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LE COUT DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Cher pour la France, mais combien plus pour les pays pauvres ?

vendredi 6 novembre 2009 par JMT

Si l’ONU espère toujours un traité fort à Copenhague, le bilan de cette semaine de négociations climatiques internationales, la dernière avant le sommet sur le climat de Copenhague, laisse les associations interrogatives.

Logements et routes submergés par la montée de la mer, feux de forêt, cultures affectées par des canicules à répétition, le changement climatique risque de coûter cher à la France si rien n’est fait pour s’y adapter, prévient un rapport remis jeudi au gouvernement.

Au cours des mois qui ont précédé sa disparition Patrick Jourde, membre du Conseil Scientifique de « Sauvons le Climat », pourtant fervent adepte du développement du photovoltaïque, montra une inquiétude croissante devant les modes de financement du développement du photovoltaïque en France

La commission Environnement du Parlement européen a approuvé mercredi une liste de 164 secteurs industriels de l’UE qui seront bénéficiaires de droits d’émissions de C02 gratuits si aucun accord international n’est trouvé pour lutter contre le réchauffement climatique. Les élus de cette commission-clé sur le dossier ont approuvé cette liste par 39 voix contre 19 et une abstention, a précisé le Parlement européen.

Les pays en développement vont supporter 80% des dégâts occasionnés par le changement climatique alors qu’ils ne sont à l’origine que de 30% des émissions de gaz à effet de serre, a indiqué dimanche la Banque mondiale.

Barcelone, la conférence climat se termine, quelles avancées pour Copenhague ?

06/11/2009 19:44 (Par Pierre MELQUIOT)

Si l’ONU espère toujours un traité fort à Copenhague, le bilan de cette semaine de négociations climatiques internationales, la dernière avant le sommet sur le climat de Copenhague, laisse les associations interrogatives.

Logo Planète Barcelone

Rappelons qu’à la conférence climatique de Copenhague, les gouvernements doivent se mettre d’accord sur un traité sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre qui doit succéder au Protocole de Kyoto arrivant à expiration en 2012.

L’ONU espère toujours que les pays seront en mesure de conclure un traité à Copenhague (ONU)

L’ONU espère que les pays seront en mesure de conclure un traité fort sur la lutte contre le changement climatique à Copenhague en décembre, alors qu’une dernière séance de négociations s’est achevée vendredi à Barcelone.

Logo Copenhague

Pour Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), lors d’une conférence de presse à Barcelone, « Copenhague peut et doit être un tournant dans la lutte internationale contre le changement climatique. Je reste toujours confiant qu’on y arrivera ».

Selon l’ONU, des progrès ont été réalisés sur les questions de l’adaptation, la coopération technologique, la réduction des émissions dues à la déforestation dans les pays en développement et les mécanismes de versement de fonds pour les pays en développement.

L’ONU ajoute que peu de progrès ont été faits sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à moyen terme par les pays développés et sur le financement, selon un communiqué du CCNUCC. Ce sont deux questions clés qui permettraient aux pays en développement de limiter la croissance de leurs émissions et de s’adapter aux effets du changement climatique, précise l’ONU, deux enjeux sans lesquels « nous n’ ;aurons pas d’accord à Copenhague », a précisé Yvo de Boer.

Climat, comment arriver à Copenhague en reculant chaque jour ? (FNE)

Selon FNE, à l’occasion de la conférence de Barcelone, les déclarations se sont succédées pour préparer l’opinion publique à une absence d’accord à Copenhague. Si les conclusions du Conseil européen des 29 et 30 octobre précisent que l’Union européenne demande un accord juridiquement contraignant, Artur Runge-Metzger, chef de l’Unité Climat de la Commission européenne vient d’annoncer que la rédaction d’un texte assurant la continuité du protocole de Kyoto pourrait n’avoir lieue que 3 à 6 mois après la conférence de Copenhague.

Yvo de Boer, Secrétaire exécutif de l’UNFCC avait ouvert la conférence climat de Barcelone en déclarant le 28 octobre qu’il serait impossible de finaliser un nouveau traité en décembre. Pour Sébastien Genest, président de FNE la question est donc « comment arriver à Copenhague en reculant chaque jour ? A ce rythme là, nous allons vers un accord pour ne rien faire … »

Pour FNE, alors que l’optique d’un accord juridiquement contraignant est enterrée, celle d’un accord politique n’est même plus certaine. L’hypothèse d’une simple déclaration moins épaisse que ses annexes est au goût du jour. De plus, le principe d’un objectif global et d’un objectif à mi parcours en 2020 est remis en cause.

