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Etats Généraux de l’Outre-Mer et GERRI au programme de Numérobis

FILLON EN MISSION A LA REUNION

mais quelques cactus pourraient gripper la machine protocolaire

mercredi 8 juillet 2009 par JMT

Le Premier ministre, François Fillon sera en visite à La Réunion les jeudi 9 et vendredi 10 juillet 2009. Il se rendra également à Mayotte et aux Comores le samedi 11 juillet.

Les conséquences grève des salariés du Crédit Agricole, du 7 au 30 avril 2009, continuent à se faire ressentir 2 mois après la fin du mouvement. En effet, selon les délégués syndicaux CFDT de l’entreprise, « un très mauvais climat social règne dans l’entreprise ». « Chasse aux sorcières », « délations », « licenciements » ou encore « assignations au tribunal », autant de faits que dénoncent les représentants syndicaux. Ils souhaitent que la situation revienne à la normale et que le climat soit « apaisé ».

Les communes de Saint-Pierre et du Tampon occuperont une place prépondérante dans le cadre de la première visite officielle qu’effectuera, jeudi et vendredi, le chef du gouvernement à la Réunion.

Des apiculteurs ont manifesté ce mardi 7 juillet 2009 devant les locaux de la direction de l’agriculture et de la forêt. Ils ont transporté des ruches à bord de leurs camions et ont déversé du miel à l’entrée du bâtiment.

L’ensemble des organisations patronales et syndicales du BTP (bâtiment et travaux publics) ont déposé une motion commune en préfecture ce mardi 7 juillet 2009. Le document « alerte le gouvernement, les décideurs politiques et économiques sur l’extrême gravité de la situation dans le secteur et sur l’urgence à relancer les chantiers ».

Les transporteurs et les terrassiers entendent organiser des actions pour la visite de François Fillon, jeudi. Mis en difficulté par le manque d’activités, ils veulent du concret en matière d’accès à la commande publique et d’application du plan Corail.

Le préfet vient d’accorder un permis de construire à EDF pour la nouvelle centrale thermique du Port Est. Démarrage du chantier en septembre, après enquête publique, et mise en service de l’équipement fin 2010, pour un coût de 500 millions d’euros.

Réunion, : Au programme de la visite de Fillon

La Réunion (IPR) - 08/07/09 14h15

Le Premier ministre, François Fillon sera en visite à La Réunion les jeudi 9 et vendredi 10 juillet 2009. Il se rendra également à Mayotte et aux Comores le samedi 11 juillet. Il sera accompagné de Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en œuvre du plan de relance, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, et Marie-Luce Penchard, secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer.

François Fillon (photo : Benjamin Lemaire)

Il arrivera jeudi 9 juillet à 10 heures à La Réunion. Il se rendra alors au monument aux morts, rue de Paris, pour une cérémonie en présence du conseil municipal de Saint-Denis et des autorités civiles, judiciaires et militaires.

Puis viendra l’heure de l’inauguration de la route des Tamarins durant laquelle le Premier ministre fera un discours, assistera à la présentation de panneaux sur les grands chantiers et à la pose d’une plaque de la 1ère ferme photovoltaïque de la route. Il terminera cette première journée de visite à Saint Pierre où il rencontrera les élus et les habitants.

Vendredi 10 juillet, François Fillon sera au Tampon où il visitera deux classes de soutien sclaire. Puis il participera à une réunion des présidents et des rapporteurs des 8 ateliers des états généraux de l’Outre-mer.

Il prendra ensuite la direction de Bras Panon pour une présentation de l’activité agricole « Bagasse », une rencontre avec les planteurs et une présentation des produits locaux. Il terminera son tour de l’île à Saint-Denis pour l’inauguration du laboratoire du Centre de recherche et de veille sur les maladies émergentes dans l’Océan Indien.

À cette occasion, le projet GERRI lui sera présenté. Il va clore sa visite par un passage aux journaux télévisés du soir. Il prendra ensuite la direction de Mayotte pour une nouvelle journée marathon.

Réunion Un climat social dégradé

La Réunion (IPR) - 07/07/09 16h15

Les conséquences grève des salariés du Crédit Agricole, du 7 au 30 avril 2009, continuent à se faire ressentir 2 mois après la fin du mouvement. En effet, selon les délégués syndicaux CFDT de l’entreprise, « un très mauvais climat social règne dans l’entreprise ». « Chasse aux sorcières », « délations », « licenciements » ou encore « assignations au tribunal », autant de faits que dénoncent les représentants syndicaux. Ils souhaitent que la situation revienne à la normale et que le climat soit « apaisé ».

