AID Association initiatives dionysiennes

Vivre la crise-2

samedi 25 octobre 2008 par JMT

Chine, Cuba, France, Italie, Madagascar, Russie, Venezuela ; petit panorama des idées ou des réactions.

La gamme est large : voir les réponses individuelles des pompistes indépendants qui ne voudraient pas subir le sort peu enviable de la si emblématique CAMIF lâchée par ses sociétaires pour avoir voulu devenir une société de vente par correspondance comme les autres.

Mais aussi la popularisation du droit opposable au logement, l’introspection des Enfants de Don Quichotte, l’application de méthodes de culture du riz venant de Madagascar qui pourrait soulager la tension sur les matières premières alimentaires....tandis que les SlowFood prônent depuis presque 20ans la relocalisation alimentaire et la lutte pour la diversité.

Et à côté de Ford qui pleure à Bordeaux, Renault qui rit....à Togliatti, les européens et asiatiques s’accordant pour réussir la conférence de NewYork du 15 Novembre pendant que la gauche italienne secoue les puces dans un cirque de la Rome impériale à Berlusconi, que Cuba renoue avec l’UE et que Chavezencourage son "copain socialiste" Sarkozy dans sa causerie hebdomadaire !

Crise : appels à réformer le système financier mondial avant le sommet du G20

PARIS (AFP) - 25/10/08 18:15

L’Asie et l’Europe ont lancé un appel commun en faveur d’une profonde réforme du système financier international face à une crise économique et financière qui se propage au monde entier, alors que les marchés boursiers s’apprêtent à vivre une nouvelle semaine éprouvante.

Puissance économique montante, la Chine a mis son poids dans la balance en réclamant une révision des règles du jeu internationales.

"Nous avons besoin d’innovation financière pour mieux servir l’économie, mais avons encore plus besoin d’une plus grande régulation pour assurer la stabilité financière", a lancé samedi le Premier ministre chinois Wen Jiabao, à l’issue du sommet Asie-Europe qui réunissait à Pékin 43 dirigeants d’Asie et d’Europe.

Photographe : Minoru Iwasaki AFP/Pool :: Le Premier ministre chinois Wen Jiabao (g) et le président français Nicolas Sarkozy, le 25 octobre 2008 à Pékin

"L’économie virtuelle doit être coordonnée avec l’économie réelle", a souligné Wen Jiabao, en confirmant que la Chine prendrait "une part active" au sommet du G20, qui regroupera les principaux pays industrialisés et émergents le 15 novembre à Washington.

Le président français Nicolas Sarkozy, en pointe dans le combat pour la "refondation" du système financier, a estimé que le G20 devait déboucher sur du concret.

"Chacun a parfaitement compris qu’il n’était pas possible de se réunir uniquement pour parler. Des décisions seront prises", a affirmé à Pékin Nicolas Sarkozy, qui préside l’Union européenne jusqu’à la fin 2008.

Un optimisme partagé par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. "Il y a un consensus émergent qui rendra possible que le sommet de Washington aboutisse à des décisions concrètes et importantes", a-t-il déclaré à l’AFP.

Mais le président américain George W. Bush a fixé les limites de l’exercice en estimant samedi que le G20 devait aussi réaffirmer les principes de libre entreprise", de "libre-échange" et de "liberté des marchés".

Il a cependant aussi souhaité que le G20 définisse les "principes d’une réforme pour la régulation des organismes et institutions liées à notre secteur financier".

Les 27 pays de l’Union européenne et les 16 pays d’Asie réunis dans le cadre de l’Asem s’étaient engagés vendredi à "entreprendre une réforme réelle et de fond des systèmes internationaux monétaire et financier".

Ils ont aussi appelé le Fonds monétaire international (FMI) à jouer un rôle accru "dans l’assistance aux pays sérieusement touchés par la crise, à la demande de ces derniers".

Les craintes de contamination de l’économie "réelle" par la crise financière ne se limitent plus aux pays riches.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a ainsi appelé à la mise en place d’une "nouvelle solidarité mondiale" face à la crise. "Ceux qui en souffriront le plus seront probablement ceux qui en sont le moins responsables, les pays pauvres en développement", a-t-il souligné.

Plusieurs pays connaissent des difficultés. Pakistan, Ukraine, Bélarus et Hongrie sont déjà en discussions avec le FMI, qui dispose de quelque 200 milliards de dollars.

