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Vive le MOOC !

Economie Circulaire et Innovation

mardi 28 octobre 2014 par JMT

J’ai suivi avec intérêt ce MOOC (cours par internet) comme environ 7500 autres étudiants répartis un peu partout sur la planète. Il est accessible par le portail France Université Numérique (c’est FUN ! :-)

Les cours sont organises et mis en ligne par l’Université Virtuelle Environnement et Développement Durable alias UVED

Logo UVED

J’ai donc suivi le cours Economie Circulaire et Innovation

Nous avons chaque semaine et pouvons enregistrer des vidéos, les textes, éventuellement le son et les diapositives du cours hebdomadaire. Il est possible et souhaitable de s’intéresser aux liens et à la bibliographie annexés. Ceci représente 3,46 Go

On contrôle l’acquisition des connaissances par des quizz. On est invité à échanger sur des forums internes et à remettre un devoir personnel "noté par les pairs" et on doit soi-même noter 3 de ces devoirs.

Economie circulaire et croissance

Je cite en italique deux larges extraits du cours et une définition "commune" de la croissance économique. Il parait illusoire de traiter en quelques lignes ce qui pourrait être un thème de doctorat !

Voici donc ma longue mais néanmoins rapide réponse dans laquelle l’assistance à ce cours m’a conforté

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L’économie circulaire est-elle compatible avec la croissance ? Et sinon, quels sont les leviers disponibles pour réduire l’écart ?

« La croissance économique désigne la variation positive de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée, généralement une période longue. (…)

La croissance est un processus fondamental des économies contemporaines, reposant sur le développement des facteurs de production, lié notamment à la révolution industrielle (la première qui alliait les effets de l’imprimerie et de la machine à vapeur, la deuxième qui alliait les effets de l’électricité comme transfert d’information et du pétrole, la troisième, encore très hypothétique, qui d’après Jeremy Rifkin (*) doit naître de la mise en réseau générale de l’information par internet et des énergies renouvelables autoproduites et échangées par un « internet de l’énergie ») , à l’accès à de nouvelles ressources minérales (mines profondes) et énergétiques (charbon, pétrole, gaz, énergie nucléaire...) ainsi qu’au progrès technique.

Elle transforme la vie des populations dans la mesure où elle crée davantage de biens et de services. À long terme, la croissance a un impact important sur la démographie, le niveau de vie (à distinguer de la qualité de vie) des sociétés qui en sont le cadre et de la biosphère, depuis l’environnement local jusqu’au réchauffement climatique planétaire.

De même, l’enrichissement qui résulte de la croissance économique peut permettre de faire reculer la pauvreté. »( D’après Wikipédia)

Voici une synthèse rapide sur la croissance économique :

Points positifs :

* augmentation de la production de biens et services réduction de la croissance démographique dans les pays en transition économique

* réduction de la pauvreté dans les pays en transition économique

Points négatifs :

* est assujettie au maintien de la disponibilité des « intrants » de l’économie à un prix de revient compatible avec le pouvoir d’achat des clients finaux

* met en danger la biosphère (pollutions directes ou insidieuses, augmentation du taux de gaz à effet de serre, acidification des océans,

* basée sur des stocks non renouvelables (matières premières à forte concentration, énergies non renouvelables, sols agricoles, terrains)

* basée sur un système économique inégalitaire où le niveau de vie d’une minorité de la population mondiale est assuré par l’exploitation de la majorité des travailleurs mondiaux

* ne règle pas les problèmes de grande pauvreté, de faim dans le monde, de maladies, d’insuffisances d’équipements basiques comporte une part importante de gaspillage

* incapable d’assurer à terme un niveau de vie minimal suffisant à une population mondiale toujours croissante

« L’économie circulaire permet de traiter dans nos systèmes de production, de consommation et d’échanges, les matières premières que nous avons extraites de telle sorte qu’elles puissent être réinjectées dans les grands cycles de la vie, de la nature, de la biosphère.

C’est donc un principe intégrateur des différentes façons que nous avons de gérer notre économie mais aussi de nos systèmes administratifs en fonction d’un accompagnement et d’un respect de la préservation de la nature et d’un respect des écosystèmes.

Communément, on assimile l’économie circulaire à ce qu’on appelle les trois R : réduire, réutiliser et recycler, et on l’assimile aux déchets.