Mardi 7 Juillet 2009 Conférence de presse à la CFDT

Suite à la grève, 5 salariés seraient en voie de licenciement pour fautes lourdes selon les délégués syndicaux. Ils sont accusés d’avoir dégradé des distributeurs de billets durant le mouvement de grève. Ils devraient passer devant le Tribunal Correctionnel le 20 octobre prochain.

Par ailleurs, 19 autres ont été assignés devant le TGI de Saint-Denis pour « fait de grève » affirme la CFDT. L’une des personnes menacées de licenciement est Jean-Paul Ferrère, délégué syndical CFDT qui a été sur le front de la grève tout au long des 23 jours. Aujourd’hui, il dénonce le comportement de la direction qui, selon lui, ferait tout pour obtenir son départ.

Malgré tout, le représentant syndical dit ne rien regretter. « Ce mouvement a été historique au sein de l’entreprise », souligne t-il. « Nous avons impulsé un réel mouvement de mécontentement au niveau national », ajoute t-il, en faisant référence aux mouvement qui a eu lieu au sein des bureaux de Champagne-Ardenne où un accord sur l’intéressement à hauteur de 16% a été trouvé.

Un accord jugé « positif » qui contraste avec celui qui existe à La Réunion et qui est dénoncé par la CFDT. « Il s’agit d’une ratification qui a été obtenue par des moyens douteux », indique Jean-Paul Ferrère. Le syndicat prévoit même de demander son invalidité.

Désormais, les syndicalistes souhaitent l’apaisement et la fin des procédures en cours. A défaut, ils se disent prêts à reprendre la grève. « Le mouvement a été suspendu jusqu’à nouvel ordre. S’ils veulent couper des têtes, nous sommes prêts à reprendre les actions à tout moment et de façon plus virulente ».

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François Fillon aux quatre coins de l’île

CLICANOO.COM

Les communes de Saint-Pierre et du Tampon occuperont une place prépondérante dans le cadre de la première visite officielle qu’effectuera, jeudi et vendredi, le chef du gouvernement à la Réunion.

François FILLON

Le Premier ministre innove. Jeudi soir, avec ses services, il passera la nuit, non pas à la préfecture, comme il est de coutume, mais au “Palm Hôtel”, le 4 étoiles qui surplombe la mer à Petite-Ile dans le Sud.

Depuis qu’il a pris ses fonctions à Matignon, François Fillon se rend pour la première fois à la Réunion. Il arrive jeudi matin, à 10 heures, à la Base aérienne de Gillot.

Comme le veut le protocole, le Premier ministre déposera une gerbe devant le Monument aux morts, rue de la Victoire, avant de descendre à pied jusqu’à la préfecture où il recevra les parlementaires de l’île à un déjeuner républicain.

Aux environs de 14 heures, direction la route des Tamarins pour une deuxième inauguration, après celle en grandes pompes et assez coûteuse du mois de juin. François Fillon fera un discours en présence notamment de Paul Vergès, le président de la Région.

Déjeuner privé à la Plaine-des-Cafres

Après l’Ouest, le deuxième grand rendez-vous de cette première journée de visite a été fixé à la mairie de Saint-Pierre pour un grand rassemblement populaire et politique où le Premier ministre aura sûrement droit à un bain de foule.

Dans ce registre, le maire et président de UMP, Michel Fontaine, sait y faire. Le chef du gouvernement s’adressera à la population en présence de nomberux élus de droite conviés par le maire de Saint-Pierre.

Après une nuit au “Palm Hôtel”, la deuxième journée de visite démarrera, vendredi matin, au Tampon, autre commune du Sud. Vers 9h30, accompagné du député-maire Didier Robert, François Fillon visitera l’école primaire “Juste Sauveur” à la Zac de la Châtoire où il sera question d’égalité des chances, de réussite scolaire et de TIC, des thèmes chers à Didier Robert, qui a toujours plaidé en faveur du volet éducatif.

À 10h30, le Premier ministre assistera à la restitution des différents ateliers dans le cadre des états généraux, salle Paul Badré, toujours au Tampon.

Suivra un déjeuner privé dans un gîte à la Plaine-des-Cafres. Le chef du gouvernement mettra ensuite le cap vers l’Est où il est attendu dans le champ de cannes du planteur Mussard, chemin Jules Vabois, en face du stade de football de Bras-Panon où les agents municipaux mettent le paquet depuis quelques jours pour nettoyer le site et ses environs.

