AID Association initiatives dionysiennes
Quand le peuple est brimé, il se révolte !

Montée des violences

Comme Louis XVI, Sarkoléon fait tout pour provoquer une révolution

samedi 4 avril 2009 par JMT

Au moins trois membres des forces de l’ordre ont été blessés grièvement samedi à Bastia à la fin d’une manifestation qui a rassemblé de 1.500 à 15.000 personnes et a dégénéré en violents affrontements dans les rues de la ville, le calme étant revenu vers 21H30.

La Révolution française, vingt ans après le bicentenaire, affleure à nouveau dans les discours publics. Le président de la République de reconnaître que ce n’est pas facile de gouverner un "pays régicide".

Les causes de la Révolution de 1789 sont à nouveau réunies : injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés. Voici donc 10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution...

La Révolution française est une période de l’histoire de France qui commence en 1789 avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille et s’achève avec le coup d’État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte.

Bastia : une manifestation dégénère, plusieurs CRS grièvement blessés

AFP - samedi 4 avril 2009, 20h46

Au moins trois membres des forces de l’ordre ont été blessés grièvement samedi à Bastia à la fin d’une manifestation qui a rassemblé de 1.500 à 15.000 personnes et a dégénéré en violents affrontements dans les rues de la ville, le calme étant revenu vers 21H30.

Au total, une trentaine de membres des forces de l’ordre, surtout des CRS, ont été "commotionnés", a-t-on appris auprès des services de sécurité intérieure corses, dont "trois ou quatre" grièvement, victimes de brûlures ou de traumatismes crâniens, et quelques autres "assez grièvement", sans autre précision.

Certains ont été hospitalisés, les autres soignés sur place.

La manifestation était organisée à l’appel du pôle indépendantiste Corsica Libera pour dénoncer les "violences policières" survenues lundi lors d’une manifestation contre le verdict prononcé contre Yvan Colonna, au cours de laquelle un collégien avait été blessé grièvement au visage.

En début de soirée, aucun blessé ni interpellation n’avaient été signalés parmi les manifestants. Vers 21H30, le calme était revenu dans les rues de la ville.

La place du marché a auparavant été le théâtre de violents affrontements, des manifestants utilisant les montants de fer des stands comme projectiles contre les forces de l’ordre. Ils ont également mis le feu à l’ancienne mairie de la ville qui abrite les services de l’Etat civil.

Gilles Leclair, coordinateur des services de sécurité intérieure en Corse, a dénoncé samedi une "guérilla urbaine" et une "campagne de désinformation des nationalistes" sur les conditions de la blessure du collégien.

"On a monté la tête à certains jeunes alors qu’on n’a aucune certitude sur les circonstances dans lesquelles le collégien a été blessé", a-t-il dit.

Selon l’avocat du collégien, Jean-Guy Talamoni, également dirigeant de Corsica Libera, le jeune homme a été blessé par un tir tendu de grenade lacrymogène à faible distance et non par le tir d’une fusée marine de détresse comme l’affirment les autorités.

Le collégien est toujours hospitalisé à Bastia mais il est sorti du coma et son état de santé s’est amélioré, selon son avocat.

La manifestation, composée de nombreux jeunes et précédée d’une voiture portant un drapeau à tête de Maure, l’emblème de la Corse, avait commencé samedi vers 17H00 depuis le palais de Justice en direction de la préfecture, aux cris de "Yvan", "Liberté" ou "Assassins" et au rythme de chants corses.

Les incidents ont éclaté lors de la dispersion du cortège à proximité de la préfecture dont l’accès était barré par un cordon de CRS. Des manifestants ont jeté des pierres et des cocktails molotov en direction des forces de l’ordre qui ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes.

Les échauffourées se sont étendues rapidement autour de la mairie et sur la place Saint-Nicolas, envahie par la fumée bleue des gaz lacrymogènes.

