AID Association initiatives dionysiennes
Beaucoup de chefs appelés, sans doute peu d’élus !

QUELLE RECOMPOSITION A GAUCHE ?

mardi 7 juillet 2009 par JMT

Le pôle écologique du PS a indiqué avoir "entendu l’appel à l’ouverture" de Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie), jugeant que la direction du PS semblait "ne pas prendre pleinement en compte la double priorité sociale et écologique".

L’ancien patron du PC est à l’origine d’un "appel pour un pacte unitaire de progrès" au-delà des partis. Il a été signé par vingt personnalités de gauche, dont Vincent Peillon et Julien Dray.

Après l’échec des européennes, clubs, associations et mouvements fleurissent en marge de Solférino, avec la présidentielle de 2012 en ligne de mire.

Candidat déclaré aux primaires pour la présidentielle, le maire d’Evry a réuni lundi soir partisans et acteurs de la société civile pour secouer la rénovation de la gauche.

La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante

Le pôle écologique du PS a "entendu l’appel à l’ouverture" de Cohn-Bendit

Afp, 07/07/2009, 11h50

Le pôle écologique du PS a indiqué avoir "entendu l’appel à l’ouverture" de Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie), jugeant que la direction du PS semblait "ne pas prendre pleinement en compte la double priorité sociale et écologique".

Daniel Cohn-Bendit

Samedi, M. Cohn-Bendit a proposé à l’ensemble des écologistes, du PS, du MoDem et d’ailleurs, de rejoindre son rassemblement qui a talonné les socialistes aux européennes du 7 juin (16,28% contre 16,48%).

"Aujourd’hui, la direction du Parti socialiste semble ne pas prendre pleinement en compte la double priorité sociale et écologique", écrivent dans un texte intitulé "Message reçu Dany, parlons-en", neuf membres du pôle écologique du PS, dont Eric Loiselet, secrétaire national adjoint du PS, Christophe Caresche, député de Paris ou Géraud Guibert, porte-parole du pôle.

"Non, chère Martine (Aubry), le principal risque aujourd’hui n’est pas celui d’un +néo-naturalisme qui refuserait l’innovation, la création et qui se replierait sur des tribus, des communautés+" mais "celui d’une sous-estimation qui serait dramatique de l’impact, en particulier social, du changement climatique et des atteintes à l’environnement", poursuivent-ils, en réponse à l’interview de la Première secrétaire au Monde samedi.

"Nous sommes socialistes et à ce stade, en dehors de Bruno Rebelle, (quitter le PS) n’est pas dans nos intentions", a dit à l’AFP M. Guibert. M. Rebelle, ancien conseiller de Ségolène Royal et ex-directeur de Greenpeace, était présent à la fête d’Europe-Ecologie samedi.

Favorables à "des états-généraux du renouveau de toute la gauche" et à des "primaires ouvertes et populaires pour désigner le candidat de la gauche à l’élection présidentielle", les écologistes du PS qui ont invité M. Cohn-Bendit à leurs rencontres d’été en Gironde (27-28 août), affirment avoir "entendu son appel à l’ouverture".

"Le dialogue est plus que jamais la condition pour que la gauche retrouve ce qu’elle n’aurait jamais du perdre, sa capacité à incarner le mouvement, le progrès social et écologique, l’espoir d’une vie meilleure", selon les signataires.

Gauche - Tiens revoilà Robert Hue

le 06/07/2009 - 16h55

L’ancien patron du PC est à l’origine d’un "appel pour un pacte unitaire de progrès" au-delà des partis. Il a été signé par vingt personnalités de gauche, dont Vincent Peillon et Julien Dray.

Crédit Photo : LCI Robert Hue

On l’avait vu il y a une semaine au lancement du courant de François Hollande. Cette fois, il est à l’initiative d’un "appel pour un pacte unitaire de progrès" au-delà des partis politiques.

Bref, Robert Hue est de retour sur la scène politique et médiatique. Son appel a été signé par vingt personnalités de gauche, dont l’ancien secrétaire national du PCF, et des socialistes comme Vincent Peillon ou François Rebsamen qui font partie du même courant au PS.