Sur place, une fois que le maire de Bras-Panon Daniel Gonthier et Jean-Yves Minatchy, le président de la chambre d’agriculture, lui auront fait goûter du jus de cannes et d’autres produits péi, François Fillon devrait surtout parler de la bagasse et annoncer le versement d’une prime aux planteurs. Une prime obtenue grâce notamment à l’amendement défendu par Jean-Claude Fruteau à l’Assemblée nationale et par Jean-Paul Virapoullé au Sénat.

La visite du Premier ministre dans le département s’achèvera vendredi, en fin d’après-midi, à la Technopole de Saint-Denis sur une note écologique avec le programme “Gerri”, puis par une prestation télévisuelle aux JT d’Antenne et de Télé Réunion.

Le chef du gouvernement passera la nuit de vendredi à la préfecture. Il prendra l’avion, samedi matin, pour Mayotte, prochain département d’Outre-mer, avant de regagner Paris dans la soirée

Y.M.

Réunion Mouches bleues contre abeilles

La Réunion (IPR) - 07/07/09 12h15

Des apiculteurs ont manifesté ce mardi 7 juillet 2009 devant les locaux de la direction de l’agriculture et de la forêt. Ils ont transporté des ruches à bord de leurs camions et ont déversé du miel à l’entrée du bâtiment.

Mardi 7 Juillet 2009 Manifestation des apiculteurs à la DAF

Ils protestent contre l’introduction de la mouche bleue dans l’écosystème réunionnais. Introduit volontairement en décembre 2006 par le CIRAD (centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) pour lutter contre le raisin marron et le troène, l’insecte perturbe l’activité des abeilles, menaçant de mort toute la filière apicole.

Plus tard dans la matinée, une délégation d’apiculteurs a été reçue à la préfecture afin d’exposer leurs revendications. A savoir l’arrêt de l’introduction des mouches bleues à La Réunion, l’éradication des millions d’insectes déjà installés sur l’île ou encore la mise en place d’un comité d’éthique à côté du comité scientifique déjà en place.

Après une entrevue de près d’une heure, les apiculteurs sont ressortis « déçus » de cette rencontre. Ils ont tout de même obtenu un rendez-vous avec un conseiller du Premier ministre, ce vendredi 10 juillet 2009. Si aucune réponse n’est trouvée, ils prévoient de durcir le mouvement.

www.ipreunion.com Vos réactions

Réunion Le front anti casse

La Réunion (IPR) - 07/07/09 11h40

L’ensemble des organisations patronales et syndicales du BTP (bâtiment et travaux publics) ont déposé une motion commune en préfecture ce mardi 7 juillet 2009. Le document « alerte le gouvernement, les décideurs politiques et économiques sur l’extrême gravité de la situation dans le secteur et sur l’urgence à relancer les chantiers ».

Chantier du BTP

Cette motion part de plusieurs constats. D’une part, le « trou d’air » laissé entre la fin du chantier de la route des tamarins et le début du chantier du tram-train qui devrait débuter fin 2010.

Durant cette période, les entreprises se battent pour remporter des petits marchés qui ne permettent à tous les professionnels du BTP de survivre à la crise.

D’autant plus que les collectivités locales (Département, Région, communes) ne relancent pas la commande publique. Conséquences, près de 4 000 emplois ont été supprimés depuis le début de l’année 2009, les entreprises enregistrent une baisse d’activité de l’ordre de 40% et le manque de logements sociaux s’accentue.

Ce constat établi, les professionnels du BTP ont demandé au préfet d’agir en faveur de la relance dans le secteur. Ainsi, ils demandent la mobilisation d’urgence du fonds exceptionnel d’investissement Outre-mer pour financer des investissements portant sur des équipements collectifs. Ils demandent également l’engagement immédiat de travaux par les collectivités et l’accélération de la construction de stations d’épuration.

Les autres revendications sont l’accès facilité aux marchés publics pour les TPE et PME ainsi que le choix de l’offre « économiquement la plus avantageuse » au lieu des offres les plus basses. Ils souhaitent par ailleurs la mise en œuvre rapide du « Plan Marshall Logement ».

À la sortie de la rencontre avec le préfet, Pierre Henry Maccionni, les représentants syndicaux se sont dits « déçus et inquiets » de la réaction du représentant de l’Etat.

En effet, ce dernier a affirmé être « à la limite » de ses compétences et ne rien pouvoir faire, rejetant la balle sur les collectivités locales, en particulier les communes.

Selon Jean-Marie Le Bourvellec, président de la FRBTP (Fédération Réunionnaise d Bâtiment et Travaux Public), ce sont près de 500 millions d’euros qui n’ont pas été investis à la suite des élections municipales.

