son programme vise à relancer la croissance. Hulot est donc d’une rare naïveté : après avoir été le confident de Chirac, le conseiller de Sarkozy pour le Grenelle de l’environnement en 2007, l’envoyé spécial de Hollande pour la COP21, il devient le numéro 3 du gouvernement néo-libéral de Macron. Tout ça pour quoi ? Le comique de répétition a ses limites.

L’écologie sera donc absente du gouvernement. Elle reste représentée dans les collectivités locales et à l’échelle européenne. Et surtout, elle sera présente dans les mobilisations. De même que depuis 2012, l’actualité écolo s’est largement faite sur le terrain, à Sivens, à Notre-Dame-des-Landes, à Bure, et à La Réunion, par deux fois, à Bois Blanc.

manifestations contre le projet d’aéroport de NDDL

C’est d’ailleurs la voie à suivre pour reconstituer l’écologie politique : retisser les liens avec leur base. Les Verts souffrent de leur éloignement des mouvements sociaux et des principales associations. Ils doivent puiser leurs forces dans les luttes de territoire.

L’écologie va être centrale dans la recomposition de la gauche. Les leaders de ce qu’il en reste ont intégré cette conscience environnementale, au point de modifier leur discours de politique économique. La pensée sur la nature vient transformer leur vision de l’économie, elle catalyse un rassemblement fort. Macron n’a pas opéré cette transformation et voit l’environnement comme une politique sectorielle, une variable d’ajustement.

Ensuite, la recomposition passe par des alliances, une forme d’union, un renouvellement organisationnel. Il n’y a pas de recette magique. L’Europe nous livre des exemples : Podemos en Espagne, un mouvement citoyen qui s’institutionnalise, le Labour de Corbyn en Angleterre qui se transforme en interne.

Les Européennes de 2019 peuvent être favorables à une dynamique collective. Mais une partie de la réponse viendra de la France Insoumise, en position de force.

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

www.aid97400.lautre.net

MEDIAS LOCAUX

* Le Quotidien du 23 Juin 2017 à télécharger

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Gouvernement Philippe 2 - Nucléaire et compteurs Linky

Le conflit d’intérêt qui n’a pas encore été "soldé" : NICOLAS HULOT et EDF !

Observatoire du nucléaire - Communiqué du 22 juin 2017

Alors que MM Ferrand et Bayrou et Mmes Goulard et De Sarnez ont été "exfiltrés" du gouvernement, ce dernier est toujours le lieu d’un conflit d’intérêt parfaitement injustifiable mais qui, curieusement, fait l’objet d’un silence et d’une indulgence incompréhensible tant de la part du personnel politique que de la plupart des médias.

Il s’agit bien entendu des relations plus que troublantes liant le ministre de l’écologie et de l’énergie Nicolas Hulot à l’entreprise EDF qui, depuis plus de 25 ans, est le principal "parrain" de la Fondation Nicolas Hulot (FNH).

Bien sûr, il nous est expliqué que, dès son entrée au gouvernement, l’ex-animateur de télévision a démissionné de la présidence de la fondation qui porte son nom. Mais la ficelle est grossière et ne saurait convaincre.

En effet, Nicolas Hulot avait déjà opéré la même manœuvre en 2011 pour participer à la primaire écologiste, avant de reprendre la présidence de sa fondation une fois son aventure politique terminée. Il est évident que ce sera encore le cas à la fin de son mandat de ministre d’autant que, contrairement à 2011, M. Hulot n’a cette fois même pas pris la peine modifier le titre de sa fondation pour en faire retirer son nom…

Il est par ailleurs notable que la Fondation Hulot et EDF ont fêté leurs 25 ans de "mariage" le 19 mai 2016 , en signant à cette occasion un nouveau bail de 3 ans, ce qui signifie que, début 2019, EDF pourra à nouveau prolonger son financement… ou bien y mettre un terme.

De fait, d’ores et déjà, Nicolas Hulot sait que la fondation qui porte son nom pourra être "punie" si, en tant que ministre, il pose quelques problèmes à EDF. Or, il se trouve que des dossiers explosifs sont déjà sur le feu, et en particulier :

- la validation de la cuve du réacteur EPR de Flamanville puis l’éventuelle mise en service de ce réacteur : elles nécessiteront certes l’aval de l’Autorité de sûreté nucléaire, mais aussi la signature du ministre Nicolas Hulot.

- les compteurs communicants Linky sont imposés depuis plusieurs mois aux citoyens par Enedis, filiale à 100% d’EDF, avec des méthodes indignes (mensonges, intimidations, menaces) qui nécessitent l’intervention urgente du ministre avant qu’un drame ne se produise. Or, bien que régulièrement sollicité, le ministre Hulot reste muet sur le sujet.

Il faut hélas constater que la popularité de Nicolas Hulot, artificiellement construite par le biais des très polluantes émissions Ushuaia, diffusées par TF1 (propriété du trust Bouygues), semble tétaniser la plupart des dirigeants politiques de tous bords, la majorité des médias, et même la plupart des associations dites écologistes.

Le plus énorme conflit d’intérêt du gouvernement Macron-Philippe continuera-t-il à faire l’objet de cette incroyable indulgence ?

LIENS

* Wikipédia : La République En Marche !

* Wikipédia : Nicolas Hulot

* Wikipédia : Barrage de Sivens

* Wikipédia : Notre Dame Des Landes

* Wikipédia : Laboratoire de Bure

* Carrière de Bois-Blanc : avis favorable de la commission préfectorale au 21 Mars 2017

* NON A LA CARRIERE DE BOIS BLANC (RAVINE DU TROU) du vendredi 5 Juin 2015

* Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme

* Wikipédia : Grenelle Environnement

* Wikipédia : COP 21

* Wikipédia : Europe Écologie Les Verts

* Wikipédia : Macrons

* Wikipédia : Podemos

* Wikipédia : Jeremy Corbin

* Wikipédia : La France insoumise


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