Brésil, Afrique du Sud, Argentine, Turquie, Serbie, Mexique ou Corée du Sud pourraient, selon la presse américaine, devoir faire appel au FMI.

Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn s’est dit prêt à faire preuve de souplesse dans l’octroi d’aides : "les conditions seront moins nombreuses et plus ciblées que par le passé", a-t-il assuré.

Avec un prêt de 2,1 milliards de dollars, l’Islande est devenue vendredi le premier pays d’Europe de l’Ouest depuis 1976 à emprunter auprès du FMI.

Le vice-Premier ministre russe Igor Chouvalev a assuré de son côté que la Banque centrale russe ne permettrait pas de fluctuations brutales du cours du rouble, qui a atteint son plus bas niveau en deux ans face au dollar.

Le sentiment d’urgence est accentué par la succession d’indicateurs négatifs et de plans de rigueur des entreprises témoignant de l’approche d’une récession dans les pays industrialisés.

La première banque allemande, la Deutsche Bank, s’attend ainsi à un recul du PIB de 1,5% l’an prochain en Allemagne, première économie de la zone euro.

Par ailleurs, la crise financière ne lâche pas prise, en dépit des plans de sauvetage des banques mis en place par les Etats à coups de centaines de milliards d’euros.

Pour le ministre allemand des Finances Peer Steinbruck, la crise financière, qui a conduit de nombreuses banques au bord de la faillite, va durer jusqu’à la fin 2009 et "le risque d’un effondrement est encore loin d’être derrière nous".

En Allemagne, les banques publiques régionales WestLB et HSH Nordbank veulent faire appel à l’Etat allemand, selon l’hebdomadaire Der Spiegel. La banque belge KBC a demandé une recapitalisation de 3,5 milliards d’euros à l’Etat, selon la presse. Et les banques portugaises envisagent de recourir au plan de garanties d’Etat du gouvernement.

Photographe : Kim Jae-Hwan AFP :: La Bourse de Séoul s’effondre, le 24 octobre 2008

Après avoir frôlé le krach, les marchés boursiers s’apprêtent à vivre une nouvelle semaine à risque, dans un climat de volatilité effrénée.

Les "hedge funds" (fonds spéculatifs) amplifient en effet à l’extrême les mouvements boursiers en s’efforçant de liquider en catastrophe leurs actifs pour rembourser l’argent emprunté.

Les opérateurs surveilleront de près la publication de la première estimation du Produit intérieur brut (PIB) américain au troisième trimestre, attendu en recul. Les perspectives des grandes entreprises mondiales seront aussi scrutées à la loupe.

Rare marché ouvert le samedi, la Bourse saoudienne a terminé à son plus bas niveau depuis plus de quatre ans, en baisse de 8,7%.

Les pays du Golfe ont cependant soufflé le chaud samedi dans un communiqué à l’issue d’une réunion extraordinaire à Ryad.

Les six pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) ont "réaffirmé leur confiance dans la stabilité" du système financier régional.

Ils s’attendent à ce que "les économies du Golfe continuent de croître à un bon niveau", malgré la chute des cours du pétrole, principale source de revenu.

Les cours du brut sont tombés vendredi sous les 65 dollars le baril, après un record de 147 dollars en juillet dernier, en dépit de la décision des pays exportateurs de l’Opep de réduire leur production de 1,5 million de barils/jour.

Les matières premières, dont le pétrole, sont désormais négligées au profit de placements jugés plus sûrs comme les emprunts d’Etat, le dollar ou le yen.

La gauche italienne a mobilisé en masse contre Berlusconi

ROME (AFP) - 25/10/08 17:48

La gauche italienne a réussi à mobiliser en masse samedi à Rome contre le gouvernement de Silvio Berlusconi pour clamer qu’"une autre Italie est possible", réunissant la plus grande manifestation d’opposition depuis le retour au pouvoir du "Cavaliere".

Photographe : Christophe Simon AFP :: Le leader démocrate Walter Veltroni (C) lors d’une manifestation du Parti démocrate contre le gouvernement, le 25 octobre 2008 à Rome

"Plus de 2,5 millions de personnes se pressent actuellement dans le Circo Massimo", le stade antique au coeur de Rome où ont convergé les manifestants, a affirmé en fin d’après-midi le responsable de l’organisation du Parti démocrate (PD), Achille Passoni.

