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1,02 milliard de personnes sous alimentées dans le monde en 2009 d’après la FAO

CHRONIQUES DE LA MISERE UNIVERSELLE

On n’ose plus faire de comparaison avec tous les gaspillages....

samedi 24 octobre 2009 par JMT

L’Union africaine (UA) a adopté vendredi une Convention unique en son genre sur les déplacés internes, rapatriés et réfugiés, destinée à protéger les quelque 17 millions de déracinés d’Afrique, lors d’un sommet spécial à Kampala.

Plus de six millions d’Ethiopiens auront besoin d’une assistance alimentaire d’ici la fin de l’année du fait de la sécheresse actuelle dans le pays, a affirmé jeudi le ministre éthiopien de l’Agriculture, Mitiku Kassa.

Partout en Europe, les centres de la Croix-Rouge reçoivent de plus en plus de demandes d’aide de la part de catégories de la population traditionnellement épargnées par les difficultés matérielles. Un rapport de la Croix-Rouge dénonce les mesures insuffisantes prises par les gouvernements pour atténuer les conséquences de cette crise, la plus dure depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

Selon un rapport de la FAO, une personne sur six souffre de la faim dans le monde. Pour la première fois, depuis 1970, le seuil d’un milliard a été franchi. La crise aurait accentué l’augmentation du nombre de personne sous-alimentées dans le monde.

L’Union africaine adopte la Convention sur les réfugiés et déplacés

KAMPALA (AFP) - 24/10/09 2h35

L’Union africaine (UA) a adopté vendredi une Convention unique en son genre sur les déplacés internes, rapatriés et réfugiés, destinée à protéger les quelque 17 millions de déracinés d’Afrique, lors d’un sommet spécial à Kampala.

L’Union africaine a adopté vendredi une Convention sur les déplacés à l’issue d’un sommet spécial à Kampala.

Cette convention impose aux pays signataires de venir en aide aux déplacés internes, et entend devenir un outil de prévention des déplacements forcés.

Adoptée par l’UA, et déjà signée par 17 des 53 Etats membres qui ont décidé d’entamer le processus de ratification, elle doit servir de "cadre légal et institutionnel contraignant pour la prévention des déplacements internes et l’assistances aux déplacés", selon son préambule.

Les Etats, qui ont aussi adopté une déclaration de principe, dite de Kampala, sur les réfugiés, rapatriés et déplacés, s’engagent notamment à lutter contre l’impunité en assurant "la responsabilité individuelle pour les actes de déplacement arbitraire, en accord avec les lois domestiques et le droit criminel international", précise le texte.

Camp de réfugiés situé à Hargeysa dans le Somaliland.

Le respect des travailleurs humanitaires est aussi rappelé tout en soulignant que ceux-ci doivent rester "neutres".

Les gouvernements sont censés prendre des mesures pour que les "groupes armés" non-étatiques soient "tenus pour criminellement responsables pour leur actes qui violent les droits des déplacés internes selon le droit international et national".

"Les Etats sont obligés de poursuivre pénalement des personnes qui commettent des violations graves du droit international humanitaire", a expliqué le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Jakob Kellenberger.

"Le droit humanitaire international dès l’origine s’est préoccupé de la question des réfugiés, mais pas complètement de la question des déplacés. Il s’agit donc avec cette convention d’un enrichissement du droit international dans la mesure où le nombre des déplacés en Afrique est bien supérieur à celui des réfugiés", a souligné à l’AFP le Commissaire à la paix et sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’Afrique compte environ 17 millions de réfugiés et déplacés internes, ces derniers (plus de 12 millions) constituant la majorité de ces déracinés.

Le CICR a qualifié la convention d’"historique" tout en reconnaissant qu’elle ne ferait pas sentir ses effets dans l’immédiat.

"C’est vrai qu’entre la ratification et l’entrée en vigueur, le chemin est encore long", a noté M. Kellenberger, soulignant que "si au niveau continental on adopte un tel instrument, ça a quand même une valeur en soi : il y a un engagement politique, moral, sur un des problèmes humanitaires les plus graves dans le cadre des conflits armés".

Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, a pour sa part souligné que ces millions de déplacés et réfugiés constituaient "une menace pour la stabilité entière de l’Afrique".

