AID Association initiatives dionysiennes
Des conditions de vie en dégradation continue pour la majorité de la population

VIE QUOTIDIENNE

Quelques nouveaux exemples pour ne rien arranger

mercredi 20 janvier 2010 par JMT

Une journée d’actions et de grèves des fonctionnaires, contre les suppressions de postes et les réformes de l’Etat en cours, provoquera jeudi des perturbations dans l’enseignement, les hôpitaux, à l’équipement ou dans les services communaux, selon les syndicats.

Plus d’un propriétaire sur trois conserve le dépôt de garantie versé par le locataire lors de la signature du bail, dénonce mercredi une étude de l’association de défense des consommateurs CLCV qui pointe des "abus caractérisés".

La parité hommes-femmes dans le secteur public se porte mal, voire très mal, selon un rapport publié mercredi l’Observatoire de la vie politique et parlementaire, qui fait état d’une dégradation en 2009 par rapport à 2008.

Le gouvernement souhaite que les tarifs réglementés de l’électricité soient plus élevés lorsque la consommation est forte afin d’inciter les foyers à réduire leur demande durant ces périodes, selon un avant-projet de loi dont l’AFP a obtenu une copie.

Trente-trois pour cent des enseignants des écoles maternelles et élémentaires seront en grève jeudi, a annoncé mercredi le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, à partir de premières estimations établies sur 54 départements.

Le ministre de la Fonction publique Eric Woerth a affirmé mercredi ne pas pouvoir "faire autrement" que de réduire les effectifs de la Fonction publique, qui ont diminué de 100.000 en trois ans, alors que trois fédérations syndicales appellent les fonctionnaires à la grève jeudi.

Des grèves jeudi dans l’enseignement, les hôpitaux ou les collectivités locales

PARIS (AFP) - 20/01/10 19h22

Une journée d’actions et de grèves des fonctionnaires, contre les suppressions de postes et les réformes de l’Etat en cours, provoquera jeudi des perturbations dans l’enseignement, les hôpitaux, à l’équipement ou dans les services communaux, selon les syndicats.

Des fonctionnaires de l’Education nationale manifestent, le 24 novembre 2009 dans les rues de Lille

Environ cinq millions de fonctionnaires sont appelés à une grève nationale par la CGT, Solidaires et la FSU, la CFDT et l’Unsa ne se joignant à eux que dans l’enseignement et l’Equipement.

"Environ 120 manifestations sont organisées, le plus souvent le matin en province", dont trois grandes à Paris, Lille et Toulouse, a déclaré à l’AFP Jean-Marc Canon, secrétaire général des fonctionnaires CGT.

"Le pouvoir d’achat des fonctionnaires a perdu 8% en dix ans" et "sur l’emploi, le gouvernement refuse de négocier", a dit M. Canon.

Les appels à la grève seront nombreux dans l’éducation, avec même un préavis national de la CFDT pour le privé. Dans le primaire public, près de 20% des enseignants (selon le ministère) et 33% (selon la FSU) entendent faire grève.

Les parents d’élèves de la FCPE, les lycéens de l’UNL et la Fidl ont appelé ensemble à des assemblées générales. Un rassemblement est prévu à Paris, place de la Sorbonne à 10h00.

"Les 50.000 postes d’enseignants supprimés depuis 2007 ont des conséquences très lourdes : classes de plus en plus chargées, options supprimées, remplacements non assurés", disent la FCPE, l’UNL et la Fidl.

Le Sgen-CFDT craint en particulier que les professeurs néo-titulaires exercent à temps plein à partir de la rentrée 2010. La réforme "n’atteindra qu’un seul but en 2010 : la suppression de 18.000 postes dans l’Education nationale", disent FCPE, UNL et Fidl.

A la veille d’une journée d’action et de grève des fonctionnaires, le ministre de l’Education évoque l’idée de travailler avec "Pôle emploi" pour améliorer le système de remplacement des professeurs absents.

Dans les universités, l’UNEF (étudiants) et 19 syndicats appellent en particulier à manifester contre le recrutement des futurs enseignants des écoles, collèges et lycées au niveau du Master 2 (bac+5).

