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Après Polanski et le livre, le témoignage de moralité

MITTERRAND FREDERIC : CHASSE A COURRE ?

Et on ne l’a pas encore accusé d’être le neveu de son oncle :-)

samedi 10 octobre 2009 par JMT

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand est passé à l’offensive samedi en annonçant qu’il engagerait des poursuites après la publication dans la presse de son témoignage de moralité dans un procès pour viol à la Réunion, exprimant son "dégoût" face à une "nouvelle campagne de calomnie insensée".

Cette citation du ministre de la Culture dans un procès a été révélée par le Quotidien de la Réunion. Dans le JDD, Frédéric Mitterrand réagit. Alors que Marine Le Pen l’accuse désormais de "faux témoignage", le ministre fait savoir qu’il "se réserve le droit", dans cette affaire, d’aller devant la justice pour "défendre son honneur".

Après la polémique sur ses écrits, Frédéric Mitterrand se défend a présent sur le témoignage de moralité qu’il a apporté à deux hommes accusés à La Réunion de viol, en affirmant qu’il a "apporté (son) témoignage sur la moralité d’une famille", et juge que c’est "immonde" et "dégueulasse" de l’attaquer sur ce sujet.

Sexe et politique, des liaisons dangereuses. La vie privée supposée d’un ministre rattrape l’homme public. Ces interférences entre l’intime et le politique n’ont rien de neuf. Remontons le temps et parcourons ces affaires célèbres.

Mitterrand passe à l’offensive face à la "calomnie" et annonce des poursuites

AFP, Mise a jour : 10/10/2009 21:13

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand est passé à l’offensive samedi en annonçant qu’il engagerait des poursuites après la publication dans la presse de son témoignage de moralité dans un procès pour viol à la Réunion, exprimant son "dégoût" face à une "nouvelle campagne de calomnie insensée".

AFP Frédéric Mitterrand à Bordeaux le 10 Octobre 2009

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand est passé à l’offensive samedi en annonçant qu’il engagerait des poursuites après la publication dans la presse de son témoignage de moralité dans un procès pour viol à la Réunion, exprimant son "dégoût" face à une "nouvelle campagne de calomnie insensée".

Après la polémique sur son ouvrage "La mauvaise Vie", Frédéric Mitterrand est confronté depuis vendredi à la publication d’un témoignage de moralité qu’il a apporté en mars dernier à deux mineurs, dont l’un est son filleul, accusés de viol à la Réunion.

L’avocat des deux mineurs a annoncé samedi à l’AFP qu’il allait déposer "plainte contre X pour soustraction de document judiciaire" après la publication du fac-similé de la lettre de témoignage de Frédéric Mitterrand, qui était alors directeur de la Villa Médicis à Rome.

Pour Me Saïd Larifou, la lettre de témoignage de M. Mitterrand "n’aurait jamais dû se retrouver sur la place publique", tandis que le ministre jugeait "honteux" qu’elle "se retrouve sur tous les réseaux internet".

Vendredi, le Quotidien de la Réunion a publié ce document en faveur de la famille de deux des accusés que M. Mitterrand avait apporté à la cour, lors du premier procès devant les assises des mineurs de Saint-Denis-de-La-Réunion au printemps.

Il a aussi révélé que le ministre de la Culture était cité en tant que témoin de moralité dans le procès en appel qui se déroulera fin octobre. Trois jeunes ont été condamnés à des peines de huit à quinze ans de prison en première instance dans cette affaire de viol collectif d’une jeune fille de 16 ans.

Cette campagne est lancée "à partir de témoignages de moralité en faveur des parents d’une famille dans la détresse et d’une offre d’aide à la réinsertion présentée au tribunal de La Réunion pour deux membres de cette famille", a déclaré le ministre à Bordeaux.

Cette lettre est un geste de "compassion" et de "solidarité" à l’égard d’une famille "modeste" et "en très grande détresse" parce que "deux fils ont fait une énorme connerie", a ajouté M. Mitterrand.

Il a souligné qu’il avait "dû voir trois fois dans (sa) vie" l’un des garçons mis en cause, fils d’une ancienne maquilleuse, dont il est le parrain.

Dénonçant "avec la plus extrême vigueur" les faits qu’ils ont commis, il a rappelé n’avoir "jamais manifesté (...) ni excuse ni compréhension" à l’égard de ces jeunes, dans une "mise au point" publiée plus tôt dans la matinée.