L’économie circulaire ça n’est pas les déchets seulement, c’est une série de possibilités administratives, techniques, technologiques qui pour peu qu’elles fussent suffisamment intégrées pourraient permettre effectivement de réguler les difficultés créées par un développement linéaire de chaque secteur. » ( Selon Jean-Claude Lévy)

Au premier abord, l’économie circulaire permet de corriger certains des effets pervers du fonctionnement de l’économie capitaliste actuelle, essentiellement en limitant les gaspillages de matières premières, de produits intermédiaires et de produits finis et en optimisant la consommation d’énergie.

Néanmoins, pour une économie en croissance, cela ne peut aller au-delà d’une faible diminution des demandes d’intrants et donc ne saurait reculer que de quelques années seulement la date probable où les disponibilités en matières premières et en énergie fossile diminueront inexorablement, interdisant donc toute croissance mais aussi le maintien des processus économiques actuels. Le seul recours aux techniques de l’économie circulaire ne sera donc pas suffisant pour « sauver la croissance ».

Mais la réflexion sur l’économie circulaire offre d’autres pistes, qui nécessiteront des modifications profondes de notre mode de vie, de production, de consommation et de recyclage, mais aussi de remplacer des comptabilités financières non exhaustives (présence d’externalités positives et négatives non prises en compte) et qui se focalisent uniquement sur la valeur que l’on donne aux biens et services, sans s’inquiéter d’en connaître, ni la disponibilité matérielle, ni la répartition territoriale. Retrouvons Jean-Claude Lévy :

« Alors que Heckel affirmait il y a 150 ans quasiment que l’écologie c’était l’économie de la nature, on ne savait pas du tout comment ça fonctionnait scientifiquement. Il a fallu attendre 1942 - 45, pour comprendre que les écosystèmes étaient une façon cohérente pour la nature grâce à la photosynthèse en particulier, à l’énergie solaire, de reproduire des cycles de vie et plus encore de faire que les chaînes trophiques permettaient aux organismes de se nourrir les uns les autres dans une perspective de cycle global de la vie.

Donc il est important quand on pense à l’économie circulaire de penser à l’énergie. Aujourd’hui, tout est focalisé sur le carbone, le pétrole et le gaz donc on se demande si les énergies fossiles seront épuisées à terme et que peut-on y substituer.

Cela dit, à 50 ans d’ici, il sera difficile certainement d’abandonner les énergies fossiles, donc une espèce de course de vitesse est engagée à l’heure actuelle pour permettre de résoudre cette question de l’énergie dans le fonctionnement d’une part des écosystèmes qui sont perturbés par l’économie linéaire mais dans le fonctionnement aussi de nos niveaux d’organisation administratifs.

Ce n’est pas évident du tout de caractériser à l’heure actuelle ces échanges-là. On peut caractériser de façon plus facile, scientifiquement on peut le faire depuis les nanotechnologies jusqu’à des technologies hyper développées dans d’autres domaines, on peut arriver à faire des bilans, on parlait d’un bilan carbone tout à l’heure, on peut parler, arriver à faire des bilans de matière, ce n’est pas impossible du point de vue scientifique et technique.

C’est beaucoup plus difficile aujourd’hui, même si on a des indicateurs matières, de déterminer le fonctionnement des flux financiers. Les flux matières ça va, les flux financiers c’est extrêmement difficile de les déterminer en fonction effectivement de ces flux matières c’est-à-dire que la comptabilité nationale ou la comptabilité locale est plutôt tournée vers des évaluations à caractère financier qui ne prennent pas en considération des valeurs ajoutées qui concernent socialement les facteurs humains ou les facteurs dans le mode de production, les interventions humaines qui peuvent pas être chiffrées autrement en termes que de salaires et de valeur ajoutée dans un processus industriel, pas dans un processus écologique.

Or il y a à l’heure actuelle une contradiction entre une financiarisation de nos bilans et de nos effets comptables qui n’épousent pas la diversité et la complexité de ce qui se passe réellement sur le terrain en matière de traitement de l’écologie elle-même : est-ce qu’on est capables aujourd’hui d’inventer une comptabilité de l’environnement plus performante que ça ?

Une comptabilité locale de l’environnement, une comptabilité appliquée à des complexes territoriaux qui peuvent être les communes, ou les agglomérations de telle sorte qu’on puisse donner, valoriser mais pas forcément en termes financiers peut-être, toute une série d’activités qui pour l’instant ne peuvent pas l’être parce qu’on ne juge qu’en fonction d’opérateurs ou d’agents industriels ou d’agents du mode de production qui interviennent dans une comptabilité qui est essentiellement de nature financière.

