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Alors que les premiers débats locaux servent de défouloir aux racistes de tous poils

IDENTITE NATIONALE SUBSTITUT DE VIDE IDENTITAIRE PERSONNEL ?

Nicolas Sarkozy se croit obligé d’écrire dans Le Monde : serait-il fatigué par ses propres discours ?

jeudi 10 décembre 2009 par JMT

Le ministre de l’Immigration Eric Besson a admis mercredi que les "contrôles au faciès" des jeunes par des policiers étaient une "réalité" en France, prise de position rare pour un membre du gouvernement, s’attirant aussitôt les foudres des syndicats de police.

En plein coeur d’un débat menacé de dérapage et critiqué à gauche comme à droite, Nicolas Sarkozy a défendu mardi sa conception de l’identité nationale comme "antidote au communautarisme" et a mis en garde contre toute "provocation" dans les pratiques religieuses.

Le fondateur de l’association des fils et filles des déportés juifs de France, Serge Klarsfeld, a diffusé mercredi auprès de l’AFP trois photos, dont deux inédites, d’exécution de résistants au Mont-Valérien, près de Paris, prises en 1944 par un sous-officier allemand.

La comédienne Isabelle Adjani, désignée présidente d’honneur du Club des amis de Bakchich, a lancé mardi un appel à soutenir le site d’information en ligne Bakchich et sa déclinaison papier Backchich Hebdo.

L’Assemblée nationale discute à son tour mardi de l’identité nationale, un débat initié par le gouvernement accusé d’électoralisme par l’opposition, et qui s’oriente, de plus en plus, vers la place de l’islam en France.

Besson admet la "réalité" des "contrôles au faciès", bronca des syndicats de police

PARIS (AFP) - 09/12/09 18h49

Le ministre de l’Immigration Eric Besson a admis mercredi que les "contrôles au faciès" des jeunes par des policiers étaient une "réalité" en France, prise de position rare pour un membre du gouvernement, s’attirant aussitôt les foudres des syndicats de police.

Eric Besson, ministre de l’Immigration et de l’identité nationale, à l’Assemblée nationale, le 8 décembre 2009 à Paris

Le ministre de l’Immigration Eric Besson a déclaré mercredi sur RTL que les "contrôles au faciès" des jeunes étaient une "réalité", en ajoutant qu’elle est "largement combattue".

"L’IGS (Inspection générale des Services, la "police des polices") est une instance qui fonctionne bien et qui sanctionne à ce titre 2.500 policiers par an", a précisé M. Besson. "L’immense majorité des policiers, gendarmes et des forces de sécurité en France sont républicaines", a-t-il dit.

Les puissants et corporatistes syndicats de police ont aussitôt dénoncé les propos du ministre.

Jean-Claude Delage, pour Alliance (2e syndicat de gardiens de la paix) a dit à l’AFP que M. Besson a commis "un dérapage verbal", tandis que Nicolas Comte, de l’Union SGP-FO/Unité police (1er syndicat), les a jugés "inadmissibles".

"Ces contrôles (au faciès) sont illégaux", a ajouté M. Comte, "je ne comprends pas qu’un ministre de la République puisse laisser supposer le contraire".

Pour Dominique Achispon, du Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire), ces "propos irresponsables ne vont pas calmer nos collègues qui sont à bout, notamment dans les quartiers difficiles où ils ont de plus en plus de mal à travailler".

Pour Bruno Beschizza, de Synergie (2e syndicat), les "contrôles de police sont liés au territoire, pas à l’ethnie". Ils "se font en fonction des lieux et du moment des missions", selon M. Delage.

La prise de position de M. Besson survient après l’appel d’un collectif, "Police + Citoyens" ayant demandé mardi au gouvernement d’"agir pour en finir" avec ces contrôles.

Le collectif, rassemblant notamment la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Conseil représentatif des associations noires (Cran) ou AC le feu, a évoqué le témoignage d’un jeune étudiant à Science Po disant avoir été injurié par des policiers.

Anyss Arbib, qui célébrait à Paris la qualification de l’Algérie au Mondial de football, avait raconté dans le quotidien Libération s’être fait asperger de gaz lacrymogène par un CRS et avoir été victime de sa part d’injures racistes.