Le ministre exprime également "son dégoût et son indignation face à ces tentatives répétées et systématiques qui confinent à l’acharnement et à la chasse à l’homme".

La révélation de ce témoignage intervient alors que le ministre, face à l’ampleur de la polémique sur son livre "La mauvaise vie" publié en 2005 déclenchée par le Front national, avait dû venir s’expliquer jeudi dans le journal de 20H00 sur TF1.

Pour le porte-parole adjoint de l’UMP, Dominique Paillé, "cette nouvelle affaire est véritablement la concrétisation d’une chasse à l’homme", "il est temps que cela cesse".

Samedi à Lille la vice-présidente du Front national Marine Le Pen a de nouveau attaqué le ministre, le qualifiant de "faux témoin en justice" et l’accusant d’avoir exercé "une pression directe sur le président d’un tribunal de grande instance" dans le but d’"avoir une influence sur l’issue du procès ou sur la peine qui est prononcée".

A Bordeaux, M. Mitterrand a été pris à partie par une trentaine de militants d’extrême droite réclamant sa démission.

Affaire Mitterrand - Mitterrand témoin de moralité dans un procès pour viol

le 10/10/2009 - 12h52

Cette citation du ministre de la Culture dans un procès a été révélée par le Quotidien de la Réunion. Dans le JDD, Frédéric Mitterrand réagit. Alors que Marine Le Pen l’accuse désormais de "faux témoignage", le ministre fait savoir qu’il "se réserve le droit", dans cette affaire, d’aller devant la justice pour "défendre son honneur".

Crédit Photo : Abacapress.com Frédéric Mitterrand, le 6 septembre 2009 à Seignosse, au campus d’été de l’UMP

Après la polémique sur son livre, Frédéric Mitterrand doit faire face à de nouvelles attaques, nées cette fois bien loin de Paris : vendredi, le Quotidien de la Réunion a révélé que le ministre de la Culture était cité en tant que témoin de moralité dans un procès d’assises en appel qui se déroulera fin octobre à la Réunion.

Trois hommes doivent comparaître ; ils sont poursuivis pour le viol collectif d’une jeune fille de 16 ans. Frédéric Mitterrand avait apporté son témoignage à deux des accusés, dont l’un est son filleul, lors du premier procès devant la cour d’assises des mineurs de Saint-Denis-de-La-Réunion en mars dernier. Les trois hommes avaient été condamnés à des peines allant de 8 ans de prison à 15 ans de réclusion.

Le ministre a réagi avec virulence à l’annonce publique de son intervention dans ce procès. "Je suis indigné qu’on vienne me chercher sur cette affaire. Je le répète : c’est dégueulasse !", a-t-il lancé dans les colonnes du Journal du Dimanche, assurant "ne plus supporter ces attaques".

Et de se justifier : "J’ai apporté mon témoignage sur la moralité d’une famille, celle de mon ancienne maquilleuse sur France 2 (...) Je ne suis pas parano. Il ne s’agit pas de complot mais si je m’appelais Tartempion, je ne subirais pas les mêmes indignités".

"Le ministre n’a rien à se reprocher"

Comment s’était manifestée cette action de celui qui n’était pas encore ministre de la Culture ? Par une lettre à en-tête de la Villa Médicis ; Frédéric Mitterrand y précisait "qu’en tant que directeur de l’Académie de France à Rome", il "s’engageait personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion" pour les accusés.

Il évoquait la possibilité de stages de formation à la Villa Médicis - des stages qui sont non rémunérés, a tenu à souligner son cabinet. Interrogé sur le fait que cette lettre était, précisément, à en-tête de la Villa Médicis, le cabinet du ministre a répondu qu’il s’agissait "de montrer qui vous êtes quand vous écrivez à un juge, sans plus". Dans cette lettre, Frédéric Mitterrand écrivait en outre à propos des deux accusés : "Ils sont assurément conscients de la gravité des faits qui leur sont reprochés".

Quant au fond de l’affaire, le cabinet du ministre a souligné : "Frédéric Mitterrand réprouve les faits qui sont d’une extrême gravité. Il s’est porté témoin de moralité pour les parents qu’il connaît de longue date et non pour leurs enfants".

En tout état de cause, dans cette affaire, "le ministre n’a rien à se reprocher. Il s’est engagé simplement personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion de ces jeunes après leur condamnation (...) La seule chose qu’on pourrait lui reprocher c’est quasiment un délit d’humanité". Du côté de l’Elysée, pour l’heure, aucun commentaire.

