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En attendant le séminaire gouvernemental sur l’identité nationale

ETHNIES ET IDENTITE NATIONALE

On pourra parler d’ethnies dans de "petites" enquêtes ?

vendredi 5 février 2010 par JMT

Une écrasante majorité de Français (76%) pensent qu’il existe une "identité nationale française" et 74% se disent "fiers" d’être Français, selon un sondage TNS Sofres pour le ministère de l’Immigration présenté vendredi.

Favorable à une utilisation limitée et contrôlée des statistiques ethniques, qui seraient exclues des grandes enquêtes publiques, le comité d’experts qui a rendu ses conclusions vendredi, a refusé tout amalgame entre ses travaux et le débat sur l’identité nationale.

La France devrait faire un pas prudent vers la prise en compte de critères ethniques dans les statistiques de population, jusqu’ici totalement proscrite car contraire au principe républicain d’égalité, estime vendredi un rapport commandé par le gouvernement.

VIDEOS

Identité nationale : rapport d’étape d’Eric Besson

PARIS (AFP) - 05/02/10 22h15

En attendant le séminaire gouvernemental animé par le Premier ministre et qui est destiné à tirer les "conclusions" du débat sur l’identité nationale, le ministre de l’Immigration Eric Besson a présenté vendredi son rapport d’étape sur la question.

Durée : 1mn20

Statistiques éthniques : des experts pour un usage contrôlé

PARIS (AFP) - 05/02/10 20h39

Les critères ethno-raciaux doivent être écartés des grandes statistiques publiques mais les chercheurs peuvent les utiliser, sous contrôle, dans des enquêtes ciblées : c’est la conclusion du comité d’experts qui rend vendredi son rapport sur les statistiques ethniques.

Durée : 0mn49

Statistiques ethniques : les experts pour un usage sous contrôle

PARIS (AFP) - 05/02/10 16h30

Les critères ethno-raciaux doivent être écartés des grandes statistiques publiques mais les chercheurs peuvent les utiliser, sous contrôle, dans des enquêtes ciblées : c’est la conclusion du comité d’experts qui rend aujourd’hui au gouvernement son rapport.

Durée : 0mn41

Pour 76% des Français, il existe une identité nationale française

PARIS (AFP) - 05/02/10 22h55

Une écrasante majorité de Français (76%) pensent qu’il existe une "identité nationale française" et 74% se disent "fiers" d’être Français, selon un sondage TNS Sofres pour le ministère de l’Immigration présenté vendredi.

Des drapeaux français

L’enquête reprend les questions posées par le ministère dans le cadre du "grand débat sur l’identité nationale" lancé le 2 novembre par le ministre de l’Immigration Eric Besson. Elle a été présentée lors d’une conférence de presse par Brice Teinturier, directeur chez TNS Sofres, et par M. Besson.

A la question "existe-t-il à vos yeux une identité française ?", 33% répondent "oui, tout à fait" et 43% "oui, plutôt". Ils sont 19% à répondre "non pas vraiment" et 4% "non pas du tout". 1% n’ont pas d’opinion.

36% des personnes interrogées sont "très fiers" d’être Français", 38% sont "assez fiers", 24% "pas spécialement fiers" et 2% "pas fiers du tout".

Ils sont aussi 29% à se dire "Français uniquement", 42% "Français et citoyen de l’Union européenne", 18% "citoyen du monde", 5% "à la fois Français et d’un autre pays".

Pour 65%, l’identité française a tendance à "s"affaiblir" en raison de la perte des valeurs (29%), de l’immigration (25%), pour des raisons politiques (18%), de la diversité culturelle et ethnique (18%) et de la religion (6%).

S’agissant des acteurs et institutions qui doivent contribuer à valoriser l’identité nationale, l’école arrive largement en tête (78%), suivie de la famille (57%).

La culture, la langue et les traditions (30%), la géographie (28%), l’histoire (24%), sont les plus souvent cités par les sondés pour dire qu’il existe bien une identité nationale française.