Ce témoignage "confirme la discrimination au faciès que subissent quotidiennement des milliers de Français ou de présumés étrangers, lors des contrôles de police", a estimé dans un communiqué le collectif.

Il a appelé le gouvernement à "adopter sans délai" sa proposition de la "remise d’une attestation" par les policiers lors de chaque contrôle. Y figureraient leur numéro de matricule, le nom de la personne contrôlée ou le cadre légal du contrôle.

En juin 2009, une étude financée par l’Open Society Institute du milliardaire américain George Soros sur les contrôles d’identité policiers à Paris avait conclu que ceux-ci se fondent "principalement sur l’ethnicité" et non sur la base d’un comportement suspect.

Interrogée alors par l’AFP, la porte-parole de la préfecture de police de Paris, Marie Lajus, avait déclaré que "ce que l’on recherche, c’est à prévenir des délits ou des crimes commis" dans des lieux "criminogènes, avec des paramètres qui sont policiers et empiriques".

"Statistiquement, selon elle, vous avez plus de chances de trouver du shit sur un rasta que sur un cadre supérieur en costume."

Sarkozy défend l’identité nationale, dénonce les "provocations" religieuses

PARIS (AFP) - 08/12/09 21h42

En plein coeur d’un débat menacé de dérapage et critiqué à gauche comme à droite, Nicolas Sarkozy a défendu mardi sa conception de l’identité nationale comme "antidote au communautarisme" et a mis en garde contre toute "provocation" dans les pratiques religieuses.

Nicolas Sarkozy, le 1er décembre 2009 à La Seyne-sur-Mer.

Alors que les députés s’apprêtaient à entrer dans la discussion en fin d’après-midi, le chef de l’Etat, qui avait laissé vendredi son Premier ministre François Fillon s’exprimer à sa place, est sorti de son silence dans une tribune au quotidien Le Monde pour tenter de la recadrer.

Très attendu sur la question, qui a enflammé le débat en France, Nicolas Sarkozy s’est d’abord refusé à critiquer le vote des Suisses contre les minarets, estimant qu’il reflétait des "préoccupations" largement partagées.

"Au lieu de condamner sans appel le peuple suisse, essayons aussi de comprendre ce qu’il a voulu exprimer et ce que ressentent tant de peuples en Europe, y compris le peuple français", qui "sont accueillants, sont tolérants (...) mais ne veulent pas que leur cadre de vie, leur mode de pensée et de relations sociales soient dénaturés", a-t-il écrit.

A l’inverse de son ministre de l’Industrie Christian Estrosi, le chef de l’Etat ne s’est pas prononcé clairement contre les minarets mais a appelé tous les croyants à "se garder de toute ostentation ou de toute provocation".

S’il a assuré aux Français musulmans qu’il ferait "tout pour qu’ils se sentent des citoyens comme les autres", il les a avertis que "dans notre pays où la civilisation chrétienne a laissé une trace aussi profonde (...) tout ce qui pourrait apparaître comme un défi lancé à cet héritage et à ces valeurs condamnerait à l’échec l’instauration si nécessaire d’un islam de France".

Une allusion au port de la burqa, dont il avait déjà dit à la mi-novembre dans la Drôme, qu’elle n’avait "pas sa place" en France.

Nicolas Sarkozy s’en est aussi pris aux "réactions excessives" suscitées par le vote suisse. Elles cachent une "méfiance viscérale pour tout ce qui vient du peuple", comme celles "qui ont accueilli le rejet de la Constitution européenne en 2005", a-t-il estimé.

"Comment s’étonner du succès des extrêmes quand on ne prend pas en compte la souffrance des électeurs ?", s’est interrogé le chef de l’Etat, en reprenant l’argumentaire de sa campagne présidentielle de 2007 qui lui avait permis de rallier de nombreux électeurs du Front national.

Insistant sur le "besoin d’appartenance" exprimé par le vote suisse, il a justifié une nouvelle fois le débat sur l’identité nationale, un "antidote au tribalisme et au communautarisme".

Le minaret de la mosquée de Genève le 24 novembre 2009

Contre le "communautarisme", défini comme le "choix de vivre séparément", il a défendu le "métissage" et "la volonté de vivre ensemble", insistant sur l’obligation de "respecter ceux qui arrivent" comme "ceux qui accueillent".