"Quand on s’appelle Mitterrand, on n’a pas de surprise"

La révélation de ce témoignage intervient alors que le ministre, face à l’ampleur de la polémique déclenchée par le Front national sur son ouvrage La mauvaise vie, publié en 2005, est venu s’expliquer jeudi dans le journal de 20 heures sur TF1.

Pour dire qu’il condamnait le "tourisme sexuel" et qu’il n’était pas un pédophile. "Depuis que je suis arrivé au Ministère de la Culture, j’agis. Il y a eu notamment la loi Hadopi. On veut sans doute me le faire payer", estime désormais auprès du JDD Frédéric Mitterrand, en affirmant aborder toutefois la semaine à venir "avec sérénité". Il observe : "La politique est un univers que l’on connaît bien. Quand on s’appelle Mitterrand, on n’a pas de surprise".

C’est donc probablement sans surprise que Frédéric Mitterrand aura appris samedi les nouvelles accusations portées contre lui par Marine Le Pen : le ministre de la Culture "témoigne", selon la vice-présidente du FN "de la moralité, du désir de réinsertion, du désir de renoncer à de mauvaises fréquentations, de l’engagement que prendraient ces criminels à ne plus commettre un quelconque délit, il s’engage à leur place sans jamais les avoir vus.

C’est ce qu’on appelle un faux témoin en justice". Frédéric Mitterrand ne compte toutefois pas resterinactif face aux attaques : il a fait savoir qu’il "se réserve le droit" d’aller devant la justice pour défendre "son honneur et sa réputation" après l’article du Quotidien de la Réunion.

D’après agence

Après la polémique sur ses écrits, Mitterrand se défend sur un témoignage de moralité

AFP, Mise a jour : 10/10/2009 09:28

Après la polémique sur ses écrits, Frédéric Mitterrand se défend a présent sur le témoignage de moralité qu’il a apporté à deux hommes accusés à La Réunion de viol, en affirmant qu’il a "apporté (son) témoignage sur la moralité d’une famille", et juge que c’est "immonde" et "dégueulasse" de l’attaquer sur ce sujet.

AFP Frédéric Mitterrand le 9 Octobre 2009

Dans une interview au Journal du Dimanche daté de samedi, le ministre de la Culture réagit avec virulence à la publication par le Quotidien de la Réunion d’un fac similé d’une lettre dans laquelle il apportait un témoignage de moralité à deux hommes jugés, en mars dernier, devant la cour d’assises des mineurs de Saint-Denis-de-La-Réunion pour viol collectif sur une jeune fille de 16 ans.

"Je ne supporte plus ces attaques. C’est immonde ! Il s’agit d’une chose simple que je peux très facilement expliquer. J’ai apporté mon témoignage sur la moralité d’une famille, celle de mon ancienne maquilleuse sur France 2", explique M. Mitterrand.

"Il y a des années, elle m’avait demandé d’être le parrain de son fils qui porte mon prénom. Je ne l’ai vu que cinq fois dans ma vie. Je n’en sais pas plus. Je me suis occupé de cette femme et de son fils comme je me suis occupé d’autres personnes dans ma vie qui avaient besoin de moi", poursuit-il.

Comme on lui demande s’il pense qu’on "s’acharne sur lui", il répond : "Je suis indigné qu’on vienne me chercher sur cette affaire. Je le répète : c’est dégueulasse !".

"N’avez-vous jamais aidé quelqu’un dans votre vie. Ce que l’on me fait est honteux. Je ne suis pas parano. Il ne s’agit pas de complot mais si je m’appelais Tartampion, je ne subirais pas les mêmes indignités".

Les deux hommes pour lesquels il apporte son témoignage de moralité ont été condamnés à huit ans de prison et seront rejugés en appel pour cette affaire à la fin du mois d’octobre.

"Depuis que je suis arrivé au Ministère de la Culture, j’agis. Il y a eu notamment la loi Hadopi. On veut sans doute me le faire payer", ajoute le ministre.

Invité à dire comment il aborde la semaine à venir, il affirme : "avec sérénité. J’ai dit ma vérité. Je suis sûr qu’elle sera comprise".

"La politique est un univers que l’on connaît bien. Quand on s’appelle Mitterrand, on n’a pas de surprise", conclut le ministre de la Culture.

Politique et sexualité, affaires d’Etat D’Auguste à la Ve République, les grands scandales passés en revue.