"D’après ce que je vois et d’après les informations qu’on me rapporte, il s’agit de la plus grande manifestation organisée par un parti depuis plusieurs années", s’est félicité devant la presse Walter Veltroni, secrétaire général du PD, la principale formation de l’opposition.

"C’est la preuve que la démocratie est vivante. Même dans nos calculs les plus optimistes, nous n’avions pas imaginé une telle participation. C’est ce que nous espérions et c’est ce qui est arrivé", a souligné M. Veltroni.

"Tous ensemble pour changer" ou encore "Une autre Italie est possible" : les manifestants ont longuement fait résonner leurs slogans dans un Circo Massimo noyé sous une marée de drapeaux et ballons vert et rouge, aux couleurs du PD.

Après un concert et une succession d’interventions à la tribune, Walter Veltroni devait prendre la parole en fin d’après-midi.

"Même si on est un million à manifester aujourd’hui, Berlusconi dira qu’on était cent. Et il peut se le permettre, il a la main sur tellement de médias !", commente amèrement Livio Giorgi, un retraité.

"La solution pour sortir le pays de la crise ? La gauche doit se rapprocher du centre et rester unie. Il y a beaucoup de retraités qui manifestent aujourd’hui mais aussi des jeunes, des étudiants qui se réveillent enfin sur la réalité Berlusconi. Ce sont eux, l’espoir !", déclare-t-il à l’AFP.

Le PD, au plus bas dans les sondages face à un Silvio Berlusconi omnipotent depuis sa victoire aux législatives d’avril, entendait démontrer sa capacité de mobilisation contre la politique du gouvernement.

Il a notamment surfé sur la vague de protestations des lycéens et étudiants, qui agite actuellement le pays, contre une loi imposant de sévères restrictions budgétaires dans le secteur de l’éducation. Selon les estimations des syndicats, plus de 100.000 postes vont y être supprimés d’ici 2012.

"L’Italie a besoin de moderniser certains de ses services comme l’école, l’université et la santé, mais pas comme Silvio Berlusconi veut le faire. Il ne cherche qu’à démanteler le service public, à fermer des écoles, à supprimer des profs. Vous vous rendez compte, huit milliards d’euros en moins pour l’éducation ?", s’exclame Gianni Mazzoni, de Modène (nord).

"Coucou les enfants, votre mère manifeste pour vous !" proclame la pancarte que Maria Turri brandit au-dessus de sa tête : "Mes enfants étudient à Milan, et il n’y a aucun avenir garanti pour eux. On ne veut pas d’une société à l’américaine ou l’on paye pour l’école. Le gouvernement doit mettre plus d’argent dans l’école publique et arrêter d’en donner aux banques pour enrayer la crise", affirme-t-elle.

"Nous demandons à Berlusconi d’être plus honnête, de tenir ses promesses électorales notamment sur la baisse des impôts et sur la situation sociale. Le pays est réellement en danger", estime Giuliano Passarello, venu du Val d’Aoste (nord).

Des centaines de trains et de cars ont été affrétés par les organisateurs pour acheminer les manifestants dans la capitale italienne.

Face à la crise, les gastronomes de Slow Food prônent la décroissance

TURIN (AFP) - 25/10/08 15:21

Face à la crise qui balaye la planète, le mouvement écolo-gastronomique Slow Food, qui tient salon à Turin (nord) jusqu’à lundi, prône la décroissance et le retour à une économie plus locale et durable.

"Nous sommes fatigués de cette politique de la croissance à n’importe quel prix et de cette finance canaille qui ont détruit les vraies valeurs", déclare à l’AFP le fondateur et président de l’organisation, Carlo Petrini.

Photographe : Giuseppe Cacace AFP :: Le fondateur et président du mouvement Slow Food, Carlo Petrini, au salon du gout à Turin, le 24 octobre 2008

Selon lui, "il est criminel que les gouvernements aient réussi à trouver 2.000 milliards d’euros pour les banques alors qu’ils ne trouvent pas l’argent pour sortir des millions de personnes de la famine".