C’est une question importante : on a besoin d’un autre type de comptabilité pour calculer les externalités sociales, par exemple qui découlent d’un mode de production linéaire. On ne sait pas faire et l’échec du marché du carbone en est un exemple. »

L’économie circulaire peut nous apprendre à mieux imiter la nature qui essentiellement n’a besoin que d’énergie solaire et de ce qu’elle trouve dans l’environnement immédiat pour développer des biotopes entretenant la vie. Toutefois, contrairement à l’économie, le fonctionnement des biotopes suppose des régulations et l’acceptation des conséquences des violations de ces régulations, ce que nos sociétés acceptent de moins en moins, tant du côté de l’économie proprement dite (dérégulation) que du côté des conséquences sociales voire personnelles.

Parmi les régulations, il faut introduire rapidement celles sur lesquelles nous avons peu de prise à court terme, du fait de l’inertie des phénomènes mais dont la correction doit intervenir le plus tôt possible, du fait des effets cumulatifs, et du risque de l’effet « boule de neige » en cas de dépassement de seuils aux effets irréversibles :

a) l’empreinte écologique qui mesure la superficie de planète dont l’Humanité a besoin pour « fonctionner ». Quand comme actuellement, cette superficie est égale à 1,8 fois celle de la planète, cela démontre que l’Humanité ne peut subsister actuellement qu’en endommageant gravement sa propre biosphère et en consommant des stocks non renouvelables. Cette empreinte moyenne est également déclinée par pays, par groupe humain ou par individu et on peut constater ainsi quels modes de vie sont insoutenables au regard de la population actuelle.

b) le réchauffement climatique et les phénomènes associés (acidification des océans, « migration » des zones végétales impactant la production agricole, catastrophes naturelles climatiques, etc…)

Eu égard à la complexité des problèmes, est-ce qu’il est encore concevable de parler de croissance économique : à trop vouloir la forcer dans l’espoir de toujours pouvoir repousser des échéances certaines, le risque est d’accélérer des phénomènes de crise, de récession voire d’effondrement.

Les enseignements de l’économie circulaire permettront-ils la transformation de la société et de l’économie ? ils doivent déjà nous apprendre que, comme dans le fonctionnement des biotopes, tout est lié et que les transformations des processus économiques et des processus sociaux et sociétaux sont indissociables et doivent aller de pair.

Il faut avoir à l’esprit l’impératif de l’indispensable diminution de l’empreinte écologique (énergétique, territoriale, matières premières, etc...) de chaque terrien et également la limitation puis la diminution du nombre total de terriens s’ils veulent bénéficier d’un certain confort, qui n’est assuré que par l’existence pour chaque terrien de dizaines voire de centaines "d’esclaves mécaniques" : en réalité il n’ y a pas seulement 7,3 milliards de terriens plus les milliards d’animaux nécessaires mais il faut y ajouter plus d’une centaine de milliards d’esclaves mécaniques qui consomment de la place, de l’énergie, des matières premières, produisent des déchets de toutes sortes.

Ce sont ces « esclaves » matérialisés par les machines de toutes sortes (mais aussi parfois par des humains dans les usines où ils produisent à notre profit « à bas coût » financier mais à quel coût humain !) qui nous assurent un mode de vie sans commune mesure avec celui du français du XVIIIè siécle. Et toute cette mécanique ne "vit" que grâce aux énergies denses, essentiellement fossiles !

Réduire l’empreinte écologique globale suppose une décroissance des pollutions, une décroissance des rejets de CO2, une décroissance du recours aux énergies fossiles, une décroissance du recours aux techniques énergivores dans l’agriculture, dans les transports, dans le logement, une augmentation de l’efficience de nos processus de production, une augmentation de la durabilité des biens, le remplacement de la possession des biens par l’accès à des services optimisant la quantité de biens globale nécessaire, l’allongement de la durée de vie des biens, leur réparabilité, le recours aux circuits les plus courts possibles, la suppression de problèmes plutôt qu’une réponse technologique (du genre ne pas polluer pour ne pas avoir à dépolluer !), la diminution de consommation excessive de viande et de poisson pour privilégier les consommations végétales, le retour à des agglomérations de taille moyenne offrant la diversité sans l’excès, etc…

