AID Association initiatives dionysiennes
Quand les gestionnaires succèdent aux fondateurs....

LES JOIES DOUTEUSES DE LA GRANDE DISTRIBUTION

... les enseignes deviennent toutes semblables !

dimanche 14 février 2010 par JMT

Tous les magasins Ikea qui devaient ouvrir dimanche en Ile-de-France l’ont fait comme prévu, a indiqué la direction, avant une rencontre lundi avec les syndicats qui mènent une grève nationale pour les salaires depuis jeudi soir.

Sifflets à la bouche, masques blancs ou drapeau syndical en main : au magasin Ikea de Paris-Nord, une cinquantaine de grévistes ont dénoncé samedi "l’illusion du modèle social" de l’enseigne suédoise, face à des clients solidaires ou agacés.

La grande distribution place ses pions sur la carte de France pour installer des "drive", ces emplacements où les consommateurs peuvent retirer en voiture leurs courses préalablement commandées sur internet.

Seul le magasin Ikea de Franconville (Val d’Oise) était fermé samedi en raison d’une grève nationale chez le géant suédois de l’ameublement, qui touchait principalement la région parisienne, a indiqué la direction à l’AFP.

Les 26 magasins Ikea étaient ouverts vendredi matin malgré l’appel à la grève immédiate lancé la veille par les syndicats, qui prévoient une forte mobilisation samedi et qui poursuivent l’occupation du siège social à Plaisir (Yvelines).

Les syndicalistes qui occupaient depuis lundi le siège français d’Ikea à Plaisir (Yvelines) pour réclamer une hausse des salaires ont levé "temporairement" leur occupation tard mercredi soir pour permettre la tenue d’une réunion de négociation jeudi.

La réunion de négociation sur les salaires prévue mercredi au siège d’Ikea France à Plaisir (Yvelines) a été annulée, malgré la levée de l’occupation des locaux par sept syndicalistes de FO un peu plus tôt dans la matinée, a-t-on appris de sources concordantes.

VIDEOS

La grève chez Ikea se poursuit en France

SAINT-PRIEST (France/Rhône) (AFP) - 13/02/10 22h02

La grève se poursuivait samedi dans 23 magasins Ikea en France, dont celui de Saint-Priest dans le Rhône. Les employés du géant suédois de l’ameublement demandent une augmentation de salaires.

Durée 1mn08

Grève historique à Ikea : perturbations attendues ce week-end

PLAISIR (AFP) - 13/02/10 00h04

Déçus par les propositions salariales, les syndicats d’Ikea France, en conflit depuis une semaine, ont appelé depuis le siège du groupe à Plaisir (Yvelines) les 9.000 salariés du groupe à une grève immédiate et "historique".

Durée 1mn27

Ikea : les magasins ouverts dimanche en Ile-de-France, rencontre avec la direction lundi

PARIS (AFP) - 14/02/10 20h18

Tous les magasins Ikea qui devaient ouvrir dimanche en Ile-de-France l’ont fait comme prévu, a indiqué la direction, avant une rencontre lundi avec les syndicats qui mènent une grève nationale pour les salaires depuis jeudi soir.

Grève nationale chez Ikea : un magasin fermé, 23 autres touchés sur 26

PARIS (AFP) - 13/02/10 22h05

Vingt-trois magasins Ikea sur 26 en France selon la direction, dont celui de Franconville (Val d’Oise) totalement fermé, ont été touchés samedi par une grève sans précédent visant à faire plier sur les salaires le géant suédois de l’ameublement, qui est resté inflexible.

Une gréviste du magasin Ikea de Saint-Priest manifeste le 13 février 2010 près de Lyon

Au plus fort du mouvement, la direction a recensé 500 grévistes parmi les 5.500 salariés devant travailler, soit 9%, essentiellement en région parisienne et notamment à Franconville (Val d’Oise), où l’établissement n’a pas ouvert ses portes.

La CGT, qui évoque "un mouvement massif", a elle dénombré près de 50% de grévistes.