Le président ougandais Yoweri Museveni (G) accueille le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, à Kampala le 22 octobre 2009

Le président Yoweri Museveni, hôte et président du sommet, a signé le premier ce texte, s’engageant à le faire ratifier dans les plus brefs délais : "Le développement est l’ultime réponse à toutes ces questions de personnes déplacées", a-t-il déclaré dans son discours de clôture.

Les autres signataires sont la Zambie, le Zimbabwe, la Somalie, la République arabe Sahraouie (reconnue seulement par l’UA), le Burundi, le Rwanda, la Guinée équatoriale, la Centrafrique, la Namibie, l’Ethiopie, la Gambie, le Congo, le Nigeria, Djibouti, le Libéria et la Sierra Leone.

Les présidents ougandais Yoweri Museveni (G), zimbabwéen Robert Mugabe (C) et zambien Rupia Banda, le 22 octobre 2009 à Kampala

"En adoptant cette convention, nous mettons aussi au défi la communauté internationale, en particulier l’ONU, pour qu’elle commence à adopter un instrument similaire qui s’appliquera au monde entier pour garantir les droits des déplacés", a souligné le président zambien Rupiah Banda.

Sécheresse : six millions d’Ethiopiens auront besoin d’une assistance alimentaire

ADDIS ABEBA (AFP) - 22/10/09 21h43

Plus de six millions d’Ethiopiens auront besoin d’une assistance alimentaire d’ici la fin de l’année du fait de la sécheresse actuelle dans le pays, a affirmé jeudi le ministre éthiopien de l’Agriculture, Mitiku Kassa.

Une agricultrice ethiopienne le 11 octobre 2008

Selon M. Kassa, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à Addis Abeba, l’Ethiopie aura besoin dans les deux prochains mois de 159.000 tonnes de nourriture —d’une valeur de quelque 121 millions de dollars, 80,7 millions d’euros— pour 6,2 millions de personnes.

"Depuis janvier, le pays fait face à plusieurs défis humanitaires dans les domaines de la sécurité alimentaire, la santé, de l’approvisionnement en eau potable", a assuré le ministre, estimant à près de 80.000 le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë.

Dans les années 1980, de terribles famines avaient fait des millions de morts en Ethiopie, notamment à cause des déplacements forcés organisés par le régime du colonel Mengistu Hailé Mariam.

Avec 80 millions d’habitants, l’Ethiopie est le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique et parmi les plus pauvres. Depuis une trentaine d’années, il est régulièrement frappé par les pénuries alimentaires et les calamités climatiques.

Il est aussi l’un de ceux qui reçoit le plus d’aide internationale au monde, malgré de très importantes contraintes imposées aux organisations internationales humanitaires.

Début janvier, l’Ethiopie avait adopté une loi restreignant considérablement les activités des ONG étrangères ou celles financées par des fonds étrangers.

Dans un récent rapport marquant le 25e anniversaire de la famine de 1984, l’ONG Oxfam avait appelé à un changement de stratégie humanitaire en Ethiopie, appelant les bailleurs de fonds à soutenir les communautés locales plutôt qu’à simplement envoyer de l’aide alimentaire.

Crise - Hiver difficile en vue pour les classes moyennes

le 19/10/2009 - 15h42

Partout en Europe, les centres de la Croix-Rouge reçoivent de plus en plus de demandes d’aide de la part de catégories de la population traditionnellement épargnées par les difficultés matérielles. Un rapport de la Croix-Rouge dénonce les mesures insuffisantes prises par les gouvernements pour atténuer les conséquences de cette crise, la plus dure depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

Crédit Photo : TF1 Image d’archives emploi

L’hiver s’annonce particulièrement difficile en Europe non seulement pour les plus pauvres mais aussi pour les classes moyennes frappées de plein fouet par la crise économique et le chômage.

Les demandes d’aide financière auprès des centres de Croix-Rouge ne cessent d’augmenter en Europe et dans l’Asie centrale, et "plus particulièrement de groupes de population qui ne les approchent pas traditionnellement", explique ainsi la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

De plus, "plus des deux tiers des sociétés de la Croix-Rouge de l’Union européenne incluent désormais de la nourriture dans leurs programmes", ce qu’elles ne faisaient pas jusqu’à présent, précise encore la FICR qui souligne les difficultés de la classe moyenne.

