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DEBIT DE L’EAU, DEBIT DU LAIT !

.... les producteurs laitiers européens frappés par la baisse des cours jettent du lait

dimanche 8 août 2010 par JMT

Le groupe fromager Bel a rejeté vendredi l’utimatum fixé au 12 août par les éleveurs pour une reprise des négociations sur les prix du lait, tandis que ces derniers poursuivaient leurs manifestations de mécontentement dans plusieurs régions de France.

Une trentaine d’éleveurs ont symboliquement muré avec des briques de lait l’entrée de la préfecture du Pas-de-Calais, à Arras, jeudi matin, pour réclamer des prix du lait plus élevés.

Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, et les producteurs de lait ont accentué mercredi la pression sur les industriels du secteur pour obtenir une hausse des tarifs du lait après l’échec des négociations

Devant la perspective d’une nouvelle épreuve de force après l’échec des négociations sur le prix du lait, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a tapé du poing sur la table et apporté mercredi son soutien aux producteurs pour qu’ils soient rémunérés "correctement".

Il faut sortir "de l’impasse" concernant le prix du lait en France, a estimé mercredi Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération nationale des Syndicats d’Exploitants agricoles, principal syndicat agricole, déplorant que les négociations au sein de l’interprofession soient au point mort.

Lait : Bel rejette l’ultimatum des éleveurs qui continuent de manifester

AFP, Mise a jour : vendredi 6 août 2010 19:49

Le groupe fromager Bel a rejeté vendredi l’utimatum fixé au 12 août par les éleveurs pour une reprise des négociations sur les prix du lait, tandis que ces derniers poursuivaient leurs manifestations de mécontentement dans plusieurs régions de France.

"L’ultimatum du 12 août n’est pas une échéance pour le groupe Bel", a affirmé à l’AFP le porte-parole de la société. Ce dernier s’est dit "très surpris par ce mouvement (...) car nous n’avons pas du tout ce type de relations avec nos producteurs".

AFP Affiche mise par des producteurs laitiers dans une grande surface de Granville le 6 Août 2010

Le groupe a envoyé un courrier en juillet dans lequel il a convié les producteurs à des réunions en septembre pour "travailler sur les prix du 2ème semestre mais aussi pour l’année 2011", a précisé le responsable.

"Le 12 août n’est pas du tout le cadre de notre réflexion et le cadre d’une relation de travail avec nos producteurs", toujours selon le porte-parole.

Les producteurs de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), des Jeunes Agriculteurs (JA) et de la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL) ont appelé mercredi les industriels et les coopératives à négocier sur le prix du lait du troisième trimestre d’ici le 12 août.

En attendant la fin de l’ultimatum, ces derniers ont annoncé "généraliser la campagne de stickage", consistant à apposer des autocollants sur des laitages, produits par des industriels qui n’appliquent pas l’augmentation des prix du lait, pour inciter les consommateurs à les boycotter.

Ces opérations qui visent les produits des trois principaux groupes laitiers (Lactalis, Bongrain et Bel) se sont poursuivies vendredi dans plusieurs régions françaises. Certains producteurs ont menacé d’actions plus fortes la semaine prochaine.

En Normandie, des rassemblements ont eu lieu devant les usines Elle & Vire (Bongrain) de Condé-sur-Vire (Manche), et dans une grande surface de Granville. Des membres de l’Apli (Association des producteurs de lait indépendants) ont bloqué les entrées de l’usine Danone du Molay-Littry (Calvados).

En Bretagne, des producteurs se sont rendus dans deux laiteries, à Guingamp et à Yffiniac (Côtes d’Armor), pour rappeler leurs revendications aux industriels. "Les transformateurs ne peuvent pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la peau des agriculteurs", ont affirmé la FDSEA et les JA de ce département.

Des opérations de "stickage" ont eu lieu dans deux grandes surfaces de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) et près d’Epinal, dans les Vosges.

Dans le Rhône, 40 à 50 producteurs de lait ont procédé à une opération escargot sur l’autoroute A6, au nord de Lyon, avec six tracteurs et une dizaine de voitures suiveuses.

"C’était juste une mise en garde. On n’a pas voulu embêter les gens, on a roulé au pas quelques kilomètres seulement, mais le week-end prochain, pour le chassé-croisé du 15 août, on est prêts à se mobiliser beaucoup plus fortement si la situation n’a pas évolué", a déclaré à l’AFP Nicolas Laurent, président des JA du Rhône.

Les livraisons de lait effectuées en juillet doivent être payées le 15 août. Or, certains éleveurs ne connaissent toujours pas la valeur de leur production déjà livrée.

Prix du lait : des producteurs murent symboliquement la préfecture d’Arras

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 17:54

Une trentaine d’éleveurs ont symboliquement muré avec des briques de lait l’entrée de la préfecture du Pas-de-Calais, à Arras, jeudi matin, pour réclamer des prix du lait plus élevés.