"Nous appelons au rassemblement sans délai de toutes celles et de tous ceux qui estiment urgent de se retrouver dans une démarche unitaire, en pleine autonomie, au-delà des appareils politiques, non pas contre eux mais en rejetant toute hégémonie", écrivent-ils dans cet appel (www.pacteunitaire.fr) diffusé dans le Monde.

Ils souhaitent "la création partout en France d’espaces de dialogue, d’organisation et d’action" : "tous ensemble, nous nous donnerons comme premier objectif l’élaboration d’un pacte unitaire de progrès", "une charte reposant sur les principes que nous définirons collectivement, pour une société progressiste plus juste et plus humaine".

Jugeant que "la gauche est dans l’impasse", "victime de ses divisions, de clivages dépassés, prisonnière de discours et cultures hérités des siècles passés" qui font "le désespoir du peuple de gauche", ils estiment qu’ "aucun parti ne peut prétendre, à lui tout seul, être la force propulsive du progressisme nouveau, et de la dynamique unitaire".

Parmi les vingt premiers signataires, outre M. Hue qui a pris ses distances avec le PCF, figurent les socialistes Vincent Peillon, François Rebsamen, Aurélie Filippetti, Julien Dray, qui avaient soutenu Ségolène Royal au congrès de Reims.

Le sénateur communiste Ivan Renar, Sylvia Pinel (PRG), Jean-Luc Laurent (MRC) ou le philosophe Bernard Vasseur ont également signé. Le rassemblement à gauche "ne doit pas être un +remake de la gauche plurielle+", mais avoir "un côté fédérateur complètement neuf", a déclaré Robert Hue qui se veut aujourd’hui "communiste autrement".

Selon lui, "un des obstacles majeurs à ce que la gauche constitue un pacte solide, c’est les partis eux-mêmes" mais cette initiative "n’est pas contre les partis". "Je peux être fédérateur de gens issus de ma famille mais aussi avec de socialistes et d’autres", estime l’ancien candidat à la présidentielle qui dit n’avoir "pas de réflexion" pour 2012.

Récemment invité par François Hollande à Lorient, M. Hue, fondateur du "Nouvel espace progressiste" en décembre, sera également aux Ateliers d’été du courant "L’Espoir à gauche" de Vincent Peillon à Marseille (21-22 août).

Gauche - Au PS, ça s’agite...en dehors du PS

le 01/07/2009 - 21h44

Après l’échec des européennes, clubs, associations et mouvements fleurissent en marge de Solférino, avec la présidentielle de 2012 en ligne de mire.

Crédit Photo : TF1-LCI Vincent Peillon avec Manuel Valls, le 5 décembre 2008

Chez les socialistes actuellement, on joue "que mille fleurs fleurissent". Mieux vaut avoir un bon petit chez soi quand le parti est malade. Frappé par "l’atonie" du PS, refusant de "mourir à petits feux", le député Manuel Valls qui s’est déjà porté candidat, a lancé lundi soir, son mouvement dans un théâtre parisien, se rêvant "maire d’Evry" succédant en 2012 à l’ancien maire de Neuilly.

Pierre Moscovici, après avoir initié en janvier à Alfortville son courant "Besoin de gauche", réunit samedi à Taillan (Gironde) des militants pour plancher sur le renouveau du PS, ses stratégies, ses alliances.

Sur cette floraison d’initiatives, dont Ségolène Royal a été la précurseure avec ses "Désirs d’Avenir", l’ancien ministre juge que "tout ça est nécessaire et tout ça est néfaste". "On est, dit-il, dans une phase de désordre créateur, mais il faut que chacun soit capable de se maîtriser, de se réguler, y compris dans son ambition".

Le courant "L’Espoir à gauche" réunira quant à lui ses premiers ateliers d’été, à Marseille les 21 et 22 août, avec le Vert Daniel Cohn-Bendit et Marielle de Sarnez (MoDem), avec trois maîtres-mots : "projet", "ouverture" et "rassemblement", a annoncé son leader Vincent Peillon mercredi à Paris.

