AID Association initiatives dionysiennes

Le G20 de Londres - Septembre 2009

samedi 5 septembre 2009 par JMT

Les ministres des Finances des pays du G20, réunis samedi à Londres, sont parvenus à un compromis sur des règles mondiales encadrant les bonus des banquiers et sur la nécessité de maintenir les plans de relance massifs lancés l’an dernier, pour éviter toute nouvelle rechute.

Le Premier ministre François Fillon a plaidé en faveur d’une politique économique plus volontariste en Europe, en reconnaissant l’échec de la stratégie de Lisbonne.

Les ministres des Finances du G20, réunis samedi à Londres, sont proches d’un accord sur "un ensemble de règles mondiales" pour mieux encadrer les bonus des banquiers, a déclaré à l’AFP une source d’un pays du G7.

Les ministres des Finances des pays du G20, réunis vendredi à Londres pour une réunion de deux jours préparatoire au sommet de Pittsburg, sont apparus divisés.

La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a décrété un "haro sur les bonus" des banquiers et traders vendredi à Londres, à l’occasion d’une réunion de ses homologues des pays du G20, en partie consacrée à ce sujet.

G20 Finances : compromis sur les bonus et maintien des plans de relance

AFP - samedi 5 septembre 2009, 21h30

Les ministres des Finances des pays du G20, réunis samedi à Londres, sont parvenus à un compromis sur des règles mondiales encadrant les bonus des banquiers et sur la nécessité de maintenir les plans de relance massifs lancés l’an dernier, pour éviter toute nouvelle rechute.

Timothy Geithner, Christine Lagarde et Alistair Darling à Londres le 5 Septembre 2009

Les ministres des principales économies développées et émergentes sont prêts à accepter "un ensemble de règles mondiales" sur les bonus, selon le texte de leur déclaration rendue publique à l’issue de leur réunion.

Et si les Français, qui avaient décrété un "haro sur les bonus" ne sont pas parvenus à obtenir leur plafonnement, ils ont toutefois obtenu que cette question ne soit pas totalement abandonnée, mais rééxaminée à l’occasion du sommet du G20 de Pittsburgh aux Etats-Unis les 24 et 25 septembre.

"C’est une avancée substantielle qui a été réalisée aujourd’hui", s’est félicitée de son côté la ministre française de l’Economie Christine Lagarde, tout en prévenant que "la France va rester effectivement attentive parce que ça n’est pas la fin de l’histoire".

Le Conseil de stabilité financière (CSF) a été chargé de faire des propositions en ce sens avant Pittsburgh, selon ce texte.

Appelé anciennement Forum de stabilité financière, le CSF est une instance chargée de veiller à la stabilité du système financier international.

Les règles adoptées samedi pour encadrer les primes des banquiers prévoient leur étalement dans le temps avec la possibilité de ne pas les verser dans leur totalité en cas de mauvaise performance de la banque, selon le principe du "bonus/malus" déjà appliqué par la France.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown était venu en personne samedi rappeler la nécessité de "sérieusement examiner" les propositions d’encadrement des bonus telles que contenues dans la lettre qu’il a co-signée cette semaine avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy.

Les bonus ne peuvent pas "récompenser l’échec ou encourager des prises de risques inacceptables", car cela "offense le public", a-t-il déclaré samedi devant les ministres.

Les Américains ont de leur côté quelque peu minimisé cet aspect de la question, jugeant plus efficace de renforcer l’obligation de fonds propres pour les banques lorsqu’elles veulent se lancer dans des activités à risque, et rendre ainsi celles-ci plus coûteuses.

De toutes façons, a ironisé le secrétaire américain au Trésor Tim Geithner lors d’une conférence de presse, "je ne crois pas qu’il y ait un seul pays qui propose vraiment de fixer des limites de manière globale, ou des montants".

"Mais ce qu’il y a, c’est une reconnaissance largement partagée qu’un changement dans les pratiques de rémunération est fondamental pour une future réforme", a-t-il toutefois reconnu.

Les pays du G20, qui représentent quelque 90% du Produit intérieur brut (PIB) mondial, se sont également montrés déterminés à ne pas baisser la garde alors que les signes de reprise économique se multiplient.

"La croissance est en route", mais "de grands défis restent à venir", a résumé dans un communiqué M. Geithner, citant nommément le chômage.

Les pays du G20 ont ainsi réaffirmé dans leur déclaration commune cet engagement à "continuer de mettre en oeuvre avec détermination" les plans de relance.

Les ministres des Finances du G20 ont aussi évoqué, sans parvenir à une conclusion, la réforme du Fonds monétaire international (FMI) vendredi soir, un sujet qui oppose les Européens à la fois aux Etats-Unis et aux pays émergents.

