AID Association initiatives dionysiennes
Avec des relents rappelant les années 30, on exhume du fatras droitiste...

DELIRES SECURITAIRES (SUITE)

... les vieux démons racistes pour cacher la misère d’une politique en faillite

mardi 3 août 2010 par JMT

La possibilité de déchéance de la nationalité a été étendue aux personnes condamnées pour actes de terrorisme par le gouvernement Juppé en 1996, et non par la gauche en 1998, a souligné mardi l’historien Patrick Weil, en réponse aux déclarations de Nadine Morano et Luc Chatel.

Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, entend traduire par voie d’amendements législatifs les mesures de déchéance de la nationalité annoncées par Nicolas Sarkozy, jugeant inutile une révision de la Constitution, a-t-il annoncé sur Europe 1 mardi.

Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, a rejeté l’idée que la relance du débat sécuritaire par Nicolas Sarkozy puisse constituer une manoeuvre de "diversion" face à l’affaire Woerth/Bettencourt, mardi sur RTL.

La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a estimé mardi que "Nicolas Sarkozy chante en play-back" avec ses annonces "publicitaires isolées" sur la sécurité, mais qu’"en réalité rien n’est fait".

L’ancien ministre de l’Intérieur et député socialiste de Paris Daniel Vaillant estime mardi que la première secrétaire du PS Martine Aubry "devrait monter au créneau" dans le débat sur la sécurité suscité par les propos de Nicolas Sarkozy sur les déchéances de nationalité.

Le député UMP Thierry Mariani annonce qu’il déposera "des amendements" au futur projet de loi sur l’immigration, dont il est le rapporteur, permettant la déchéance de nationalité de certains auteurs de crime, dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France de mardi.

L’âpre débat sur des retraits de nationalité proposés vendredi par le président Nicolas Sarkozy dans certains cas criminels, s’est poursuivi lundi, avec de vifs échanges entre majorité et opposition.

Le député socialiste Jack Lang a estimé lundi matin qu’il faudrait un changement de la Constitution pour rendre applicable la mesure voulue par Nicolas Sarkozy de déchéance de la nationalité française pour certains criminels d’origine étrangère.

Tous les Français sont constitutionnellement égaux devant la loi "sans distinction d’origine", a rappelé l’ancien Garde des Sceaux, Robert Badinter, dénonçant sur France Inter le discours sécuritaire du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy.

Le président du MoDem, François Bayrou, a estimé lundi matin que Nicolas Sarkozy et le gouvernement maniaient des sujets "dangereux" dans le seul but de "faire de la communication", après le discours où le président de la République a lié immigration et insécurité.

Pour ressouder son camp et tenter de doubler une extrême droite qui reprend des couleurs, Nicolas Sarkozy a donné un coup d’accélérateur sur la sécurité, préparant visiblement sa campagne de 2012, selon des experts, alors que la gauche crie à la "dérive antirépublicaine".

Le tollé suscité par les annonces de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité continuent d’alimenter la presse nationale de ce lundi.

Tandis que la torpeur de l’été commence à occulter le feuilleton Bettencourt, Nicolas Sarkozy se relance, tête baissée, dans sa politique sécuritaire. Les faits sur le terrain, si on prend garde aux montées de colère ici et là, n’attestent pas pourtant, jusqu’ici, de sa réussite.

Le chef de l’Etat veut déchoir de leur nationalité les délinquants d’origine étrangère. En 2006, il refusait toute forme de double peine.

Déchéance de la nationalité : un historien contredit Morano et Chatel

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 17:11

La possibilité de déchéance de la nationalité a été étendue aux personnes condamnées pour actes de terrorisme par le gouvernement Juppé en 1996, et non par la gauche en 1998, a souligné mardi l’historien Patrick Weil, en réponse aux déclarations de Nadine Morano et Luc Chatel.

Déchéance de la nationalité : Besson pour des amendements législatifs sans toucher à la Constitution

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 11:18

Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, entend traduire par voie d’amendements législatifs les mesures de déchéance de la nationalité annoncées par Nicolas Sarkozy, jugeant inutile une révision de la Constitution, a-t-il annoncé sur Europe 1 mardi.

Luc Chatel : la relance du débat sécuritaire n’est pas une manoeuvre de "diversion"

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 09:53

Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, a rejeté l’idée que la relance du débat sécuritaire par Nicolas Sarkozy puisse constituer une manoeuvre de "diversion" face à l’affaire Woerth/Bettencourt, mardi sur RTL.