De son côté, la fonction publique hospitalière va "s’exprimer alors que les pétitions contre les suppressions de postes se multiplient, que des hôpitaux, ont connu de longues grèves et qu’une manifestation est prévue le 26 janvier contre la création d’un ordre infirmier", selon M. Canon.

La fonction publique territoriale sera mobilisée contre les "projets visant à limiter les recrutements des communes à des personnes sans statut" de fonctionnaire, "vulnérables aux pressions des élus", a souligné la CGT.

Les syndicats dénoncent des simulacres de concertation : "les dossiers de réformes sont présentés, certes à l ?occasion de multiples réunions en tout genre, mais tout est déjà cadré et un retour en arrière présenté comme quasi-impossible", a affirmé Solidaires.

Les réformes en cours, qui verront les DDE, DDASS et autres services départementaux regroupés partout en deux ou trois grandes directions inquiètent tout particulièrement à l’Equipement et à la Répression des fraudes. A Pôle Emploi, les agents franciliens sont appelés à la grève.

Le ministre de la Fonction publique Eric Woerth a reconnu devant l’Assemblée nationale "que 100.000 emplois de fonctionnaires ont disparu depuis 2007" mais cité des administrations d’autres pays "fonctionnant avec moins de fonctionnaires, avec une bonne qualité de service public".

"Nous allons continuer et poursuivre la diminution du nombre de fonctionnaires" a déclaré le ministre, en marge d’une conférence de presse, en citant l’exemple de l’administration fiscale qui "marche infiniment mieux qu’il y a quelques années, avec moins de fonctionnaires".

Plus d’un propriétaire sur trois ne rembourse pas le dépôt de garantie, selon une étude

PARIS (AFP) - 20/01/10 18h54

Plus d’un propriétaire sur trois conserve le dépôt de garantie versé par le locataire lors de la signature du bail, dénonce mercredi une étude de l’association de défense des consommateurs CLCV qui pointe des "abus caractérisés".

Une rue de Nancy, le 10 juillet 2009.

Selon cette enquête de la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie, le remboursement du dépôt de garantie par le bailleur à la fin d’une location est l’un des principaux litiges entre propriétaires et locataires.

Dans plus d’une location sur trois (37,50%), le dépôt de garantie n’est pas restitué par le propriétaire, une situation qui incite 30% des locataires concernés à effectuer ou à envisager un recours amiable ou judiciaire.

Si 52,50% des locataires récupèrent leur argent, seuls 10% d’entre eux reçoivent la totalité du montant déposé, selon la CLCV.

En outre, plus d’un propriétaire sur quatre (28,70%) ne fournit aucune pièce justificative pour expliquer les retenues effectuées sur le dépôt de garantie, selon le document.

Impayés de loyers, charges non régularisées, travaux, détérioration des lieux, non paiement de la taxe d’habitation ou de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères sont essentiellement les raisons évoquées par les propriétaires pour expliquer ces retenues.

Depuis février 2008, le montant du dépôt de garantie correspond à l’équivalent d’un mois de loyer hors charges. Pour les baux conclus antérieurement à cette date, il équivaut à deux mois de loyer hors charges.

Le dépôt de garantie est souvent restitué hors délai dans quasiment un cas sur trois (31,87%), sans que le locataire soit indemnisé, selon la CLCV.

Le retard est de plus d’un mois par rapport au délai légal (deux mois à la fin de la location), précise l’association qui plaide pour une modification des modalités de restitution du dépôt de garantie.

L’association demande notamment que le bailleur produise des factures attestant des éventuels travaux de réparation justifiant la retenue effectuée sur le dépôt de garantie.

L’enquête de la CLCV a été réalisée en 2009 à partir de 160 dossiers représentatifs de diverses situations : logement loué par le bailleur, via une agence immobilière, locataire en place depuis peu ou depuis longtemps.

Parité : très mauvais bilan 2009 pour le secteur public

PARIS (AFP) - 20/01/10 18h30

La parité hommes-femmes dans le secteur public se porte mal, voire très mal, selon un rapport publié mercredi l’Observatoire de la vie politique et parlementaire, qui fait état d’une dégradation en 2009 par rapport à 2008.