Après celle de François Fillon vendredi, la mise au point du président est intervenue peu avant le débat prévu à l’Assemblée sur ce thème, de plus en plus controversé après le dérapage public d’un maire UMP.

Aux voix outrées de la gauche qui, comme Claude Bartolone (PS), n’y ont vu qu’un "amalgame insupportable entre immigration et identité nationale" se sont ajoutées les réticences d’une partie de l’UMP. L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a ainsi réclamé "plus de rigueur intellectuelle" pour "éviter le populisme".

Premier à réagir mardi, le président du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a dénoncé dans la sortie présidentielle "un acte d’escalade dans les surenchères identitaires franchouillardes".

Plusieurs députés de la majorité contestaient mardi, dans les couloirs de l’Assemblée, l’opportunité du débat sur l’identité nationale, certains redoutant même, comme Maurice Leroy (NC), "un effet boomerang".

"A force de jouer avec l’identité nationale, il peut y avoir un effet boomerang dont on mesurera les premiers effets aux élections régionales ; on ne joue pas avec le Front national !", a lancé M. Leroy, vice-président de l’Assemblée.

Pour Jean-Pierre Grand (UMP, villepiniste), ce débat est "un merveilleux appel d’air pour le Front national. Je le regrette profondément. L’identité nationale est un débat dangereux, inutile, qui ne fait pas honneur à la classe politique".

Autre députée villepiniste, Marie-Anne Montchamp estime que le débat, tel qu’il a "été posé, tombe à plat et fait un court-circuit avec l’opinion". Même si elle voit dans la tribune de Nicolas Sarkozy dans le Monde "un apaisement on ne peut mieux venu", "la France, aujourd’hui, a d’autres problèmes, de vrais points de souffrance".

Sans surprise, la gauche condamne le débat, même si elle participera à la discussion programmée dans l’hémicycle.

La tribune "est une séance de rattrapage", juge le président du groupe PS à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault. "Mais il aurait mieux fait de ne pas ouvrir un débat qui divise. Il essaie de corriger le tir, mais le mal est fait".

"C’est un mauvais débat qui n’a pas lieu d’être. Il y a bien d’autres problèmes !", a lancé Yves Cochet (Verts).

Le porte-parole des députés PCF, Roland Muzeau, affirme avoir trouvé la tribune du président "atterrante" : "Tout le long de son propos, on est dans le religieux. On est dans la stigmatisation de l’islam". Il "vient renforcer les ultras de sa majorité".

Claude Bartolone (PS) juge que cette tribune, "bien écrite", "donne l’impression d’un observateur et non du président de la République".

Identité nationale, religions : Sarkozy prône le "métissage" et rejette "toute ostentation"

PARIS (AFP) - 08/12/09 14h33

Nicolas Sarkozy se prononce en faveur du "métissage" mais contre le "communautarisme" et appelle à la tolérance et au respect entre "ceux qui arrivent" et "ceux qui accueillent", dans une tribune à paraître mardi dans Le Monde dont le site internet publie des extraits.

Affiches électorales de la droite suisse populiste pour l’interdiction de la construction de minarets, le 26 octobre 2009 à Zurich.

Dans ce long texte dont l’intégralité doit être publiée à la mi-journée, le chef de l’Etat oppose le "métissage", qu’il définit comme "la volonté de vivre ensemble", au "communautarisme", considéré comme "le choix de vivre séparément". Il insiste sur l’obligation de "respecter ceux qui arrivent" et de "respecter ceux qui accueillent".

"Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance, chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation", poursuit-il.

"Conscient de la chance qu’il a de vivre sur une terre de liberté, (il) doit pratiquer son culte avec l’humble discrétion qui témoigne non de la tiédeur de ses convictions mais du respect fraternel qu’il éprouve vis-à-vis de celui qui ne pense pas comme lui, avec lequel il veut vivre", ajoute Nicolas Sarkozy.

Il estime également que l’opposition des Suisses à la construction de minarets n’a "rien à voir" avec la liberté de culte.

"Au lieu de condamner sans appel le peuple suisse, essayons aussi de comprendre ce qu’il a voulu exprimer et ce que ressentent tant de peuples en Europe, y compris le peuple français (...) ce qui s’est passé n’a rien à voir avec la liberté de culte ou la liberté de conscience", écrit M. Sarkozy.