"Cette société consumériste nous amène au gaspillage, les citoyens ont été réduits à un rôle de consommateurs. Nous avons besoin de décroissance", insiste le sociologue, qui voit dans la crise l’opportunité d’y parvenir.

"Aujourd’hui, grâce à cette crise, nous allons enfin avoir de nouveau les pieds sur terre, respecter l’économie réelle", assure cet épicurien.

Fondé en 1989, avec un escargot pour emblème, le mouvement Slow Food, anti fast-food, lutte contre l’uniformisation du goût et veut enrayer la disparition des traditions gastronomiques locales.

Fort de son succès, il compte aujourd’hui 100.000 membres dans 132 pays.

Dans les allées de son désormais incontournable Salon du goût, qui en est à sa septième édition, et du festival Terra Madre organisé conjointement, qui rassemble 8.000 agriculteurs et producteurs venus du monde entier, les produits du terroir et les curiosités les plus inattendues affolent les papilles des dizaines de milliers de visiteurs.

La liste est longue : cochon noir de Bigorre (Pyrénées, sud-ouest de la France), raisins secs d’Hérat (Afghanistan), mozzarella de lait de bufflonne confectionnée à la main, fromages au lait cru de toute l’Europe et même des Etats-Unis, poule aux oeufs bleus du Chili...

Photographe : Giuseppe Cacace AFP :: Tablettes de chocolat sans sucre au Salon du goût à Turin, le 24 octobre 2008

Mais la bonne chère est loin d’être l’unique préoccupation de ces "militants de la gastronomie", comme Petrini aime à les nommer.

"Slow Food est un moyen de faire de la politique. Pour nous, la solution est de revenir au local, au concret, de retrouver nos origines. La crise actuelle n’est pas palpable, les gens ne comprennent pas ce qu’il s’est passé", juge Stefano Nocetti, étudiant en master à l’université des sciences gastronomiques, créée par Slow Food et basée dans le Piémont et en Emilie-Romagne (nord).

"Cette crise, c’est du virtuel, ce n’est pas quelque chose de tangible", pense Michele Cuscusa, berger sarde, produisant des fromages de brebis bio.

"Je ne crois pas qu’elle nous touchera, nous les producteurs, car on ne peut pas se passer de manger", estime-t-il.

"Nous avons assez pour vivre, nous n’avons pas besoin de courir après les profits, quel est l’intérêt ?", s’interroge de son côté Annie Castaldo, ostréicultrice sur l’étang de Thau (sud-est de la France).

Stands de café Lavazza ou de la chaîne de supermarchés Coop, parrainage de la banque Intesa Sanpaolo : au sein même du Salon, de grands groupes italiens ont pourtant aussi leur place.

"Nous sommes dans une phase de transition vers un nouveau mode de production et ce passage a aussi des moments de contradiction", reconnaît Carlo Petrini. "Nous devons être visionnaires mais aussi pragmatiques".

Asie et Europe veulent des réformes profondes et des décisions au G-20

AFP - samedi 25 octobre 2008, 12h49

Les dirigeants d’Asie et d’Europe, réunis vendredi et samedi à Pékin, ont appelé à une réforme profonde du système financier, avant le sommet des grandes puissances industrialisées et émergentes du G20 le mois prochain, dont ils attendent "des décisions".

L’hôte du sommet, la Chine, a souhaité une plus grande régulation du système financier pour que l’économie "virtuelle" ne nuise pas à l’économie "réelle", tandis que le numéro un français Nicolas Sarkozy, qui préside l’Union européenne, et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont affirmé s’attendre à des décisions concrètes à Washington.

"Nous avons besoin d’innovation financière pour mieux servir l’économie, mais avons encore plus besoin d’une plus grande régulation financière pour assurer la stabilité financière", a affirmé le Premier ministre chinois Wen Jiabao, lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet bisannuel de l’Asem.

"L’économie virtuelle doit être coordonnée avec l’économie réelle, il ne faut pas que les problèmes de l’économie virtuelle influencent le développement de l’économie réelle", a-t-il poursuivi, soulignant que les mesures prises pour faire face à la crise actuelle n’étaient pas "suffisantes".

Vendredi soir, dans une déclaration, les 43 pays d’Asie et d’Europe (Asem) ont demandé une réforme profonde des systèmes monétaire et financier et un rôle accru du Fonds monétaire international.