Trois techniques peuvent favoriser la mise en œuvre des préconisations précédentes :

* la relocalisation de l’économie (suppression des transports inutiles, utilisation des possibilités locales même modestes et offre de travail aux consommateurs) ,

* le remplacement de toutes les aides sociales ayant un caractère de revenu par un revenu de base inconditionnel individuel, permettant d’assurer à chacun des ressources pour un mode de vie sobre mais digne et également de pratiquer la vérité des coûts des biens et services afin d’en limiter le gaspillage

* des monnaies locales complémentaires pour matérialiser la solidarité territoriale, permettre de rémunérer ce qui est actuellement du « bénévolat obligé », les « petits boulots » indispensables, les tâches non réalisées par manque d’euros, augmenter le RBI au delà de la redistribution fiscale et faire contribuer l’économie capitaliste en euros aux externalités dont elle bénéficie sans les payer.

Dans le meilleur des cas nous devons viser en France une division par 5 de l’empreinte écologique française globale actuelle. Comme les capacités de la planète n’augmentent pas et vont plutôt en se dégradant, il est clair qu’une augmentation de la population est à proscrire totalement car cela obligerait à une baisse supplémentaire du quota individuel.

Accessoirement, il conviendra de déterminer démocratiquement si le quota disponible pour chacun avec la division par 5 peut constituer un avenir « convenable » et s’il n’est pas temps de viser aussi une décroissance de la population française pour augmenter la résilience du pays, c’est-à-dire sa capacité à vive sur ses seules ressources, et non pas comme actuellement en se faisant subventionner par les pays moins riches, ce qui ne saurait durer très longtemps . Un des moyens serait de ressortir les « tickets de rationnement » sous une forme modernisée, et d’allouer à chacun annuellement un quota, fonction des besoins « standards » du lieu de résidence, et évoluant en fonction des choix de chacun en matière démographique (les couples n’ayant qu’un enfant auraient un quota majoré, ainsi que l’enfant, par exemple de 20%, double majoration pour les couples sans enfant)

L’humanité est sur le fil du rasoir car les problèmes cumulés des différentes crises se combinent et le délai pour les résoudre raccourcit. Certains « n’y croient pas » car ils basent leur raisonnement sur une connaissance très fragmentaire de l’état réel de l’économie et de l’écologie PLANETAIRES, les problèmes locaux n’étant désormais que secondaires dans la plupart des cas (exception faite toutefois des installations nucléaires !). D’autres sont conscients que des problèmes existent mais ils « comptent sur le progrès scientifique et technique ».

Malheureusement, le principal problème est celui de l’énergie et hormis les propositions relevant de la science-fiction, la fenêtre de tir se réduit de plus en plus : il nous faut passer à un maximum d’énergies renouvelables et apprendre à économiser l’énergie pour diminuer la demande globale, mais ce programme nécessite de consommer, outre des matières premières (dont la quantité disponible se réduit et dont l’exploitation réclame aussi de l’énergie), de l’énergie pour fabriquer, installer et entretenir les installations.

Or la plupart de ces installations nécessitent donc au préalable une quantité d’énergie pouvant représenter entre le tiers et la moitié de celle qu’ils produiront. Plus nous tardons, plus il faudra une croissance massive des puissances installées de ces énergies renouvelables, ce qui fait que la production existante d’énergie sera toujours très insuffisante à simplement couvrir l’augmentation de consommation d’énergie nécessitée par le programme : un recours massif aux énergies fossiles reste donc indispensable, avec tous les inconvénients liés.

Ajoutée aux consommations habituelles qui permettent à notre société de fonctionner, cette demande risque de dépasser les capacités techniques de production, toutes énergies fossiles confondues, amenant à faire des choix cornéliens, au-delà de l’explosion du coût de ces énergies et des conséquences économiques et sociales qui en découleront.

JMT97400 28/10/2014

PS :

(*) concernant Jeremy Rifkin, bien qu’étant ingénieur, moi-même je ne cède pas ses rêves qu’il sait parfaitement transformer en attendant en juteuse vache à lait. Voir Cafeco 187 : Jeremy Rifkin, le gourou du gotha européen ? .