Pour dimanche, jour où seuls les magasins d’Ile-de-France sont ouverts, la grève pourrait connaître une parenthèse, d’après le syndicat. Les salariés sont rémunérés à 225% ce jour-là et les arrêts de travail sont exceptionnels, a souligné la direction.

Tôt samedi au magasin de Paris-Nord (Val d’Oise), une cinquantaine de grévistes s’étaient installés dans le hall dans des canapés et devant l’entrée, accueillant dans une ambiance sonore les clients.

A Plaisir (Yvelines), une soixantaine de personnes ont scandé dans le froid "respecter les employés" et "Plaisir ne bougera pas".

A Roques-sur-Garonne, près de Toulouse, une quarantaine de grévistes ont porté une banderole "Ikea en grève". "Le magasin tourne au ralenti avec les cadres et les CDD", selon la CFDT.

Une femme distribue des cafés aux employés grévistes qui manifestent devant le magasin Ikea de Roissy-en-France le 13 février 2010

Plusieurs responsables syndicaux ont dénoncé des "pressions" sur les salariés. Le directeur du magasin de Bordeaux a admis être allé parler à des collaborateurs, invoquant une "désinformation".

A Strasbourg, un tract a été distribué : "52 millions d’euros de bénéfice et des miettes pour les employés. Nous avons besoin du soutien des clients".

A Marseille, une vingtaine de salariés, d’après la CFDT, ont sensibilisé "clients et non-grévistes" sur "les conditions de travail dégradées et la perte des valeurs de partage" dans l’entreprise.

"Depuis la prise en main d’Ikea par une holding, il y a une vingtaine d’années, c’est la course aux bénéfices alors que notre fondateur Ingvar Kamprad avait une fibre sociale plus développée", estime Henri Bru, un ancien salarié.

La grève se poursuivait samedi dans 23 magasins Ikea en France, dont celui de Saint-Priest dans le Rhône. Les employés du géant suédois de l’ameublement demandent une augmentation de salaires

A Saint-Priest dans la banlieue de Lyon, Youssef Benyahia, délégué Sud, a noté que "l’image d’Ikea à l’extérieur privilégie le social", en aidant Emmaüs ou l’Unicef, "c’est très bien" mais cela se fait "au détriment de ses propres employés".

FO, CGT et CFDT avaient appelé jeudi soir à une grève immédiate, qualifiée "d’historique", pour réclamer une hausse générale des rémunérations de 4%.

Ikea a proposé pour les employés une augmentation collective de 1% et une hausse individuelle liée aux performances de 1%.

Il n’est "pas question d’aller plus loin" en raison notamment de la baisse du chiffre d’affaires, a déclaré samedi Catherine Bendayan, directrice générale adjointe d’Ikea France. Elle souhaite cependant maintenir le dialogue avec les syndicats pour saisir les raisons de "ce mouvement un peu historique".

En trois ans, sept magasins ont ouvert en France, soit 2.000 personnes embauchées qui "peut-être n’ont pas intégré la culture Ikea" et certains magasins sont en sous-effectifs du fait qu’il est difficile d’anticiper les ventes, a avancé une porte-parole.

La protestation a commencé par une grève locale samedi dernier. La situation s’est tendue avec l’occupation par intermittence, à partir de lundi, du siège social à Plaisir (Yvelines), qui a toutefois été libéré pour le week-end.

Une nouvelle réunion sur les conditions de travail des 8.800 salariés en France est prévue lundi.

Des personnes sortent du magasin Ikea avec leurs achats, le 13 février 2010 à Roissy-en-France, au nord de Paris

La rencontre est prévue lundi à 11H00 au siège social à Plaisir (Yvelines) pour "travailler sur les conditions de travail et les causes de ce mouvement", a précisé un porte-parole.

Deux rendez-vous sont également prévus lundi à la direction départementale du travail (DDT) des Yvelines, l’un dans la matinée avec la direction, l’autre dans l’après-midi avec les syndicats, a-t-il ajouté, soulignant que les contacts ont été constants avec la DDT depuis une semaine.

D’après FO, le mouvement pourrait s’étendre dans la semaine aux dépôts d’Ikea, dont les syndicats sont également en négociations salariales.