Le préfet de La Réunion a néanmoins promis d’organiser une rencontre entre les acteurs du BTP et le Premier ministre ou l’un de ses ministres le jeudi 9 juillet ou le vendredi 10 juillet prochain.

Si aucune solution n’est trouvée, le responsable de la FRBTP prévoit un « déluge social ». « Les actions du COSPAR et de la Guadeloupe ne sont rien à côté de ce qui se passera si nous descendons dans la rue », prévient-il.

Les représentants syndicaux se disent même prêts à se joindre aux transporteurs et aux terrassiers si la situation n’évolue pas. En attendant, « nous préférons faire de la pédagogie », souligne Jean-Marie Le Bourvellec.

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Social : Visite agitée pour le Premier ministre ?

CLICANOO.COM

Les transporteurs et les terrassiers entendent organiser des actions pour la visite de François Fillon, jeudi. Mis en difficulté par le manque d’activités, ils veulent du concret en matière d’accès à la commande publique et d’application du plan Corail.

Les transporteurs et terrassiers prévoient des actions lors de la visite de François Fillon. Difficile de ne pas se rappeler la démonstration de force qui avait conduit au blocage de l’île pendant plusieurs jours fin 2008.

Le déplacement du Premier ministre est très attendu par nombre d’acteurs économiques de l’île, notamment des transporteurs et terrassiers.

Mais à contrario des syndicats de salariés, qui comptent boycotter la visite de François Fillon, les professionnels de la route et du bâtiment souhaitent profiter de sa présence pour lui faire part de leurs mécontentements.

La commande publique est au plus bas. Le rapport avec les banques s’avère dès plus difficile et certaines promesses gouvernementales se font attendre. “Si rien n’est fait rapidement, nous allons droit dans le mur”, déclarent les professionnels.

A François Fillon, les transporteurs entendent lui réclamer la mise en place du plan Corail antillais, mais adapté au contexte réunionnais. L’ex secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, avait fait la promesse de l’application d’un plan Corail remanié pour aider les PME à surmonter leurs difficultés de trésorerie. Après six mois de travaux en préfecture, les transporteurs attendent...

“ON EST TRAIN DE NOUS TUER”

Le second point noir concerne la commande publique. Cette fois, ce sont la Région, le Département et les communes qui sont visées. Estimant que l’Etat avait “joué son rôle” en octroyant 45 millions d’euros au titre de la relance, les transporteurs reprochent aux collectivités locales de ne pas remplir leur part de la mission.

Ces derniers n’ont pas trop apprécié le fait que le président Vergès ait conseillé aux acteurs du BTP de se tourner vers François Fillon (voir notre édition du 3 juillet) pour le retard pris par certains projets. “Ce n’est pas au Premier ministre de régler cette question”, s’insurgent les responsables syndicaux. Joël Mongin va même plus loin en estimant que la Région retient sciemment les marchés publics pour les ressortir quelques mois avant les prochaines élections régionales, en mars 2010.

“On est en train de tuer les entreprises locales”, s’insurge le leader de la FNTR. “Les élus doivent arrêter de se dérober et revoient enfin leurs critères d’attribution des marchés publics de manière à favoriser les petites entreprises plutôt que les grands groupes locaux ou nationaux”, poursuit Johny Arnachellum, de l’Unostra.

Pour toutes ces questions, les transporteurs et terrassiers seront mobilisés le jour de l’arrrivée du Premier ministre. Ne souhaitant pas le blocage dans un premier temps, ils n’excluent pas pour autant cette extrémité si le dialogue avec François Fillon avait du mal à passer.

Leur but : l’organisation d’une table-ronde associant l’Etat et les collectivités locales pour déboucher sur des résultats. “Nous mettrons tous les moyens qui sont à notre disposition pour aboutir en ce sens”, a ajouté Johny Arnachellum. Cette visite ministérielle pourrait donc être agitée

Thomas Lauret

“On regrette Yves Jégo”

Le remplacement d’Yves Jégo, rue Oudinot, est loin de faire l’unanimité dans le camp des transporteurs. “Il avait un langage de vérité. Je pense qu’il paye le prix fort de sa compréhension de la situation économique et politique

Société Feu vert pour la centrale thermique du Port Est

CLICANOO.COM

Le préfet vient d’accorder un permis de construire à EDF pour la nouvelle centrale thermique du Port Est. Démarrage du chantier en septembre, après enquête publique, et mise en service de l’équipement fin 2010, pour un coût de 500 millions d’euros.

La construction de la plus grande centrale électrique de la Réunion démarre en septembre, du côté du Port Est. Une installation de 225 MW, qui fournira 25% de la production énergétique locale.

