AID Association initiatives dionysiennes

Trois types de résistances !

samedi 22 novembre 2008 par JMT

Elle a défendu toute sa vie la cause des femmes et la lutte contre l’oppression qu’elle a vécues dans sa chair toute jeune.

Elles sont venues, parfois accompagnées, défiler à St Denis de la Réunion pour crier contre le niveau local de violence contre les femmes double de celui de la métropole.

Ils et elles ont ,défilé dans de nombreuses villes de métropole pour défendre l’un de nos plus vieux services publics : la Poste.

Académie française - Simone Veil Immortelle

le 20/11/2008 - 22h26

L’ancienne ministre a été élue jeudi à l’Académie française, au fauteuil de l’ancien Premier ministre Pierre Messmer, décédé le 29 août 2007. Elle reste l’une des personnalités les plus aimées des Français.

Crédit Photo : AFP/Franck Fife Image d’archives

Une vie hors du commun

Simone Veil, 81 ans, a été élue jeudi à l’Académie française. L’ancienne ministre a été élue au fauteuil de l’ancien Premier ministre Pierre Messmer, décédé le 29 août 2007, avec 22 voix sur 29 votants, cinq bulletins blancs et deux marqués d’une croix.

L’élection de Simone Veil, qui a légalisé l’avortement en France en 1975, a scandalisé l’association pro-vie, "Laissez les Vivre", dont plusieurs dizaines de membres ont manifesté dans l’après-midi à quelques centaines de mètres du quai Conti.

Face à trois candidats relativement peu connus, Simone Veil a été facilement élue à l’un des sièges dits "politiques", car elle a peu publié. L’Académie française compte des écrivains, mais aussi des scientifiques et des hommes d’Etat.

La reconnaissance d’un long parcours de militant

Son autobiographie, Une Vie, publiée l’année dernière et dans laquelle elle raconte sa jeunesse marquée par la déportation, a été cependant un succès de librairie.

Elle reste l’une des personnalités les plus aimées des Français. Dans le Top 50 de l’Ifop de juillet dernier, elle occupe la première place des politiques, devant Nicolas Sarkozy et Olivier Besancenot.

Son élection parmi les "Immortels" marque la reconnaissance d’un long parcours militant puisé dans les souffrances d’une enfant juive de 16 ans déportée à Auschwitz.

Entrée en politique en 1974 comme ministre de la Santé, elle s’est surtout engagée au centre aux côtés de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, qui lui a permis de faire voter un an plus tard la loi dépénalisant l’avortement.

Première présidente du Parlement européen, de 1979 à 1982, Simone Veil a été ministre des Affaires sociales dans le gouvernement d’Edouard Balladur de 1993 à 1995. Elle a ensuite intégré le Conseil constitutionnel de 1998 à 2007.

(D’après agence)

20 novembre 2008 - 17h09

Vidéo - Charismatique et populaire, Simone Veil s’est engagée, au fil d’une vie marquée par sa condition de juive, dans les combats emblématiques de son époque.

Lutte contre les violences faites aux femmes

Naissance d’un collectif d’associations

Le 16 septembre, le Cévif, Collectif pour l’élimination des violences intrafamilales a été créé pour fédérer l’action des associations existantes dans ce domaine.

Thérèse Baillif, présidente du Cévif, a expliqué qu’il s’agissait de réunir les associations qui luttent contre les violences familiales et structurer leur action, au cours de la présentation du collectif, au Conseil Général.

Dix-sept associations ont déjà rejoint le collectif, qui fait appel à une avocate pour être représenté aux audiences examinant des affaires de violences intrafamiliales.

La première action du collectif nouvellement formé sera de participer à la Marche blanche, organisée le 22 novembre du Barachois au Jardin de l’Etat pour dénoncer les violences faites aux femmes.

Selon les chiffres d’une enquête d’envergure nationale concernant les violences contre les femmes, l’indice global de violences conjugales est de 15 % à la Réunion contre 9% en métropole.

Près de trois femmes sur dix vivant en couple déclarent être victimes d’atteintes psychologiques, dont un tiers se disent harcelées par leur conjoint. De plus, cette enquête, réalisée en 2002 auprès d’un échantillon de 1200 réunionnaises âgées de 20 à 59 ans, révèle que les violences contre les femmes sont « caractérisées par une grande proportion d’actes commis par les proches ».