Dimanche, la direction a recensé une quinzaine de grévistes dans le magasin de Paris Nord (Val d’Oise) et jusqu’à 30 dans celui de Franconville (Val d’Oise). Ce dernier avait dû fermer samedi en raison de la grève.

A Paris-Nord, FO avait prévu quelques arrêts de travail ponctuels dans la journée. D’après le syndicat, cet établissement n’a rempli samedi que 60% de son objectif de chiffre d’affaires. Son directeur a confirmé à l’AFP qu’il estimait à 6.000 le nombre de clients venus samedi, contre 10.000 en temps normal.

Les magasins concernés par l’ouverture dominicale sont au nombre de sept : Franconville, Paris Nord, Villiers-sur-Marne, Thiais, Vélizy, Plaisir, Evry.

Cette parenthèse dans le mouvement avait été prévue par la CGT. Les salariés sont rémunérés à 225% ce jour-là et les arrêts de travail sont exceptionnels, avait aussi pronostiqué la direction.

Samedi, 23 magasins sur les 26 de France ont été touchés par une grève sans précédent visant à faire plier sur les salaires le géant suédois de l’ameublement, qui est resté inflexible.

Au plus fort du mouvement, la direction a recensé 500 grévistes parmi les 5.500 salariés devant travailler, soit 9%. La CGT, qui a évoqué "un mouvement massif", a elle dénombré près de 50% de grévistes.

FO, CGT et CFDT avaient appelé jeudi soir à une grève immédiate, qualifiée "d’historique", pour réclamer une hausse générale des rémunérations de 4%. Ikea a proposé pour les employés une augmentation collective de 1% et une hausse individuelle liée aux performances de 1%.

L’enseigne souligne que le minimum pour 35 heures est de 1.464,57 euros mensuel brut soit +8,9% au-dessus du Smic mensuel.

"C’est avec notre modèle social et nos valeurs que l’on va sortir" de cette grève, estime la direction, qui reconnaît que "la crise, qui a induit moins de clientèle, a pu par moments gêner notre qualité d’écoute".

Les syndicats dénoncent une remise en cause depuis quelques années du modèle social revendiqué par le groupe suédois, construit autour du partage.

A Paris-Nord, les grévistes dénoncent l’illusion du modèle social d’Ikea

GONESSE (Val-d’Oise) (AFP) - 13/02/10 20h13

Sifflets à la bouche, masques blancs ou drapeau syndical en main : au magasin Ikea de Paris-Nord, une cinquantaine de grévistes ont dénoncé samedi "l’illusion du modèle social" de l’enseigne suédoise, face à des clients solidaires ou agacés.

Des employés du magasin d’ameublement Ikea de Roissy-en-France manifestent le 13 février 2010 à l’entrée du magasin

Dans le hall d’entrée, les slogans résonnent, répondant à la musique latino provenant de l’extérieur. "Ikea en grève, salariés en colère", "on veut du pognon, on veut pas du bla-bla", s’égosille un employé portant une chasuble de Force ouvrière.

Autour de lui, des collègues agitent des drapeaux floqués FO et CFDT, pendant que d’autres distribuent des tracts ou tapent avec des cuillères sur des pots de fleur.

Ils réclament une augmentation collective de salaires de 4% et dénoncent une détérioration des conditions de travail, en particulier la pratique de la modulation, qui les empêcherait de pouvoir bénéficier des heures supplémentaires défiscalisées.

"Chez Ikea, on vend du rêve, mais c’est seulement une vitrine. En coulisses, les méthodes de travail ne sont plus en adéquation avec la philosophie du fondateur", déplore Hocine Redouani, délégué FO.

Assis dans des canapés rouges, hommes et femmes vêtus de vestes polaires du spécialiste du meuble en kit discutent sous le regard tantôt médusé tantôt amusé des clients.

Venu avec son épouse "pour acheter des meubles", Eric Bouteiller, 48 ans, ne semble pas troublé : "Ca ne me gêne pas, je suis solidaire de leur action." Occupée à slalomer entre les grévistes pour atteindre les escaliers, Sylviane Parize, 59 ans, affirme pour sa part "comprendre l’exaspération de salariés qui ne veulent pas d’un emploi précaire".