Le G20 a là aussi renvoyé à Pittsburgh l’éventualité d’un accord sur la future gouvernance du FMI.

Fillon plaide pour une nouvelle stratégie économique en Europe

CERNOBBIO (Italie) (Reuters) samedi 5 septembre 2009 à 14h46

Le Premier ministre François Fillon a plaidé en faveur d’une politique économique plus volontariste en Europe, en reconnaissant l’échec de la stratégie de Lisbonne.

© REUTERS2009 François Fillon le 5 septembre 2009

Lancée en 2000 au conseil européen de Lisbonne, la stratégie du même nom visait à développer en Europe une économie de la connaissance pour en faire la région la plus compétitive au monde, et accessoirement parvenir au plein emploi avant 2010.

Les orientations du programme de Lisbonne, seule stratégie économique dont l’Europe dispose officiellement à ce jour, doivent être redéfinies au printemps 2010.

"Le contexte des efforts de sortie de crise donne à ce rendez-vous une portée exceptionnelle", a souligné François Fillon lors d’une conférence à Cernobbio, en Italie.

"La stratégie de Lisbonne était un beau projet, plein d’ambition, mais il faut reconnaître son échec au moment de redéfinir notre méthode."

Le Premier ministre propose, pour relancer l’Europe, une stratégie articulée autour de trois idées - l’investissement dans la recherche et l’innovation, la réorientation des politiques communautaires au service de la croissance, et le rétablissement des finances publiques par une programmation concertée et "réaliste".

Le moment est selon lui opportun car la crise a "modifié le paysage idéologique de l’Europe (...), forcé les Etats du monde entier à intervenir, même les Etats-Unis, et a rendu indispensables les stratégies volontaristes."

"NOUVEAU PIB"

Pour François Fillon, l’effort porté sur la recherche et l’innovation doit apporter un supplément de PIB alors que les perspectives économiques lointaines ne laissent espérer qu’une croissance molle en Europe, de l’ordre de 1%, quand elle serait de "plus de 2% aux Etats-Unis et de plus de 4% en Asie."

La France "a décidé d’identifier les secteurs stratégiques qui porteront la croissance de demain et de concentrer ses moyens sur eux", a-t-il dit en faisant allusion au projet de grand emprunt,

Mais cette détermination à "créer du nouveau PIB" doit selon lui être partagée par les instances européennes.

"En complément des efforts fournis par les Etats et les entreprises, il ne faut pas craindre de recourir ici à l’aide du budget communautaire", a-t-il dit en demandant par exemple de renforcer les actions sectorielles.

Le Premier ministre prône aussi un plan global de "croissance verte" comprenant un volet énergétique qui assurerait à l’Europe des approvisionnements à un coût raisonnable.

"Ce qui implique de coordonner nos investissements de capacité, d’améliorer le transport de l’électricité et du gaz et de définir une véritable politique d’approvisionnement, comprenant notamment des achats groupés de gaz", a-t-il dit.

Pour que les investissements dans les secteurs d’innovation portent leurs fruits, François Fillon juge indispensable une coordination des politiques communautaires et note que "l’un des échecs de la stratégie de Lisbonne est d’avoir négligé ce point."

"Il manque une capacité de coordination et de suivi à Bruxelles, la nouvelle Commission devra s’en saisir", a-t-il poursuivi en précisant que cette coordination concernait en premier lieu la politique commerciale de l’UE.

RÉTABLIR LES FINANCES PUBLIQUES

Mobiliser le budget communautaire au service de la croissance et de la compétitivité suppose en contrepartie que les Etats soient vertueux en matière de finances publiques, a-t-il reconnu.

"Pour être sûrs de nos forces, nous devons être sûrs de nos finances publiques," admet-il en rappelant que la dette publique des dix pays les plus riches du G20 est passée de 78% de leur PIB en 2008 à près de 100% cette année, du fait de la crise.

"Une partie de cette dette se résorbera mécaniquement avec la reprise économique mais il est indispensable que les autorités communautaires engagent avec les Etats membres une programmation concertée du rétablissement de leurs finances publiques", a-t-il dit en réaffirmant la détermination de la France à poursuivre ses efforts en la matière.

La France, longtemps mauvaise élève de la classe européenne pour ce qui est des finances publiques, prévoit un déficit de plus de 7% de son PIB cette année, loin de l’objectif de 3% du traité de Maastricht qui a été mis en veilleuse par la crise.

D’autres pays, comme l’Espagne ou l’Irlande, seront cependant bien plus mal lotis.

Pour François Fillon, le rétablissement des finances publiques devra se faire dans un cadre "réaliste", sous entendu dans un délai qui permette aux Etats de tenir leurs engagements.