M. Wen a confirmé que son pays prendrait une part "active" au sommet qui doit réunir le 15 novembre à Washington les grandes puissances industrialisées et émergentes du G20 sur la crise financière.

"Nous discuterons avec les dirigeants du monde de mesures pour faire face à la crise financière de manière pragmatique et commune".

La France et l’UE estiment avoir rempli leur objectif de rallier les pays asiatiques à leur campagne en faveur d’une refonte du système financier international et d’un "nouveau Bretton Woods", accueilli avec tiédeur par l’administration Bush.

M. Sarkozy, qui a beaucoup insisté auprès de Washington pour la tenue d’un tel sommet, a assuré que des décisions seraient prises.

"Ce qu’a dit le Premier ministre chinois est très illustratif de l’état d’esprit de nos amis d’Asie", a-t-il déclaré samedi, au côté de Wen Jiabao.

"Avant la préparation de ce sommet (de Washington) tous nous ont fait part de leur volonté que ce sommet soit conclusif, qu’il y ait des décisions", a dit M. Sarkozy.

"Et chacun a parfaitement compris qu"il n’était pas possible de se réunir uniquement pour parler. Des décisions seront prises", a conclu le président français.

Dans un entretien avec l’AFP, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a également estimé possible des "décisions concrètes et importantes" à Washington.

"Des contacts bilatéraux durant ce sommet (de Pékin), je vois qu’il y a un consensus émergent qui rendra possible que le sommet de Washington aboutisse à des décisions concrètes et importantes", a dit M. Barroso.

Le G20 comprend les grands pays industrialisés du G8 (Etats-Unis, Allemagne, Canada, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie) ainsi que onze grands pays émergents, plus l’Union européenne.

Si le sommet des dirigeants de 43 pays d’Asie et d’Europe (Asem) a été largement accaparé par la crise financière, les chefs d’Etat ou de gouvernement des deux continents ont également abordé les changements climatiques, le développement durable, la sécurité énergétique et alimentaire, les conflits régionaux, la prévention des désastres, la cohésion sociale et les dialogue entre les civilisations.

"La crise financière n’est pas une raison et devrait pas être un prétexte pour repousser nos engagements en matière de lutte contre le changement climatique", a lancé M. Barroso, jugeant même possible un accord global en décembre 20O9 à Copenhague au sommet de l’ONU sur le climat.

Les pays d’Asie et d’Europe ont aussi demandé à la junte au pouvoir en Birmanie de libérer les prisonniers politiques et de "lever les restrictions" pesant sur les partis, dans un communiqué conjoint publié à l’issue du sommet Asie-Europe (Asem).

Crise : appels à réformer le système financier mondial avant le sommet du G20

AFP - samedi 25 octobre 2008, 11h19

Les appels à une profonde réforme du système financier international se multiplient face à une crise financière et économique qui se mondialise rapidement, tandis que les marchés financiers, saisis par la panique, se préparaient à une nouvelle semaine noire.

"Nous avons besoin d’innovation financière pour mieux servir l’économie, mais avons encore plus besoin d’une plus grande régulation pour assurer la stabilité financière", a lancé samedi le Premier ministre chinois Wen Jiabao, à l’issue du sommet Asie-Europe qui a réuni à Pékin 43 pays d’Asie et d’Europe.

"L’économie virtuelle doit être coordonnée avec l’économie réelle", a souligné Wen Jiabao en confirmant que la Chine prendrait "une part active" au grand sommet du G20 du 15 novembre à Washington.

De son côté, le président français Nicolas Sarkozy a souligné à Pékin que ce sommet du G20 devait déboucher sur du concret.

"Chacun a parfaitement compris qu’il n’était pas possible de se réunir uniquement pour parler. Des décisions seront prises", a affirmé Nicolas Sarkozy, qui préside l’Union européenne jusqu’à la fin 2008 et a beaucoup oeuvré auprès de Washington pour l’organisation d’un tel sommet.

Les 43 pays de l’Asem s’étaient formellement "engagés" vendredi à "entreprendre une réforme réelle et de fond des systèmes internationaux monétaire et financier".

Les 27 pays de l’Union européenne et 16 pays d’Asie, qui représentent près de 60% du PIB mondial, ont également jugé que cette réforme passait par un rôle accru du Fonds monétaire international (FMI) "dans l’assistance aux pays sérieusement touchés par la crise, à la demande de ces derniers".