Pour Gaëlle Cognet, chargée de mission climat à FNE, « jamais deux sans trois ? Alors que les objectifs de réduction posés à Rio en 1992 et à Kyoto en 1997 n’ont pas été respectés, ceux qui seraient fixés à Copenhague en annexe d’une simple déclaration politique auraient ils la moindre chance d’être respectés ? »

Climat : bonnet d’âne pour les États-Unis (Greenpeace)

« Alors que se termine la dernière session de préparation du sommet sur le climat qui se tiendra en décembre à Copenhague, Greenpeace a déployé, à Barcelone, une banderole assortie du message « Chaos climatique : qui est le coupable ? » sur la statue de Christophe Colomb, qui pointe le doigt en direction des Etats-Unis. »

« Ce monument, emblème de Barcelone, commémore la découverte du Nouveau Monde par l’explorateur. Aujourd’hui, il pointe le doigt en direction du pays qui porte la responsabilité historique du dérèglement climatique et qui se montre le plus actif pour bloquer la négociation d’un accord qui pourrait sauver le climat à Copenhague » assure Greenpeace.

Pour l’ONG, « Copenhague peut encore échouer, si le manque de courage politique et d’ambitions des leaders des pays industrialisés, Barack Obama, Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy, se confirme, déclare Karine Gavand, de Greenpeace France. Mais surtout, Copenhague peut encore réussir ! »

« Il n’y a pas consensus autour d’un accord faible. Les pays industrialisés prennent leurs rêves pour des réalités. Les pays en développement défendent leur propre réalité politique et se battent pour leur survie. Tout est encore possible », reprend Karine Gavand.

Climat, l’Europe doit s’émanciper et sortir de l’ombre des Etats-Unis (Oxfam France-Agir)

Pour Oxfam France-Agir, « alors que l’ultime semaine de négociations sur le climat avant le sommet de Copenhague prend fin à Barcelone, les pays riches restent incapables de s’engager sur des objectifs de réduction des émissions suffisamment ambitieux et d’annoncer un paquet financier à la hauteur de la crise climatique. »

« De plus, aucun progrès n’a été enregistré sur l’additionnalité, principe central pour éviter la diversion de l’aide publique pour financer l’adaptation dans les pays en développement. »

Oxfam France-Agir ici appelle l’Union européenne « à prendre ses distances avec les Etats-Unis pour ne pas risquer de faire échouer un accord sur le climat en préparation depuis deux ans. Un accord légalement contraignant est toujours possible à Copenhague en décembre, mais les chefs d’Etat européen ne peuvent plus attendre que les Etats-Unis veuillent bien rattraper leur retard. »

« L’ombre des Etats-Unis plane sur ces négociations sur le climat. Les autres pays riches profitent de l’inertie des Etats-Unis et s’en servent comme d’une excuse pour privilégier leurs intérêts nationaux aux dépens des populations les plus vulnérables face au changement climatique » selon Romain Benicchio, chargé de campagne climat à Oxfam France- Agir ici et présent à Barcelone cette semaine.

« C’est une énorme déception qu’un acteur comme l’Union européenne, autrefois leader sur la question du climat, soit désormais pris en otage par l’agenda politique domestique américain » ajoute-t-il.

Durant la semaine, les pays africains ont bloqué les négociations de Barcelone pour recentrer les débats sur les objectifs de réduction des émissions des pays riches et pointer du doigt la faiblesse des engagements sur ce sujet. « Le coup de force des pays africains à Barcelone démontre clairement qu’ils ne sont pas prêts à accepter un accord qui ne serait pas à même de sauver les populations sur la ligne de front de la crise climatique. Les pays les plus vulnérables ne devraient pas se retrouver dans la situation de devoir choisir entre un accord qui ne répond pas à leurs besoins et le blocage des négociations » ajoute Romain Benicchio.