Cette tribune paraît alors que le débat sur l’identité nationale lancé le mois dernier par le ministre de l’Immigration Eric Besson fait l’objet de très nombreuses critiques, à gauche comme à droite, qui dénoncent son opportunité et la stigmatisation de l’immigration qu’il véhicule.

L’Assemblée nationale discute à son tour mardi sur ce thème. La discussion s’ouvrira vers 18H00 par une déclaration du ministre d’Eric Besson, suivie, pendant deux heures, des interventions des groupes.

Le groupe PS prendra la parole dans l’hémicycle "pour opposer notre conception à la leur", selon un de ses porte-parole.

Le groupe GDR (Verts et PCF) s’exprimera également. D’ores et déjà, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a dénoncé samedi un "débat nauséabond" sur l’identité nationale. Jusqu’à présent, les députés avaient fait profil bas, alors que le débat lancé par M. Besson à quatre mois des régionales fait de plus en plus figure de boîte de Pandore.

La gauche y voit une manoeuvre destinée à récupérer une partie de l’électorat d’extrême droite, en brodant sur le thème de l’immigration.

La votation suisse contre l’édification de minarets (57,5% des votes) a encore enflammé le débat, illustrant les craintes et crispations d’une partie de la société française autour de l’islam. Selon l’Ifop, 41% des Français seraient hostiles à l’édification de mosquées (46% à celle de minarets). Selon BVA, 44% disent que la religion musulmane les "inquiète plus" que les autres religions.

Cette problématique s’ajoute à celle de la burqa dont le port, extrêmement minoritaire (367 cas recensés par la police), fait l’objet d’une mission parlementaire susceptible d’aboutir à une loi.

Certains responsables ont renchéri. "Les minarets, ça n’appartient pas à l’architecture de notre pays", a dit Christian Estrosi, ministre et maire UMP de Nice. "Il n’y en aura pas à Nice".

Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement) a estimé qu’un référendum en France aurait pu être encore plus anti-minarets, ajoutant que "la mondialisation" ne doit pas être la "dénaturation de son pays".

Mardi, recevant des députés UMP, le président Nicolas Sarkozy avait vu dans le résultat helvétique la crainte, plus générale, des populations de voir leur pays "dénaturé", selon plusieurs participants à cette réunion.

Après la votation suisse, Eric Besson a tenté d’éteindre le feu en mettant en garde contre une "stigmatisation" de l’islam en France et en soulignant que la construction de minarets relevait "de l’urbanisme".

Eric Besson le 25 novembre 2008 à Paris.

Vendredi, le Premier ministre François Fillon a voulu un recadrage : "Il ne faut pas tout confondre. Ce qui doit être combattu, c’est l’intégrisme, mais surtout pas les musulmans".

Parmi les voix écoutées à droite, Alain Juppé s’était interrogé sur l’opportunité du débat : "sur les valeurs, est-ce qu’on n’est pas finalement d’accord ?", la question n’est-elle pas de savoir comment "on fait prospérer ces valeurs" plutôt que de les définir ?

Autre ex-Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin a pointé "un manque de rigueur intellectuelle".

Un mois après le lancement du débat qui doit rassembler les "forces vives" du pays dans les préfectures, la fronde s’organise du côté des intellectuels.

Sur le site Médiapart, un appel "Nous ne débattrons pas" a réuni plusieurs dizaines de signatures, de Dominique de Villepin à Olivier Besancenot, de Martine Aubry à Daniel Cohn-Bendit. Libération a lancé vendredi un autre appel "à la suppression du ministère de l’Identité nationale", signé par une vingtaine de chercheurs de renom.

Diffusion de rares photos d’exécution de résistants français en 1944

PARIS (AFP) - 09/12/09 18h43

Le fondateur de l’association des fils et filles des déportés juifs de France, Serge Klarsfeld, a diffusé mercredi auprès de l’AFP trois photos, dont deux inédites, d’exécution de résistants au Mont-Valérien, près de Paris, prises en 1944 par un sous-officier allemand.

Reproduction d’une photo d’un sous-officier allemand, Clemens Rüthern, montrant l’exécution de résistants français au Mont-Valérien, le 21 février 1944.