AFP Une trentaine d’éleveurs erigent un mur de briques de lait l’entrée de la préfecture du Pas-de-Calais, à Arras le 5 Août 2010

Une délégation de producteurs a été reçue en préfecture. Au-dessus de leur mur de 2,50 m de large et de 1,50 m de hauteur, les éleveurs des syndicats JA et FDSEA ont accroché une banderole : "0,34 euro le litre pour garder le lait d’ici".

Au niveau national, les producteurs de lait ont donné mercredi jusqu’au 12 août aux industriels fabricants de produits laitiers pour qu’ils reviennent à la table des négociations sur les prix.

Les producteurs, qui ont multiplié les actions ces derniers jours un peu partout en France, estiment que l’amélioration des marchés laitiers par rapport à l’an dernier devrait se traduire par une augmentation du prix auquel les industriels leur achètent le lait. Mais les industriels refusent cette augmentation.

Prix du lait : la pression s’accentue sur les industriels

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 19:23

Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, et les producteurs de lait ont accentué mercredi la pression sur les industriels du secteur pour obtenir une hausse des tarifs du lait après l’échec des négociations.

AFP Des producteurs en colère contre le prix du lait déversent du lait à Changé à 100km de Rennes dans la nuit du 3 au 4 Août 2010

"Je souhaite que les industriels et les coopératives fassent les efforts nécessaires pour que les producteurs soient rémunérés à leur juste valeur", a insisté M. Le Maire sur RTL.

"Lorsque les prix s’effondrent, la répercussion est immédiate sur les revenus des producteurs qui ont perdu près de 50% de leurs revenus en 2009 (...). Maintenant que les prix remontent, je souhaite que les producteurs soient correctement rémunérés", a-t-il dit.

Pour leur part, les trois syndicats majoritaires des agriculteurs, réunis mercredi, ont donné jusqu’au 12 août aux industriels et aux coopératives pour reprendre les négociations

"Il n’est pas trop tard" pour relancer les discussions, a déclaré Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA, principal syndicat agricole français, à l’issue de cette réunion.

En attendant, ils appellent à "généraliser la campagne de stickage", consistant à apposer des autocollants sur des laitages, produits par des industriels qui n’appliquent pas l’augmentation des prix du lait, pour inciter les consommateurs à les boycotter.

Lancée depuis plusieurs jours dans quelques départements, cette campagne de boycott a été menée mercredi dans les grandes surfaces de Rodez par les producteurs de lait de l’Aveyron.

Après le 12 août, des représentants syndicaux se rendront aux sièges sociaux pour "demander des comptes aux industriels qui ne jouent pas le jeu", a prévenu M. Barrau. Il n’a pas précisé quel type d’action serait alors envisagé : "nous aviserons à ce moment-là", a-t-il dit.

Dans le collimateur des producteurs : Bel, fabricant de La vache qui rit, Bongrain (Caprice des Dieux) et Lactalis (Camembert Président) notamment.

"Ces gens se servent des marques pour faire pression sur nous, ce qui est doublement stupide, d’abord parce que c’est illégal et parce que les marques, c’est ce qui valorise le mieux le lait", a réagi Lactalis, premier groupe laitier européen.

La fédération des industries laitières (FNIL) a quant à elle "appelé l’ensemble des acteurs à trouver les voies nouvelles permettant de rétablir un dialogue constructif dans l’intérêt de tous".

Les transformateurs refusent d’octroyer une hausse moyenne de 3,1 centimes par litre de lait comme le souhaitent les syndicats majoritaires qui demandent l’application de l’accord signé le 3 juin 2009. Cette hausse aboutirait à un prix moyen de 33,1 centimes le litre de lait facturé au producteur.

Mais les entreprises ont décidé de prix bien inférieurs, certaines d’entre elles offrant une augmentation d’environ 1,3 centime par litre seulement.

Elles arguent de la nécessité d’un rapprochement entre les prix français et allemands, ces derniers étant inférieurs.

Ce différentiel, selon elles, a entraîné en 2009 une augmentation des importations allemandes, fragilisant la filière en France.

Les producteurs font valoir, eux, que les prix sur les marchés ont augmenté. M. Le Maire a abondé dans leur sens, rappelant que l’Etat avait dépensé 300 millions d’euros, via la Commission européenne, pour faire remonter les prix.

"Que l’on sorte de ce système où tous les trois mois il y a une crise sur le prix du lait ! Ce n’est pas acceptable", a lancé le ministre, alors que les producteurs ne savent toujours pas aujourd’hui combien ils seront payés pour le lait livré en juillet. Ils doivent recevoir entre le 6 et le 20 août leur paye pour les livraisons du mois précédent.

Prix du lait : le gouvernement apporte son soutien aux producteurs

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 14:48

Devant la perspective d’une nouvelle épreuve de force après l’échec des négociations sur le prix du lait, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a tapé du poing sur la table et apporté mercredi son soutien aux producteurs pour qu’ils soient rémunérés "correctement".

