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La Réunion n’est pas au bout du monde mais juste après......

L’ETAT SCHIZO ? NON ! L’ETAT SARKO !

mercredi 1er avril 2009 par JMT

Le document paraphé mardi en préfecture prévoit des baisses de 5 à 20% sur le prix de 250 produits. En revanche, les négociations sur les salaires n’ont pas abouti. Le Cospar revendique une augmentation des bas salaires de 200 euros, avec une modulation de l’aide de l’Etat en fonction de la taille des entreprises.

Le chômage augmente et avec lui, de façon très significative en février dernier, le nombre de licenciements pour motif économique. La progression des ouvertures de procédures en redressement et liquidation judiciaires, de 40% sur les quatre derniers mois de 2008, semble se poursuivre et ce, malgré la tolérance accrue de la caisse générale de sécurité sociale vis-à-vis de ses cotisants.

La Réunion - Accord signé sur les prix, mais pas sur les salaires

le 31/03/2009 - 21h22

Le document paraphé mardi en préfecture prévoit des baisses de 5 à 20% sur le prix de 250 produits. En revanche, les négociations sur les salaires n’ont pas abouti. Le Cospar revendique une augmentation des bas salaires de 200 euros, avec une modulation de l’aide de l’Etat en fonction de la taille des entreprises.

Crédit Photo : TF1 Deux grosses manifestations ont eu lieu jeudi 19/3 à la Réunion

Après sept semaines de mobilisation contre la vie chère, le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion (Cospar) a signé mardi avec le patronat un accord sur la baisse du prix de produits de consommation courante.

Le document signé à la préfecture prévoit des baisses de 5 à 20 % sur le prix de 250 produits vendus dans les grandes surfaces et chez les petits commerçants à compter du 8 avril.

Le protocole d’accord précise que cette liste "fera l’objet d’un contrôle régulier" et que "toute évolution des prix devra se faire de manière concertée entre les signataires".

Le préfet Pierre-Henry Maccioni a salué cet accord, soulignant que "les Réunionnais en verront les effets dans quelques jours". Deux autres accords, sur une baisse des tarifs des services bancaires et sur le gel des loyers dans le parc social, doivent être signés mercredi.

"L’Etat se réfugie derrière des arguties juridiques"

En revanche, la reprise des négociations sur les salaires, interrompues depuis le 17 mars, n’a pas permis de déboucher sur un accord, alors que le Cospar revendique une augmentation des bas salaires de 200 euros tout en rejetant le cadre de l’accord Bino négocié en Guadeloupe. Il réclame une modulation de l’aide de l’Etat en fonction de la taille des entreprises.

Le préfet a pour sa part souligné mardi soir que le revenu supplémentaire temporaire d’activité, que l’Etat mobilisera pour financer une hausse de 100 euros des salaires jusqu’à 1,4 Smic, "est une prestation individuelle qui ne peut pas servir à constituer un fonds de réserve pour moduler les salaires".

Selon lui, "au-delà de cette contribution de l’Etat, qui est acquise, les discussions doivent se poursuivre entre les partenaires sociaux dans le cadre des négociations salariales".

"L’Etat se réfugie derrière des arguties juridiques. C’est une prise en compte totalement insuffisante de la gravité de la situation sociale à la Réunion", a déploré Ivan Hoareau, le secrétaire général de la CGTR, premier syndicat de l’île.

D’après agence

Emploi : la crise fait ses premières victimes

CLICANOO.COM

Le chômage augmente et avec lui, de façon très significative en février dernier, le nombre de licenciements pour motif économique. La progression des ouvertures de procédures en redressement et liquidation judiciaires, de 40% sur les quatre derniers mois de 2008, semble se poursuivre et ce, malgré la tolérance accrue de la caisse générale de sécurité sociale vis-à-vis de ses cotisants.

Enfin, si la direction du Travail se refuse jusqu’ici à communiquer sur le sujet, on sait que plusieurs plans sociaux sont déjà dans les tuyaux.

En février, on a assisté à une augmentation des mises en chômage de façon générale et de celles pour raison économique en particulier. Selon les derniers chiffres de la direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (anciennes catégories 1, 2 et 3, hors activité réduite) est passé à 87 820 fin février, en augmentation de 3,9% par rapport à fin janvier.

Sur un an, il est en hausse de 16,4%. Mais surtout, en février 2009, 298 personnes ont été inscrites à Pôle Emploi à la suite d’un licenciement pour motif économique, contre 190 en février 2008, soit une augmentation de 57% d’une année sur l’autre.

Autre donnée significative, les offres d’emploi ont diminué en février dernier de 15,5 % sur un an. La chute est de 55,6% pour les emplois durables alors que dans le même temps, les offres d’emploi temporaires augmentent de 19,5 %.