Voir aussi l’article : La Troisième Révolution Industrielle n’aura pas lieu

J’avais 9 jours auparavant répondu sur l’un des forums internes à une question :

Capitalisme et économie de partage

19 Octobre 2014

Vaste programme aurait dit CDG ! :-)

Y-a-t-il UNE économie de partage parfaitement définie, sorte de "prêt à penser" apportant toutes les (bonnes) réponses à un maximum de problèmes ?

Déjà y-a-t-il UN capitalisme ? ma réponse est non.

Doit-on viser à la disparition d’une ou plusieurs formes du capitalisme ? Sachant qu’il y a eu capitalisme (s) en réponse à des besoins massivement partagés (même si pas forcément majoritaires si on avait pu voter en pleine connaissance) et qu’il est basé sur des fondamentaux de la nature humaine.

Par quoi le remplacer ? Quels sont les inconvénients principaux de ces capitalismes et ne peut-on pas les corriger ?

Car le capitalisme s’occupe de tout, sans complexes ....> voir Laurence Parisot qui considère que tout doit être aléatoire, comme l’amour :-)

Car le capitalisme récupère tout, sans complexes (Lénine avait à moitié raison quand il disait "les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre"

Basé sur une parfaite absence d’éthique, le capitalisme est polymorphe et suffisamment plastique pour s’adapter.

L’économie de partage si on la limite à gérer de manière "plus efficace", "plus rentable", ne sera un autre mode d’organisation de l’économie.

Dans les deux cas les problèmes de base seront les mêmes :

a) la "croissance" telle qu’on nous l’impose est impossible à prolonger sous peine de disparition d’une civilisation humaine à plus ou moins brève échéance : il est vrai avec des gens qui considèrent 5ans comme du "long terme", vouloir essayer de préserver sur 200ans voire bien plus les possibilités pour l’humanité de continuer semble de la science-fiction.

b) bien au contraire il va falloir organiser la décroissance de l’empreinte écologique (énergétique, territoriale, matières premières, etc...) de chaque terrien et également le nombre total de terriens s’ils veulent bénéficier d’un certain confort qui n’est assuré que par l’existence pour chaque terrien de dizaines voire de centaines "d’esclaves mécaniques" (en réalité il n’ y a pas seulement 7,3 milliards de terriens plus les milliards d’animaux nécessaires mais il faut y ajouter plus d’une centaine de milliards d’esclaves mécaniques qui consomment de la place, de l’énergie, des matières premières, produisent des déchets de toutes sortes.

Il faut supprimer tous les dispositifs natalistes, supprimer les raisons qui font qu’on veut des enfants : au niveau français comme mondial, il va falloir viser "l’enfant unique" , c’est à dire enfant zéro pour un maximum de couples volontaires ou encouragés pour compenser une minorité de couples à 2 enfants, élever les enfants en groupes pour maintenir la socialisation, reconvertir les emplois prioritairement en emplois à la personne avec priorité au service des malades et des personnes âgées, offrir une protection santé performante à tous, offrir une retraite garantie à tous, etc...

c) comment concilier réduction globale, nécessité de préserver un minimum pour tous donc de partager les ressources malgré l’instinct accapareur ?

d) cela est-il compatible avec nos pratiques "démocratiques" actuelles ou cela nécessitera-t-il une évolution ?

e) parviendrons-nous à éviter de "percuter le mur" vers lequel nous fonçons en accélérant, malgré les avertissement du rapport du club de Rome en 1972, malheureusement confirmées, en pire, en 2012 dans le rapport actualisé ? est-il encore possible de freiner ? qui en fera les frais ?

f) saurons-nous faire la révolution mentale de réduire le multimillénaire droit de propriété sur les choses (et naguère encore sur les êtres !) en droit de propriété de droits d’usage ou de résultats, ou bien d’imposer des quotas de maximum de biens protégés (éventuellement également par catégorie : a-t-on besoin de stocker à usage privé des dizaines de tableaux ou de voitures ? est-ce qu’Imelda Marcos avait réellement besoin de 3000 paires de chaussures ? :-)

L’économie de partage est indispensable, elle aurait dû être instaurée depuis quelques décennies déjà, il y a d’autant plus de raison de le faire maintenant.

Inutile de vouloir l’opposer au capitalisme, il a déjà commencé à la récupérer (Kalundborg en est un exemple, le Danemark est un état capitaliste !), voyez comme il fait de l’argent avec le greenwashing !!!!

Je vous recommande un site : ZERO WASTE FRANCE (ex-CNIID)

JMT97400 19/10/2014


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