Se revendiquant comme le "premier courant dans le parti", "L’Espoir à gauche", issu de la motion défendue au Congrès de Reims par Ségolène Royal, représente le "tiers du Parti" avec 30 fédérations et veut "accoucher d’une nouvelle gauche", selon Vincent Peillon.

Avec plus de 1.000 inscrits, ces ateliers accueilleront également certains qui n’ont pas voté pour la motion Royal, et "beaucoup de responsables", assure l’eurodéputé à la presse à Paris, au côté du sénateur François Rebsamen et de Patrick Mennucci, coordinateur des ateliers.

"Accoucher d’une nouvelle gauche"

La question des primaires, de la stratégie politique et des alliances sera au coeur de ces deux journées auxquelles sont également invités le radical Jean-Michel Baylet, l’ex-patron PCF Robert Hue et Jean-Pierre Chevènement (MRC).

Candidat aux primaires, Manuel Valls qui a lancé lundi son club, animera des débats. "Membre éminent" de "L’Espoir à gauche", il a "toute sa place avec nous", a commenté M. Peillon. En revanche, la présence de Ségolène Royal est incertaine. "Ségolène, si elle veut ou si elle peut venir, est la bienvenue", a indiqué M. Rebsamen.

"L’Espoir à gauche" veut "accoucher d’une nouvelle gauche", a assuré M. Peillon. "On veut que se fédère une nouvelle gauche socialiste, radicale, cologique, citoyenne et républicaine", a renchéri M. Rebsamen.

M. Peillon qui s’affirme "pleinement" dans le PS, juge que le parti "doit se transformer". Car, prévient-il, "tant que ce parti n’aura pas décidé de se transformer et de prendre des décisions de fond sur le projet, les alliances et les primaires, nous continuerons comme nous l’avons fait".

"Nous en avons assez de l’hypocrisie" sur les alliances, a lancé M. Peillon, taclant la direction du PS qui dit "aux présidents de région +faites ce que vous voulez, parfois même des accords de premier tour+, et à la tribune +jamais le MoDem+. Nous n’en sommes pas".

Pour François Rebsamen, ce courant qui "porte le plus d’unité" et "attirera comme un aimant", veut s’ouvrir "aux démocrates en opposition à la politique de Nicolas Sarkozy - je parle clairement du MoDem", regrettant qu’"au PS, on n’ose pas dire le mot".

PS - Affichant son ambition, Valls lance son club

le 30/06/2009 - 10h35

Candidat déclaré aux primaires pour la présidentielle, le maire d’Evry a réuni lundi soir partisans et acteurs de la société civile pour secouer la rénovation de la gauche.

Crédit Photo : TF1-LCI Manuel Valls, le 31 août 2007

Il aura été le premier à se lancer : Manuel Valls, un des "quadra" du PS socialiste où il occupe une place singulière et qu’il veut transformer du sol au plafond, a officialisé le 16 juin dernier sa volonté d’être candidat à des primaires en vue de la présidentielle de 2012.

"Si on ne me prouve pas qu’un autre socialiste peut mieux que moi porter le renouvellement - et pour l’instant je ne vois pas - je porterai ces idées moi-même", avait lancé le député-maire d’Evry au JDD. "Clairement, je serai candidat à des primaires pour représenter les socialistes et la gauche à la présidentielle".

Mais il n’entend pas attendre que des primaires s’organisent, peu confiant dans la direction du PS de faire bouger les choses. Ainsi, il a lancé lundi soir un club de réflexion visant à favoriser le débat d’idées et la rénovation de la gauche. Il a tenu dans un théâtre parisien la réunion de lancement, avec des interventions de personnalités de la société civile.

Cet élu de la banlieue sud, qui fut un des soutiens de Ségolène Royal dans la course à l’Elysée et à la direction du PS, a choisi de bousculer son parti et de prendre de vitesse ses "amis" quadras que sont Vincent Peillon ou Arnaud Montebourg.

Alors que la direction socialiste et Martine Aubry continuent à chercher les voies et moyens d’une renaissance programmatique et électorale, et s’interrogent sur l’opportunité de primaires ouvertes pour associer tous les sympathisants de gauche au choix de son champion en 2012, Manuel Valls, qui aura 47 ans en août, trace sa route.