« On assiste à une lutte entre les intérêts commerciaux et politiques des pays développés, face à la survie de millions de personnes dans les pays les plus pauvres. La France se targue de vouloir mettre les intérêts des pays africains au centre de sa stratégie sur le climat, mais le manque de progrès au terme de cette semaine de négociations démontre un échec sans appel sur cette question ».

Mais malgré cet échec flagrant et le recul des ambitions politiques pour le sommet de décembre, les négociations techniques ont progressé sur un certain nombre de sujets, comme sur la question du recours aux financements innovants pour soutenir l’adaptation dans les pays pauvres. La possibilité de lever des financements climat par le contrôle des émissions du transport maritime et aérien a notamment été portée par la France cette semaine.

Oxfam estime qu’au moins 110 milliards d’euros par an de fonds publics sont nécessaires pour soutenir l’adaptation et une croissance pauvre en carbone dans les pays en développement.

« Le recours aux financements innovants est essentiel pour faire face à l’ampleur des besoins financiers des pays en développement face à la crise climatique. Toutefois, leur mise en place prendra du temps, et cela ne doit pas empêcher les pays riches comme la France de tenir leurs engagements et d’augmenter le soutien financier pour l’adaptation dés aujourd’hui. La crise climatique frappe déjà les plus vulnérables sans se préoccuper du manque de progrès des négociations sur le climat » conclut Romain Benicchio.

Le réchauffement climatique risque de coûter cher à la France

PARIS (AFP) - 06/11/09 00h03

Logements et routes submergés par la montée de la mer, feux de forêt, cultures affectées par des canicules à répétition, le changement climatique risque de coûter cher à la France si rien n’est fait pour s’y adapter, prévient un rapport remis jeudi au gouvernement.

Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, le 21 octobre 2009 à Paris

Les coûts annuels liés au réchauffement pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros par an, précise l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) dans ce rapport au ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo.

"C’est une sorte de rapport Stern pour la France", indique-t-on dans l’entourage du ministre, en référence au rapport du banquier britannique Nicholas Stern publié en 2006.

L’analyse de l’Onerc est un "document de référence" pour lancer d’ici 2011 un plan national d’adaptation au changement climatique conformément à la loi d’orientation du Grenelle de l’environnement.

Pour cette étude, l’Observatoire précise qu’il n’a pas retenu les scénarios les plus pessimistes du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec), utilisant ceux généralement adoptés dans les analyses d’impact du réchauffement.

Ce rapport "montre que la France ne sera pas épargnée par le changement climatique", souligne M. Borloo dans un communiqué.

La remontée du niveau de la mer pourrait concerner plusieurs centaines de milliers de personnes, souligne l’Onerc.

Pour la seule région Languedoc-Roussillon, la destruction des logements exposés pourrait coûter plusieurs dizaines de milliards d’euros, selon le rapport.

Le risque de submersion marine lié à une élévation d’un mètre du niveau de la mer d’ici 2100, représenterait un coût patrimonial pour les routes nationales métropolitaines pouvant atteindre 2 milliards d’euros.

Dans l’agriculture, l’Onerc estime que la multiplication d’évènements de type canicule 2003 pourrait représenter à la fin du siècle un coût de plus de 300 millions d’euros par an pour une culture comme le blé.

La viticulture sera également affectée avec des disparités territoriales fortes et des effets sur la qualité des vins.

Le tourisme serait également perdant, avec des températures trop élevées dans le sud l’été, et la diminution du manteau neigeux dans les Alpes l’hiver.

L’eau viendrait à manquer : l’Onerc table sur un déficit de l’ordre de 2 milliards de m3 par an pour la satisfaction des besoins actuels de l’industrie, de l’agriculture et de l’alimentation en eau potable à l’horizon 2050.

Dans certains cas, le réchauffement pourrait avoir des effets contradictoires.

Ainsi, dans le secteur forestier, l’augmentation des températures et du taux de CO2 dans l’atmosphère devraient entraîner dans un premier temps une hausse de productivité.

Mais ces gains de productivité risquent d’être annulés rapidement par des pertes liées aux incendies et à la sécheresse.

Et après 2050, la tendance serait clairement défavorable, notamment dans le sud de la France.

De même, en ce qui concerne la consommation énergétique, la réduction du chauffage en hiver pourrait représenter une économie d’énergie de l’ordre de 3%, mais le développement de la climatisation l’été amputerait de moitié ces économies, souligne l’Onerc.