Christine Kelly (G), et Françoise Laborde, seules femmes membres du CSA, avec le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel Michel Boyon, le 23 novembre 2009 à Paris

Le directeur de l’Observatoire, Denys Pouillard, évoque un "très mauvais bilan".

Ainsi, souligne l’observatoire, lorsqu’il s’agit de nominations à des postes de titulaires dans les institutions et administrations publiques, organismes extraparlementaires ou autres organismes dont les nominations aux conseils d’administration sont publiées au Journal officiel, la tendance "est généralement à une plus forte représentation masculine", laissant aux femmes les sièges de suppléants.

Le détail de la composition des conseils "montre, à l’évidence, qu’aucune impulsion (...) venant des pouvoirs publics n’a été faite pour inciter les organismes représentatifs de l’Etat ou des représentations syndicales ou associatives, à intégrer plus de parité", note encore l’observatoire.

Ce rapport est diffusé alors qu’une proposition de loi UMP pour féminiser les conseils d’administration des grandes entreprises privées par l’instauration de quotas devait être débattue mercredi à l’Assemblée nationale.

Sur près d’une centaine d’organismes ou d’administrations où des nominations ont été effectuées l’an dernier, le rapport en relève moins d’une vingtaine qui ont respecté la parité.

Exemple : les deux femmes qui avaient été désignées par les anciens présidents de la République et du Sénat pour siéger au CSA ont été remplacées par Françoise Laborde et Christine Kelly.

Electricité : les tarifs pourraient augmenter lors des pics de consommation

PARIS (AFP) - 20/01/10 17h11

Le gouvernement souhaite que les tarifs réglementés de l’électricité soient plus élevés lorsque la consommation est forte afin d’inciter les foyers à réduire leur demande durant ces périodes, selon un avant-projet de loi dont l’AFP a obtenu une copie.

Lignes électriques non datées, non situées.

"La structure et le niveau des tarifs réglementés de vente d’électricité hors taxes sont fixés afin d’inciter les clients à limiter leur consommation aux périodes où la consommation de l’ensemble des consommateurs est la plus élevée", est-il indiqué dans l’article 2 de cet avant-projet de loi de dit "de réforme du marché de l’électricité".

La consommation française d’électricité atteint des niveaux très élevés le soir en hiver, en raison du fort équipement des Français en chauffage électrique.

Ces pics de consommation obligent la France à acheter de plus en plus d’électricité à l’étranger et à avoir recours à des moyens de production polluants, telles que les centrales à charbon ou au fioul.

L’avant-projet de loi indique aussi que les tarifs réglementés seront désormais fixés sur "propositions motivées" de la Commission de régulation de l’Energie (CRE). Ces propositions seront "réputées acquises" au bout de trois mois sauf en cas d’opposition du ministre de l’Energie ou du ministre de l’Ecologie.

Jusqu’à présent, les tarifs réglementés, dont bénéficient 95% des ménages français, sont fixés par ces deux ministres après simple avis consultatif de la CRE.

Le texte entérine en outre la disparition des tarifs réglementés pour les grandes et moyennes entreprises "à partir du 31 décembre 2015", comme annoncé par le gouvernement en septembre.

Ces tarifs, inférieurs aux prix de marché, sont très critiqués par la Commission européenne qui juge qu’ils constituent une aide d’Etat en faveur des entreprises françaises.

Par ailleurs, le projet de loi indique qu’Electricité de France (EDF) devra céder un "volume global maximal" de 120 térawattheures (TWh) d’électricité d’origine nucléaire par an à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Energie, etc.) jusqu’en 2025.

Cela représente un peu plus de 30% de la production des 58 réacteurs nucléaires de l’ancien monopole public (390 TWh en 2009).

Cet avant-projet de loi a été présenté mardi par la Direction générale de l’Energie et du Climat (DGEC) à une cinquantaine d’acteurs du marché de l’électricité lors d’une réunion de concertation à La Défense.

Une nouvelle réunion de "concertation" doit se tenir le 8 février, ont indiqué plusieurs participants à l’AFP.

Ce projet de réforme de l’électricité, censé stimuler la concurrence dans le secteur, devait entrer en vigueur au 1er juillet 2010. Ayant subi plusieurs mois de retard, il pourrait ne pas être applicable avant mi-2011, selon des sources parlementaires.