Celui que Jean-Paul Huchon, président PS de l’Ile-de-France, appelait son "fils cruel" quand il était son vice-président chargé des finances, l’affirme, comme pour se démarquer des incertitudes de son parti : "maintenant je sais exactement où j’en suis". "Elu de banlieue, je fais partie de ceux qui essayent de réinventer la gauche à partir de la crise du 21 avril 2002", explique-t-il.

"Un colossal effort intellectuel"

Cet aggiornamento, Manuel Valls l’avait déjà réclamé dans un livre paru au printemps 2008, au titre éloquent : "Pour en finir avec le vieux socialisme...et être enfin de gauche". "J’ai voulu expliquer combien réduire notre parole à l’anti-sarkozysme était pour nous une vraie difficulté, que nous avons payée à ces européennes, comme Bayrou l’a aussi payé", explique l’élu socialiste.

Le PS, tranche-t-il, "doit faire en trois ans ce que François Mitterrand avait fait en 10" : inventer un programme, une alliance, imposer un leadership. C’est "un colossal effort intellectuel qui nous attend" et pour y parvenir, "on ne peut pas reprendre les vieilles recettes d’avant un congrès qui a rassemblé sans rien tranché", selon l’élu, fils d’un peintre espagnol réfugié en France.

Souvent critiqué au sein du PS, parfois qualifié de "droitier", Manuel Valls avait déclaré son ambition présidentielle au moment où des propos qu’il avait tenus à Evry, demandant en riant qu’on rajoute "quelques blancs, quelques white, quelques blancos" dans une brocante, avaient commencé à circuler sur internet.

Tenus le 7 juin, ils avaient suscité une semaine plus tard une véhémente protestation de Faouzi Lamdaoui, un membre du conseil national du PS proche de François Hollande, qui avait demandé à la première secrétaire Martine Aubry de les condamner.

Mais la polémique s’est éteinte et n’a pas ému plus que cela Manuel Valls qui a décidé de tracer sa route. Une route qu’il sait longue...

Déclaration commune du NPA et du PG à l’issue de leur rencontre du 30 juin

30 Juin 2009 Par Velveth

La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :

Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l’offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l’âge du départ à la retraite est un élément phare.

Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l’urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d’une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d’un emploi, l’augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l’âge de la retraite.

Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l’UMP. Il s’agit en réalité moins d’une victoire de la droite que de l’incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative.

En proposant d’accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C’est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L’abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond.

Cette abstention est certes au rejet de l’actuelle construction libérale et anti démocratique de l’Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l’offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s’aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s’inquiéter de la progression de l’extrême droite.. Elle prouve qu’elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.

Les deux partis soulignent également l’ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C’est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.

Ils s’accordent pour favoriser l’unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l’EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d’initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.

Les deux formations estiment aussi indispensable d’unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.

Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d’avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales.

En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes autonomes indépendantes associant les forces qui composent aujourd’hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social.

Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l’autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d’un programme d’urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.

Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d’ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l’exception de tout accord incluant le Modem.

Pour le NPA, au sein de l’institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d’accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.

Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.

Pour le Parti de Gauche, l’ambition est d’être en situation d’appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d’imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour..

Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d’Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n’ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.

A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n’empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd’hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd’hui contribue à renforcer une dynamique positive et s’en félicitent.

Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s’invitent d’ores et déjà à leurs rendez-vous de l’été.

Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un tel rassemblement pour les régionales.

Paris, le 30 juin.

Pour le NPA : Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono

Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux

AUDIO

PS : Valls à fond, Hamon déprime sur twitter...

30 juin 2009 - 15h33

Audio - Dans "Pile à L’Heure", Renaud Pila et ses invités débattent des ambitions du maire d’Evry et de la crise à la direction du PS.

LCI.fr

VIDEO

Internet : La fin des partis politiques ?

Le 04 juillet 2009 - 11h36

Révolution internet, vitesse de l’information, foisonnement des clubs... Michel Field et ses invités discutent de l’avenir des structures partisanes. .

Par Renaud PILA


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