Ainsi, « 60 % des brutalités physiques et des tentatives de meurtres dénoncées par les femmes sont le fait des conjoints et ex-conjoints », toujours selon le même rapport.

http://www.ipreunion.com

La Marche Blanche du 22 Novembre 2008 à Saint Denis

C’est le genre de tradition qu’on aimerait perdre. Une nouvelle fois ils étaient plusieurs centaines à défiler dans les rues de Saint-Denis pour manifester contre les violences faites aux femmes. Et si le mouvement grossit d’année en année, il n’y a qu’à lire les faits-divers pour se rendre compte qu’ici plus qu’ailleurs le combat n’est pas gagné.

Reportage de Guy Abalain (gabalain@jir.fr)

* voir vidéo ClicanooTV

* voir vidéo Antenne Réunion Marche blanche en l’honneur des femmes battues

* voir vidéo Antenne Réunion Les hommes au soutien des femmes lors de la marche blanche

Outre le CEVIF, ont soutenu la marche blanche de leur présence au défilé :

* le conseil municipal de Saint Denis représenté par le maire et la première adjointe, qui ont signé avec le CEVIF une charte

* la présidente du conseil régional.

* la députée-maire de Saint Paul, retenue hors département par un deuil, était représentée par Madame Berne de l’UFR ; au Parlement, elle soutient une demande de loi-cadre

* les associations

* des représentants des partis politiques (PCR, PS, Les Verts) et des syndicats (CFDT, CGTR)

* Maimona Affejee Hinterman était présente à la tribune au Barachois et donnera lundi à 18H30 au Conseil général une conférence-débat sur ce thème.

La Poste : manifestations dans toute la France contre la privatisation partielle

AFP - samedi 22 novembre 2008, 16h01

Des milliers de postiers et usagers de la Poste ont manifesté samedi à Paris, comme dans plusieurs autres villes de France, à l’appel de cinq fédérations syndicales pour protester contre le projet de privatisation partielle de la Poste, a constaté un journaliste de l’AFP.

Derrière une bannière "Non à la privatisation, pour le service public postal", plusieurs dirigeants syndicaux nationaux ont défilé au départ de Nation en direction de Bercy, comme Bernard Thibault (CGT), Jean-Claude Mailly (FO), Jacques Voisin (CFTC) et Gérard Aschieri (FSU).

Aucun chiffre de participation n’était disponible vers 15H45 du côté de la police, mais les syndicats ont évalué à 12.000 le nombre de participants à la manifestation parisienne. En tout début de manifestation, Sud-PTT avait donné une première évaluation de 5.000 manifestants.

A Toulouse, où des facteurs en tenue bleu marine et jaune arboraient un autocollant "privatiser la Poste, faut être timbré", entre 600 (police) et 2.200 personnes (organisateurs) ont défilé.

Ils étaient entre 400 (police) et 1.000 (organisateurs) à Marseille, où l’on dénonçait notamment le risque d’abandon des zones rurales. Et entre 200 (police) et 500 (organisateurs) à Lyon sous le mot d’ordre "touche pas à ma Poste".

"En cette période de turbulence économique, les services publics sont un facteur de cohésion sociale et sont l’un des atouts de la France, notamment dans le domaine des communications", a jugé Bernard Thibault, estimant que les manifestations de samedi n’étaient qu’un "point d’étape" dans la mobilisation.

Jean-Claude Mailly a quant à lui souligné que "dans un contexte de retour des pouvoirs publics dans l’économie, ce n’(était) pas le moment de privatiser La Poste", ajoutant que FO était contre une ouverture du capital, qui "conduira inévitablement à la privatisation, comme avec Gaz de France et France Télécom".

"Nous ne pouvons pas accepter l’idée d’une privatisation, même partielle, cela ne va pas de pair avec le service public", a déclaré le président de la CFTC, Jacques Voisin.

Dans ou le long du défilé, certains responsables politiques comme Olivier Besancenot (LCR), facteur de profession, Benoit Hamon (PS) ou Marie-George Buffet (PCF) étaient présents.

Des collectifs d’usagers étaient également présents derrière par exemple une banderole "Touche pas à ma Poste, usagers oui, clients non".

Les manifestants dénoncent un projet de changement de statut de la Poste en société anonyme le 1er janvier 2010, destiné à permettre une ouverture du capital à hauteur d’environ 3 milliards d’euros pour financer sa modernisation, soit une ouverture de quelque 30% du capital.

Malgré l’assurance apportée par le Pdg de la Poste Jean-Paul Bailly que l’Etat resterait majoritaire, les syndicats y voient une privatisation de fait qui menace l’emploi des 300.000 postiers et la qualité du service public.


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