Des panneaux de circulation ont été arrachés, des poubelles ont été incendiées et une agence de la banque Crédit Agricole a été saccagée, a constaté un journaliste de l’AFP. Un fourgon de police a également été endommagé par l’emploi d’un marron de terre, un explosif utilisé notamment pour déterrer les souches d’arbres, selon les forces de l’ordre.

Le bâtiment de La Poste a été couvert de "tags" par des manifestants. "Erignac=salope", "les Français dans les fours", "Vive la violence politique, signé FLNC", pouvait-on lire notamment sur les murs de l’édifice.

Le bâtiment de la Banque de France a également essuyé des dégâts mineurs.

Après 1789, 2009 ?

LE MONDE

La Révolution française, vingt ans après le bicentenaire, affleure à nouveau dans les discours publics. Le président de la République de reconnaître que ce n’est pas facile de gouverner un "pays régicide".

Alain Minc de mettre en garde ses "amis de la classe dirigeante" en rappelant que 1789 a commencé en 1788 et qu’il faut sans doute savoir renoncer à certains privilèges. Jean-François Copé de déplorer "la tentation naturelle de refaire en permanence 1793".

Ces énoncés témoignent pour le moins d’une inquiétude : le peuple français ne se laisse pas si facilement gouverner, il a su et saurait peut-être à nouveau devenir révolutionnaire, voire coupeur de têtes.

Parler de la Révolution française vise soit à la congédier en affirmant qu’on ne laissera pas faire à nouveau, soit à en faire le lieu d’une expérience utile pour ne pas répéter les erreurs passées.

La violence doit aujourd’hui pouvoir rester symbolique et ne pas atteindre les corps. Pour ce faire, il faut savoir d’un côté la retenir, et de l’autre tarir les sources de son surgissement.

Retenir la violence, c’est là l’exercice même du maintien de l’ordre. Or il n’appartient pas aux seules "forces de l’ordre". Les révolutionnaires conscients des dangers de la fureur cherchent constamment des procédures d’apaisement.

Lorsque les Parisiens, le 17 juillet 1791, réclament le jugement du roi, ils sont venus pétitionner au Champ-de-Mars sans armes et sans bâtons. L’épreuve de force est un pique-nique, un symbole dans l’art de la politique démocratique.

Aujourd’hui, les mouvements sont non violents, ils inventent, comme de 1790 à 1792, des formes qui permettent de dire la colère tout en retenant la violence.

Les manifestations et les grèves encadrées par les syndicats et les coordinations relèvent de cette tradition, mais on peut aussi voir des occupations avec pique-nique, un "printemps des colères" qui propose en même temps une guinguette. On lit La Princesse de Clève dans un vaste relais de voix devant un théâtre public.

Or ces outils de l’auto retenue de la violence peuvent être mis à mal par les forces de l’ordre quand elles usent de la violence répressive sur les corps. Ici encore, ce n’est pas sans rappeler la violence exécutive qui surgit contre les corps désarmés de la foule.

Le 17 juillet 1791, certains sont morts dans une fusillade sans sommation, aujourd’hui certains perdent un oeil dans un passage à tabac, des enfants rentrent chez eux traumatisés, des manifestants sont interpellés et jugés pour rébellion.

Enfin cette auto-retenue peut céder si ceux à qui est adressée la demande de nouvelles lois n’entendent pas ces émotions disruptives que sont la colère, l’indignation et même l’effroi lié à la crise. Le désir de lois protectrices est au fondement du désir de droit.

Le gouvernement joue avec le feu en refusant de traduire dans les faits cette demande populaire. Elle incarne un mode spécifique de la souveraineté en France : la souveraineté en actes. La disqualifier au nom de la seule démocratie représentative, c’est fragiliser encore davantage un pacte social d’unité déjà exsangue.

En effet, plus on s’éloigne de l’élection présidentielle, et plus la nécessité pour un président de la République de représenter le pays tout entier, réuni après la division électorale, semble négligée, voire méprisée.