"Il nous faut bâtir une stratégie de long terme qui seule permettra l’adaptation de notre société" à ce changement, estime M. Borloo.

Les mesures d’adaptation devront être examinées au cas par cas au niveau local, indique le ministère.

Ce rapport de l’Onerc - le troisième du genre après celui de 2006 sur la stratégie d’adaptation au changement climatique, et celui de 2007 sur les risques sanitaires - alimentera la concertation pour préparer le plan national d’adaptation, assure le ministère

Le testament scientifique de Patrick Jourde de Sauvons Le Climat

5/11/2009 15:37 (Par Jean-Charles BATENBAUM)

Au cours des mois qui ont précédé sa disparition Patrick Jourde, membre du Conseil Scientifique de « Sauvons le Climat », pourtant fervent adepte du développement du photovoltaïque, montra une inquiétude croissante devant les modes de financement du développement du photovoltaïque en France

Logo Sauvons Le Climat

Patrick Jourde nous a quittés définitivement le 4 octobre 2009. Patrick Jourde était membre du Conseil Scientifique de « Sauvons le Climat ». L’une de ses dernières actions a été la définition du programme sur le photovoltaïque de l’université d’automne de « Sauvons le Climat ».

Il sut, à cette occasion, trouver des intervenants de très haut niveau, parmi les meilleurs experts français. Et, jusqu’au dernier moment, il se préoccupa de la réussite de cette université.

Selon « Sauvons le Climat », Patrick Jourde fut un des pionniers du photovoltaïque en France, créant les premières installations photovoltaïques autonomes sur de petites îles du Pacifique et apportant ainsi un confort électrique apprécié aux populations locales.

Au cours des mois qui ont précédé sa disparition Patrick Jourde, membre du Conseil Scientifique de « Sauvons le Climat », pourtant fervent adepte du développement du photovoltaïque, montra une inquiétude croissante devant les modes de financement du développement du photovoltaïque en France

Cet acteur de « Sauvons Le Climat » fut un défenseur acharné de la diffusion du photovoltaïque autonome dans les régions dépourvues de réseau électrique. C’est ainsi qu’il proposa avec le député Claude Birraux la mise au point d’un système de micro-crédit qui pourrait fournir un minimum de confort électrique à un milliard d’habitants.

« Sauvons le Climat » assure que Patrick Jourde dénonça fortement la multiplication des subventions et crédits d’impôts qui n’avait pour résultat que d’augmenter les prix hors subventions, et qui conduisait sûrement à l’explosion d’une véritable bulle du « photovoltaïque ».

Ainsi l’installation d’un système photovoltaïque chez un français revient-il deux fois plus cher que chez un allemand, la différence de prix correspondant presque exactement au montant du crédit d’impôt et des subventions diverses. De même estimait-il que le montant de l’obligation d’achat était parfaitement déraisonnable est devait être divisé par près d’un facteur 5.

Par contre il revendiquait une multiplication par 10 des fonds réservés à la recherche, celle-ci ne devant pas se cantonner à l’amélioration des cellules mais s’attaquer résolument aux questions du stockage, de l’utilisation du courant continu et de l’intégration au bâti.

Cette forte critique a été publiée sur le site de « Sauvons le Climat » sous la forme d’une étude rédigée par Patrick Jourde et d’un communiqué qu’il inspira, deux textes qui apparaissent comme un véritable testament scientifique.

Si Patrick avait pu participer, comme il l’a tant espéré, à l’université d’Autrans, nul doute qu’il aurait soutenu avec la conviction dont il était coutumier les propositions de modifications des modalités de l’obligation d’achat, précise « Sauvons le Climat » :

Favoriser l’auto usage de la production des installations photovoltaïques en ne subventionnant que la partie auto-consommée, alors que, actuellement, c’est la partie vendue à ERDF qui est favorisée. Nulle doute que, si les particuliers étaient amenés à consommer leur propre production, des progrès sur l’utilisation du courant continu fourni par les cellules seraient faits rapidement.