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a de son côté appelé vendredi à la mise sur pied d’une "nouvelle solidarité mondiale" pour que les pays pauvres ne fassent pas les frais de la crise financière et économique.

"La crise actuelle va affecter tous les pays mais ceux qui en souffriront le plus seront probablement ceux qui en sont le moins responsables, les pays pauvres en développement", a affirmé Ban Ki-moon, à l’issue d’une réunion des chefs des principales agences de l’ONU, du FMI et de la Banque mondiale.

Car après les marchés boursiers, les banques et les grandes entreprises de divers secteurs, plusieurs pays du monde entier se retrouvent au bord de la faillite, dont certains qui affichaient encore récemment une belle santé.

Brésil, Afrique du Sud, Argentine, Turquie, Serbie, Mexique ou Corée du Sud pourraient, selon la presse américaine, devoir faire appel à une aide du FMI.

Pakistan, Ukraine, Bélarus et Hongrie sont déjà en discussion avec le FMI, qui dispose de quelque 200 milliards de dollars et pourrait faire appel au soutien de certaines grandes banques centrales.

Avec un prêt de 2,1 milliards de dollars, l’Islande est devenue vendredi le premier pays occidental depuis 1976 à recourir à un emprunt auprès du FMI.

"Même si certaines conditions politiques seront toujours attachées aux prêts du FMI, les conditions seront moins nombreuses et plus ciblées que par le passé", a assuré le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn en évoquant le "choc financier le plus dangereux depuis les années 1930".

Mais trois semaines avant le sommet de Washington, les mauvaises nouvelles économiques s’accumulent et la tempête n’en finit de pas de souffler sur les marchés financiers.

"De la peur à l’état pur", voilà ce qui inspire les marchés, analysait vendredi à New York Gina Martin, de Wachovia Securities.

Les Bourses de Tokyo et Wall Street et sont tombées vendredi à leur plus bas niveau depuis avril 2003. Celle de Paris à perdu 43% depuis le début de l’année.

Rare marché ouvert le samedi, la Bourse d’Arabie saoudite cédait plus de 9% quelques minutes après le début des transactions à 08h00 GMT. A Ryad également, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des six monarchies du Golfe ont entamé samedi à huis clos une réunion extraordinaire sur les conséquences de la crise financière internationale.

"Si la chute des marchés actions a pour origine les craintes d’une récession internationale, alors la semaine prochaine sera très mauvaise. Le calendrier économique est rempli d’indicateurs qui seront uniformément atroces", notait vendredi à New York Carl Weinberg, de High Frequency Economics.

Le pétrole voyait ses prix continuer à déprimer, en route vers les 50 dollars le baril après un sommet à 147 dollars en juillet, malgré une réduction de production décidée vendredi par l’Opep.

Les prix des matières premières s’effondrent et même l’or, traditionnelle valeur refuge, est retombé vendredi à son plus bas depuis septembre 2007.

Sur le front bancaire, la banque belge KBC a demandé une recapitalisation de 3,5 milliards d’euros de l’Etat belge, avant l’ouverture des marchés lundi, selon la presse belge samedi et, en Allemagne, les banques publiques régionales WestLB et HSH Nordbank veulent faire appel à l’aide de l’Etat allemand, selon l’hebdomadaire Der Spiegel.

La crise financière va durer au moins jusqu’à la fin 2009, a prévenu le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück dans un entretien à paraître dimanche dans le quotidien Bild am Sonntag.

"Le risque d’un effondrement est encore loin d’être passé. Il serait erroné de lever l’alerte", a affirmé le ministre social-démocrate.

Venezuela - "Sarkozy, tu te rapproches du socialisme"

le 25/10/2008 - 08h32

Dans son allocution à la télévision, le président vénézuélien Hugo Chavez appelle le président français "camarade" et l’a exhorté à créer "un nouveau système" financier.

Crédit Photo : TF1/LCI Hugo Chavez, le 19 juin 2008

Chaque semaine, le président vénézuélien Hugo Chavez s’adresse à sa nation, tel un animateur de radio ou de télévision. Vendredi, le cœur de son allocution concernait la crise économique et... Nicolas Sarkozy.