Loin de tenir compte des attentes du camp adverse, notre gouvernement n’a pas non plus tenu compte de son propre camp, à qui il avait promis un meilleur niveau de vie. Aujourd’hui, la crise s’installe.

Les effets sociaux et politiques du bouclier fiscal sont devenus lisibles. On assiste à une volonté de réformer le système éducatif français sans concertation et les réformes sont vécues comme des démantèlements purs et simples.

Une dette d’honneur et de vie pourrait opposer frontalement deux groupes sociaux antagonistes et diviser profondément la société.

Dette d’honneur, car l’électorat a été trompé par un usage sans vergogne du registre démagogique et que, maintenant, il le sait.

Dette d’honneur, car le refus de concertation prend appui sur la valeur supposée des résultats électoraux en démocratie. Effectivement, Nicolas Sarkozy a été bien élu, et la valeur donnée au rituel se retourne contre ceux mêmes qui y ont cru, dans toutes les catégories sociales révoltées.

Enfin, "dette de vie", car aujourd’hui le travail et l’éducation nationale sont vécus comme des "points de vie" qui semblent disparaître sans que les plus riches semblent s’en soucier, avouant une absence totale de solidarité dans la crise.

Le mot d’ordre qui circule "nous ne paierons pas votre crise" met en évidence cette division sociale entre un "nous", les opprimés, et un "vous", les oppresseurs.

Mais elle a surgi également dans l’enceinte de Sciences Po Paris. Des étudiants de l’université étaient venus chercher des alliés dans cette maison. Ils ont été éconduits et parfois insultés, qualifiés de futurs chômeurs dont les étudiants de Sciences Po auraient à payer le RMI.

Cette violence symbolique traverse déjà donc différents segments de la société et ne peut qu’attiser la rébellion de ceux qui se sentent ainsi bafoués par une nouvelle morgue aristocratique. Les étudiants venaient chercher des alliés, ils ont rencontré des ennemis.

Mais le "nous" des opprimés n’est pas constitué uniquement des précaires, chômeurs, ou futurs chômeurs, il est constitué des classes moyennes qui sont précarisées, des classes lettrées qui manifestent et se mettent en grève pour défendre une certaine conception de l’université et des savoirs.

Il est constitué de tous ceux qui, finalement, se sentent floués et réclament "justice". A ce titre, les mouvements sociaux de cet hiver et de ce printemps sont déjà dans la tentation naturelle de refaire 1793. Ils veulent plus de justice et pour l’obtenir affirment que, malgré les résultats électoraux, ils incarnent le souverain légitime.

Cette tentation naturelle du point de vue du président de la République, c’est celle de "l’égalitarisme", terme disqualifiant le fondement même de la démocratie : l’égalité. Ce supposé égalitarisme viserait à empêcher ceux qui ont le mieux réussi en termes de gains de richesse, de pouvoir pleinement bénéficier de cette richesse.

Le bouclier fiscal serait une loi protectrice contre l’égalitarisme. Ici, refaire 1793 supposerait de refuser ce faux débat. Pendant la Révolution française, l’épouvantail brandi par les riches s’appelle "loi agraire", une volonté supposée de redistribuer toutes les terres.

Robespierre, le 24 avril 1793, en rejette l’idée : "Vous devez savoir que cette loi agraire dont vous avez tant parlé n’est qu’un fantôme créé par les fripons pour épouvanter les imbéciles ; il ne fallait pas une révolution pour apprendre à l’univers que l’extrême disproportion des fortunes est la source de bien des maux et de bien des crimes.

Mais nous n’en sommes pas moins convaincus que l’égalité des biens est une chimère. Il s’agit bien plus de rendre la pauvreté honorable que de proscrire l’opulence".