Selon son rapport qui étudie l’impact de la crise économique dans une quarantaine de pays en Europe et Asie centrale, malgré des signes de reprise, la situation ne risque pas de s’améliorer à terme en raison du décalage attendu avec la baisse du chômage. Le rapport estime ainsi insuffisantes les mesures prises par les gouvernements pour atténuer les conséquences de la crise la plus dure depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

Manque d’engagement dans le secteur social

"Quelque 52 gouvernements de la région ont débloqué plus de 5000 milliards de dollars pour faire face à la crise financière. Or, il n’y a aucune indication d’un engagement similaire en faveur d’une hausse des investissements dans le secteur social pour soutenir les personnes vulnérables", déplore-t-il. La situation est particulièrement problématique en Europe de l’Est où les populations ne disposent pas de suffisamment d’économies pour amortir le choc de la crise.

En Europe centrale et de l’Est ainsi qu’en Asie centrale, la Banque européenne de reconstruction et de développement a revu à la baisse ses prévisions d’évolution du produit intérieur brut pour 2009 à -6,3%.

Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage a atteint 9,1% en août, son plus haut niveau depuis mars 2004, selon des chiffres publiés par l’office européen des statistiques Eurostat.

D’après agence

FAO - Plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim

S.O. avec agence le 15/10/2009 - 16h43

Selon un rapport de la FAO, une personne sur six souffre de la faim dans le monde. Pour la première fois, depuis 1970, le seuil d’un milliard a été franchi. La crise aurait accentué l’augmentation du nombre de personne sous-alimentées dans le monde.

Crédit Photo : AFP Jacques Diouf, Directeur général de la FAO à Rome lors d’une conférence annonçant que le seuil des personnes souffrant de la faim a dépassé le milliard

La crise économique et le réchauffement climatique auraient accentué le problème de la faim dans le monde. C’est le constat alarmant du rapport de la FAO, l’agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, rendu public mercredi à Rome à l’occasion de la semaine mondiale de l’alimentation.

La FAO estime à 1,02 milliards le nombre de personnes sous alimentées dans le monde en 2009, soit une augmentation de 105 millions. "Cela représente plus d’affamés que jamais depuis 1970", note l’organisation dans son rapport. "Aucune nation n’est épargnée et, comme toujours, ce sont les pays les plus pauvres - et les populations les plus démunies - qui en pâtissent le plus", déplore Jacques Diouf, le directeur général de la FAO.

La majeure partie des personnes sous-alimentées proviennent de la région Asie-Pacifique (642 millions), suivie de l’Afrique subsaharienne (265 millions), de l’Amérique latine (53 millions) puis d’une région comprenant Proche-Orient et Afrique du Nord (42 millions). Dans les pays développés, 15 millions de personnes souffrent de la faim.

Des denrées de base hors de prix

La crise frappe simultanément une grande partie de la planète, en particulier un nombre élevé de pays en développement. La récession actuelle s’ajoute à une crise alimentaire, qui dans la période 2006-2008, a fait monter les prix des denrées de base à des niveaux hors de portée pour des millions de pauvres. Fin 2008, les prix des denrées de base restaient supérieurs de 17% en termes réels à ceux de 2006.

Autre facteur évoqué, le réchauffement climatique. Dans certaines régions du monde, les conditions météo de plus en plus extrêmes, rendent les cultures agricoles et les élevages difficiles. Selon des scientifiques du Giec le "rendement des cultures pluviales en Afrique pourraient reculer de 50% d’ici à 2020", rapporte le quotidien Libération.

Toute la semaine, près de 300 experts sont réunis au siège de la FAO, à Rome, sur le thème "comment nourrir le monde en 2050". Une question essentielle pour l’Onu qui estime que la population mondiale devrait passer de 6,8 milliards à 9,1 milliards en 2050

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Solidarité : Appel à la charité des prêtres contre la crise

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Le diocèse de Lyon invite ses 500 prêtres à reverser un mois de leur salaire aux plus démunis, soit près de 900 euros..

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Crise : Expulsés, ils vivent dans leur voiture

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A quelques jours de la trève hivernale, les expulsions s’enchaînent. Dans les Alpes Maritimes, une famille s’est retrouvée à la rue, alors que le père travaille..

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Italie : Les sans-abris de l’Aquila face au froid

Le 22 octobre 2009 - 13h00

Six mois après le tremblement de terre de l’Aquila qui a fait 300 morts et plus de 50.000 sans-abris, le froid vient de s’abattre sur cette région montagneuse. Certains habitants vivent encore dans des tentes..

Par TF1


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