En attendant le séminaire gouvernemental animé par le Premier ministre et qui est destiné à tirer les "conclusions" du débat sur l’identité nationale, le ministre de l’Immigration Eric Besson a présenté vendredi son rapport d’étape sur la question

Ainsi, en commentant cette enquête, M. Besson a souligné auprès de l’AFP que "l’identité nationale française existe" et que "les Français y sont très attachés". Il a jugé que les Français aspiraient à un "renouvellement du pacte républicain" avec "un équilibre entre droits et devoirs".

Pour se définir, les Français mettent en avant leurs "convictions" et leurs valeurs (49%), loin devant les passions et centres d’intérêt (39%), la nationalité (3O%), le lieu de vie (30%), le travail (29%), les origines familiales (27%).

La liberté d’expression (98%), les droits de l’Homme (97%), le système de protection sociale (97%), l’égalité entre les hommes et les femmes (96%), la langue française (96%) sont considérés comme les éléments les plus importants de représentation de la France.

Le sondage a été réalisé du 20 au 26 janvier auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 personnes.

Mesure de la diversité et identité nationale : les experts refusent l’amalgame

PARIS (AFP) - 05/02/10 22h54

Favorable à une utilisation limitée et contrôlée des statistiques ethniques, qui seraient exclues des grandes enquêtes publiques, le comité d’experts qui a rendu ses conclusions vendredi, a refusé tout amalgame entre ses travaux et le débat sur l’identité nationale.

Les critères ethno-raciaux doivent être écartés des grandes statistiques publiques mais les chercheurs peuvent les utiliser, sous contrôle, dans des enquêtes ciblées : c’est la conclusion du comité d’experts qui rend aujourd’hui au gouvernement son rapport

Après dix mois d’études sur ce sujet controversé et plusieurs reports, le comité pour la mesure de la diversité et des discriminations (COMEDD), a remis son rapport au commissaire à l’Egalité des chances, Yazid Sabeg, à trois jours du séminaire gouvernemental sur l’identité nationale.

"Si on essaie de récupérer notre affaire en la politisant, en l’enrôlant dans un camp, je protesterai énergiquement", a averti le président du COMEDD, François Héran, ancien directeur de l’Institut national d’études démographiques (Ined), dans un entretien à l’AFP.

"Il n’y a aucun lien entre nos travaux et le débat sur l’identité nationale", a renchéri M. Sabeg devant la presse, affirmant que le calendrier était "fortuit". Il a toutefois indiqué qu’il "devrait être présent" lundi au séminaire gouvernemental et y appuierait des propositions du COMEDD.

Le rapport, rédigé par ce comité de 27 personnalités dont certaines restent critiques sur certains points, préconise de s’en tenir à l’utilisation de données issues de l’état civil, comme le pays de naissance ou la nationalité, pour les statistiques publiques courantes, telles que les grandes enquêtes de l’Insee et le recensement.

Pour le recensement, il propose d’introduire des données sur le pays ou département de naissance et la nationalité des parents. "C’est le seul moyen de pouvoir suivre la trajectoire des enfants d’immigrés, de voir ce qui leur arrive, quelles sont leurs destinées, leurs chances, leur exposition à la discrimination", a estimé M. Héran.

Une suggestion critiquée par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) qui veut écarter tout risque de trier "les Français +purs+ de ceux à ascendance étrangère", mais aussi par la CGT, également associée au COMEDD, et SOS Racisme. Siégeant au comité, Alain Obadia, membre du Conseil économique et social, a souligné son "désaccord" sur ce point.

Le COMEDD suggère aussi que les grandes entreprises puissent réaliser des enquêtes sur la diversité comparables aux études sur la parité hommes/femmes, en se cantonnant toujours à des données de l’état civil.