"Si nous demandons aux pays de suivre des programmes qui ne seraient pas réalistes, nous risquons d’être confrontés à une spirale d’endettement qui nous ôtera bientôt toute emprise sur notre destin," a-t-il fait valoir.

Jo Winterbottom, avec Véronique Tison à Paris

Bonus : le G20 Finances proche d’un accord sur des règles mondiales

AFP - samedi 5 septembre 2009, 12h08

Les ministres des Finances du G20, réunis samedi à Londres, sont proches d’un accord sur "un ensemble de règles mondiales" pour mieux encadrer les bonus des banquiers, a déclaré à l’AFP une source d’un pays du G7.

Timothy Geithner, Christine Lagarde et Alistair Darling à Londres le 5 Septembre 2009

Les négociations "on fait de bons progrès" et "on sent qu’il y a une volonté de sortir de la réunion avec un signal fort, et un accord sur un ensemble de règles communes", a indiqué cette source qui a requis l’anonymat.

Ces règles comprendraient des engagements à ce que les bonus soient étalés dans le temps, et réglés en partie en actions, et à ce qu’ils puissent être "récupérés" en cas de mauvaises performances. De plus, les banques se verraient imposer des obligations de transparence renforcées, en matière de rémunération de leurs salariés les mieux payés, a détaillé cette source au fait des négociations.

Selon un autre pays du G7, les ministres français Christine Lagarde et américain Tim Geithner "sont parvenus à un accord sur les bonus".

Interrogé sur la question de savoir si l’idée d’un plafonnement des bonus prôné notamment par la France avait été abandonnée, la première source a assuré que cette piste n’avait pas été complètement écartée des discussions, mais qu’elle ne faisait pas partie des principes sur lesquels les ministres se sont mis d’accord samedi.

"Les Français n’ont pas oublié le plafonnement, mais font montre d’une plus grande flexibilité" sur le sujet, a-t-elle indiqué.

Selon la même source, le G20 Finances pourrait inviter le Conseil de stabilité financière (CSF) à "étudier" cette question d’un plafonnement.

Appelé anciennement Forum de stabilité financière, le CSF est une instance chargée de veiller à la stabilité du système financier international, et avait notamment été chargée en avril par le G20 de Londres d’élaborer un système d’alerte précoce des risques macro-économiques et financiers. Il avait déjà établi en avril des principes généraux sur les pratiques de rémunérations.

Plusieurs pays du G20, en particulier les Européens, France et Allemagne en tête, avaient défendu ces derniers jours les principes d’un étalement dans le temps des bonus, d’une récupération en cas de mauvaises performances, et d’obligations de transparence renforcées.

Ils avaient notamment été évoqués dans la lettre commune signée jeudi par la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique Gordon Brown, et dans une autre lettre cosignée vendredi par sept ministres européens des Finances.

La France, qui voulait aller plus loin, demandait aussi que des règles de plafonnement soient adoptées au niveau international. Elle avait proposé de plafonner le montant des bonus les plus élevés, ou de limiter la part des revenus des banques qui leur soit consacrée, ou encore d’instaurer une taxe spécifique sur ces primes.

Les ministres des Finances et banquiers centraux du G20, groupe rassemblant les principaux pays industrialisés et émergents de la planète, sont réunis à Londres pour préparer le sommet de leurs dirigeants, prévu les 24 et 25 septembre à Pittsburgh, aux Etats-Unis.

Le G20 divisé sur comment prévenir une nouvelle crise bancaire

LONDRES (Reuters) vendredi 4 septembre 2009, 22h01 par Matt Falloon et Paul Carrel

Les ministres des Finances des pays du G20, réunis vendredi à Londres pour une réunion de deux jours préparatoire au sommet de Pittsburg, sont apparus divisés.

© REUTERS2009 Les membres du G20

Alors que les nouvelles prévisions du Fonds monétaire international montrent que l’économie mondiale semble sur la voie de la guérison, les grands argentiers de la planète sont divisés sur la façon de faire en sorte que la reprise soit durable et que les banquiers ne jouent pas à nouveau avec le feu en matière de prise de risque.

Les ministres sont d’accord pour dire que les mesures de relance adoptées par les divers pays et institutions financières pour enrayer la récession doivent encore rester en place pendant un certain temps face à une reprise qui s’annonce fragile, mais, la France et l’Allemagne sont opposées au plan américain qui veut obliger les banques à mettre en réserves des proportions de fonds propres plus importantes, a-t-on dit à Reuters de source du G7.

En outre, les Européens veulent des restrictions plus dures sur les rémunérations des banquiers. La France veut des limites strictes.

"L’opinion publique dans la plupart des pays européens, y compris ici au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, a été sidérée, horrifiée par le montant des rémunérations versées", a déclaré la ministre française de l’Economie Christine Lagarde.