Pour Marine Le Pen, Sarkozy "chante en play back" sur la sécurité

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 09:27

La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a estimé mardi que "Nicolas Sarkozy chante en play-back" avec ses annonces "publicitaires isolées" sur la sécurité, mais qu’"en réalité rien n’est fait".

Déchéance de nationalité : Vaillant estime qu’Aubry devrait monter au créneau

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 07:45

L’ancien ministre de l’Intérieur et député socialiste de Paris Daniel Vaillant estime mardi que la première secrétaire du PS Martine Aubry "devrait monter au créneau" dans le débat sur la sécurité suscité par les propos de Nicolas Sarkozy sur les déchéances de nationalité.

Déchéance de nationalité : l’UMP Mariani déposera des amendements au projet de loi

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 07:33

Le député UMP Thierry Mariani annonce qu’il déposera "des amendements" au futur projet de loi sur l’immigration, dont il est le rapporteur, permettant la déchéance de nationalité de certains auteurs de crime, dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France de mardi.

Sécurité : poursuite du vif débat sur des retraits de nationalité

AFP, Mise a jour : lundi 2 août 2010 18:23

L’âpre débat sur des retraits de nationalité proposés vendredi par le président Nicolas Sarkozy dans certains cas criminels, s’est poursuivi lundi, avec de vifs échanges entre majorité et opposition.

Lang : pour appliquer la déchéance de nationalité, il faudrait changer la Constitution

AFP, Mise a jour : lundi 2 août 2010 11:09

Le député socialiste Jack Lang a estimé lundi matin qu’il faudrait un changement de la Constitution pour rendre applicable la mesure voulue par Nicolas Sarkozy de déchéance de la nationalité française pour certains criminels d’origine étrangère.

Badinter rappelle que tous les Français sont égaux devant la loi

AFP, Mise a jour : lundi 2 août 2010 10:26

Tous les Français sont constitutionnellement égaux devant la loi "sans distinction d’origine", a rappelé l’ancien Garde des Sceaux, Robert Badinter, dénonçant sur France Inter le discours sécuritaire du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy.

Bayrou : Sarkozy manie des "sujets dangereux" pour faire de la "communication"

AFP, Mise a jour : lundi 2 août 2010 10:24

Le président du MoDem, François Bayrou, a estimé lundi matin que Nicolas Sarkozy et le gouvernement maniaient des sujets "dangereux" dans le seul but de "faire de la communication", après le discours où le président de la République a lié immigration et insécurité.

A 20 mois de la présidentielle, Sarkozy enfonce le clou sur la sécurité

AFP, Mise a jour : lundi 2 août 2010 06:47

Pour ressouder son camp et tenter de doubler une extrême droite qui reprend des couleurs, Nicolas Sarkozy a donné un coup d’accélérateur sur la sécurité, préparant visiblement sa campagne de 2012, selon des experts, alors que la gauche crie à la "dérive antirépublicaine".

Sécurité : les annonces de Sarkozy alimentent la presse nationale

AFP, Mise a jour : lundi 2 août 2010 06:35

Le tollé suscité par les annonces de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité continuent d’alimenter la presse nationale de ce lundi.

Inventer des « sous-Français », jeu dangereux de Sarkozy

Par Esther Benbassa Historienne, dir. d’études à l’EPHE... 01/08/2010 15H27

Tandis que la torpeur de l’été commence à occulter le feuilleton Bettencourt, Nicolas Sarkozy se relance, tête baissée, dans sa politique sécuritaire. Les faits sur le terrain, si on prend garde aux montées de colère ici et là, n’attestent pas pourtant, jusqu’ici, de sa réussite.

Dessin de Chimulus

Au contraire, ils étalent au grand jour son échec et l’incapacité de l’Etat à trouver des solutions viables pour changer la situation d’un pays qui n’a pas su gérer ses villes-ghettos, ni endiguer la violence, ni jeter les bases d’un possible vivre-ensemble, ni même simplement mettre en place des dispositifs susceptibles d’inclure ses populations immigrées, descendants d’immigrés ou gens du voyage.

À l’inverse, les déclarations stigmatisantes du Président donnent une légitimité au racisme. Si, quand sa popularité ne fait que chuter, elles visent à lui attirer la sympathie de l’électorat d’extrême droite pour les prochaines échéances présidentielles, elles instaurent surtout un climat policier et xénophobe.