Ne pas faire de différence entre les installations intégrées au bâti et les autres. Faire une véritable évaluation de l’intérêt des grosses installations qui se multiplient selon le souhait du Ministre Jean-Louis Borloo. En effet, pour beaucoup, ces installations sont essentiellement des opérations spéculatives et favorisent un affairisme « vert ».

« Sauvons le Climat » ose espérer que ce testament, cette mise en garde, d’un homme convaincu de l’intérêt du photovoltaïque et se situant bien au delà des petits et grands calculs d’intérêt sera pris au sérieux par ceux qui nous gouvernent.

Accord européen sur les secteurs pouvant émettre du CO2

04/11/09 16h05

La commission Environnement du Parlement européen a approuvé mercredi une liste de 164 secteurs industriels de l’UE qui seront bénéficiaires de droits d’émissions de C02 gratuits si aucun accord international n’est trouvé pour lutter contre le réchauffement climatique. Les élus de cette commission-clé sur le dossier ont approuvé cette liste par 39 voix contre 19 et une abstention, a précisé le Parlement européen.

Pollution industrielle

Plan d’action

Un plan d’action approuvé par l’Union européenne en décembre 2008 pour lutter contre le réchauffement de la planète impose de sérieuses contraintes à son industrie, obligée de réduire d’ici 2020 ses émissions de CO2 de 21% par rapport à leurs niveaux de 2005.

Cette contrainte et l’obligation d’acheter des permis de polluer à partir de 2013 entreront en vigueur même en cas d’échec des négociations internationales au sommet de Copenhague sur le climat en décembre.

Droits d’émissions gratuits

Pour cette raison, l’UE a prévu l’allocation de droits gratuits d’émissions de C02 pour éviter à certains secteurs industriels de devoir délocaliser leur production afin de rester compétitifs face à la concurrence des entreprises installées dans des pays peu soucieux de l’environnement.

Secteurs bénéficiaires

La liste de 164 secteurs, sur laquelle se sont prononcés mercredi les députés, a été élaborée par la Commission. Elle regroupe des domaines aussi variés que les mines de charbon, l’extraction du pétrole brut et du gaz naturel, la production de ciment, de chaux, d’aluminium ou de cuivre, mais aussi la confection de sous-vêtements ou la fabrication de vin.

En cas d’échec des négociations de Copenhague, la liste sera appliquée pendant cinq ans, jusqu’en 2014, et d’autres secteurs peuvent y être inclus. Une nouvelle liste sera ensuite appliquée pour la période 2015-2019.

La France et l’Allemagne demandent en outre, en cas d’échec à Copenhague, l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’UE, mais ce dispositif n’a pas été approuvé à ce stade par les autres pays européens.

Globalement, les Européens se sont mis d’accord pour réduire d’ici 2020 leurs émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport aux niveaux de 1990. (belga/cb)

Le changement climatique affectera surtout les pays pauvres

04/10/09 10h41

Les pays en développement vont supporter 80% des dégâts occasionnés par le changement climatique alors qu’ils ne sont à l’origine que de 30% des émissions de gaz à effet de serre, a indiqué dimanche la Banque mondiale.

Pays pauvres

"Les dégâts du changement climatique, dans une proportion d’environ 75 à 80%, seront supportés par les pays en developpement alors qu’ils ne contribuent qu’à hauteur d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre", a précisé devant la presse à Istanbul l’économiste en chef de la Banque mondiale, Justin Lin.

Marianne Fay, économiste auprès de la Banque mondiale en charge du développement durable, a pour sa part estimé à 300 milliards de dollars par an à partir de 2030 le coût d’adaptation nécessaire au changment climatique.

Pour un réchauffement de la planète de 2° Celsius en 2050, "les coûts de l’adaptation entre 2010 et 2050 seront de 75 à 100 milliards de dollars par an" pour les seuls pays en voie de développement, avait déjà indiqué la Banque mondiale fin septembre.

Une course contre la montre est engagée avant le sommet sur le climat prévu en décembre en Copenhague, censé aboutir à un accord sur les moyens de limiter le réchauffement climatique. Un premier accord avait été conclu à Kyoto (Japon) en décembre 1997, mais il n’a jamais été ratifié par les Etats-Unis. (belga)

LIENS

sur le site de l’ONERC

Climat futur en France

Rapport technique - Impacts du changement climatique dans les îles subantarctiques - mai 2009


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