La mine déconfite, Sébastien Mailfert, 37 ans, entouré de sa femme et de ses deux enfants, se dit lui aussi "compréhensif" mais ne cache pas pour autant sa déception. "Nous sommes venus pour rien. Je voulais échanger du matériel mais ce n’est pas possible", regrette-t-il.

Employée au service après-vente, Virginie Bernard, 31 ans, répond aux questions des clients. "Aujourd’hui, on n’accepte aucun retour de marchandises en raison du manque de personnel. Les clients repartent un peu dépités mais on essaie de les rassurer en leur disant qu’ils pourront revenir un autre jour", explique-t-elle.

D’autres services, comme celui de la location de camionnette, étaient fermés samedi ou n’ont pu rouvrir qu’en milieu de journée, notamment le bistrot ou l’épicerie.

Au niveau des caisses, pas ou peu de queue, alors que le week-end est censé être le pic de fréquentation du magasin. "D’habitude, le samedi, nous avons environ 10.000 visiteurs mais en raison de la grève, la fréquentation est aujourd’hui en baisse considérable", explique Fabrice Fouquemberg, responsable administratif et financier du magasin, sans donner de chiffres.

En moyenne, de 250 et 300 employés sur 490 au total travaillent le week-end dans ce vaste magasin situé dans une zone industrielle et qui attire des Franciliens mais aussi des populations de l’Oise, de l’Aisne et de la Somme.

Aux dires des syndicats, entre 65% et 70% des salariés étaient en grève samedi. La direction, elle, tablait plutôt sur une quarantaine de grévistes. "C’est difficile d’être précis car certains débrayent une heure et repartent travailler. De plus, tous les salariés ne débutent pas leur journée en même temps", souligne Fabrice Fouquemberg.

Grande distribution : le "drive" trace sa route dans l’Hexagone

PARIS (AFP) - 13/02/10 15h10

La grande distribution place ses pions sur la carte de France pour installer des "drive", ces emplacements où les consommateurs peuvent retirer en voiture leurs courses préalablement commandées sur internet.

Une cliente d’un supermarché valide sa commande depuis son véhicule le 6 février 2010 sur le parking d’un "drive" à Mantes-la-Jolie.

"La bataille sur les sites est forte actuellement entre Leclerc, Auchan et dans une moindre mesure Système U", qui "sont en train de se positionner pour confectionner leur maillage", confirme Michel-Edouard Leclerc, patron des magasins du même nom.

"Ceux qui s’y mettent maintenant optimisent leur capacité logistique", souligne-t-il. Car il ne suffit pas d’avoir un point de retrait des commandes, encore faut-il disposer d’un entrepôt à proximité d’environ 1.000 mètres carrés, difficile à implanter à proximité des villes et des zones de travail.

Le modèle économique reste à affiner : les uns optent pour une structure indépendante d’un magasin classique, implantée sur des axes stratégiques entre zones de travail et zones résidentielles, à l’instar de Chronodrive, un pionnier dont l’actionnaire majoritaire est Auchan.

D’autres ont adossé leurs "drive" à un hypermarché : Leclerc a ouvert 40 "Express Drive", Auchan 22 "Auchan Drive".

Certains emploient du personnel dédié, d’autres demandent aux salariés de l’hypermarché voisin de prêter main forte. Les articles de la commande -dont la préparation peut être gratuite ou facturée- peuvent provenir des rayons d’un magasin (comme chez courseu.com de Système U) ou d’une unité de stockage spéciale.

Un employé de supermarché charge les courses d’une cliente dans son véhicule le 6 février 2010 sur le parking d’un "drive" à Mantes-la-Jolie.

Les acteurs qui ont quelques années d’expérience montent maintenant en puissance. Chronodrive va ouvrir 20 magasins supplémentaires cette année et embaucher un millier de personnes.

Leclerc a autorisé les magasins du groupement à exploiter chacun deux "drive", "un accolé à leur hyper et si possible un deuxième de l’autre côté de la ville où ils sont implantés". D’ici trois ans, il s’attend à ce que 90% des centres Leclerc aient au moins un "drive".