09/10/2009 à 00h00 Par JOHANN CHAPOUTOT Maître de conférences en histoire contemporaine, spécialiste de l’Allemagne, à l’université Grenoble-II.

Sexe et politique, des liaisons dangereuses. La vie privée supposée d’un ministre rattrape l’homme public. Ces interférences entre l’intime et le politique n’ont rien de neuf. Remontons le temps et parcourons ces affaires célèbres.

Commençons par Rome : en l’an 8 de notre ère, l’empereur Auguste exile successivement, pour adultère(s), sa fille Julia et sa petite-fille, Julia itou, ainsi que le poète Ovide, auteur d’un fort licencieux Art d’aimer, qui ébouriffa censeurs sentencieux et matrones outrées.

Ovide a peut-être pâti de son faible pour la fille de l’empereur. Quoi qu’il en soit, le très pudibond Auguste ne tolère pas d’incartades de la part de membres de sa famille ; la sexualité des Julia contrevient au projet augustéen de réforme de la cité romaine, ainsi qu’à la norme désormais promue : une monogamie stricte et, si possible, procréatrice, norme illustrée par le couple impérial lui-même.

Ménage à trois.

La sexualité des hommes ou femmes politiques peut également servir de prétexte à leur nuire. L’exemple paradigmatique en est l’affaire Clinton-Lewinski : dans ce cas, la sexualité du Président lui-même contrevient à la norme et se trouve érigée en affaire d’Etat par une opposition républicaine en mal d’arguments.

Dans l’Angleterre des années 60, c’est un ministre conservateur, John Profumo, qui avait souffert de ses frasques extraconjugales. Il eut le mauvais goût de s’enticher d’une call-girl qui, par ailleurs, badinait avec un agent russe. Interpellé aux Communes, Profumo démentit et fut poussé à la démission en juin 1963 par des travaillistes trop heureux de cet involontaire ménage à trois.

La sexualité peut enfin constituer, plus qu’un argument nuisible, une accusation infamante, utilisée pour disqualifier un adversaire politique ou un pouvoir en place. Que n’a-t-on pas lu, sous la Fronde, sur les relations supposées entre Mazarin et Anne d’Autriche ?

Dans les années 1780, bien des pamphlets, chansons et caricatures circulent à Paris sur l’impuissance du roi et sur la liaison prétendue de son épouse, Marie-Antoinette, avec la princesse de Lamballe. Le but de la cabale est clair : Louis XVI n’est pas un homme. Son rôle est usurpé par une épouse qui contrevient aux lois de la nature et des hommes : ce pouvoir décadent et cet ancien régime finissant doivent laisser place à une saine régénération.

Ascension horizontale.

Plus proches de nous, certaines affaires de mœurs ont permis de diffamer pour décrédibiliser. En 1959, l’affaire des « ballets roses » donne lieu à un procès qui permet au pouvoir gaulliste de condamner pour immoralité une IVe République atteinte en la personne d’André Le Troquer, dernier président de l’Assemblée, accusé d’affectionner la compagnie de trop jeunes filles.

Les officines visèrent ensuite Georges Pompidou et son épouse Claude, accusée par la rumeur de participer à des quadriges galants. Devenu un homme d’Etat par sa gestion de Mai 68, Pompidou paraissait promis à un destin national qui n’agréait pas à certains gaullistes historiques.

Politique et sexualité ne sont pourtant pas toujours antithétiques. Il fut un temps où l’on faisait fort bien carrière par ascension horizontale, comme en témoignent les favorites et autres mignons d’Ancien Régime : la faveur du roi, tendrement acquise, a fait des destins à nombre de femmes (Pompadour, Du Barry…) et d’hommes (comme le ravissant Epernon).

Rien n’interdit de penser que le phénomène persiste, mais on le tait, contrairement aux désirs suspects, débordements et déviances supposés que les censures et ordres moraux de tout poil restent friands de dévoiler et d’exploiter.

VIDEO

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Dernier en date à s’exprimer sur la controverse qui a entouré le livre du ministre de la Culture, Mélenchon dénonce une campagne "infâme"..

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Affaire Mitterrand : Un ministre écrivain dans la polémique

Le 08 octobre 2009 - 16h12

Le ministre de la Culture cumule les talents de cinéaste, animateur de télévision et écrivain, mais c’est aussi un homme émotif en proie à des tourments intérieurs..

Par TF1


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