Sarkozy alimente la confusion et la stigmatisation

Le policier ne peut pourtant pas devenir le symbole prochain d’une France moderne née de la Révolution, ni la xénophobie la ligne directrice de sa politique.

Le Président surfe sur les préjugés bien connus concernant les gens du voyage, voleurs, mendiants, personnes vivant d’expédients, incontrôlables, dont l’« errance » -réelle ou supposée- menacerait la sécurité des bonnes gens.

Il crée également la confusion entre gens du voyage français depuis de nombreuses générations, et Roms, venus principalement d’Europe de l’Est et des Balkans avec l’élargissement de l’Europe, et dont le nombre se situerait entre 15 000 et 20 000 âmes.

Cette confusion fait implicitement des gens du voyage des sortes d’étrangers nomades -alors même que nomade, la grande majorité ne l’est plus, installée en caravane sur des terrains depuis des décennies-, tandis qu’elle fait des Roms eux-mêmes des immigrés.

La boucle est ainsi bouclée, la simplification étant le chemin le plus court pour renforcer le rejet et par conséquent les discriminations envers cette catégorie de population qui en souffre déjà depuis longtemps. Au lieu d’améliorer la cohabitation, on marginalise

La manifestation violente de la colère de quelques-uns, suite à la mort, causée par un gendarme, de l’un des leurs, a été instrumentalisée pour justifier la politique xénophobe et sécuritaire du gouvernement, visant en l’occurrence les gens du voyage, ces « barbares », dans leur globalité.

Amalgames, coercition et expulsions, voilà ce qu’on offre à des populations françaises dites gens du voyage, déjà maltraitées, lorsqu’elles osent exprimer leur mécontentement.

Au lieu de concevoir des politiques de cohabitation des groupes de cultures différentes, on marginalise un peu plus. Ainsi établit-on différentes catégories de Français, les bons et les autres, ceux de seconde zone.

« Restons entre bons Français » sera-t-il le slogan de demain ?

Belle utopie en ces temps d’hybridité et de circulation que ce soit des hommes et des femmes ou de l’information et de la culture, tout simplement. Les théories raciales ont créé des sous-hommes, nous voilà maintenant en France avec des sous-Français.

C’est ce qu’institue clairement la déclaration du président Sarkozy le 30 juillet à Grenoble, préconisant de retirer la nationalité française à « toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police, d’un militaire de la gendarmerie ou de toute personne dépositaire de l’autorité publique ».

En juillet 40 déjà, on disait : « Etre français se mérite »

L’ambition est bien de créer deux catégories de Français : ceux dont l’« ADN » serait garanti de souche et les autres, à qui on a fait la faveur de donner la nationalité française, en fait un simple privilège sur lequel on peut revenir au gré des humeurs du Prince, et ce dans un État de droit.

Certes, la loi prévoit des cas de dénaturalisation en cas d’espionnage ou de terrorisme dans les dix années qui suivent la naturalisation. Avait-on besoin d’élargir ce cadre et pour quoi faire ?

Ainsi se représentera-t-on une France avec des Français pour toujours et une autre, avec des Français provisoires, favorisant ainsi une guerre de nationaux, dans un pays autoritaire, enfin net, sans mélange.

Chacun saura où il se place, les premiers, dépositaires d’une nationalité « immuable », étant de toute évidence supérieurs aux seconds. En somme, une France enfin démocratique…

Monsieur le Président, rien de neuf dans tout cela. Est-il interdit de rappeler, même si les circonstances étaient autres, cette loi du 22 juillet 1940 créant une commission de révision des naturalisations postérieures au 10 août 1927, et qui aboutira à la dénaturalisation de centaines de milliers de Français de fraîche date ?

Le garde des Sceaux de l’époque, Raphaël Alibert, qui devait la mettre en oeuvre, ne disait-il pas -déjà- : « Les étrangers ne doivent pas oublier que la qualité de Français se mérite ». (Xavier Bertrand a employé le 31 juillet 2010 à Ajaccio à peu près la même formule : « Être Français, ça se mérite. La nationalité française, ça se mérite. Tous les droits et les devoirs qui vont avec, ça se respecte ».)

Dans le même contexte, une loi datée du 7 octobre 1940 abrogeait le décret Crémieux du 24 octobre 1870, entraînant la dénaturalisation collective des juifs d’Algérie non occupée. Vous connaissez la suite, je suppose, Monsieur le Président.