Carrefour a annoncé qu’il allait se lancer cette année, avec l’ouverture d’une dizaine de Carrefour Drive.

Selon le magazine spécialisé Linéaires, le groupe prévoit d’ouvrir d’ici trois ans pas moins d’une centaine de "drive" adossés à des magasins et 70 entrepôts indépendants.

Les distributeurs sont peu bavards sur le nombre de clients actuels des "drive" et leur chiffre d’affaires, mais vantent ses avantages pour le consommateur : gain de temps, choix du moment du retrait de la commande, économie du coût de la livraison.

Autrement dit, contourner les inconvénients du commerce en ligne. Car celui-ci s’adapte bien aux objets relativement légers, moins à des produits alimentaires lourds comme les packs d’eau ou de lait, qui font exploser les coûts de livraison.

"Le +drive+ permet d’éviter ce problème", confirme Annie Girac, spécialiste de la distribution chez l’assureur-crédit Euler Hermes. "Pour des familles qui ont des enfants, qui sont assez jeunes et dont la femme est active, c’est extrêmement intéressant", juge-t-elle.

Et une fois que le consommateur "a sa liste qu’il renvoie systématiquement", il hésitera peut-être à aller dans une autre enseigne.

Chez Système U, Thierry Desouches, responsable de la communication, y voit aussi "un élément de plus pour fidéliser le consommateur". Le "drive" permet de "faire disparaître l’espèce de corvée" que peut représenter le fait de faire ses courses dans une grande surface le samedi, relève-t-il.

"Les clients qui avaient fui les hypers les plus grands parce qu’ils trouvaient qu’ils y perdaient trop de temps, y reviennent avec le drive", relève M. Leclerc. Mais plutôt en semaine, après le bureau.

Grève nationale chez Ikea : un seul magasin fermé en région parisienne

PARIS (AFP) - 13/02/10 13h40

Seul le magasin Ikea de Franconville (Val d’Oise) était fermé samedi en raison d’une grève nationale chez le géant suédois de l’ameublement, qui touchait principalement la région parisienne, a indiqué la direction à l’AFP.

Les employés d’Ikea, en grève, manifestent le 9 février 2010 devant le magasin de Plaisir

Vers 10H00, Ikea a recensé quelque 290 grévistes, essentiellement à Franconville, Paris Nord (Val d’Oise), Thiais (Val-de-Marne) et Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), alors que le samedi est la plus grosse journée d’activité. L’enseigne compte 8.800 salariés dans 26 magasins en France.

"Tous les services sont ouverts dans l’ensemble des magasins sauf à Franconville, mais la situation peut encore évoluer", a souligné une porte-parole.

Concernant Franconville, qui devait initialement ouvrir à 10H00, "par principe de précaution, nous avons décidé de fermer le magasin à la clientèle pour préserver la sécurité des collaborateurs et des clients", a déclaré Claire Héry, sa co-directrice.

Déçus par les propositions salariales, les syndicats d’Ikea France ont appelé depuis le siège du groupe à Plaisir (Yvelines) à une grève immédiate et "historique"

"Il y avait des menaces d’actions spectaculaires des organisations syndicales qui font pression sur les non-grévistes", a-t-elle précisé, ajoutant que "nous allons travailler aujourd’hui avec les non-grévistes dans le magasin" notamment sur les stocks, pour rattraper le retard accumulé dans la semaine à l’occasion de débrayages.

En temps normal, entre 8 et 9.000 clients affluent dans ce magasin le samedi. Sa direction prévoit néanmoins d’ouvrir dimanche, jour où les salariés "sont rémunérés à 225%" et sont donc moins enclins à cesser le travail.

Déçus par les propositions d’augmentation de salaire de la direction, les syndicats FO, CGT, CFDT et CFTC d’Ikea France ont appelé jeudi soir les salariés du groupe à une grève immédiate, qu’ils qualifient "d’historique".

Vendredi, le mouvement a eu peu d’impact, tous les magasins ayant ouvert leurs portes.