Pour autant, il n’écarte pas totalement le recours à des critères ethno-raciaux, comme c’est déjà le cas pour des enquêtes ciblées réalisées par des chercheurs, mais avec un "contrôle accru" de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), a précisé M. Héran.

Pour ces modifications, "il n’y a aucune nécessité de recourir à la loi", a relevé M. Sabeg.

Le COMEDD souhaite aussi la création d’un observatoire des discriminations intégré à la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) pour "piloter les enquêtes dans les entreprises", selon M. Héran, qui suggère aussi "d’étendre les missions de la Halde" par la voie législative. Une idée approuvée par M. Sabeg.

La question des statistiques ethniques avait soulevé une large controverse. Partisan de telles statistiques, Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), a salué un "rapport équilibré, nuancé", regrettant qu’il soit rendu en plein débat sur l’identité nationale. La CFDT, qui a participé au COMEDD, s’est également déclarée "satisfaite" de ses préconisations.

La loi française interdit l’utilisation dans les statistiques de données sensibles, comme la religion ou les origines ethno-raciales, mais des dérogations existent en fonction de la finalité, notamment scientifique, des études.

La France appelée à faire un pas prudent vers des statistiques ethniques

PARIS (AFP) - 05/02/10 19h14

La France devrait faire un pas prudent vers la prise en compte de critères ethniques dans les statistiques de population, jusqu’ici totalement proscrite car contraire au principe républicain d’égalité, estime vendredi un rapport commandé par le gouvernement.

Le commissaire à la Diversité Yazid Sabeg , le 7 mai 2009 à l’Elysée

Le Comité pour la mesure de la diversité et des discriminations (Comedd), qui a remis son étude au commissaire à l’Egalité des chances, Yazid Sabeg, un homme d’affaires d’origine algérienne chargé de faire des propositions pour la promotion des minorités, exclut l’officialisation des statistiques ethniques.

Cependant pour le recensement de la population, les experts proposent d’introduire des données d’état civil sur deux générations, c’est-à-dire le pays ou département de naissance et la nationalité de l’intéressé et de ses parents.

Une suggestion critiquée par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) qui veut écarter tout risque de trier "les Français +purs+ de ceux à ascendance étrangère". L’organisation non gouvernementale SOS Racisme y est également hostile, dénonçant "une logique de comptage segmenté de la population et pas une logique de lutte contre les discriminations".

Le comité suggère aussi que les entreprises puissent réaliser des enquêtes sur la diversité ethnique de leurs salariés en se cantonnant à l’usage de ces données issues de l’état civil.

Enfin il n’écarte pas totalement le recours à des critères ethno-raciaux, comme c’est déjà le cas pour des enquêtes ciblées réalisées par des chercheurs, mais avec un contrôle accru.

Actuellement, la loi française interdit l’utilisation dans les statistiques de données sensibles, comme la religion ou les origines ethno-raciales, mais des dérogations existent en fonction de la finalité, notamment scientifique, des études.

La question des statistiques ethniques a soulevé une large controverse, tant parmi les chercheurs que dans les milieux politique et associatif.

Partisan de telles statistiques, le président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), Patrick Lozès, a salué un "rapport équilibré, nuancé".

La publication de ce rapport intervient en pleine concertation sur l’identité nationale. Ce grand débat prôné par le président français Nicolas Sarkozy est vivement critiqué par la gauche et par certains membres de la majorité de droite, qui craignent une stigmatisation des immigrés, pour la plupart des musulmans originaires d’Afrique et du Maghreb.

M. Sarkozy s’était prononcé dans le passé en faveur de la discrimination positive, c’est-à-dire la promotion des minorités par l’instauration de quotas pour certaines fonctions.

Mais le concept d’inspiration américaine est peu prisé en France en raison du principe républicain d’égalité et en décembre 2008 il avait finalement annoncé un plan pour la promotion sociale et dans le système universitaire des jeunes issus des quartiers défavorisés, qui sont aussi la plupart du temps issus de l’immigration.


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