Le 17 juin 1793, il s’oppose à l’idée que le peuple soit dispensé de contribuer aux dépenses publiques qui seraient supportées par les seuls riches : "Je suis éclairé par le bon sens du peuple qui sent que l’espèce de faveur qu’on veut lui faire n’est qu’une injure. Il s’établirait une classe de prolétaires, une classe d’ilotes, et l’égalité et la liberté périraient pour jamais."

Une loi, aujourd’hui, a été votée pour agrandir cette classe d’ilotes, mais le gouvernement refuse que l’impôt sur les immenses richesses puisse venir en aide aux "malheureux".

Le pacte de la juste répartition des richesses prélevées par l’Etat semble avoir volé en éclats quand les montants des chèques donnés aux nouveaux bénéficiaires du paquet fiscal ont été connus : les 834 contribuables les plus riches (patrimoine de plus de 15,5 millions d’euros) ont touché chacun un chèque moyen de 368 261 euros du fisc, "soit l’équivalent de trente années de smic". Une dette de vies.

Lorsque Jérôme Cahuzac, député du Lot-et-Garonne, affirme qu’il est "regrettable que le gouvernement et sa majorité soient plus attentifs au sort de quelques centaines de Français plutôt qu’aux millions d’entre eux qui viennent de manifester pour une meilleure justice sociale", il retrouve en effet le langage révolutionnaire.

Ainsi le cahier de doléances du Mesnil-Saint-Germain (actuellement en Essonne) affirme : "La vie des pauvres doit être plus sacrée qu’une partie de la propriété des riches."

Certains, même à droite, semblent en avoir une conscience claire quand ils réclament, effectivement, qu’on légifère contre les bonus, les stock-options et les parachutes dorés. Ils ressemblent à un Roederer qui, le 20 juin 1792, rappelle que le bon représentant doit savoir retenir la violence plutôt que l’attiser.

Si le gouvernement est un "M. Veto" face à ces lois attendues, s’il poursuit des politiques publiques déstabilisatrices, alors la configuration sera celle d’une demande de justice dans une société divisée, la justice s’appelle alors vengeance publique "qui vise à épurer cette dette d’honneur et de vie. Malheureuse et terrible situation que celle où le caractère d’un peuple naturellement bon et généreux est contraint de se livrer à de pareilles vengeances".

Sophie Wahnich

Historienne,Chercheuse au CNRS-Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (Laios-IIac). Elle est l’auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution française, dont "L’Impossible Citoyen, l’étranger dans le discours de la Révolution française" (Albin Michel, 1997) ; "La Longue Patience du peuple, 1792, naissance de la République" (Payot, 2008).

10 BONNES RAISONS DE FAIRE A NOUVEAU LA REVOLUTION

© syti.net, 2003

Les causes de la Révolution de 1789 sont à nouveau réunies : injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés. Voici donc 10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution...

1 La hausse des prix de 40% - La misère en travaillant

A l’occasion du passage à l’Euro, les prix des produits de base ont augmenté de 40%, au bénéfice des entreprises de la grande distribution. Mais officiellement, l’inflation pendant cette période n’a été que de 2%.

Alors que les prix augmentent, les salaires réels (après impôts, taxes et cotisations diverses, loyer, eau et électricité) n’ont pas augmenté depuis 20 ans, et les salariés ne bénéficient jamais des fruits de la croissance, malgré les fantastiques bénéfices réalisées par les entreprises.

Aujourd’hui, le salaire d’une majorité de salariés est à peine suffisant pour assurer la survie quotidienne. Autrefois, les seuls pauvres étaient des chômeurs. Avec le "nouvel ordre économique", il est devenu normal d’être pauvre en travaillant.

Dans le même temps, les multinationales affichent des profits records qui bénéficient pour l’essentiel aux actionaires, rarement à l’investissement, et jamais aux salariés.

2 Deux poids et deux mesures pour les salariés et les dirigeants d’entreprises

L’écart entre les salaires est devenu astronomique. Par ailleurs, lorsqu’un salarié commet la moindre faute, il est licencié sans pitié. Le plus souvent, il est même licencié sans avoir commis de faute.