Mercredi, le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner a proposé un nouvel accord international qui remplacerait les règles prudentielles dites de Bâle II, mises au point par les Européens et acceptées internationalement.

Le secrétaire au Trésor veut que le nouveau cadre soit élargi avec des fonds propres plus importants pour les banques et qu’il entre en vigueur fin 2012.

Il s’agit pour les Etats-Unis de mettre un frein à certaines pratiques très risquées des banques en matière de prêt considérées comme un des facteurs de la grave crise financière qui a éclaté à l’automne dernier.

Les banquiers centraux européens se sont employés à défendre Bâle II.

NE PAS RÉPÉTER LES ERREURS DU PASSÉ

Le ministre britannique des Finances Alistair Darling a déclaré à Reuters qu’il soutenait le plan américain mais reconnu que les responsables politiques n’étaient pas tous d’accord.

Le chancelier de l’Echiquier a estimé qu’il était plus important qu’aucun pays ne soit d’un optimisme béat au sujet de la reprise malgré les signes de redémarrage.

Le FMI prévoit désormais que une contraction de 1,3% en moyenne au niveau mondial en 2009, soit un peu moins que celle de 1,4% prévu en avril. Pour 2010, il voit une croissance de 2,9%, au lieu de 2,5%.

"Il y a le risque que les gens se disent : le travail est fait, maintenant nous pouvons ralentir", a déclaré Alistair Darling à Reuters. "Ces erreurs, nous les avons faites auparavant, notamment Aux Etats-Unis à la fin des années 30 (...) et ils se sont retrouvés à nouveau en récession."

Les marchés financiers veulent maintenant savoir quand les gouvernements vont commencer à retirer les milliards injectés dans la machine économique ou quand les taux d’intérêt vont commencer à être relevés.

Pour l’heure, les responsables n’en sont qu’au stade des discussions au sujet de ces stratégies de sortie de cirse. Il ne s’agit pas de dire quand elles seront appliquées.

Selon des sources du G7, le communiqué du G20, qui doit être publié samedi, contiendra sans doute d’engagement de conserver des politiques dites accommodantes aussi longtemps qu’il sera nécessaire.

"Dénouer les mesures de relance trop tôt comporte un risque réel de faire dérailler la reprise, avec les conséquences potentiellement importantes pour la croissance et l’empli", a déclaré le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn lors d’une conférence à Berlin.

Les responsables du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine, les quatre pays émergents formant le bloc "BRIC" ont rencontré Timothy Geithner vendredi. Dans un communiqué, ils ont demandé que les deux grosses institutions mondiales de financement, le FMI et la Banque mondiale, fassent entendre davantage leur voix.

Version française Danielle Rouquié

"Haro sur les bonus", décrète Christine Lagarde à son arrivée à Londres

AFP - vendredi 4 septembre 2009, 20h57

La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a décrété un "haro sur les bonus" des banquiers et traders vendredi à Londres, à l’occasion d’une réunion de ses homologues des pays du G20, en partie conscrée à ce sujet.

Christine Lagarde à Londres le 4 septembre 2009

Le montant des bonus "horrifie l’opinion publique" et il est temps d’agir, a déclaré Mme Lagarde devant la presse, reconnaissant toutefois qu’il allait "falloir batailler" et que ce n’était pas gagné avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, réticents à imposer une limitation des bonus.

Londres et New York abritent les deux principales places financières dans le monde.

Dans un contexte économique de reprise, la ministre française a également mis en garde contre la "tentation d’un retour au +business as usual+", aux pratiques bancaires ayant conduit à la crise financière et économique. "Il n’est pas question de revenir aux règles précédentes", a-t-elle assuré.

"Personne n’a envie que ça recommence comme avant, je ne peux pas l’imaginer", a-t-elle encore lancé. Interrogé sur les réticences de la communauté financière à l’égard des projets de limitations de bonus, Mme Lagarde a rappelé que "la City" à Londres n’était pas "au-dessus des lois".

Outre les bonus des banquiers, les ministres du G20, dont les pays représentent environ 90% du Produit intérieur brut (PIB), doivent également discuter des moyens de sortir de la crise sans dommage et nouveau heurt pour l’économie. Tout abandon prématuré des plans de relance massifs lancés par les Etats pourraient provoquer une rechute de l’économie mondiale.

Mme Lagarde a souligné à ce point de vue la nécessité d’une coordination de tous comme cela a été le cas au niveau par exemple des banques centrales. "Nous devons coordonner ce que nous faisons, quant à savoir quand cela se produira, Dieu seul le sait", a ajouté la ministre.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1777620

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site ECONOMIE   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License