S’adressant directement au chef de l’Etat, en l’appelant "camarade", Hugo Chavez a lancé : "Sarkozy, tu es en train de te rapprocher du socialisme, bienvenu au club, ce sont des idées intéressantes", se référant aux positions défendues par le président français pour surmonter la crise actuelle.

"Sarkozy est un bon ami, mais lui, il est capitaliste", et cependant "ses déclarations le rapprochent davantage de notre côté", a-t-il affirmé.

Pour le président vénézuélien, qui veut promouvoir un "socialisme du XXIe siècle", il est "impossible de refonder" le capitalisme. Il faut créer "un système nouveau, avec des différences ici et là, mais il faut que ce soit quelque chose de nouveau.

Nous l’appelons sans doute socialisme, tu l’appelleras nationalisme, eh bien, discutons-en", a lancé Hugo Chavez à l’adresse de son homologue français.

Nicolas Sarkozy "a déclaré que si on ne refondait pas le système capitaliste, il y aurait une révolution à l’échelle planétaire. Eh bien, Sarkozy, ici en Amérique latine une révolution s’est déjà produite il y a un certain temps", a encore déclaré Hugo Chavez, qui avait rencontré son homologue français au cours d’une visite officielle à Paris fin septembre.

D’après agence

Cuba renoue avec l’UE dans un moment d’incertitudes sur son avenir

AFP - samedi 25 octobre 2008, 06h27

La reprise de la coopération bilatérale entre Cuba et l’Union européenne, après une rupture de cinq ans décidée par Fidel Castro, marque une ouverture de son frère et successeur Raul Castro dans un moment de grandes incertitudes sur l’évolution de la politique cubaine.

Le Commissaire européen au Développement Louis Michel et le chef de la diplomatie cubaine Felipe Pérez Roque ont signé jeudi la reprise formelle, sur la base notamment de la non ingérence dans les affaires internes, de la coopération entre l’UE et La Havane.

Le président Raul Castro a reçu vendredi soir M. Michel, selon les médias cubains, au moment même où l’ambassade de la République tchèque, pays qui doit assurer la présidence tournante de l’UE à partir du 1er janvier, envoyait un signal fort en recevant les principaux dissidents cubains pour sa fête nationale.

La coopération UE-Cuba avait été rompue en 2003 par Fidel Castro, outré des sanctions qu’avait prises l’UE pour protester contre l’arrestation de 75 dissidents cubains, dont 55 sont toujours incarcérés.

Ces sanctions très symboliques, qui consistaient à limiter les visites bilatérales de haut niveau et à inviter systématiquement les dissidents lors des fêtes dans les ambassades des pays de l’UE, avaient été levées en juin dernier pour encourager Raul Castro à faire des progrès vers la démocratie.

Mais l’évolution de la politique cubaine est depuis tiraillée entre les "pragmatiques" et les "orthodoxes" au sein du gouvernement, selon experts et diplomates.

Et si Raul Castro a réussi à introduire certains changements pour assouplir une bureaucratie trop rigide et relancer une économie exsangue, il n’a pas "allégé" le régime en matière de droits et libertés, selon les dissidents.

Illustration de cette dualité : les destructions causées par les ouragans fin août-début septembre ont permis d’accélérer le processus de privatisations de terres en friche, mais la "crise alimentaire" que connaît depuis le pays a dans le même temps entraîné - à l’appel de Fidel Castro - une répression accrue contre la population, selon l’économiste dissident Oscar Espinosa Chepe.

Malgré sa "retraite médicale", Fidel Castro, qui multiplie les "réflexions" sur l’actualité dans la presse locale, "a toujours de l’influence au sein du gouvernement et sur Raul", estime un diplomate sous couvert de l’anonymat.

C’est pourquoi des dissidents considèrent la reprise du dialogue avec l’UE comme une victoire de l’aile modérée du gouvernement.

M. Espinosa Chepe, faisant partie du groupe de dissidents arrêté en 2003 mais libéré pour des raisons de santé, rappelle que, au moment de la levée des sanctions de l’UE, Fidel Castro avait claqué la porte au nez de Bruxelles en faisant part de son "mépris" pour cette énorme "hypocrisie" européenne.

Manuel Cuesta Morua, autre chef de file de la dissidence, a lui estimé que "la coopération est le meilleur moyen de permettre une ouverture de la société cubaine et une démocratisation du pays".