Dans le même temps, les dirigeants qui ont ruiné leur entreprise conservent leur poste en bénéficiant même d’une augmentation de salaire (comme Serge Tchuruk à Alcatel), ou bien ils reçoivent des millions d’euros d’indemnités de départ (comme Michel Bon à France Telecom, ou Jean-Marie Messier à Vivendi Universal, parti avec 20 millions d’euros, soit 27.600 fois les indemnités de chômage du salarié de base).

En 2002, le salaire moyen des PDG des grandes entreprises françaises était de 2.070.000 euros par an. Pour gagner la même somme, un salarié de base devrait travailler pendant 172 ans. (*)

(*) entreprises du CAC 40, l’indice boursier des 40 plus grandes entreprises françaises

Pour la liste complète des salaires des patrons du CAC 40, voir l’article sur le "capitalisme vampire"

3 Deux poids et deux mesures pour la justice

Selon la constitution et la déclaration des droits de l’homme de 1789, la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente.

Alors qu’on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables.

Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n’a pas causé d’accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l’école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champs.

Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d’une impunité systématique. Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien président de la Banque de France et membre du Groupe de Bilderberg) a été "totalement blanchi" à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l’affaire d’Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l’affaire du "sang contaminé", le ministre de la santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été "dispensé de peine" par le tribunal. Etc, etc...

4 Le décalage entre les impôts élevés et l’inefficience croissante des services de l’état

Malgré la médiocrité des services publics, les impôts demeurent à des niveaux très élevés. En additionnant l’impôt sur le revenu, les impôts locaux, l’impôt foncier, la TVA et les taxes sur l’essence, les prélèvements de l’état représentent plus de la moitié du revenu d’un salarié moyen.

Dans le même temps, la qualité de l’éducation se dégrade faute de professeurs en nombre suffisant, faute de locaux adaptés, et faute d’un matériel pédagogique moderne (ordinateurs, magnétoscopes, etc.).

Pire encore est le délabrement des services de santé. Dans les hôpitaux, il devient habituel que des blessés attendent pendant 24 heures sur un brancard dans les couloirs, faute de chambres et de personnel médical. Les opérations sont réalisées "à la chaîne" et les erreurs médicales se multiplient. A cause du manque d’hygiène dans les hôpitaux, les malades ont 1 chance sur 4 d’être contaminés par des maladies nosocomiales mortelles ou fortement invalidantes, causées par des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques et qui abondent en milieu hospitalier (à cause de l’emploi abusif des antibiotiques par les médecins).

5 Le sabotage organisé des services publics pour justifier leur privatisation

Les gouvernements organisent le sabotage des services publics dont l’inefficience est ensuite utilisée comme prétexte pour justifier leur privatisation.

Voici ce que l’on peut lire à propos de l’éducation publique dans un document de l’OCDE, l’organisation des Maîtres du Monde qui est également à l’origine de l’AMI :

"Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement.

Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population." (extrait du "Cahier de politique économique" n°13 de l’OCDE)

6 La corruption à tous les niveaux de l’Etat

Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l’état est causé principalement par la corruption, présente à tous les niveaux de l’administration : commune, département, région, état.

Une autre cause de ce décalage est le train de vie somptuaire des ministres et des hauts fonctionnaires : luxueux appartements et voitures de fonction, déplacements en avion et en hélicoptère, voyages à l’étranger, nombreuses escortes de motards, gardes républicains mobilisés pour un protocole pompeux, repas avec les mets les plus raffinés, cocktails et réceptions dont le coût atteint couramment 100.000 euros pour une soirée... Tout ceci est une autre façon de détourner l’argent du contribuable.