Grève à Ikea : tous les magasins ouverts vendredi, incertitude pour samedi

VERSAILLES (AFP) - 12/02/10 16h35

Les 26 magasins Ikea étaient ouverts vendredi matin malgré l’appel à la grève immédiate lancé la veille par les syndicats, qui prévoient une forte mobilisation samedi et qui poursuivent l’occupation du siège social à Plaisir (Yvelines).

Les employés d’Ikea le 9 février 2010 devant le magasin de Plaisir

"Tous les magasins sont ouverts", a déclaré à l’AFP Isabelle Crémoux, responsable des relations extérieures d’Ikea France, ajoutant qu’"une trentaine de grévistes ont été compatiblisés à Franconville et 25 à Paris-Nord".

Quatre délégués syndicaux centraux FO et un de la CGT se trouvaient toujours dans la matinée dans les locaux du siège social après y avoir passé la nuit, a précisé Mme Crémoux.

Selon Sébastien Heim, délégué syndical central FO, sept représentants syndicaux FO et CGT ont occupé cette nuit le bâtiment. Des syndicalistes de la CFDT sont également restés une partie de la nuit.

"Aucune réunion n’est prévue pour l’instant" avec la direction, a-t-il dit, en ajoutant que "le plus fort" de la mobilisation est attendu samedi.

Selon Anissa Arabi, représentante syndicale CFDT commerce et services, "la colère monte dans tous les magasins". "De gros débrayages sont en préparation pour demain afin de perturber tous les magasins", a-t-elle poursuivi.

A l’issue de la réunion de négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires, les représentants des syndicats FO, CGT et CFDT, ainsi que la CFTC, avaient appelé jeudi soir à la grève, se disant "déçus" des propositions de la direction.

Ikea France a proposé pour les employés une augmentation collective de 1% et une hausse individuelle en fonction des performances de 1%. Pour les cadres et les agents de maîtrise, l’enveloppe d’augmentation individuelle s’élève à 2%, sans augmentation générale, ainsi qu’une hausse de 5% du forfait dimanche.

Les trois principaux syndicats (FO, CGT, CFDT) réclament une hausse générale des rémunérations de 4% pour les quelque 9.000 salariés du groupe employés dans 26 magasins.

Jeudi soir, des débrayages d’environ une heure avaient touché les magasins de Plaisir, Vélizy, Vitrolles, Toulon, Grenoble et Nantes, selon la direction.

Ikea : levée "temporaire" de l’occupation du siège, avant des négociations

PLAISIR (AFP) - 11/02/10 10h28

Les syndicalistes qui occupaient depuis lundi le siège français d’Ikea à Plaisir (Yvelines) pour réclamer une hausse des salaires ont levé "temporairement" leur occupation tard mercredi soir pour permettre la tenue d’une réunion de négociation jeudi.

Une réunion de négociation sur les salaires prévue mercredi au siège d’Ikea France à Plaisir a été annulée. Images et sonores.

La levée de l’occupation vers 23H30 a estompé l’incertitude autour de la tenue de la réunion de négociation annuelle obligatoire (NAO) sur les salaires, initialement prévue mercredi matin et repoussée à jeudi 14H00 par la direction, qui réclamait en préalable la libération du bâtiment.

"La direction s’est engagée à ouvrir lors de la réunion de jeudi des négociations sur une augmentation de salaire collective", a déclaré mercredi soir à l’AFP Sébastien Heim, délégué syndical central FO, à l’issue d’une rencontre avec le directeur général d’Ikea France, Stefan Vanoverbeke.

"La grève est maintenue demain (jeudi) dans les magasins dans l’attente d’un pourcentage collectif et l’occupation du siège est levée temporairement", a-t-il poursuivi, en prévenant que l’occupation pourrait reprendre "si les négociations ne sont pas bonnes".

De son côté, Pierre Deyries, directeur de la communication d’Ikea France, a confirmé la libération des locaux peu avant 23H30 mais n’a pas confirmé un engagement de la direction sur une augmentation de salaire collective.

"Demain on fera des propositions concrètes", a-t-il ajouté.