L’arrêté préfectoral n’a pas fait grand bruit. Pas surprenant quand on connaît le caractère polémique du projet. Le 12 juin, le préfet Pierre-Henry Maccioni a délivré un permis de construire à la nouvelle centrale thermique d’EDF, qui occupera un périmètre de dix hectares à proximité de l’enceinte portuaire du Port Est.

Cette installation d’une puissance de 220 mégawatts, la plus grosse jamais construite dans l’île, est appelée à remplacer l’actuelle centrale du Port Ouest. Elle sera opérationnelle fin 2010 et fonctionnera dans son intégralité courant 2011.

Les opposants peuvent ranger leurs boucliers. Et se faire une raison. Car la procédure administrative est enclenchée. Les services de l’Etat, (Drire et Diren), finalisent leur rapport sur l’étude d’impact environnemental et les risques industriels.

PLUS PERFORMANTE MOINS POLLUANTE

D’ici août, la population sera invitée à donner son avis sur le permis de construire de la centrale, au cours d’une enquête publique à valeur purement consultative.

Et dans la foulée, probablement en septembre, le chantier de la centrale pourra démarrer. Un chantier d’envergure, qui va générer plus de 400 emplois. A la baguette : un groupement d’entreprises. Man se chargera de la construction des moteurs, Clemessy de toute l’ingénierie électrique et la partie BTP sera l’oeuvre du groupe Eiffage.

Autres travaux nécessaires : la construction d’un poste évacuation énergie, et le renforcement du raccordement réseau haute tension, via la création de nouvelles lignes aériennes et sous-marines.

Coût total de ce projet : 500 millions d’euros. Soit une moitié de route des Tamarins. Le prix à payer pour répondre à l’accroissement de la consommation énergétique des foyers réunionnais (4 à 6% par an), justifie EDF.

DE LA VÉGÉTATION TOUT AUTOUR DE LA CENTRALE

“Cette centrale permettra de répondre aux besoins de l’île tels que définis par le rapport pluriannel des investissements de produits énergétiques”, explique Alain Delorme, directeur de EDF production électrique insulaire (PEI).

Qui insiste sur les caractéristiques techniques de l’équipement : “Cette centrale au fioul est dotée de 12 moteurs diesel nouvelle génération, à très basse teneur en soufre, qui émettront 15% de CO2 en moins que l’actuelle.”

Autre nouveauté avancée : un système de dessalement d’eau de mer, évitant le recours à des captages dans la nappe phréatique. “700 000 mètres cubes d’eau seront ainsi économisés, soit la consommation moyenne d’une ville de 10 000 habitants”, compare Alain Delorme.

Pour couper court au débat d’éthique sur le développement durable, le directeur d’EDF-PEI fait valoir que cette nouvelle centrale “ne s’oppose pas aux énergies renouvelables”. “Les moteurs pourront moduler leur puissance en fonction des besoins et des alternatives disponibles.”

Côté paysage enfin, EDF promet - maquette à l’appui - de réduire l’impact visuel des bâtiments par beaucoup de végétation. Pas sûr que les écologistes s’en accommodent pour autant

Vincent Boyer

Trois ans pour démanteler l’actuelle centrale

Que va devenir l’actuelle centrale thermique du Port Ouest, une fois que la nouvelle sera en activité ? Réponse évidente : elle sera entièrement déconstruite. Evident, mais loin d’être simple à réaliser.

Ce démantèlement - une première dans l’histoire industrielle de la Réunion - prendra “au moins trois ou quatre ans”, annonce Jérôme Callens, chef de production à EDF. Une opération de grande envergure qui imposera de procéder par étapes : “D’abord évacuer les fluides (huiles, combustibles), mettre hors tension tous les appareils électriques, puis déconstruire et valoriser tous les matériaux qui peuvent l’être”, détaille le chef de production d’EDF.

On ignore encore le coût de ce démantèlement, qui devrait démarrer fin 2011, et libérer à terme 6,5 hectares de foncier en périphérie de la ville du Port.

Vieille de 30 ans, l’actuelle centrale du Port Ouest est équipée de dix moteurs diesel, capable de produire jusqu’à 125 MW d’électricité. 120 personnes y sont employées. Une centaine sera déployée vers l’unité du Port Est en 2010. Quid des autres ? “Il y aura des départs à la retraite et les plus anciens seront affectés au démantèlement”, prévoit Jérôme Callens.

On se fout de qui ?

Si on se souvient que GERRI a pour ambition d’amener la Réunion à l’autonomie énergétique en 2030, en quoi cet investissement est-il GERRI-compatible ???? BLING-BLING !!!!!!!


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