"Le ralentissement de la croissance de l’économie réunionnaise s’est accentué au quatrième trimestre 2008, rappelle l’Iedom. La cause principale provient de la faiblesse de la demande qui est tirée vers le bas du fait de la contraction de la consommation des ménages, de l’atonie des investissements des entreprises fortement contraintes par la détérioration de leur carnet de commandes et par les anticipations à la baisse de la commande publique. La réduction des exportations constitue un facteur négatif supplémentaire."

L’enquête de conjoncture du quatrième trimestre 2008 de l’Iedom confirme cette analyse et enregistre, pour le troisième trimestre consécutif, une dégradation du niveau d’activité du secteur du commerce.

Toujours selon l’enquête de l’Iedom, cette baisse des importations n’a pas été compensée par la production locale dont le courant d’affaire fléchit.

L’Ipsos notait pour sa part, fin 2008 que "la confiance des chefs d’entreprise dans leur propre société n’a cessé de décliner depuis cinq trimestres. Les intentions d’embauches et d’investissement s’en ressentent."

Concrètement, on a appris en début d’année que les ouvertures de procédures en redressement et liquidation judiciaires avaient augmenté de 40 % sur la période allant de septembre à décembre 2008 par rapport à la même période en 2007.

Cette hausse significative n’était pas liée à la crise économique mondiale, dont les effets commençaient seulement à se faire sentir, mais à la crise locale de l’immobilier liée à la modification des lois de défiscalisation, entraînant la faillite de petites entreprises de sous-traitance du BTP. Aujourd’hui, le cumul de ces facteurs de conjoncture néfastes commence à produire ses effets.

"DIX DÉPÔTS DE BILAN LA SEMAINE DERNIÈRE"

"Nous avons enregistré une dizaine de dépôts de bilan la semaine dernière, contre 5 à 6 habituellement, soulignait la semaine dernière Franck Robail, président du tribunal mixte de commerce de Saint-Denis.

C’est un chiffre important, mais il faudra attendre le milieu d’année pour avoir une idée plus précise de l’ampleur du phénomène. On observe toujours un effet retard aux alentours de six mois, précise-t-il.

Depuis le 1er février, nous avons ouvert 47 procédures en redressement et en liquidation judiciaires. Ce n’est pas beaucoup plus que les années précédentes, mais la comparaison des données n’est pas pertinente puisque nous n’avons reçu que très peu d’assignations de la part de la CGSSR (Caisse générale de la sécurité sociale de la Réunion, ndlr) qui en est habituellement la plus grande pourvoyeuse."

La CGSSR, en effet, a levé le pied, conformément aux consignes nationales qui doivent bientôt être renforcées en raison de la crise (voir encadré ci-dessous).

"Les redressements et liquidations sont actuellement en hausse sur le département comparé à la même période de l’an passé, en raison essentiellement de déclarations de cessations de paiement, confirme Martial Ogor, directeur de la branche recouvrement de la CGSS.

Ceci démontre l’étendue des difficultés des entreprises. La CGSS, poursuit-il, n’a suspendu ni les procédures de recouvrement, ni les assignations.

Cependant, au regard de la crise, elle a modifié provisoirement sa politique de recouvrement en engageant un dialogue approfondi avec ses cotisants. Il n’est pas exclu que sa politique évolue encore." Mais malgré la tolérance accrue de la CGSS, les entreprises tirent la langue.

Beaucoup d’entre elles excluent toute nouvelle embauche, tout renouvellement de contrat précaire et envisagent des licenciements, ne serait-ce qu’au compte-gouttes. Enfin, la direction du Travail, tout en refusant de communiquer sur ce sujet "trop délicat", admet que des plans sociaux sont bien dans les tuyaux.

Séverine Dargent `

Bientôt des “mesures exceptionnelles” pour les Dom

Lundi dernier, le ministre du Budget, Éric Woerth, a fait le point sur les mesures prises par le gouvernement pour aider les entreprises rencontrant des difficultés à honorer leurs obligations sociales et fiscales dans le contexte actuel de crise économique.

En matière de délais de paiement, il a rappelé que les services fiscaux ont octroyé en février 5 000 plans de règlement et les Urssaf ont doublé le nombre de délais accordés par rapport à l’année dernière (12 300 en février 2009).

Éric Woerth a également annoncé la mise en place de nouvelles mesures. Il s’agit notamment de la demande faite aux organismes de répondre dans des délais courts aux sollicitations des entreprises, lesquelles peuvent désormais faire valoir leurs difficultés et obtenir un délai avant même l’échéance de leurs cotisations sociales.

Les employeurs qui respectent leur plan d’apurement se verront dispenser du paiement des majorations de retard, qui s’élèvent à 5%.

En outre, une convention en cours de signature entre les différents organismes de recouvrement social Acoss, Pôle emploi, Unedic, Agirc et Arrco prévoit de faciliter les échanges entre les réseaux afin d’épargner aux employeurs les demandes multiples de délais de paiement.

Enfin, des mesures exceptionnelles doivent être prises prochainement pour les Dom afin de permettre aux entreprises qui concluent un plan d’apurement de bénéficier d’un abandon partiel de leurs créances.


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