AFP Des producteurs en colère contre le prix du lait déversent du lait à Changé à 100km de Rennes dans la nuit du 3 au 4 Août 2010

"Lorsque les prix s’effondrent, la répercussion est immédiate sur les revenus des producteurs qui ont perdu près de 50% de leurs revenus en 2009 (...). Maintenant que les prix remontent, je souhaite que les producteurs soient correctement rémunérés", a déclaré M. Le Maire sur RTL.

"Ils ne le sont pas aujourd’hui, je souhaite que les industriels et les coopératives fassent les efforts nécessaires pour que les producteurs soient rémunérés à leur juste valeur", a-t-il insisté.

La position du ministre, qui pourrait aider à débloquer la situation en obligeant à la reprise des négociations, intervient alors que les producteurs ont relancé ces derniers jours des actions pour protester contre le refus des laiteries d’augmenter les prix du lait livré de juillet à septembre.

Dans la nuit de mardi à mercredi, quelque 150 producteurs de lait ont encore manifesté à Changé, près de Laval (Mayenne).

Ce coup de pouce du gouvernement intervient aussi alors que les syndicats majoritaires de producteurs se retrouvent mercredi après-midi pour définir une stratégie face aux industriels.

Un point de presse aura lieu à l’issue de la réunion qui regroupera des représentants de la Fédération nationale des Syndicats d’Exploitants agricoles (FNSEA), des Jeunes Agriculteurs (JA) et de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).

Le président de la FNSEA, principal syndicat agricole, Jean-Michel Lemétayer, a appelé de son côté mercredi matin les industriels à sortir "de l’impasse" : ils "ont encore quelques jours pour entendre raison, se remettre autour de la table et faire en sorte que, finalement, on sorte de cette impasse (...) pour au moins tout le dernier semestre de l’année 2010".

"Quand les industriels n’entendent pas raison, malheureusement les producteurs sont obligés de passer à l’action et je trouve l’attitude des industriels irresponsable", a-t-il ajouté sur France Info.

Contactée par l’AFP, la Fédération nationale de l’industrie laitière (FNIL) ne souhaitait pas encore réagir en fin de matinée.

Les transformateurs refusent d’octroyer une hausse moyenne de 3,1 centimes par litre de lait comme le souhaitent les producteurs de la FNPL qui demandent l’application de l’accord signé le 3 juin 2009. Cette hausse aboutirait à un prix moyen de 33,1 centimes le litre de lait facturé au producteur.

Mais les entreprises ont décidé de prix bien inférieurs, certaines d’entre elles offrant une augmentation d’environ 1,3 centime par litre.

Elles arguent de la nécessité d’un rapprochement entre les prix français et allemands, ces derniers étant inférieurs.

Ce différentiel, selon elles, a entraîné en 2009 une augmentation des importations allemandes, fragilisant la filière en France.

Les producteurs font valoir, eux, que les prix sur les marchés ont augmenté. M. Le Maire a abondé dans leur sens, rappelant que l’Etat avait dépensé 300 millions d’euros, via la Commission européenne, pour faire remonter les prix.

"Que l’on sorte de ce système où tous les trois mois il y a une crise sur le prix du lait, ce n’est pas acceptable", a lancé le ministre, alors que les producteurs ne savent toujours pas combien aujourd’hui ils seront payés pour le lait livré en juillet.

Prix du lait : il faut sortir "de l’impasse" estime la FNSEA

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 11:44

Il faut sortir "de l’impasse" concernant le prix du lait en France, a estimé mercredi Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération nationale des Syndicats d’Exploitants agricoles, principal syndicat agricole, déplorant que les négociations au sein de l’interprofession soient au point mort.

AFP/Archives Jean-Michel Lemetayer lors d’une manifestation à Paris le 27 Avril 2010

Les industriels "ont encore quelques jours pour entendre raison, se remettre autour de la table et faire en sorte que finalement, on sorte de cette impasse (...) pour au moins tout le dernier semestre de l’année 2010", a estimé M. Lemétayer sur France Info.

Les producteurs ont relancé depuis quelques jours des opérations pour protester contre l’échec des négociations au sein de l’interprofession sur les prix du lait. Une réunion des syndicats majoritaires du secteur doit se tenir ce mercredi pour décider de la stratégie à adopter face aux entreprises qui refusent d’augmenter les tarifs autant que les éleveurs le souhaitent.

"Je pense quand même que, quand les marchés s’améliorent, la première des choses est que les producteurs puissent en bénéficier", a ajouté M. Lemétayer.

Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, a déclaré mercredi sur RTL qu’il comprend "parfaitement" la colère des producteurs de lait et a souhaité que ceux-ci "soient correctement rémunérés"

"Lorsque les prix s’effondrent, la répercussion est immédiate sur les revenus des producteurs qui ont perdu près de 50% de leurs revenus en 2009 (...) Maintenant que les prix remontent, je souhaite que les producteurs soient correctement rémunérés", a déclaré M. Le Maire. "Ils ne le sont pas aujourd’hui, je souhaite que les industriels et les coopératives fassent les efforts nécessaires pour que les producteurs soient rémunérés à leur juste valeur", a-t-il ajouté.