Cette reprise du dialogue avec l’UE est par ailleurs intervenue deux semaines avant l’élection présidentielle américaine qui pourrait également changer la dynamique des relations avec Cuba.

Le candidat démocrate Barack Obama, qui mène dans les sondages, s’est en effet prononcé en faveur d’une détente avec l’île communiste soumise depuis 1962 à un embargo de la part des Etats-Unis.

"Le gouvernement américain en est train de changer sa position. S’il prônait auparavant un changement de régime à Cuba, il croit désormais que les réformes démocratiques doivent être effectués de l’intérieur, par le régime en place", estime un diplomate en jugeant "totalement contre-productif" l’embargo.

Royal s’attaque au "trésor caché des pétroliers"

le 24/10/2008 - 22h59

Ségolène Royal a appelé les Français, vendredi près de Tours, à "faire remonter leur colère" pour que cessent "les embrouilles" autour de la crise financière. L’ex-candidate à la présidentielle plaide pour que soit mis à contribution "le trésor caché des pétroliers", qu’elle évalue à "au moins 50 milliards d’euros", pour passer ce cap.

Crédit Photo : TF1/LCI Ségolène Royal, le 15 octobre 2008

"Il n’y a pas de fatalité, une autre politique est possible".

Vendredi, devant quatre à cinq cent personnes réunies à Montlouis-sur-Loire, près de Tours, Ségolène Royal a évoqué "le sentiment de révolte profonde chez les Français" face aux "milliards qui sont en train de valser".

Selon l’ex-candidate à la présidentielle, "ce qui se passe ne sert qu’à consolider une caste de banquiers qui s’en est mis plein les poches". Elle a exhorté "les citoyens" à "faire remonter leur colère pour que ça change".

"Contre le capitalisme financier, rien ne sera obtenu sans un rapport de force", a-t-elle affirmé. "On nous embrouille, on nous endort, avec des mots très compliqués".

Toujours en piste pour le congrès du PS le mois prochain même si elle a mis "au frigidaire" sa candidature à la succession de François Hollande, la responsable socialiste a appelé à d’autant plus de vigilance "qu’avec la crise financière, on va essayer de nous faire gober beaucoup de choses qui n’ont rien à voir avec" elle.

Elle s’est étonnée que "bizarrement", on ne trouve pas "des milliards d’euros pour le pouvoir d’achat (ni) pour l’emploi".

"Toutes les sonnettes d’alarme avaient retenti"

Pour financer le fonds pour les entreprises stratégiques dont le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi la création, la présidente du Poitou-Charentes a proposé de puiser dans le "trésor caché des pétroliers et dans la filière énergétique" car "il faut maintenant aller chercher l’argent là où il est".

Ce "trésor caché" représente selon elle "au moins 50 milliards d’euros", résultant de la non-répercussion, assure-t-elle, de la baisse du prix du pétrole brut et de l’alignement des prix de l’électricité et du gaz sur celui du brut.

"La crise ne doit pas servir à renflouer une caste de financiers irresponsables", a déclaré Ségolène Royal, stigmatisant aussi "une connivence entre le pouvoir en place et les pétroliers".

Elle a d’autre part demandé "la présence de l’Etat dans le capital des banques, pour protéger les épargnants, pour réformer les tarifications bancaires, le financement des salaires des traders".

La responsable socialiste a fait observer que "la régulation du système financier n’est toujours pas mise en place, les systèmes de contrôle pas encore réformés". Et selon elle, "des déclarations aux actes, il y a un écart considérable".

Sans citer le président de la République - lui préférant à chaque fois l’expression "pouvoir en place" -, Ségolène Royal a estimé qu’on "ne peut pas réhabiliter le rôle de l’Etat et en même temps démolir le code du travail".

"Déréglementation du temps de travail", travail du dimanche, privatisation de La Poste, autant de projets gouvernementaux qu’elle a condamnés.

Elle a aussi accusé l’exécutif d’avoir tardé à réagir, alors que "gouverner, c’est prévoir". "Quand on dit que la crise n’était prévisible... Si, bien sûr, elle l’était (...). Le pouvoir savait (...) Ils auraient dû agir bien avant parce que toutes les sonnettes d’alarme avaient retenti", a-t-elle assuré.

D’après agence

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