Un tiers des enseignants du primaire en grève jeudi, selon un syndicat

PARIS (AFP) - 20/01/10 14h01

Trente-trois pour cent des enseignants des écoles maternelles et élémentaires seront en grève jeudi, a annoncé mercredi le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, à partir de premières estimations établies sur 54 départements.

Des fonctionnaires de l’Education nationale manifestent, le 24 novembre 2009 dans les rues de Lille

Dans un communiqué, le syndicat prévoit des grèves fortes dans les Alpes-Maritimes (62 %), en Lozère et Pyrénées-Atlantiques (60 % dans ces deux départements), dans la Creuse, la Meurthe-et-Moselle, le Tarn, la Loire-Atlantique, la Nièvre ou les Yvelines (50 % dans chacun de ces départements).

Les estimations émanant des 54 départements représentent 58 % de la profession, précise le SNUipp.

Le ministre de l’Education Luc Chatel a affirmé mercredi que moins de 20 % des enseignants des écoles devraient être en grève, sur la base des déclarations préalables de grève rendues obligatoires par la loi sur le service minimum d’accueil.

Cette loi oblige les communes à organiser un accueil des élèves à partir du moment où plus de 25 % des enseignants d’une école se sont déclarés grévistes.

Lors de la précédente journée de grève dans le primaire, le 24 novembre 2009, M. Chatel avait annoncé la veille que 20 % des enseignants des écoles s’étaient déclarés en grève. Le ministère avait établi le jour même un taux de 13,39 % de grévistes. Le SNUipp-FSU en avait alors prévu 31 %.

CGT, FSU et Solidaires organisent jeudi une journée de grève et d’actions des fonctionnaires, notamment contre les suppressions de postes. Dans l’Education nationale, Sgen-CFDT et Unsa Education appellent aussi à la grève.

Woerth : "on ne peut pas faire autrement" que de réduire le nombre de fonctionnaires

PARIS (AFP) - 20/01/10 12h01

Le ministre de la Fonction publique Eric Woerth a affirmé mercredi ne pas pouvoir "faire autrement" que de réduire les effectifs de la Fonction publique, qui ont diminué de 100.000 en trois ans, alors que trois fédérations syndicales appellent les fonctionnaires à la grève jeudi.

Le ministre du Budget Eric Woerth s’exprime à Paris, le 7 janvier 2010

CGT, FSU et Solidaires appellent les 5,2 millions de fonctionnaires à une journée de grève et d’actions contre les suppressions de postes et les réformes de l’Etat en cours. Déjà 114 manifestations et rassemblements sont prévues, selon eux.

"Il y a trois organisations syndicales sur huit qui appellent à la grève. Elles estiment qu’il y a des problèmes d’emplois dans la Fonction publique, nous on estime qu’il faut diminuer les effectifs de la Fonction publique", a expliqué le ministre sur France 2.

"On a diminué de 100.000 le nombre de fonctionnaires depuis deux ans et demi à trois ans, on ne peut pas faire autrement", a-t-il assuré, ajoutant qu’il fallait "conserver notre service public et réformer notre service public. Il doit être à la fois moins coûteux et plus performant".

Selon lui, "on négocie sans arrêt avec les organisations syndicales. On négocie et plus que ça, on transforme la Fonction publique", a insisté M. Woerth, précisant que "les organisations syndicales ne sont pas toujours d’accord, mais le dialogue social est extrêmement important et dense".

VIDEOS

Absence des enseignants : vers un partenariat avec "Pôle Emploi"

PARIS (AFP) - 20/01/10 19h19

A la veille d’une journée d’action et de grève des fonctionnaires, le ministre de l’Education évoque l’idée de travailler avec "Pôle emploi" pour améliorer le système de remplacement des professeurs absents.

Durée : 0mn39

Lilian Thuram appelle à "dépasser la couleur de peau"

PARIS (AFP) - 19/01/10 23h54

Plusieurs personnalités lancent un appel pour une République "multiculturelle et postraciale" à l’initiative de l’historien François Durpaire. Parmi les personnalités, l’ex-international de football Lilian Thuram qui appelle à "dépasser la couleur de peau".

Durée : 2mn06


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