7 Les subventions abusives distribuées par l’Etat aux entreprises

Si l’état manque d’argent pour l’éducation, la santé ou les retraites, c’est aussi à cause des subventions abusives versées à des grandes entreprises, sous prétexte qu’elles vont créer des emplois, et quelquefois sans prétexte du tout. Puis une fois les subventions empochées, l’entreprise délocalise ses usines dans un pays où la main d’oeuvre est encore moins chère, ou la fiscalité plus avantageuse.

8 La tromperie des "35 heures"

En 1998, le gouvernement de Lionel Jospin présentait sa grande mesure sociale : le passage aux 35 heures de travail hebdomadaire (au lieu de 39 auparavant), en échange d’une baisse des salaires, de l’instauration de la "flexibilité" (une mesure que les entreprises réclamaient depuis 20 ans), et d’une baisse des cotisations sociales des entreprises. Le résultat est aujourd’hui un déficit de 12 milliards d’euros de la Sécurité Sociale. Un déficit qui devra être payé par les salariés (si les cotisations augmentent), ou bien par les contribuables (si l’état prend en charge le déficit), ou encore par la population dans son ensemble (si les remboursement de soins diminuent).

Autrement dit, le gouvernement Jospin a fait un "cadeau" aux salariés, tout en leur demandant de payer pour ce cadeau. En fait, les salariés ont même payé un prix supérieur à la valeur du cadeau.

Pour éviter que les salariés s’aperçoivent de la supercherie, le MEDEF (le syndicat des entreprises) a pris soin de protester vigoureusement contre les 35 heures.

9 Les accords multilatéraux négociés dans le dos des citoyens et qui vident la démocratie de son contenu

Depuis 10 ans, le pouvoir réel a été transféré progressivement et discrètement vers des organisations non-élues (OMC, OCDE, Commission Européenne) qui sont entièrement au service d’intérêts particuliers (intérêts des entreprises multinationales) au lieu de l’intérêt général. Les accords multilatéraux (AMI, AGCS) élaborés dans le secret et l’opacité par ces mêmes organisations ont vidé la démocratie de son contenu. Ces accords réduisent en effet considérablement le pouvoir et le droit des états à jouer leur rôle de régulation dans le domaine économique, social, et environnemental.

10 Le saccage de l’environnement par les entreprises, en toute impunité

Par la pollution, le CO2, la déforestation, la destruction des paysages sauvages et de la biodiversité, les "prédateurs" saccagent la nature en toute impunité. L’homme et l’environnement sont sacrifiés aux intérêts économiques des multinationales, et un avenir bien sombre se dessine pour les générations futures. Le point de non-retour écologique est sur le point d’être franchi. Pour les citoyens de cette planète, c’est maintenant qu’il faut agir.

© syti.net, 2003

Révolution française de 1789

article de wikipédia

La Révolution française est une période de l’histoire de France qui commence en 1789 avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille et s’achève avec le coup d’État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte.

C’est un moment fondamental de l’histoire de France, marquant la fin de l’Ancien Régime et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la Première République qu’ait connue le pays. La Révolution française mit fin à la royauté, à la société d’ordres et à tous les privilèges. Avec la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, elle proclama l’égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers de représentants élus.

La Révolution française a créé des divisions immédiates et durables entre les partisans des idées révolutionnaires et les défenseurs de l’ordre ancien, et aussi entre les anticléricaux et l’Église catholique.

Dès son commencement, la portée universelle des idées de la Révolution française a été proclamée par ses partisans, et l’importance de ses conséquences reconnue par ses adversaires[1]. Son impact a été considérablement accru par les guerres de la Révolution française et de l’Empire, lesquelles ont touché une large partie de l’Europe continentale, avec la création de « républiques sœurs » et la transformation des frontières et des États d’Europe. La Révolution est restée un objet de débats et une référence positive ou négative tout au long des deux siècles qui l’ont suivie, en France comme dans le monde.

voir la suite et notamment les mutiples liens dans l’article de wikipédia

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