"Jusqu’à aujourd’hui il n’existait aucune photo (authentifiée, ndlr) d’exécution au Mont-Valérien", a assuré l’avocat et historien, chasseur de nazis.

L’une des trois photos figurait dans une brochure officielle du Mont-Valérien mais était présentée comme une reconstitution, explique-t-il. Or, "il s’agit en réalité de trois photos authentiques", affirme Serge Klarsfeld, au terme de ses recherches sur l’identification des quelque 1.000 fusillés du Mont-Valérien entre 1941 et 1944.

Les images, prises le 21 février 1944 en surplomb de la clairière du Mont-Valérien, ne permettent pas d’identifier les quatre résistants qui y figurent mais les représentent, les yeux bandés, liés à des poteaux, face à un commando de la Wehrmacht.

Selon Serge Klarsfeld, ces patriotes sont membres du réseau de Missak Manouchian, l’une des composantes des Francs-tireurs et partisans de la Main-d’oeuvre immigrée (FTP-MOI), d’obédience communiste.

Le fondateur de l’association des fils et filles des déportés juifs de France, Serge Klarsfeld, montrant des photos d’exécutions de résistants français en 1944.

Les clichés ont été authentifiés par la Direction de la mémoire du patrimoine et des archives (DMPA) du ministère français de la Défense, selon M. Klarsfeld. Un responsable de la DMPA, Franck Segrétain, interrogé par l’AFP, a qualifié de "très probable" leur authenticité.

Ils ont été reconnus comme authentiques grâce à un rapprochement entre le dossier constitué par le comité allemand Franz Stock et les travaux de M. Klarsfeld.

Le comité allemand, du nom de l’aumônier militaire présent aux côtés des condamnés, a récupéré les négatifs auprès du sous-officier Clemens Rüther qui avait pris les clichés en cachette. En 1985, le sous-officier s’est confié à un ami qui l’a convaincu de transmettre ses photos au comité Franz Stock, a indiqué M. Klarsfeld.

M. Rüther appartenait à une troupe chargée de convoyer des résistants condamnés à mort au Mont-Valérien où ils furent fusillés le 21 février 1944.

Isabelle Adjani appelle à soutenir le site satirique d’information Bakchich

PARIS (AFP) - 08/12/09 15h33

La comédienne Isabelle Adjani, désignée présidente d’honneur du Club des amis de Bakchich, a lancé mardi un appel à soutenir le site d’information en ligne Bakchich et sa déclinaison papier Backchich Hebdo.

Isabelle Adjani au Festival de Cannes le 24 mai 2009.

L’éditeur propose en outre à ses lecteurs de devenir actionnaires à travers le Club des amis de Bakchich en souscrivant à des titres via une société par action simplifiée (SAS).

"Contre toutes les attaques quotidiennes de nos libertés fondamentales, les sites d’information et un journal comme Bakchich sont absolument nécessaires", écrit la célèbre actrice, appelant à "soutenir Bakchich en achetant le journal dans les kiosques, en s’abonnant, voire en devenant actionnaire".

Selon Isabelle Adjani, "la disparition d’un média, d’un titre de presse sérieuse, c’est la disparition d’un peu de notre liberté d’expression, c’est la disparition d’un peu de pluralisme de la pensée".

"Si nous ne restons pas vigilants, ces petits peu feront beaucoup et la démocratie sera véritablement en danger. Elle l’est déjà : les agissements de messieurs Hortefeux et Besson exhalent des relents nauséabonds d ?une France à la Vichy particulièrement indigeste", dit encore la comédienne.

Bakchich Hebdo, dans sa dernière édition, annonce qu’elle traverse une crise de trésorerie. Adhérer au Club des amis de Bakchich est "enfantin, simple comme la signature d’un chèque de 500 euros minimum, libellé au Club des amis de Bakchich", indique l’hebdomadaire.

Bakchich Hebdo annonce que depuis septembre 12.000 exemplaires sont vendus en kiosque chaque semaine. L’objectif est de 16.000.

La société Bakchich, qui comprend le site satirique et l’hebdomadaire papier, déclarée en cessation de paiement, a été placée le 9 novembre en redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois par le tribunal de commerce.