Plus tôt mercredi, la CFTC avait pour sa part dit dans un communiqué "regretter que les syndicats qui occupent le siège de Ikea refusent de cesser leur action". Le syndicat dénonçait "toute forme de violence et souhaite que tout le monde retourne à la table des négociations dans l ?intérêt de tous les salariés".

La tension était montée d’un cran mercredi chez Ikea France : les syndicats FO-CGT-CFDT qui réclament une hausse générale des rémunérations pour les quelque 9.000 salariés du groupe employés dans 26 magasins, ont menacé d’une grève nationale samedi, jour de fréquentation maximale de la clientèle, si les propositions de la direction "restent indécentes".

"Ce mouvement de mécontentement est historique chez Ikea" a ajouté l’intersyndicale.

La direction s’est pour l’instant engagée à consentir une augmentation moyenne de 1,2% sur la base de hausses individuelles ou au mérite, sans augmentation générale. Mais les syndicats réclament aussi une augmentation collective (appliquée uniformément à tous les salariés) de 4%.

Un mouvement de grève et des débrayages touchent depuis samedi plusieurs magasins Ikea en France.

Selon la direction, des perturbations en raison de débrayages ont eu lieu mercredi dans les magasins de Paris-Nord, Franconville (Val-d’Oise), Thiais (Val-de-Marne) et Saint-Priest (Rhône).

Le magasin de Plaisir, devant lequel s’étaient rassemblés une cinquantaine de salariés, a ouvert ses portes à 15H00, a constaté une journaliste de l’AFP. Les premiers clients sont entrés sous les huées des manifestants.

Dans la matinée, les grévistes s’étaient réunis devant le siège social situé à une centaine de mètres du magasin en scandant : "Une part du gâteau, on veut des négos" ou "A eux les bénéfices, à nous les sacrifices".

"La mobilisation prend de l’ampleur", selon Olivier Bireaud, de la fédération commerce à la CGT, qui a précisé que "des AG ont lieu dans des magasins hors Ile-de-France".

Ikea : la réunion de négociation sur les salaires annulée

PLAISIR (Yvelines) (AFP) - 10/02/10 15h14

La réunion de négociation sur les salaires prévue mercredi au siège d’Ikea France à Plaisir (Yvelines) a été annulée, malgré la levée de l’occupation des locaux par sept syndicalistes de FO un peu plus tôt dans la matinée, a-t-on appris de sources concordantes.

Des salariés en grève devant le magasin Ikea de Plaisir (Yvelines), le 9 février 2010.

"FO a libéré les locaux il y a un quart d’heure, il n’est pas possible d’organiser en quelques minutes cette réunion, la direction propose une réunion jeudi à 14H30 ou vendredi à 10H00" a indiqué à la presse Pierre Deyries, directeur de la communication d’Ikea France.

En Ile-de-France, "le magasin de Plaisir est resté fermé mercredi" tandis que ceux de Franconville, Paris-Nord tournaient au ralenti en raison de la grève des personnels, a ajouté la direction.

"La réunion prévue aujourd’hui a été unilatéralement annulée par la direction" a ajouté Olivier Bireaud, de la fédération commerce à la CGT. "Des AG ont lieu dans des magasins hors Ile-de-France", a-t-il dit, "la mobilisation prend de l’ampleur".

Depuis lundi matin, sept syndicalistes FO occupaient le siège d’Ikea France pour demander des hausses générales de salaires pour les quelque 9.000 salariés du groupe en France, employés dans 26 magasins.

Une réunion de négociation annuelle obligatoire (NAO) sur les salaires était prévue mercredi matin à 10H30.

"Nous sommes là pour négocier, nous avions rendez-vous à 10H30, donc nous restons dans les lieux tant que les NAO n’ont pas eu lieu" a pour sa part déclaré à l’AFP Hocine Redouani, délégué syndical FO, dans le hall du bâtiment.

La direction s’est pour l’instant engagée à consentir une augmentation moyenne de 1,2% sur la base de hausses individuelles ou au mérite, sans augmentation générale. Mais les syndicats réclament aussi une augmentation collective (appliquée uniformément à tous les salariés) de 4%.


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