Un coup de pouce au communautarisme qu’on dénonce

Ces « punitions » d’un autre temps arrêteront-elles la montée de la violence ou de la délinquance ? On peut en douter. En revanche, une chose est sûre : les Français nés de parents étrangers se sentiront de plus en plus étrangers, nourriront de plus en plus de ressentiment et les Français « purs » discrimineront à leur guise, avec la bénédiction du Président, tout en se pensant non-racistes, mais autorisés à voir des inférieurs dans certains de leurs compatriotes.

On ne peut pas mieux faire pour diviser la France et donner un coup de pouce au fameux communautarisme tant dénoncé par les élites au pouvoir. On s’assemble avec ceux qui vous accueillent et non avec ceux qui vous rejettent.

Demain, étendra-t-on cette mesure aux Français nés de parents étrangers ou naturalisés qui ne sont pas dociles, qui ne se plient pas aux règlements, et qui sait, plus tard, à ceux qui n’adhèrent pas à l’UMP ou ne votent pas Sarkozy ?

L’extrême droite préfèrera un vrai xénophobe à un joueur de poker

Brice Hortefeux n’a déjà pas tardé à envisager des prolongements en menaçant de déchoir de leur nationalité ceux qui pratiquent la polygamie, l’excision, la traite d’être humains ou commettent des actes de délinquance grave.

Comme on le voit, les scénarios possibles sont multiples. Être d’origine étrangère serait-il déjà en soi un délit - dont seraient coupables, en fait, près du quart de la population française, Monsieur Sarkozy compris ?

Et dire que tout cela se résume à une pêche aux voix incertaine. L’extrême droite préférera un authentique xénophobe à un joueur de poker qui imagine une nation utopiquement « homogène » (on se demande pourquoi faire, si ce n’est pour caresser les plus vils penchants racistes) au lieu de remédier aux maux dont elle souffre d’une manière chronique faute d’innovation, d’audace, de politique d’immigration et d’intégration cohérente et de pragmatisme au quotidien.

Il est à espérer que les Sages qui contrôlent l’exécutif sauront arrêter ces dérives, avant que ce vent mauvais ne souffle un peu partout dans les institutions et dans la rue.

Déchéance de la nationalité : Sarkozy contredit Nicolas

Par Julien Martin Rue89 30/07/2010 16H38

Le chef de l’Etat veut déchoir de leur nationalité les délinquants d’origine étrangère. En 2006, il refusait toute forme de double peine.

Nicolas Sarkozy avec Brice Hortefeux à Grenoble ce vendredi (Philippe Wojazer/Reuters)

Au plus bas dans les sondages de popularité, Nicolas Sarkozy mise une nouvelle fois sur la sécurité pour regagner l’adhésion de l’opinion. A l’occasion de l’installation du préfet de l’Isère, l’ancien policier Eric Le Douaron, il a annoncé, ce vendredi à Grenoble, vouloir déchoir les délinquants d’origine étrangère de leur nationalité :

« Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française. Je prends mes responsabilités.

La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique.

La nationalité française se mérite. Il faut pouvoir s’en montrer digne. Quand on tire sur un agent chargé des forces de l’ordre, on n’est plus digne d’être français.

Je souhaite également que l’acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant au moment de sa majorité ne soit plus automatique. » (Ecouter le son recueilli par France Info)

« Ne peut varier selon que l’on est Français ou non »

La salle est silencieuse, comme le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux et la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, présents à ses côtés. Nicolas Sarkozy semble bien éloigné de l’égalité républicaine… et de son ancienne « conviction ».

Une « conviction » pourtant couchée noir sur blanc lorsque, après deux années passées au ministère de l’Intérieur, il écrit en 2004 « La République, les religions, l’espérance » (éditions du Cerf), se plaçant à l’antipode des déclarations de ce vendredi :

« La réforme de la double peine a procédé de la même conviction : à chaque délit, à chaque crime, il doit y avoir une réponse pénale ferme. Mais celle-ci ne peut varier selon que l’on est, sur sa carte d’identité, Français ou non.

Lorsqu’il a passé toute son enfance en France ou qu’il y a fondé une famille, le second n’a pas à subir une seconde sanction en étant expulsé dans son pays de nationalité et coupé de sa famille. »

Si le chef de l’Etat s’éloigne aujourd’hui de cette position, il se rapproche en revanche du programme du Front national. Encore dans ses voeux pour 2010, Jean-Marie Le Pen réclamait que soient rendues « plus sévères les procédures de naturalisation et de déchéance de la nationalité ». Il a été entendu.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1778626

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site POLITIQUE   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License