Identité nationale : les députés en discutent à leur tour aujourd’hui

PARIS (AFP) - 08/12/09 12h46

L’Assemblée nationale discute à son tour mardi de l’identité nationale, un débat initié par le gouvernement accusé d’électoralisme par l’opposition, et qui s’oriente, de plus en plus, vers la place de l’islam en France.

Identité nationale : les députés en discutent à leur tour aujourd’hui

La discussion s’ouvrira vers 18HOO par une déclaration du ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale Eric Besson, suivie, pendant deux heures, des interventions des groupes.

Le groupe PS prendra la parole dans l’hémicycle "pour opposer notre conception à la leur", selon un de ses porte-parole.

Le groupe GDR (Verts et PCF) s’exprimera également. D’ores et déjà, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a dénoncé samedi un "débat nauséabond" sur l’identité nationale. Jusqu’à présent, les députés avaient fait profil bas, alors que le débat lancé par M. Besson à quatre mois des régionales fait de plus en plus figure de boîte de Pandore.

La gauche y voit une manoeuvre destinée à récupérer une partie de l’électorat d’extrême droite, en brodant sur le thème de l’immigration.

La votation suisse contre l’édification de minarets (57,5% des votes) a encore enflammé le débat, illustrant les craintes et crispations d’une partie de la société française autour de l’islam. Selon l’Ifop, 41% des Français seraient hostiles à l’édification de mosquées (46% à celle de minarets). Selon BVA, 44% disent que la religion musulmane les "inquiète plus" que les autres religions.

Cette problématique s’ajoute à celle de la burqa dont le port, extrêmement minoritaire (367 cas recensés par la police), fait l’objet d’une mission parlementaire susceptible d’aboutir à une loi.

Certains responsables ont renchéri. "Les minarets, ça n’appartient pas à l’architecture de notre pays", a dit Christian Estrosi, ministre et maire UMP de Nice. "Il n’y en aura pas à Nice".

Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement) a estimé qu’un référendum en France aurait pu être encore plus anti-minarets, ajoutant que "la mondialisation" ne doit pas être la "dénaturation de son pays".

Mardi, recevant des députés UMP, le président Nicolas Sarkozy avait vu dans le résultat helvétique la crainte, plus générale, des populations de voir leur pays "dénaturé", selon plusieurs participants à cette réunion.

Après la votation suisse, Eric Besson a tenté d’éteindre le feu en mettant en garde contre une "stigmatisation" de l’islam en France et en soulignant que la construction de minarets relevait "de l’urbanisme".

Vendredi, le Premier ministre François Fillon a voulu un recadrage : "Il ne faut pas tout confondre. Ce qui doit être combattu, c’est l’intégrisme, mais surtout pas les musulmans".

Parmi les voix écoutées à droite, Alain Juppé s’était interrogé sur l’opportunité du débat : "sur les valeurs, est-ce qu’on n’est pas finalement d’accord ?", la question n’est-elle pas de savoir comment "on fait prospérer ces valeurs" plutôt que de les définir ?

Autre ex-Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin a pointé "un manque de rigueur intellectuelle".

Un mois après le lancement du débat qui doit rassembler les "forces vives" du pays dans les préfectures, la fronde s’organise du côté des intellectuels.

Sur le site Médiapart, un appel "Nous ne débattrons pas" a réuni plusieurs dizaines de signatures, de Dominique de Villepin à Olivier Besancenot, de Martine Aubry à Daniel Cohn-Bendit. Libération a lancé vendredi un autre appel "à la suppression du ministère de l’Identité nationale", signé par une vingtaine de chercheurs de renom.

VIDEOS

Besson : "il faut préserver et raffermir l’unité de la nation"

PARIS (AFP) - 08/12/09 22h33

Eric Besson, ministre de l’Immigration et de l’identité nationale, a justifié mardi 8 décembre à la tribune de l’Assemblée nationale le débat actuel sur l’identité nationale en disant qu’il "faut préserver et raffermir l’unité de notre nation". Il a également émis plusieurs propositions sur les conditions d’attribution de la nationalité française, et sur le renforcement des symboles de la république.

Durée : 2mn12

Identité nationale : craintes et attentes des députés

PARIS (AFP) - 08/12/09 22h32

Les députés disent leurs craintes ou leurs attentes dans le débat sur l’identité nationale, sur lequel ils sont amenés à intervenir mardi.

Durée : 01mn10


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